Fiche du document numéro 26632

Num
26632
Date
1979
Amj
Fichier
Taille
6845887
Titre
Rapport du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés
Sous titre
Assemblée générale, 34e session, supplément n° 12
Cote
A/34/12
Source
ONU
Type
Rapport
Langue
FR
Citation
RAPPORT
DU

HAUT COMMISSAIRE DES NATIONS UNIES
,

,

POUR LES REFUGIES

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
DOCUMENTS OFFICIELS: TRENTE-QUATRIÈME SESSION
SUPPLÉMENT N° 12 (A/34/12)

NATIONS UNIES
New York, 1979

INTR
NOTE
Les cotes des documents de l'Organisation des Nations Unies se composent de lettres
majuscules et de chiffres. La simple mention d'une cote dans un texte signifie qu'il s'agit
d'un document de l'Organisation.
Le rapport sur la trentième session du Comité exécutif sera publié par la suite en tant
que Documents officiels de l'Assemblée générale, trente-quatrième session, Supplément
n° 12A (A/34/12/lidd.l).

TABLE DES HATIERE8
Parar,raphes
INTRODUCTION

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Il

••••••

5

1 -

Chapitre
I.

2

PROTECTION INTERnATIONALE

A.
B.

.............

....

~_.e
···~·
Introduction
Principes de la protection et des .droits des
I1 • • • • •

2
.. • • •

réfugiés
1.

.

Asile

"
'.0 • • • • • • • • •
Non-refoulement ••...•••.••..•••..•.•••••.••.
Expulsion ........••............•.......•.•..
h. S~curit~ personnelle des r~fugiés •••••••••••
5. Détention
G. Droits économiques et sociaux •••••••••••••••
7. Documents de voyage et d'identité •••••••••••
8. ·I\Iaturalisation
.

2.
3.

4h

4

15
15
27

26
28

(;

29
31

30
32

7
7

34

35

36

41

9
9

112

h4

10

33

Il • • • • • • • • • • • • • • • • • • • Il • • • • •

~

11

C.

D~termination du statut

D.

Rapatriement librement consenti •••••••••••••••••

E.
F.

Rer,roupement des familles •••••••••••••••••••••••

51

56

12

Instruments internationaux ••••••••••••••••••••••

57

70

11~

57

58

1.

de réfuf,ié ••••••••••••••

Statut du Haut Commissariat des Hations Unies
pOll,r les réfugiés .••.•.•••

2.

III

•••

Il

•••••••••••••

12

50

Convention de 1951 et Protocole de 19h7 relatifs au statut des réfugies •••••••••••••••••
Convention de 1969 de l'OUA •••••••••••••••••
Convention américaine de 1969 relative aux

Ih
15
15

draits (le l' hornrne •••••••.•••••••••••••••••••

5.

Autres instruments ,;uridiQues internationaux
concernant les réfugi~s •••••••••••••••••••••

65 -

70

15

droit des réfugiés ••••••••••••••••.•••••..••••..

71

72

17

ACTIVITES D'ASSISTANCE ml AFRIQUE ••••••••••••••••••••

75
73

G.
II.

1

Diffusion des principes de la rrotection et du

A.

Evolution générale •..••..•••••••••.••••••••••.•.

R.

Principaux faits nouveaux intervenus dans divers
pays ou regions ••••••••••••.•••••••••

-iii...

0.0 • • • • • • • •

18
77

78 - 154

19

---'

Paragraphes

Page

82
87
,.89
91
96

19
20
21
21
22
22
23

Chapitre
le

.Al1go1a •••••

2.

Djibouti

3.

Egy-pte •••••• Ct • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

0

0

•••••••••••••••••••••••••••••••

Il • • • •

4.
5.
6.
7.

!-1ozam.bique •••••••••••••.••••••••••••••••••••
Somalie
~

9.

Swaziland) ...•..
Soudan •••••.•••.•.•••.. o·

Ethiopie

.

Kenya •••••••• "••••••••••••••••••••••••••••••
la • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

R. Afrique australe (Botswana, Lesotho et

115
121
130
11ù
1118

24
25
26
27

151~

31

155

184

33

.A1nerique latine .•••..•••.•••...••.•.•••••.••••••

155

181

33

1.

Introduction ••••••.•••.••••••••••••.••••••.•

AmeriQue latine septentrionale ••••••••••••••

161~

3.

lIard-ouest de l'Amérique du Sud

155
161
165

IGO

2.

167

33
33
34

165

lq7

3~

J..u SUli ••••••••••••••••••••••••••••••••••

168

170

34

Amérique latine meridionale •••••••••••••••••

171

181

35

a)
b)

Argentine

c)

Autres pays d'Amérique latine méridiona10

171 --i75
176
178
181
179

35
35
36

10.
11.
12.
13.

4.

République-Unie de Tanzanie •••••••••••••••••
Zaire

.

ZatIlbie •••••••••••••••••••••••

Il

.

Autres pays d'Afrique •••••••••••••••••••••••

.

a)

PerDu •.•••••••.•••••••.•.

b)

Autres pa~rs du nord-ouest de l'Amérique

ft • • • Il • • • • • • • • • •

Chili ••...••.••..•••.••••••• "••.•. "•....

182

184

36

ACTIVITES D'ASSISTfulCE EN ASIE •••••••••••••••••••••••
Généralités
A.

185

2117

38

185

192

38

193

247

39

B.

Principaux faits nouveaux intervenus dans divers
pays cu régions •• ~ •••••••••••••••••••••••••.•••
le

2.

Bangladesh •••• "
Birmanie ...
Cl

.

••••••••••••••

e ••••••••••••••••

3. Hong-kong
4•. Indonésie
5. Japon ••••••••••••••••••••••••••• e • • • • • • • • • •

..................................
• •••••••••••• e ••••••••••••••••••••

6.
7.
8.
9.

la.

11.
12.
13.
14.

Republique démocratique populaire lao ••••••

.

Liban .

Cl

••••••

~

•••

Il

• • • • • • • • • • • • • • • • • III • • • • "

r~acao

(\ •

" ••• " ••••

~.1alaisie •••••• """ •• ,, ••••••••••••••••••
Pa~ouasie-Houvelle-Guinée ••••••••••••••••••
Cl

Philippines

••••

.

Rêpublique de Corée ••••••••••••••••••••••••
Singapour •••••••••••••
Tllailande •••••••••••••• .,. n " • • • • • • • • • • • • • • • •

Q ••••••••••••••••••••

-iv~

,

29

Amérique du Nord •••••••••••••••••••••••••• "•••••

B.

IV.

.

ACTIVITES D'ASSISTAl~CE SUR LE CONTINENT AMERICAIN
A.

