Author-card of document number 33760

Num
33760
Date
Vendredi 9 décembre 1994
Ymd
Size
3444001
Title
Fiche n° 95118/N - Rwanda : Au sujet de la mort de ressortissants français [Non caviardée]
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Identifier (cote)
N° 95118/N
Abstract
Six French people were killed, victims of the events of April 1994.
Source
Public records
PAT
Comment
the DGSE editor confuses the French Military Assistance Mission (MAM) with the United Nations Assistance Mission for Rwanda (UNAMIR). He claims that the RPF controlled the Kanombe area at the time of the attack, thus contradicting the DGSE notes written between April and September 1994. He suggests that gendarmes Didot and Maïer and Didot's wife were killed by Hutu radicals because they were eyewitnesses to the attack on the plane. The last sentence, deleted in another version of this note, says that legal proceeding on this triple assassination is not desirable.
Type
Note
Language
FR
Citation
Le 9 décembre 1994

N° 95118/N

Rwanda

Au sujet de la mort de ressortissants français

Six Français ont été tués, victimes des événements du mois d'avril 1994.

Outre les trois membres d'équipage de l'avion présidentiel rwandais (1), deux sous-officiers de la Gendarmerie nationale, membres de la mission d'assistance militaire française au Rwanda (MINUAR) sont décédés. Enfin, une civile, épouse d'un des deux gendarmes, est morte dans les mêmes circonstances que son conjoint (2).

Si l'équipage de l'avion a été vraisemblablement victime d'un tir de
missile, les trois autres Français, installés près du camp de Kanombé
contrôlé par le Front patriotique rwandais (FPR), ont été tués par
balle et arme blanche.

Leurs corps ont été découverts le 13 avril 1994 par des Casques
bleus. Pourtant leur assassinat remonterait au 6 avril 1994, date à
laquelle un certificat de décès aurait été dressé, portant la mention
de ``mort accidentelle''.

Les responsabilités dans ces meurtres ne sont pas établies avec
certitude. Si les radicaux Hutu semblent à l'origine de l'attentat
perpétré contre le président Habyarimana, il est plausible que ces
extrémistes aient également souhaité éliminer d'éventuels témoins
oculaires.

La recherche de coupables apparaît particulièrement difficile dans la mesure où les violents combats et les exactions qui ont ensanglanté Kigali, ont probablement effacé une bonne partie des traces susceptibles de déterminer les responsabilités dans les assassinats de ressortissants français. Malgré ce handicap, M. Alain Marsaud, député de la Haute Vienne, a souhaité l'ouverture d'une information judiciaire.

Cette procédure est évidemment possible mais elle n'est pas souhaitable. Elle présente en effet un inconvénient majeur : la relance possible d'une campagne médiatique condamnant la coopération passée entre l'ancien régime de Kigali et le gouvernement français.

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(1) MM. J. Heraud, J.P. Minaberry et J.M. Perrine.
(2) Il s'agit des adjudants-chefs René Maïer et Alain Didot et de l'épouse de ce dernier.

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