Fiche du document numéro 36296

Num
36296
Date
Vendredi 15 juillet 1994
Amj
Hms
07:30:00
Auteur
Auteur
Fichier
Taille
16052
Pages
2
Sur titre
Journal de 7 h 30
Titre
La France, qui redoute une catastrophe humanitaire, a obtenu du Conseil de sécurité de l'ONU qu'il exige un cessez-le-feu immédiat
Nom cité
Lieu cité
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Résumé
- In the gardens of the Élysée Palace, François Mitterrand naturally addressed the situation in Rwanda. The situation is increasingly critical: thousands of civilians are fleeing to the northwest of the country.

- France, fearing a humanitarian catastrophe, obtained a commitment from the UN Security Council to demand an immediate ceasefire.

- It was bursts of Kalashnikov fire that woke the residents of Goma at dawn. A distraught crowd of Rwandans arrived at the Zairian border, pushing back against the border guards.

- The guards opened fire, barrels raised. But nothing could stop the flow of refugees, who prefer the unknown to the country's new rulers.

- They are fleeing before the advance of the RPF, which has taken the town of Ruhengeri, the last town before Gisenyi. The RPF's objective is clear: to reach this city where the Rwandan interim government is located.

- Faced with this new situation, the UN Security Council, petitioned by France, demands an immediate ceasefire without preconditions.

- These men and women were only able to take the bare necessities: straw mattresses and a few sorghum seeds.

- The overwhelmed Zairian authorities are trying to disarm the Rwandans, at least the civilians and the militiamen who are hiding machetes or firearms.

- Here in Goma, the arrival of this human tide is being described as a humanitarian catastrophe. The 150,000 inhabitants of Goma are already living in abject poverty.
Source
Fonds d'archives
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Langue
FR
Citation
[Florence Duprat :] Dans les jardins de l'Élysée, François Mitterrand a bien sûr évoqué la situation au Rwanda. Une situation de plus en plus critique : des milliers de civils fuient vers le Nord-Ouest du pays.

La France, qui redoute une catastrophe humanitaire, a obtenu du Conseil de sécurité de l'ONU qu'il exige un cessez-le-feu immédiat. Jean-Louis Melin.

[Jean-Louis Melin :] Ce sont des rafales de kalachnikov qui ont réveillé au petit matin les habitants de Goma [on entend une rafale de tirs tandis qu'une foule de réfugiés marche sur une route]. Une foule désemparée de Rwandais est arrivée à la frontière zaïroise bousculant les gardes-frontières [un militaire français au béret vert observe le passage des réfugiés].

Ceux-ci ont fait usage de leur arme, canon en l'air. Mais rien n'a pu arrêter le flot de réfugiés, qui préfèrent choisir l'inconnu plutôt que les nouveaux maîtres du pays.

Ils fuient devant l'avancée du FPR qui a pris la ville de Ruhengeri, dernière ville avant Gisenyi [on entend des tirs puis on voit des militaires et des réfugiés s'accroupir dans l'herbe]. L'objectif du FPR est clair : atteindre cette ville où se tr…, où se trouve le gouvernement provisoire du Rwanda [gros plan sur des réfugiés en train de marcher].

Face à cette nouvelle situation, le Conseil de sécurité de l'ONU saisi par la France exige un cessez-le-feu immédiat sans condition préalable [diffusion d'images du Conseil de sécurité de l'ONU].

Ces hommes et ces femmes n'ont pu emporter que le nécessaire : paillasses et quelques graines de sorgho [un réfugié vide le contenu de son sac devant la caméra].

Les autorités zaï…, zaïroises, débordées, tentent de désarmer les Rwandais, du moins les civils et les miliciens qui cachent machettes ou armes à feu [gros plan sur un tas de machettes et autres armes blanches].

Ici à Goma, l'arrivée de cette marée humaine est qualifiée de catastrophe humanitaire. Les habitants de Goma, au nombre de cent cin…, 150 000, sont déjà dans le dénuement total [gros plans sur des réfugiés].
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