101~

106

107
116
122
131
142
149

Il • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

III.

78
P.3
88
90
92
97
105

1~3 196
200
197
201~
201
205
206
207 - 209
210 - 213
214
215 - 219
220
221 - 222
223
2211
225 - 23~

39
lW

40
41
41
hl
42
43
43
44
4lr
45
1~5

~5

Parae;raphes

Bage

21~1
235
242 - 247

46
47

248-- 260
21~8 - 256
257 - 260

49
49
50

261

52

262 - 285

53

262 - 271

53

272 - 277
278

55
56

gouvernementales •••••••••••••••••••••••••••••••••

279 - 285

56

Chapitre

19
20
21
21
22
22
23
24
25

26

15.
16.

V.

VI.
VII.

27
29
31

Viet N8J!l •.••••••••••••••••.•••••••••.•••••••
Asie occidentale ••••••••••••.••••••••••••••••
Il

ACTIVITES D'ASSISTANCE EN EUROPE



• • • • • • • • • • • ft • • • • • • • • •

A.

Assistance dans divers pays ••••••••••••••••••••••

B.

Assistance humanitaire des Nations lJnies à Chypre

ACTIVIT~S

D'ASSISTANCE EN OCEAJiIE •••••••••••••••••••••

RELATIONS AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS •••••••••••••••••
A.

Coopération entre le RCR, l'Organisation des
Nations Unies et d'autres organismes des Nations
Unies ....•.......•...•.••..•................••.. -.

B.

33
33
33
33
34

Relations avec d'autres orp:anisations intergouvernementales •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

C.

coopération avec les mouvements de liberation ••••

D.

Relations entre le ReR et les organisations non

3~

VII.

FINANCEI"lENT DES ACTIVITES D'ASSISTANCE MATERIELLE •••••

286 - 291

57

34

IX.

INFORHATION

292 - 300

59

Instruments juridiques intergouvernementaux intéressant
les réfugies - Etat des adhésions et ratifications •••••••••••••••••

61

Donnees financières

••

64

...•... , ..••....•...........•..•....•.•...•.•••..

64

Dépenses du RCR en 1978, par pays ou région
et principaux types d'activités d'assistance ••••••••••

65

Etat des contributions aux programmes d' assistance du UCR au 31 l'larS 1979 ••••••••••••••••••••••••••

66

35
35
35
36
36
38
38
39
39
40
40
41
41

••••••••••••••••• 0

• • • • • • • Il

a ••••••••••••••••

ANnEXES
1.

II.

Tableau 1.

Total des fonds dépenses par le RCR en 1973
par continent/pays ou région et source des
fonds

Tableau 2.
Tableau 3.

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 111 • • • • • • 0 . . . . . 11

ln
42
43
43
44
41,
45

1~5

45
-v-

INTRODUCTlùN
1.
La période sur laquelle porte le présent rapport 1/ s'est caractérisée par
un accroissement serdble du volume de travail du Haut Commissariat pour les réfugiés
(HCR). De nombreus.. . s arrivées de réfugiés et l'augmentation des effectifs de
personnes déplacées en Afrique, en Asie et en Amérique latine ont e.xigé du HCR
des efforts intenses et soutenus en vue de trouver des solutions humanitaires et
durables à leur situation difficile.
2.
L'ampleur et la complexité croissantes du problème des réfugiés dans les
diverses régions du monde ont souvent suscité de vives préoccupations chez le Haut
Commissaire dans l'exercice de la fonction de protection confiée au Haut Commissariat.
Il s'est surtout attaché, à cet égard, à prévenir le refoulement et à assm·er
l'octroi de l'asile, du moins à titre temporaire. et le respect des obligations
traditionnelles de secourir les personnes en détresse en mer. On continue d'accorder
une attention soutenue à la nécessité d'assurer la s~curité personnelle des réfugiés
et de veiller à l'exercice de leurs droits fondamentaux. De graves difficultés
ont été rencontrées dans plusieurs de ces domaines et il y a eu des cas où le honrespect des droits humains fondamentaux àes réfugiés a eu des conséquences tragiques.
3.
Les besoins d'assistance matérielle ont augmenté de façon spectacalaire en
1978. comme on l'a. indiqué à la vingt-neuvième session du Comité exécutif du
Programme du Haut Commissaire, tenue en octobre 1978. Dans les mois qui ont
suivi, d'importants événements ayant des répercussions sur les activités du RCR
ont amené le Haut CoillIl1Î.ssaire à com'oquer, en janvier 1979, une réunion spécia.le
des représentants permanents à Genève des Etats Membres du Comité exécutif pour
les informer des demandes supplémentaires qui en utaient résultées pour le Haut
Commissariat. 'Une réunion distincte avec les gouvernements intéressés au sujet
des réfugiés et les personnes déplacées en Asie du Sud-Est avait déjà eu lieu en
décembre 1978.
4.
En 1978. les dépenses totales se sont élevée.s à quelque 134,7 millions de
dollars. Sur cette somme. 40,5 millions de dollars environ ont servi à financer
les programmes généraux d'assistance du RCR et un peu plus de 94 millions de
dollars ont été affectés aux programmes spéciaux. Les programmes spéciaux ont été
financés principalement à l'aide de contributions versées en réponse à quatre
appels de fonds distincts que le Haut Commissaire a lancés en cours d'année afin
d'obtenir une aide pour de nouvelles situations données ou pour des événements
imprévus qui appelaient d'urgence un engagement de fonds substantiel. Ces situations
concernaient des réfugiés et des personnes déplacées (Indochine. Birmanie-Bangladesh
et Corne de l'Afrique) et le ra,patriement je Zairois souhaitant regagner leur pays.
5.
Le Haut Commissaire se félicite de l'appui généreux que lui a accordé l'ensemble
de la communauté internationale. sans lequel il ni aura.it pu s' acquitter efficacement
des obligations et fonctions du Haut Commissariat. Une étroite coopération avec
un nombre grandissant de gouvernements lui a permis d'intervenir rapidement dans
plusieurs situations critiques exigeant des solutions immédiates. De plus. les
relations de travail que le Haut Commissariat a continué d'entretenir avec d'autres
organismes des Nations Unies, des organisations interg~uvernementales et des
institutions bénévoles du monde entier lui ont été tout au long de l'année d'une
aide inestimable ponr poursuivre leg tâches humanitaires entreprises.

1/ Du 1er avril 1978 au 31 mars 1979, sauf poUk- les données statistiques
et financières qui portent. pour la plupart. sur l'ann€e civile 1978.
-1-

CHAPITRE PREMIER
PROTECTION INTERNATIONALE
A.

