Résumé
- At France's request, the UN Security Council met. It demanded an immediate and unconditional ceasefire in Rwanda.
- Yesterday [July 14], the advance of the RPF forces triggered another mass exodus of people who sought refuge in Zaire.
- Pursued by the fighting, government soldiers and Hutu civilians are fleeing the inexorable advance of the RPF.
- On Wednesday [July 13], the Tutsi of the Rwandan Patriotic Front took Ruhengeri, the last stronghold held by the troops of the former regime. Since then, a human tide of refugees has been pouring toward the Zairian border.
- Here, on the other side in Zaire, Goma, the border city, is overwhelmed by the influx, and humanitarian organizations are stretched to their limits. Samantha Bolton of Doctors Without Borders: "In just one day the situation has become catastrophic. This morning there was nobody here. Now there are 250,000. Tomorrow [July 16] there will be nearly a million, with 600 arrivals every minute".
- The challenge: to stop this mass exodus and avoid a humanitarian catastrophe. Having been petitioned by France yesterday [July 14], the Security Council last night demanded an immediate and unconditional ceasefire and recommended the resumption of political dialogue in Rwanda.
- The UN is finally calling for the mobilization of all available international resources to provide emergency aid to the civilian population.
Citation
[Laurence Bobillier :] À la demande de la France toujours, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni. Il exige un cessez-le-feu immédiat et sans préalable au Rwanda.
Hier [14 juillet] l'avancée des forces du FPR a déclenché un nouvel exode massif de population qui a trouvé refuge au Zaïre. Le point, Philippe Peaster.
[Philippe Peaster :] Talonnés par les combats, soldats perdus du gouvernement et civils hutu [on entend plusieurs détonations puis on voit des réfugiés en train de courir sur une route asphaltée ; une incrustation "Ouest du Rwanda, hier [14 juillet]" s'affiche en haut de l'écran]. Ils fuient l'avancée inexorable du FPR.
Mercredi [13 juillet], les Tutsi du Front patriotique rwandais prenaient Ruhengeri, le dernier bastion tenu par les troupes de l'ancien pouvoir [on voit des réfugiés prendre la fuite sur une route]. Depuis, une marée humaine de réfugiés déferle vers la frontière zaïroise [gros plan sur un militaire français au béret vert regardant passer des réfugiés ; une incrustation "Goma (Zaïre), hier [14 juillet]" s'affiche en haut de l'écran].
Ici, de l'autre côté au Zaïre, Goma, la ville frontière, est submergée par l'afflux [affichage d'une carte du Rwanda indiquant notamment les villes de Kigali, Gisenyi et Ruhengeri ; la ville de Goma apparaît en clignotant], les organisations humanitaires débordées [gros plan sur des réfugiés massés devant le "Stade de l'Unité"].
[Samantha Bolton, "Médecins Sans Frontières" [elle s'exprime en anglais mais ses propos sont traduits] : "En un seul jour la situation est devenue catastrophique. Ce matin il n'y avait personne ici. Maintenant ils sont 250 000. Demain [16 juillet] ils seront près d'un million, 600 arrivées à la minute".]
L'enjeu : stopper cet exode massif et éviter la catastrophe humanitaire [une incrustation "ONU - New-York, la nuit dernière" s'affiche en haut de l'écran]. Saisi par la France hier [14 juillet], le Conseil de sécurité cette nuit a donc exigé un cessez-le-feu immédiat et sans préalable [on voit les membres du Conseil de sécurité en pleine réunion], préconisé la reprise du dialogue politique au Rwanda [on voit Claude Dusaïdi en train de donner une conférence de presse].
L'ONU enfin lance un appel à la mobilisation de toutes les ressources disponibles sur le plan international pour porter secours d'urgence aux populations civiles [plan large sur un camp de réfugiés].