Date
Vendredi 15 juillet 1994
Sur titre
Journal de 8 heures [1:31]
Titre
À la demande de la France, le Conseil de sécurité a exigé un cessez-le-feu immédiat pour protéger les populations civiles en fuite devant les rebelles
Résumé
- At France's request, the UN Security Council demanded an immediate ceasefire in Rwanda to protect civilians fleeing the rebel advance.
- A first column of refugees. A little further on, another column. A road near the Zaire-Rwanda border. An estimated 1.5 million people are fleeing the fighting in a state of utter panic.
- To avert an unprecedented humanitarian disaster, the UN Security Council, at Paris's request, adopted a statement overnight, read by its president. "The Security Council demands an immediate and unconditional ceasefire" [Jamsheed Marker] and calls on the international community to respond urgently to the needs of refugees fleeing the advance of the Rwandan Patriotic Front.
- In Ruhengeri, in the northwest of the country, driven by the sounds of combat, refugees are moving toward the French security zone. A flight under fire, carrying only the bare essentials.
- A few kilometers away, another inexorable march. Not a complaint, not a glance. These are the first refugees to arrive in Goma on the Zaire-Rwanda border, the French base for Operation Turquoise.
- 300,000 as of last night [July 14]; 600 Rwandans are reportedly arriving in Goma every minute. Meanwhile, close by, those once called "rebels", now the victors, are celebrating their triumph over government forces.
Citation
[Présentateur ; il s'agit vraisemblablement de Thierry Beccaro :] Alors Antoine, cette nuit le Conseil de sécurité de l'ONU a tranché.
[Antoine Cormery :] À la demande de la France, le Conseil de sécurité de l'ONU a exigé un cessez-le-feu immédiat au Rwanda pour protéger les populations civiles en fuite devant la progression des rebelles. Benoît Mousset.
[Benoît Mousset :] Une première colonne de réfugiés. Un peu plus loin, une autre colonne. Une route près de la frontière zaïro-rwandaise. Ils seraient un million et demi à fuir les combats dans la plus grande panique [on voit des milliers de réfugiés marcher en longues colonnes le long des routes, sans mouvement de panique apparent].
C'est pour éviter une catastrophe humanitaire sans précédent que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, à la demande de Paris, dans la nuit une déclaration lue par son président [diffusion d'images du Conseil de sécurité en pleine réunion].
"Le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu immédiat et sans préalable" [on voit Jamsheed Marker en train de lire une déclaration en anglais] et demande à la communauté internationale de répondre au plus vite aux besoins des réfugiés en fuite devant l'avancée du Front patriotique rwandais [on entend des détonations et on voit des civils et des militaires prendre la fuite].
À Ruhengeri, au nord-ouest du pays, poussés par les bruits des combats, les réfugiés avancent vers la zone de sécurité française. Une fuite sous les balles avec le minimum vital [plan rapproché sur une foule de réfugiés en déplacement].
À quelques kilomètres de là, une autre marche, inexorable. Pas une plainte, pas un regard. Ce sont les premiers réfugiés arrivés à Goma à la frontière zaïro-rwandaise, base française de l'opération Turquoise [on voit des réfugiés marcher dans les rues de Goma, certains portant leurs effets personnels sur la tête].
300 000 hier soir [14 juillet] ; 600 Rwandais arriveraient toutes les minutes à Goma. Alors que tout près d'ici, ceux qu'on appelait "les rebelles" -- les vainqueurs aujourd'hui -- fêtent leur victoire sur les forces gouvernementales [gros plan sur des soldats du FPR en train de danser].
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