Introduction

6.

Pendant la pé~iode écoulée, on a rele'~ des tendances positives dans le
domaine de la protection internationale. Cependant, le Haut Commissaire est
vivement préoccupé par un certain nombre de faits no~Yeaux graves, défavorables
au réfugiés, et qui font ressortir l'importance primordiale de la fonction de
protection internationale et la nécessité pour le Haut Commissariat de s'en
acquitter efficacement.

7.
Du côté positif, l'intérêt humanitaire grandissant de la communauté internationale pour les réfugiés et les personnes déplacées et l'accroissement correspondant de l'appui apporté au HCR ont permis aux activités de protection d'atteindre
un niveau sans précédent. Le rapatriement librement consenti - solution évidemment
la plus couhaitable aux problèmes de réfugiés - s'est effectué sur une grande
échelle dans deux situations précises en Afrique et en Asie. De plus, on comprend
mieux l'importance de la solidarité internationale en tant que cadre nécessaire
à l'exercice efficace de la fonction de protection internationale.
8.

En revanche, des situations inquiétantes sont apparues ou ont persisté. On
a cons~até dans diverses régions un climat généralement défavorable aux personnes en
quête d'asile, une tendance croissante, de la part de certains gouvernements, à
n'accorder l'asile que sur une base strictement temporaire. Des réfugiés ont
aussi rencontré souvent des difficultés à obtenir l'asile, même temporairement.
Ce refus de l'asiiè temporaire a créé des situations très difficiles et a même
entrainé des pertes de vies humaines dans le cas de personnes ayant quitté leur
pays d'origine à bord de petites embarcations pour chercher refuge ailleurs. Il Y
s eu aussi perte de vies humaines lorsque des personnes en quête d'asile ont été
refoulées par les Etats aux frontières de leur territoire.
9.
Pendant la période considérée, des réfugiés ont dU dans plusieurs cas
regagner leur pays d'origine, en violation du principe généralement accepté du
non-refoulement. Dans un certain nombre de pays, les autorités n'ont pas tenu
compte de la situation spéciale des réfugiés et des personnes en quête d'asile
et les ont soumis à des mesures injustifiées d'emprisonnement et de détention.
Dans certains cas, il a été porté ,atteinte aux droits .fondamentaux des réfugiés,
ces atteintes allant jusqu'à la violence physique, l'enlèvement et la torture. Il
n'y a guère de progrès à signaler à cet égard et c'est une question qui continue
de préoccùper très gravement le Haut Commissaire. Il tient à souligner que le
risque de violation des droits fondamentaux des réfugiés est accru par l'absence,
dans certains pays, de dispositions administratives appropriées permettant
d'identifier les réfugiés, de manière à leur permettre de jouir de la protection
établie à leur intention par la communauté internationale.
10.
Les diverses situations qui viennent d'être exposées ont exigé du Haut
Commissariat des efforts exceptionnels pO.ur résoudre les graves problèmes de
protection qui se posaient. Ces efforts ont été pleinement soutenus par l'Assemblée
générale, qui n'a cessé de ~:;)uligner l'importance de la protection internationale,

-2-

- --

-

et par le
conclusic
vingt-net
11.
L'
s'est eXE
sous fOrI
isolés 0
interven
des réfUj
qu'après
d'une me
même à p
Le
réfugiés
instrume
de 1951
les Etat
assurer

12.

13.
En
de 1967,
instrume
Membres
sont par
connaiss
l'autre
ont été

14.

