Fiche du document numéro 36812

Num
36812
Date
Mercredi 21 octobre 2026
Amj
Taille
162938
Titre
Mort de Paul Barril : la justice française laisse trop de questions sans réponse
Nom cité
Mot-clé
Source
CRF
Type
Communiqué
Langue
FR
Citation
CRF
Association Loi 1901
5, rue Perrée
75003 PARIS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mort de Paul Baril: La justice française laisse trop de questions sans réponse

Paris, le 21 octobre 2026

Paul Baril est mort sans avoir été jugé pour les graves accusations de complicité du génocide perpétré contre Les Tutsi au Rwanda en 1994.

Ancien capitaine de gendarmerie et responsable de la cellule antiterroriste de l'Élysée, il entretenait des relations privilégiées avec les autorités rwandaises de l'époque. Le 28 mai 1994, en plein génocide et après l'adoption d'un embargo des Nations unies sur Les armes, il signait avec Jean Kambanda, Premier ministre du gouvernement intérimaire rwandais, un contrat d'assistance militaire portant notamment sur la fourniture d'armes, de munitions et de personnel d'encadrement.

En juin 2013, la FIDH, la LDH et Survie déposaient plainte pour complicité de génocide. Une information judiciaire était ouverte. Treize ans plus tard, Paul Barril est mort sans avoir été mis en examen ni jugé.

Pour la Communauté Rwandaise de France (La CRF), ce dénouement constitue un grave échec dans la recherche de la vérité et des responsabilités.

La CRF dénonce la lenteur de cette procédure et demande que soient examinés les obstacles ayant entravé Les investigations. La question des protections dont Paul Barril aurait pu bénéficier ne saurait être éludée, notamment au regard des difficultés d'accès à certaines archives susceptibles d'éclairer ses activités et ses relations avec les autorités françaises.

Comment accepter que des accusations d'une telle gravité n'aient jamais pu être examinées au cours d'un procès ?

Si le décès de Paul Barril éteint les poursuites pénales à son encontre, il ne met pas fin à la nécessité d'établir les faits. La CRF demande que les archives pertinentes soient rendues accessibles et que les investigations concernant d'éventuels autres responsables ou complices puissent se poursuivre.

La mort de Paul Baril ne doit pas refermer Le dossier. Trente-deux ans après le génocide contre les Tutsi, la vérité et la justice restent dues aux victimes et à leurs familles.

La CRF

(Communauté Rwandaise de France (CRF)- Association loi 1901

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