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Mise à jour :
16 septembre 2026 Anglais

La présence française risque de tomber dans le piège d'une confrontation militaire avec le FPR

Fiche Numéro 36572

Numéro
36572
Auteur
Hintermann, Mémona
Auteur
Billet, Isabelle
Date
4 juillet 1994
Amj
19940704
Heure
23:00:00
Fuseau horaire
CEST
Surtitre
Journal de 23 heures
Titre
La présence française risque de tomber dans le piège d'une confrontation militaire avec le FPR
Soustitre
Les rebelles ont conquis aujourd'hui Kigali et Butare.
Taille
21074 octets
Nb. pages
2
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Résumé
- Peut-être un tournant dans l'opération Turquoise lancée avec les meilleures intentions humanitaires possibles. La présence française risque maintenant de tomber dans le piège d'une confrontation militaire.
- Alors que les rebelles ont conquis aujourd'hui Kigali et Butare, la deuxième ville du pays, la France a pris une décision très délicate.
Jacques Rosier : "Pour une fois c'est clair : on s'installe à Gikongoro et on n'en bouge plus".
- C'est la nouvelle mission des soldats français basés au sud-ouest du Rwanda : rester à Gikongoro à 20 kilomètres du front, pour défendre une zone de sécurité. Une zone créée avec l'aval de l'ONU pour abriter des réfugiés rwandais de toutes ethnies. Ils arrivent chaque jour par milliers.
- Amiral Lanxade : "Nous avons indiqué que nous voulions une zone sûre dans laquelle il ne devait pas y avoir de combats et dans laquelle nous demandions qu'il n'y ait pas d'unités militaires qui pénètrent".
- Pour verrouiller cette zone, les militaires français pourront ouvrir le feu s'ils le souhaitent. L'ordre est clair : personne ne pourra aller au-delà de Gikongoro.
- Et pourtant, à 20 kilomètres à peine, les forces tutsi poursuivent leur offensive : hier [3 juillet] les rebelles du Front patriotique du Rwanda ont pris la ville de Butare. Aujourd'hui c'était au tour de la capitale, Kigali, qu'ils contrôlent entièrement désormais.
- Forts de ces victoires, ils comptent aller plus loin et veulent poursuivre leur avancée en dépit de la présence militaire française. C'est en tout cas ce qu'ils affirment ce soir. Alors, risque d'affrontements ? Il n'est pas exclu. Mais l'état-major français a précisé qu'il éviterait la confrontation.
- Quoi qu'il en soit, il se prépare pour assurer cette nouvelle mission et renforcer le verrou de Gikongoro. Ce soir et demain [5 juillet], 400 hommes supplémentaires seront installés sur le terrain pour défendre la zone de sécurité.