Le
la comm,
ce qui c
pour le
de protE
ne pouv~
la coopÉ

2

supplém
~

~

.2

. .- - - - - - - - - - - - - -

"._""_"'-iii"...i.~

~~~.,;:'·±!iiii±. ..

...""·_.

et par le Comité exécutif du Programme du Haut Commissaire, qui a adopté d'impor-çantes
conclusions sur la protection internationale à sa vingt-huitième gj et à sa
vingt-neuvième sessions :JJ.
11.
L'action du Haut Commissaire dans le domaine de la protection internationale
s'est exercée soit en faveur de réfugiés isolés ou de groupes de réfugiés ~oit
sous forme d'encouragements de caractère plus général. Dans le cas de réfugiés
isolés ou de groupes de réfugiés, le Haut Commissaire a fréquemment été appelé à
intervenir auprès de gouvernements pour veiller à ce que les droits fondamentaux
des réfugiés soient respectés. Dans certains ces, il n'a pu faire de représentations
qu'après l'événement, c'est-à-dire une fois que le refugié avait déjà été victime
d'une mesure de refoulement et, dans certains cas, exposé à de graves dangers, et
même à perdre la vie.
12.
Les efforts du Haut Commissaire pour promouvoir le respect des droits des
réfugiés ont consisté essentiellement à : a) encourager de nouvelles adhésions aux
instruments internationaux de base intéressant les réfugiés, notamment à la Convention
de 1951 l~/ et au Protocole de 1967 relatifs au statut des réfugiés 51; b) encourager
les Etats à adopter des mesures législatives et/ou administratives appropriées pour
assurer l'application effective des dispositions de ces instruments internationaux.
13.
En 1978, quatre autres Etats ont adhéré à la Convention de 1951 et au Protocole
de 1967, portant respectivement à 76 et 71 le nombre total des Etats parties à ces
instruments. Il convient cependant de noter qu'à peine plus de la moitié des Etats
Membres de l'Organisation des Nations Unies et/ou des institutions spécialisées
sont parties à ·ces instruments fondamentaux et qu'il existe de vastes régions
connaissant de graves problèmes de réfugiés où auc1.ID Etet n'est partie à l'un ou
l'autre de ces instruments. Dans le domaine de la mise en oeuvre, si des progrès
ont été accomplis, la situation générale n'est guère encourageante.
14.
Le Haut Commissaire a cependant noté une meilleure prise ùe con~cience, dans
la communauté internationale, des problèmes des réfugiés et de leurs incidences en
ce qui concerne la protection internationale. Cette prise· de conscience a constitué
pour le Haut Commissaire le meilleur encouragement dans llexercice de sa fonction
de protection internationale et a apporté une nouvelle preuvè que cette fonction
ne pouvait être exercée efficacement que dans le contexte de la solidarité et de
la coopération internationales.

2/ Voir Documents officiels de l' -emblée_génér~e, tr~I!..~:deuxième session,
Supplément No. 12 (A/32/12/Add.l, par~5_ ,

1/ Ibid., trente-troisième session, S~p).ém~~~ No. 12 A (A/33/12/Add.l, par. 68)
~

Nations Unies, Recueil des traités, vol. 189, No. 2545, p. 138.

2!

Ibid., vol. 606, No. 8791, p. 268.

-3-

1_.

"

15.
Pour une personne qui quitte son pays d'origine par crainte d'y être
persécutée, et qui cherche refuge et protection ailleurs, le droit d'asile est
le besoin primordial et souvent le plus ~U"gent. I l n'existe en droit international
privé, aucune disposition obligeant expressément un Etat à admettre sur son
territoire les personnes en quête d'asile, et à ce jour, il n'y a pas de convention
de portée universelle sur l'asile territor:i.al (voir par. 25 et 26 ci-après).
~!éanmoins, plusieurs principes importants touchant l ~ asile sont consacrés dans
des instruments universels ou régionaux. Mais il existe surtout une solide
tradition humanitaire en faveur de l'admission de personnes qui fuient la
persécution, et dont témoigne le nombre appréciable de perso~~es qui ont trouvé
asile dans divers Etats de par le monde.

16.

Il reste que, comme on l'a dit au paragraphe 8, des problèmes continuent de
se poser à propos de l'octroi du droit d'asile. Certains Etats n'étant disposés
à accorder l'asile qu'à titre temporaire, le HCR s'est vu de plus en plus souvent
obligé de rechercher, parfois d'urgence, des possibilités d'asile durable ailleurs.

17.

Comme les années précédentes, on a noté une tendance à opposer une attitude
négative ou des pratiques restrictives à l'octroi du droit d'asile pour des
motifs politiques, socio-économiques, voire administratifs. Pour ce qui est des
motifs d'ordre politique, il convient de rappeler que la Déclaration sur l'asile
territorial, que l'Assemblée générale des Nations Unies a adoptée le 14 décembre 1967,
dispose que l'octroi de l'asile par un Etat "est un acte pacifique et humanitaire,
et (qui), en tant que tel, ne saurait être considéré inamical à l'égard d'un
autre Etat". De même, lorsque des motifs socio-économiques sont avancés comme
argument contre l'octroi du droit d'asile, il ne faut pas perdre de vue que la
Déclaration dispose ce qui suit :
"Lorsqu'un Etat éprouve des difficultés à donner ou à continuer' de donner
asile, les Etats doivent, individuellement ou en commun, ou p~ l'intermédiaire de l'Organisation des Nations Unies, envisager les mesures qu'il
y aurait lieu de prendre, dans un esprit de solidarité internationale, pour
soulager le fardeau de cet Etat."

18.

S'agissant des procédures relatives à l'examen des demandes d'asile. il se
peut que, bien souvent les fonctionnaires affectés aux postes-frontière terrestres
ou maritimes ou aux aéroports connaissent mal les dispositions aya~t trait à
l'octroi de l'asile qu:. découlent des instruments internationaux, ou n'aient pas
d'instruètions suffisamment p~écises pour traiter de CèS cas. C'est l'une des
raisons pour lesquelles le Comité exécutif, à sa vingt-huitième session, a adopté
un certain nombre de conclusions sur la détermination du statut de réfugié, qui
ont évidemment un rapport avec l'examen des demandes d'asile (voir aussi par. 46
et 47 ci-après). Dans l'une de ces conclusions, le Comité exécutif a recommandé
que :

Etant
problè
recomm
à "un
eentr
parait
l'app1
aux ré

19.

du ReR
import
soient
d'asi
contr
prése
de pr
coner

20.
conti
aux p
l'OUA
ont sc
ruralE
21-

perso
pénin
plus
natio
Haut
les 1
38 go
reHe
que r
22.
quitt
pério
obten
débar
et re

s
-4- .

"Le fonctionnaire compétent (par exemple le fonctionnaire de llimmigration
ou le fonctionnaire de la police des frontières) auquel le postulant
s'adresse à la frontière ou à l'intérieur du territoire d'un Etat contractant
devrait avoir des instructions précises pour traiter des cas susceptibles
de relever des instruments internationa~ pertinents."§}
Etant donné que la demande d'asile doit être examinée compte d6ment tenu des
problèmes particuliers auxquels se heurte le postulant, le Comité exécutif a
recommandé, à sa vingt-huitième ~ession également, que cette demande soit soumise
à "un service bien déterminé, qui serait dans la mesure du possible, un service
central unique" 11. Il faut souligner que ces conditions, si elles peuvent
paraitre strictement techniques, constituent en fait le fondement essentiel de
l'application des principes énoncés dans les instruments internationaux relatifs
