Résumé
- Mugonero, 6:00 PM: The rescue operation begins. At 6:30 PM, one of the vehicles is unable to get through: the track is too narrow. The operation continues with half its personnel.
- This woman is the widow of a pastor who was massacred along with his two sons. Since then, she has devoted all her energy to rescuing Tutsi families hunted down by militias and hiding in secret shelters.
- 7:00 PM: Weapons in hand, the patrol arrives at the agreed-upon location for the family's extraction. The hamlet is deserted, the houses damaged.
- Disappointment: no one is there. Instead of the expected children, there is an abandoned bag.
- 7:10 PM: A guide who emerged from the night whispers to the patrol that the family is hiding but will be there in 10 minutes.
- 7:30 PM: The family has arrived without a sound. She was waiting in the dark. It was the camera's light that surprised her.
- The family is all together. They pile into the military vehicle. The pastor's widow is relieved.
- The three children smile for the first time since the beginning of their ordeal, that is, for three months. One of them, the little girl, is named Providence.
Citation
[Gilles Leclerc :] […] des Tutsi pour récupérer une famille qui se… se cachait depuis trois mois dans la région de Kibuye.
[Pierre Babey :] Mugonero, 18 heures : début de l'opération "Sauvetage à [inaudible] [on voit une colonne de véhicules militaires français au milieu d'un village ; une incrustation "Mugonero (Rwanda)" apparaît en haut de l'écran]. 18 h 30, l'un des véhicules ne passe pas : la piste est trop étroite. L'opération se poursuit à moitié d'effectif [on voit un camion tenter de franchir un petit pont, en vain].
[Le chef de la patrouille, qui porte un béret noir, s'adresse au chauffeur du camion : "Tu t'déploies en disposition de combat, tu nous attends. On devrait être de retour d'ici un quart d'heure, 20 minutes". Le même militaire s'adressant à ses hommes : "Allez, on embarque".]
Cette femme est la veuve d'un pasteur massacré avec ses deux fils. Depuis elle consacre toute son énergie au sauvetage de familles tutsi traquées par les milices et terrées dans des caches [on la voit en gros plan dans un véhicule civil].
19 heures : arme au poing, la patrouille rejoint le lieu convenu pour l'extraction de la famille [on voit trois militaires français marcher de nuit sur un sentier]. Le hameau est abandonné, les maisons endommagées.
[Un militaire français s'adressant à son collègue : - "Ben dis donc, c'était un village tutsi, ça". Son collègue : - "Ouais. Ça, y'a pas d'doutes".]
Déception, personne n'est au rendez-vous. À la place des enfants attendus, un sac abandonné.
[Le chef de la patrouille et la veuve du pasteur inspectent le contenu du sac abandonné. Le militaire : "[…] à manger. C'est du manioc ?". Sur le plan suivant, on le voit dire à ses hommes : "Allez, en joue [?] dans cette direction [il indique une autre direction, à l'opposé]". Puis, s'adressant à un autre militaire : "Ferrand, en joue dans cette direction au coin… de la maison en ruine [il indique la position inverse]".]
19 h 10 : un guide sorti de la nuit vient chuchoter à la patrouille que la famille se cache mais qu'elle sera là dans 10 minutes [gros plan sur le guide qui chuchote quelques mots à la veuve].
[La veuve du pasteur s'avance vers la porte d'une maison en terre abandonnée : "Y'a personne ici". Le plan suivant montre un militaire parler dans son poste radio : "Safran, safran, jeune". Enfin, on entend un militaire français dire : "Ils arrivent !".]
19 h 30 : la famille est arrivée sans un seul bruit. Elle attendait dans l'obscurité. C'est la lampe de la caméra qui l'a surprise [on voit la famille se diriger vers la jeep des Français].
La famille est bien au complet. Elle s'entasse dans le véhicule militaire. La veuve du pasteur est soulagée.
[La veuve montre les passagers de la jeep : - "[…] et trois enfants, l'autre là-bas". Le journaliste : - "Ils sont sauvés alors ?". La veuve : - "Ils sont sauvés, vraiment. Dieu merci". Un autre rescapé renchérit : - "Ils sont sauvés". Le journaliste : - "Vous aviez peur pour eux, hein ?". La veuve : - "Pardon ? [elle n'a pas entendu la question car un militaire a démarré sa jeep au même moment]". Le journaliste : - "Vous aviez peur pour eux, hein ?". La veuve : - "Vraiment [elle sourit]".
Les trois enfants sourient pour la première fois depuis le début d'leur calvaire [on voit un militaire français réconforter un enfant rescapé], c'est-à-dire depuis trois mois [un enfant porte le béret noir d'un militaire français]. L'un d'entre eux, la p'tite fille, s'appelle Providence [gros plan sur son visage souriant].