Date
Lundi 18 juillet 1994
Sur titre
Journal de 7 heures
Titre
La France rejette sur le FPR la responsabilité de la situation et rappelle que la zone de sécurité lui est interdite
Résumé
- Rwanda. France is now issuing warnings to the RPF: no armed infiltration into the humanitarian zone defined by the French.
- The time for provocations and threats is undoubtedly over. Ignoring the UN's call for a ceasefire, the RPF wants to consolidate its victory.
- Yesterday afternoon [July 17], mortar shells fell on Goma, on the Zairian-Rwandan border, the base of Operation Turquoise. The airport was also hit. There were reportedly 60 deaths, many of them children. Humanitarian flights have been suspended.
- Fighting has therefore reached the vicinity of Zaire. Gisenyi, a few kilometers away, the last stronghold of government forces, fell yesterday [July 17].
- The RPF is even announcing its intention to invade the French protection zone if the perpetrators of the massacres are not handed over to them. A clash occurred again yesterday [July 17] with French soldiers. Given the seriousness of the situation, France is placing the blame on the RPF and reiterating that the safe zone is off-limits to him.
- Meanwhile, refugees continue to pour in across the country, forming ever-growing columns stretching for dozens of kilometers.
Type
Transcription d'une émission de télévision
Citation
[Bruno Roger-Petit :] Rwanda. La France en est aux avertissements au FPR : pas d'infriltration [sic] armée dans la zone humanitaire définie par les Français. Benoît Mousset.
[Benoît Mousset :] Le temps des provocations et des menaces est sans doute dépassé. Ignorant l'appel au cessez-le-feu lancé par l'ONU, le FPR -- le Front patriotique rwandais -- veut parachever sa victoire [on voit un obus en train d'exploser sur un terrain vague].
Hier [17 juillet] après-midi, les obus de mortier sont tombés sur Goma, la frontière zaïro-rwandaise, base de l'opération Turquoise. L'aéroport a aussi été touché. Il y aurait eu 60 morts, dont beaucoup d'enfants. Les vols humanitaires ont été suspendus [on voit des réfugiés puis des militaires français en train de s'occuper de blessés].
Des combats sont donc arrivés près du Zaïre [on voit un Casque bleu en train de poser le corps d'un enfant dans une ambulance militaire]. Gisenyi, à quelques kilomètres de là, dernier bastion des forces gouvernementales, est tombée hier [17 juillet].
Le FPR annonce même son intention d'envahir la zone de protection française si les auteurs des massacres ne leur sont pas livrés. Un accrochage s'est produit hier encore [17 juillet] avec les militaires français [gros plans sur des militaires français ; le plan suivant les montre en train de partir dans des véhicules]. Devant la gravité de la situation, la France rejette sur le FPR la responsabilité de la situation et rappelle que la zone de sécurité leur est interdite [sic].
Alors que dans tout l'pays les réfugiés continuent d'affluer, des colonnes de réfugiés toujours plus importantes sur des dizaines de kilomètres [gros plan sur des réfugiés marchant le long d'une route].
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