aux réfugiés.
19.
Dans certains cas, les contacts entre le personnel des bureaux extérieurs
du HCR et les autorités compétentes aux frontières ont revêtu une très grande
importance pratique : ils ont permis de faire en sorte que les demandes d'asile
soient examinées avec toute l'attention voulue et que les personnes en quête
d'asile ne soient pas repoussées à la frontière et soient par conséquent protégées
contre le refoulement. On a ainsi pu constater l'importance qui s'attache à la.
présence sur place du Haut Commissariat et la nécessité de disposer de personnel
de protection en nombre suffisant. Le Comité exécutif a. fait des recommandations
concrètes à ce sujet à ses deux dernières sessions.
20.
La plupart des Etats africains qui ont connu des problèmes de réfugiés ont
continué à accueillir généreûsement les personnes en quête d'asile, conformément
aux principes" libéraux touchant l'asile énoncés dans la Convention de 1969 de
l'OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique. Ils
ont souvent offert des possibilités d'installation durable, surtout dans des zones
rurales.
21.
Le problème que pose le nombre déjà considérable et toujours croissant des
personnes qui ont quitté, par terre ou par mer, leur pays d'origine dans la
péninsule indochinoise, pour chercher asile ailleurs, continue de préoccuper de
plus en plus vivement les pay~ de la région et l'ensemble de la communauté internationale. C'est pour trouver plus facilement des solutions à ce problème que le
Haut Commissaire a eu des consultations avec les gouvernements intéressés li. Genève,
les 11 et 12 décembre 1978. Ces consultations, auxquelles des représentants de
38 gouvernements ont participé, ont permis, d'une façon générale, de mettre en
reHef l'interdépendance des divers éléments du problème et partant, l'importance
que revêt la solidarité internationale dans la recherche de solutions.
22.
La question particulière des Téfugiés et des personnes déplacées qui ont
quitté leur pays d'origine par mer a pris de nouvelles dimensions au cours de la
période considérée et a soulevé un certain nombre de problèmes touchant l'asile :
obtention de l'autorisation des gouvernements de la région de laisser ces personnes
débarquer et de leur accorder l'asile temporaire en attendant leur réinstallation,
et recherche d'un asile durable ailleurs.

y Voir Documents officiels de l'Assemblée .J!!é~!rale, trente-deuxième session,
Supplément No. 12A (A/32/12/Add.l), par. 53 6) e) il.
11

Ibid., par. 53 6) e) iii).

-5-

i
1

..

-----------------..Iiil-------.. .

~..,-""'.;;;;;"-------=

...

" " ....

1oIi1

23.
A sa vingt-neuvième session le Comité exécutif a examiné la question du
sauvetage des personnes originaires d'Indochine en détresse en mer. Il a demandé
aux Etats de donner pour instruction aux navires battant leur pavillon de porter
secours aux réfugiés en détresse en mer, et aux Etats côtiers de donner asile au
moins temporairement aux réfugiés qui arrivent sur leurs côtes à bord d'un navire
touchant au port de première escale ou dans d'autres conditions impliquant pour
eux un grave danger 8/. Conformément à ces recommandations, le Haut Commissaire
et le Secrétaire gén~ral de l'Organisation intergouvernementale consultative de
la navigation maritime (OMCI) ont, de concert, adressé un appel aux Etats intéressés.
De plus, un autre appel commun HCR/OMCI a été lancé, comme en 1977, par l' entremise de la Chambre internationale de la marine marchande; dans cet ap~?e.L il était
demandé instamment aux armateurs de donner aux capitaines des navires les
instructions voulues pour qu'ils respectent l'obligation de sauver les personnes
en détresse en mer conformément à la tradition des gens de mer et aux obligations
découlant des instruments internationaux.
24.
De nombreux p~s du monde entier ont contribué à résoudre les problèmes lie
l'asile, en admettant généreusement, aux fins de leur réinstallation durable, des
réfugiés et des personnes déplacées qui ne s'étaient vu octroyer que l'asile
temporaire ailleurs. La détermination du pays qui peut normalement être appelé
à examiner une demande d'asile ("pays de :premier asile") a cependant continué à
soulever des problèmes dans diverses régions. En outre. les personnes en quête
se sont heurtées à diverses difficultés dues à l'absence, dans certains pays, de
procédures spéciales pour la détermination du statut de réfugié.
25.
tes questions relatives à l'asile territorial et aux autres problèlles connexes
ont cObtinué de retenir l'attention des gouvernements. au nivet.l.u régional, et
également des établissements d'enseignement supérieur.
26.
A propos de la Conférence des Nations Unies sur l'asile territo!ial, le
Haut Commissaire a poursuivi ses consultations avec les gouvernements. Il
semblerait, à l'issue de ces consultations, que la convocation d'une nouvelle
session de la. Conférence soit peut-être prématurée pour le moment. Le Haut
Commissaire continue néanmoins d'examiner cette question et fera rapport en
temps utile sur l'évolution de la situation.
2.

Non-refoulement

27.
Le principe du non-refoulement - c'est-à-dire l'interdiction de renvoyer
une personpe dans,un p~s où elle a de bonnes raisons de craindre la persécution est l'élément le plus important de la protection internationale des réfugiés.
Parmi les instruments adoptés à l'échelon mondial, il trouve son expression
dans la Convention de 1951 et dans le Protocole de 1967. ainsi que dans la
Déclaration de 1967 des Nations Unies sur l'asile territorial. Au niveau régional,
le principe du non-refoulement est également énoncé dans des instruments ayant
force obligatoire, comme la Convention de 1969 de l'OUA régissant les aspects

f

l

F

,

l ..•

f

-6-

f

;

. ._ . .iîIii!llilIllIltll/'!iiliillll6*lll-~~~~
. ._!lIIillll1IlIl~~~iili1iIlUi~~~~~~
.• ~.~;;c,,~~~~,~~

propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (voir par. 63 ci-après) et la
Convention américaine de 1969 relative aux droits de l'homme, qui est entrée en
vigueur dans le courant de l'année 1978 (voir par. 64 ci-après).

28.

Bien que le principe du non-refoulement soit généralement accepté, le
Haut Commissariat a eu, pendant la période considérée, connaissance de cas de
réfugiés menacés d~être renvoyés dans un p~s où ils avaient des raisons de
craindre d'être persécutés. En pareil cas, le Haut Commissariat est intervenu
auprès des autorités compétentes pour empêcher que ces personnes ne soient
refoulées. Les démarches qu'il a entreprises n'ont pas toujours été couronnées
de succès et certains cas n'ont été portés à son attention qu'après le refoulement.
Le risque de refoulement a été particulièrement grand lorsque les agents de la
police des frontières et des services d'immigration n'avaient pas reçu les
instructions voulues et/ou lorsque les demandes d'asile n'avaient pas été
adressees à un service central unique.

29.
En 1978, le Haut Commissariat a continué de se préoccuper de la question de
l'expulsion des réfugiés. Comme par le passé, l'entrée illégale, la sécurité
