Résumé
- Au Rwanda les soldats français continuent à assumer leur mission humanitaire, en particulier dans la région de Gikongoro dans le Sud-Ouest du pays. Une mission qui suscite des réserves, en particulier en Belgique.
- Les Français aux aguets dans la zone de Gikongoro, désormais baptisée "Zone humanitaire". Les soldats fortifient et protègent la place. Les troupes du Front patriotique rwandais sont en effet à peine à 10 kilomètres.
- À l'intérieur de cette zone, 400 000 réfugiés qui ont fui les combats et les massacres. La France réaffirme que l'opération Turquoise demeure une mission uniquement humanitaire, le but étant de protéger les civils des groupes armés. François Léotard : "Maintenant cette zone, notre mission c'est de la sécuriser. Et donc j'ai dit aux organisations non gouvernementales : 'Venez ! Et venez nous aider à gérer ce flux de réfugiés pour lesquels nous sommes venus'. Nous n'avions pas d'autres raisons d'être là. Et je peux vous dire que le coût de cette opération, son déploiement montre à quel point la France est désintéressée dans cette affaire".
- Première réaction défavorable d'un pays européen, la Belgique, qui suspend un projet d'aide médicale. Bruxelles estime que la France s'est trop engagée au Rwanda. Léo Delcroix, ministre de la Défense belge : "Au début, ça semblait une action strictement, purement humanitaire. Mais maintenant, quand l'opération devient de plus en plus militaire et politique, là, on est un peu réticent".
- Le gouvernement français réaffirme toutefois son désir de se désengager dès la fin du mois. Son souhait est la mise en place d'une mission des Nations unies. Mais pour l'heure aucun pays ne semble soucieux d'envoyer rapidement des soldats au Rwanda.
- Deux journalistes français ont été blessés par balles au Rwanda dans la région de Butare. Il s'agit de notre consœur de France 2 Isabelle Staes et d'un photographe de l'agence SIPA, José Nicolas.