Fiche du document numéro 27003

Num
27003
Date
Jeudi 21 juillet 1994
Amj
Taille
77832
Sur titre
Après le retrait de « Turquoise »
Titre
La France laisserait un « soutien logistique de transition » au Zaïre
Sous titre
 
Tres
 
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Lieu cité
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Résumé
After the withdrawal of its "Turquoise" device in Rwanda, France could leave logistical support for 200 to 300 soldiers, particularly in Goma and Bukavu.
Source
Extrait de
 
Commentaire
 
Type
Article de journal
Langue
FR
Citation
Après le retrait de « Turquoise »

La France laisserait un «soutien logistique
de transition» au Zaïre

La France pourrait laisser au
Zaïre, après le retrait de son dis-
positif « Turquoise» du Rwanda,
un soutien logistique de quelque
200 à 300 militaires, auxquels
serait confiée la mission d’assis-
ter les différents contingents afri-
cains venus épauler son action
humanitaire. C’est l’une des
hypothèses à l'étude, aujour-
d’hui, dans les états-majors fran-
çais, qui n’en préparent pas
moins le retour, sur ses bases de
départ, en France ou en Afrique,
du dispositif « Turquoise» entre
la fin juillet et la mi-août,
comme il a été annoncé précé-
demment.

À côté du contingent français
proprement dit, qui ne compte
pas moins de 2 500 hommes,
« Turquoise» a rassemblé quel-
que 240 soldats sénégalais, une
compagnie tchadienne, une sec-
tion composée de militaires
venus du Niger et du Congo, une
dizaine de médecins et d’infir-
miers issus de Mauritanie et,
depuis peu, une demi-douzaine
d’observateurs dépêchés par
l'Egypte.

Selon les plans à l'étude, il
s’agirait de laisser sur place,
notamment à Goma et à
Bukavu, au Zaïre, un soutien de
200 à 300 militaires français qui
seraient prélevés sur le dispositif
« Turquoise» et qui assureraient
la logistique des éléments afri-

cains, le temps que l'ONU les
prenne à son tour en charge. Les
conditions de ce maintien, c’est-
à-dire la durée et le volume du
dispositif impliqué, devront être
négociées avec le gouvernement
zaïrois. Dans les états-majors, on
parle d’un «soutien logistique de
transition », notamment pour ce
qui concerne le service de santé
qui a installé ses antennes à
Cyangugu, dans l’actuelle « zone
humanitaire sûre» rwandaise, et
qui pourrait être replié en face, à
Bukavu, au Zaïre.

Dans cette seule zone, on
dénombrait au début de la
semaine, selon les estimations,
des états-majors, environ
2,5 millions de Rwandais, parmi
lesquels 1 million d’habitants
qui y étaient à demeure et
1,5 million de réfugiés. Depuis,
cette zone tend à se vider, les
Rwandais cherchant probable-
ment l’eau, la nourriture et la
sécurité au Zaïre. La crainte des
militaires français est que, dans
les faits, se reconstitue l’équiva-
lent d'une zone humanitaire au
Zaïre, là où il n'avait pas été
prévu, à l'origine, d'en instituer.

Nombreux sont les militaires
français qui se disent déçus des
hésitations marquées, sur le ter-
rain, par la plupart des organisa-
tions humanitaires. Le problème,
expliquent-ils, est qu’on n’a pas

prioritairement institué des
« pôles » d’action humanitaire là
où se trouvaient les populations
en difficulté et, donc, les besoins
à satisfaire.

Cette solution aurait eu
l'avantage de permettre, de
« fixer » les Rwandais au lieu de
les laisser errer au gré des mou-
vements militaires du FPR.

J.I.

Le Monde
21/07/94

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