nationale et les facteurs de caractère politique ont été les principaux motifs
invoques pour l'expulsion lorsque les gouvernements ne souhaitaient pas autoriser
des réfugiés à demeurer sur leur terri toi re. En pareil cas, pour éviter au
réfugié, qui ne peut pas obtenir aisément son admission dans un autre pays, les
épreuves qu'entraîne nécessairement l'expulsion, le Haut Commissariat a été
appelé à demander la suspension de l'ordonnance d'expulsion, tout en recherchant,
généralement à titre d'urgence, un autre pays d'asile.

30.
Comme il est indiqué dans le rapport précédent, une mesure d'expulsion
risque d'avoir des conséquences très graves pour le réfugié et les membres de sa
famille les plus proches résidant avec lui, le Comité exécutir l'a reconnu dans
les conclusions qu'il a adoptées à sa vingt-huitième session 9/, et a recommandé
que des mesures d'expulsion ne soient prises que dans les cas-tout à fait
exceptionnels et après qu'on aura dament examiné tous les aspects de la quéstion,
y compris la possibilité pour le réfugié d'être admis dans un p~ys autre que son
pays d'origine. Dans les mêmes conclusions 10/, le Comité exécutif a recommandé
aussi que, lorsque l'exécution d'une mesure d'expulsion prise pour des motifs de
délinquance est impracticable, les Etats envisagent d'accorder aux réfugiés
délinquants le même traitement qu'aux délinquants nationaux et examinent la
possibilité d'élaborer un instrument international donnant effet à ce principe.

~

31.
Si la sécurité des réfugiés relève au premier chef des autorités compétentes
de l'Etat de résidence, elle n'en constitue pas moins une préoccupation constante
du Haut Commissaire. Pendant la période considérée, des incidents où l'intégrité
physique de réfugiés a été gravement menacée ont continué de se produire. Devant
ces incidents le Haut Commissariat a fait auprès des autorités nationales compétentes

2/

Voir Docwne~t3__ o!.f..i~i_~l~A~_}- ~~ss_eEl..b_l_~_e_..Aé.!!.~ale
~S?ElémenLN.2...__ 12 f!:.. (A/32/12/Add.l), par. 53 5) c).
10)

Ibid., par. 535)d).

-7-

l...

_t_r_~n_te-d~~ièmves.?Jon ,

les représentations qui s'imposaient et, dans certains cas, il a porté ces violations
des droits des réfugiés à l'attention de la commtmauté internationale. A ce propos,
le Comité exécutif, à sa vingt-neuvième session, s'est déclaré profondément
préoccupé par le fait que
" •.. trop souvent, les réfugiés risquaient d'être refoulés, d'être arbitrairement
détenus et de se voir refuser l'asile, et que, du fait notamment des régimes
racistes d'Afrique australe, leur sécurité était mise en péril par des
attaques à main armée perpétrées d'un côté à l'autre des frontières internationales, attaques que la communauté internationale avait toujours
condamnées; 11 11/.
En outre, l'Assemblée générale, dans la résolution 33/26 du 29 novembre 1978,
a déploré le fait que les réfugiés soient souvent exposés au risque de refoulement,
de détention arbitraire et de refus du droit d'asile, et a noté qu'il fallait
assurer leurs droits de l'homme fondamentaux, leur protection et leur sécurité.

32. L'enlèvement de réfugiés a continué de préoccuper très vivement le
Haut Commissaire pendant la période considérée. Dans un pa;rs, plus de 50 réfugiés
ont été enlevés depuis le début d~ 1917. Le Haut Commissariat a pris contact
périodiquement avec les autorités compétentes en vue de localiser ces personnes,
ainsi que d'autres réfugiés enlevés ces dernières années. Il convient de noter
qu'aucun autre cas d'enlèvement n'a été signalé au Haut Commissariat pendant la
dernière partie de la période considérée, et que les personnes enlevées au début
de 1978 ont ensuite été relâchées et réinstallées ailleurs. Dans un autre pays,
qui a admis tm grand nombre de personnes en quête d'asile, on a signalé plusieurs
incidents graves de vol et d'extorsion perpétrés avant que les victimes n'aient
eu la possibilité de contacter les autorités locales.
5.

Détention

33.
En 1978, il y a eu de nombreux cas où des personnes en quête d'asile et des
réfugiés ont été emprisonnés ou détenus dans des conditions analogues pendant des
périodes beaucoup trop longues. Dans le cas des personnes en quête d'asile, ces
mesures de détention étaient habituellement prises à cause de leur entrée ou de
leur présence illégales dans le pays, bien qu'il soit souvent impossible pour ces
personnes d'entrer de façon régulière sur le territoire d'un pays. Dans le cas
des réfugiés déjà admis dans le pays ou y résidant, la détention était souvent le
résultat d'une mesure d'expulsion prise pour deo:; motifs qui ne seraient pas justifiés
en vertu de l'article 32 de la'Convention de ::"~!51. Lorsque les réfugiés visés
avaient déjà résidé longtemps dans le pays, l'ordre d'expulsion et les mesures
de détention-l'accompagnant entraînaient des épreuves particulièrement dures. En
pareil cas, le Haut Commissaire a entrepris toutes les démarches possibles auprès
des autorités en vue d'obtenir. la libération des personnes en quête d'asile ou
des réfugiés visés. Bien que ses efforts à cet égard n'aient pas toujours été
couronnés de succès, le Haut Commissaire est heureux de pouvoir dire que dans tm
certain nombre de cas les réfugiés et les personnes en quête d'asile ont été libérés.

n/ Ibid., trente-troisième session, Supplément No. 12 A
par. 38A) ~

-8-

(A/33/l2/Add.l) ,

6.

Droits économiques ~~ociaux

34.
On a continué à enregistrer des progrès en ce qui concerne la réalisatlon
des objectifs importants qui consistent à obtenir pour les réfugiés le droit de
bénéficier dans le pays de résidence des mêmes avantages que les ressortissants
du pays en matière d'emploi et de prestations sociales, malgré la conjoncture
économique défavorable dans certaines régions. Pour les Etats parties à la
Convention de 1951 et au Protocole de 1967, la situation des réfugiés 'en matière
de droits économiques et sociaux est régie par les articles 17 à 24 de la
Convention. Si les normes définies dans ces articles sont largement appliquées,
plusieurs Etats maintiennent néanmoins leurs réserves à l'égard d'un ou plusieurs
de ces articles. Des progrès ont également été accomplis en ce qui concerne
l'application de ces normes par des pays qui ne sont pas parties à ces instruments.

35.
Au cours de la période considérée, la situation des réfu~iés dans le domaine
de l'emploi dans certaines régions a été insatisfaisante en raison de la conjoncture
économique défavorable. Il convient cependant de noter que, dans les pays où
la situation juridique des réfugiés en matière d'emploi fait l'objet de restrictions,
les réfugiés ont en fait pu occuper un emploi. Néanmoins, le fait que de nombreux
pays ne reconnaissent pas officiellement leur droit au travail a continué à
préoccuper le Haut Commissaire. Dans les pays d'immigration traditionnels, les
réfugiés ont normalement ce droit au même titre que les autres immigrants et,
dans bien des pays européens, la situation des réfugiés au regard de l'emploi a
continué à être satisfaisante.
7.

Documents de voyage et d'identité

36.

Pour un réfugié, la possibilité de voyager en dehors de son pays de résidence
(par exemple pour faire des études ou pour occuper un emploi) revêt une importance
particulière. La question de la délivrance de titres de voyage aux réfugiés,
conformément à l'article 28 de la Convention de 1951, a été examinée par le Comité
exécutif à sa vingt-neuvième session. Dans sa conclusion à ce sujet 12/, le
Comité exécutif a notamment appelé l'attention sur l'importance qùe revêtent
pour les réfugiés des titres de voyage leur permettant de se déplacer hors de
leurs pays de résidence et de se réinstaller dans d'autres pays, et il a instamment
prié les Etats parties à la Convention de 1951 et au Protocole de 1967 de délivrer
ces titres de voyage à tous les réfugiés résidant légalement sur leur territoire
qui désiraient voyager. Le Comité exécutif a également recommandé que les titres
de voyage délivrés en vertu de cette Convention aient une validité étendue, aussi
bien sur le plan géographique que dans le temps, et que ces documents comportent
normalement, comme le prévoit le paragraphe 13 de l'annexe à la Convention, une
clause de retour ayant la même durée de validité que celle du titre lui-même.
37.
En ce qui concerne les demandes de prolongation ou de renouvellement du
titre de voyage, le Comité exécutif a recommandé que les formalités voulues
soient, dans la mesure du possible, effectuées par les représentants diplomatiques
ou consulaires ou par leur entremise afin d'éviter les inconvénients qu'implique,
pour le réfugié, l'obligation de retourner à cette fin dans le pays qui lui a
délivré le document; il a recommandé aussi que l'intéressé puisse obtenir cette
prolongation ou ce renouvellement de cette façon, même pour des périodes dépassant
les six mois prévus au sous-paragraphe 2) du paragraphe 6 de l'annexe à la
Convention de 1951 .

.1 2/

Ibid., par. 68 3).

-9-

38.
Quant aux Etats qui ne sont pas parties à la Convention de 1951 ou au
Protocole de 1967. le Comité exécutif a exprimé l'espoir qu'ils délivreraient aux
réfugiés résidant légalement sur leur territoire des titres de voyage appropriés
dans des conditions aussi semblables que possible à celles qui sont applicables
aux titres de voyage délivrés conformément à la Convention de 1951.
39.
Dans le cadre de ses activités en cours, le HCR continue à promouvoir la
délivrance des titres de voyage prévus par la Convention et se charge également
de les faire imprimer et de les fournir aux gouvernements sur leur demande pour
qu'ils puissent les délivrer aux réfugiés. Comme les années précédentes, le
HCR conserve des st~k~ de ces documents en anglais/français et français/anglais.
En 1978, le HCR en a également imprimé et fourni une version en ang1ais/arabe/
français. A la fin de la période considérée, une nouvelle version trilingue
espagnol/français/anglais était en préparation et sera mise à la disposition des
gouvernements dans le courant de 1979.
40.
Les bureaux extérieurs du HCR ont continué à coopérer avec les autorités
compétentes de nombreux Etat~ en vue de la délivrance des titres de voyage.
Lorsque, pour différentes raisons, les réfugiés n'ont pu obtenir ceux qui sont
prévus par la Convention, le HCR s'est employé à leur en faire délivrer d'autres.
41.
Quant à l'important problème d'ordre pratique qui consiste à veiller à ce
que le réfugi5 dispose des pièces d'identité vou1~es, l'article 27 de la Convention
de 1951 prévoit que les Etats contractants délivreront des pièces d'identité à
tout réfugié résidant également sur leur territoire qui ne possède pas un titre
de voyage valable. ~ 1978, le HCR a continué de coopérer dans ce domaine avec
les autorités de plusieurs Etats africains. Cette même année, le HCR, à la
demande de plusieurs gouvernements africains, s'est charp;é de faire imprimer des
cartes d' identité destinées à un nombre important de réfugiés, y compris de
nouveaux groupes. Dans un pays d'Asie du Sud-Est qui a continué d'admettre un
grand nombre de personnes en quête d'asile, le Bureau extérieur du HCR a dél i vré
des cartes d'identité aux intéressés avec l'assentiment des autorité~ compétentes.
La pratique qui consiste à délivrer des cartes d'identité aux réfugiés a été
poursuivie par les autorités compétentes de plusieurs autres Etats.
8.

Naturalisation

42.
Faciliter l'assimilation des réfugiés dans leur nouvelle communauté nationale
compte parmi les fonctions du Haut Commissaire découlant du Statut du HCR. Dans
le cas des réfugiés pour lesquels le rapatriement dans le pays d'origine n'est
pas une solution possible, la naturalisation représente la dernière étape de
l'intégr~tion d~s le pays de résidence. A cet égard, l'article 34 de la Convention
de 1951 prévoit que "les Etats contractants faciliteront dans toute la mesure du
possible l'assimilation et la naturalisation des réfugiés. Ils s'efforceront
notamment d'accélérer la procédure de naturalisation et de réduire, dans'toute
la mesure du possible, les taxes et les frais de cette procédure."
43.
Le HCR a contbué de provouvoir la naturalisation des réfugiés, en s'attachant
à écarter les obstacles d'ordre juridique qui s'y opposent et à leur permettre de
l'obtenir même s'ils ne satisfont pas à toutes les conditions applicables aux
étrangers en général, Le HCR s'est également efforcé, le cas échéant, d'obtenir
que les réfugiés soient exonérés, en tout ou en partie, des frais de naturalisation.
-10-

,

.~[[ f!2f!~Lwd• .,

- - - - - -...- - - - - - - _....._ - - - - - _......~"""''''''''., ........._"=,,..-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

lX
1

'.

44.
De nombreux réfugiés ont été naturalisés dans divers pays du monde en 1978.
Dans les pays d'immigration traditionnels, où sont réinstallés beaucoup de réfugiés
venus de pays d'asile temporaire, l'assimilation d'un grand nombre d'entre eux
dans la population nationale est un processus progressif déjà. bien établi. En
Afrique, le RCR a contribué à. un programme gouvernemental de naturalisation de
quelque 35000 réfugiés, qui devrait être mené à. bien en 1979. Dans un pays
européen, un projet du RCR visant à. venir en aide à. des réfugiés indigents
candidats à. la citoyenneté du pays a continué à. répondre à. un besoin réel et
dans plusieurs autres pays un grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées
ont continué d'obtenir la citoyenneté.
C.

,.
~ion

Dé~~rmination d1!.-.st!:!o~ut

de r~J_ugié .

45.
Etant donné que ni la Convention de 1951 ni le Protocole de 1967 n'indiquent
la procédure à. suivre pour déterminer le statut de réfugiés, c'est à. chaque Etat
contractant qu'il incombe de prendre les dispositions appropriées à. cet égard. Il
existe ainsi tout un éventail de procédures qui reflètent les différentes structures
constitutionnelles ou administratives. Le Raut Commissaire est particulièrement
conscient de l'importance pratique que présentent des procédures appropriées, en
l'absence desquelles les réfugiés risquent toujours de ne pas pouvoir bénéficier
des normes de traitement prévues à. leur intention par le droit international et
le droit national. On a en effet vu des cas où des réfugiés ont été exposés à.
des mesures graves de détention, d'expulsion et même de refoulement parce que
leur statut n '.avait pas été déterminé en bonne et due forme.
46.
L'importance que le Comité exécutif a attachée à. cette question à. sa vîngthuitième session a été réaffirmée dans une conclusion qu'il a adoptée à. sa vingtneuvième session 13/~ dans cette conclusion il a exprimé l'espoir que d'autres
Etats envisageraient favorablement l'adoption de procédures de détermination du
statut de réfugié. En conséquence, le Raut Commi~saire a poursuivi ses consultations
avec plusieurs gouvernements concernant la possibilité d'adopter de telles procédures.

lale

ltion
l

:hant

47.
En 1978, les procédures adoptées récemment par plusieurs Etats ont été
consolidées et développées. Dans les Etats contractants qui n'ont pas adopté de
procédure de détermination proprement dite, le RCR a fréquemment coopéré étroitement
avec les autorités compétentes pour déterminer le statut de réfugié dans le cadre
des dispositions administratives existantes.
48.
Un Guide des procédures et critères à. appliquer pour déterminer le statut
de réfugié a été établi par le RCR à. l'intention des gouvernements, à. la suite d'une
demande formulée par le Comité exécutif à. sa vingt-huitième session. Des versions
provisoires anglaise, espagnole et française ont été distribuées sous fornn miaéographiée aux gouvernements et aux Etats parties à. la Convention de 1951 et au
Protocole de 1967. On envisage de traduire le Guide dans d'autres langues et l'on
compte que les versions définitives imprimées pourront être distribuées aux
gouvernements dans le courant de 1979.

le

;ion.

13/

Ibid., par. 68 1) i).
-11-

49.
La question de l'effet extra-territorial de la détermination du statut ,de
réfugié a fait l'objet d'un examen approfondi de la part du Comité exécutif à sa
vingt-neuvième session~ cet examen a reposé sur un rapport présenté au Sous-Comité
plénier sur la protection internationale. Le Comité exécuti f, ël.ans la conclusion
qu'il a adoptée à ce sujet, 14/ a notamment fait ressortir le ca_actère essentiellement international du statut de réfugié tel qu'il est défini dans la Convention
de 1951 et le Protocole de 1967, et lia reconnu, par conséquent. que le statut de
réfugié déterminé dans un Etat contractant ne doit être remis en question par un
autre Etat contractant que dans des cas exceptionnels s'il apparaît que l'intéressé
ne remplit manifestement pas les conditions requises par la Convention, par exemple
s'il est découvert des faits indiquant que les déclarations initialement faites
étaient frauduleuses ou montrant que l'intéressé tombe sous le coup d'une des
clauses de cessation ou d'exclusion prévues nar la Convention de 1951". 15/

50.
Une des principales fonctions qui incombent au Haut Commissaire en vertu du
Statut du HCR est d'aider les gouvernements à faciliter le rapatriement librement
consenti des réfugiés, solution qui est évidemment la plus souhaitable. Le
rapatriement librement consenti peut, bien entendu, s'effectuer sans intervention
aucune du HCR. Cependant, celui-ci est souvent appelé à faciliter le rapatriement
librement consenti de particuliers ou de groupes de réfugiés et doit à cet effet
s'adresser aux autorités compétentes des pays d'origine afin de surmonter les
obstacles qui pourraient s'y opposer et, le cas échéant, de prendre en charge les
frais de voyage. Ceux des chapitres qui suivent, qui sont consacrés aux activités
d'assistance, contiennent des précisions sur le rôle joué par le HCR ~ans les
opérations de rapatriement de masse menées à bien au cours de la période considérée.
Les a~torités des pays d'origine des réfugiés encouragent souvent le rapatriement
librement consenti en accordant l'amnistie. L'amnistie a été décrétée dans
plusieurs cas pendant la période à l'étude. Lorsque le HCR est appelé à faciliter
le rapatriement librement consenti dans des cas de ce genre, il veille également
à ce que les termes de l'amnistie se rapportant aux conditions du retour des
réfugiés soient respectés.
E.

Regrouoement des familles

51.
La séparation des f~lles et leur dispersion dans différentes reg~ons du
monde est l'une des tragédies qui accompagne souvent la situation des réfugiés
ainsi que d'autres catastrophes causées par 1 'homme. Bien souvent, un chef de
famille 'réfugi~ quitte son pays alors que sa famille y reste; dans d'autres cas,
des membres de la famille partent pour des destinations diverses et se retrouvent
dans des pays différents. Il arrive aussi qu'une famille réfugiée ait été admise
temporairement dans un pays et que tous ses membres ne puissent le quitter ensemble
pour le pays de réinstallation à caUSe des règlements d'immigration en vigueur.

14/

Ibid., par. 68 2}.

!5J

Ibid., par. 68 2} g}.

-12-

,de
, sa
omité
Ision
,tielleon
de
, un
eresse
:xemple
,es

La nécessité impérieuse de regrouper les familles a été reconnue dans d~vers
instruments internationaux concernant les droits de l'homme, nota.'ll!l1ent dans la
Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, dans le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques de 1966 et dans le Protocole additionnel
aux Conventions de Genève du 12 août 1949 (Protocole r). En: ce qui concerne plus
particulièrement les familles réfugiées, la Conférence de plénipotentiaires/qui a
adopté la Convention de 1951 a, dans son Acte final, recommandé aux Gouvernements
de prendre les mesures nécessaires pour la protection de la famille du réfugié en
assurant le maintien de son unité, notamment dans les cas où le chef de la famille
a réuni les conditions voulues pour être admis dans un pays donné. Les activités
réalisées pa.r le RCR dans ce domaine découlent également de ses attributions
officielles, qui consistent à faciliter l'assimilation des réfugiés dans de
nouvelles communautés nationales, cl\r une séparat,ion prolongée d'avec de proches
parents peut avoir des conséquences psychologiques et sociales graves qui peuvent
nuire à l'assimilation du réfugié dans son nouveau pa,ys.

:u du

53.
Aux fins du regroupement. le RCR considère habituellement que l'unité
familiale de base conrorend les conjoints et les enfants mineurs. Toutefois, s'il
est manifeste que d'autres parents font également partie de l'unité familiale et
sont nettement à la charge du réfugié. le RCR peut parfois, suivant les règlements
en vigueur dans les pays intéressés, faciliter la réunion de ces parents à l'unité
familiale.

.

.

lment
ltion
.ement
~fet

les
.vités
!

ddérée.
!ment
lliter
nent

ie
,
Ilvent
imise
lsemble
~as

Ilr •

52.

54.
Un certain nombre de faits encourageants sont à signaler pour la période
considérée en ce qui concerne le regroupement des familles. Il s'agit notamment
des départs d'un pays d'Amérique du Sud de 640 autres personnes rejoignant le chef
de leur famille dans divers pays de résidence~ ces nouveaux départs portent à
plus de 6.300 depuis septembre 1973 le nombre de ces regroupements. En Europe,
le RCR a continué de faire des démarches auprès de divers gouvernements pour
faciliter le regroupement des familles et un certain nombre de cas ont pu être
résolus. En Afrique, des mesures ont été prises comme les années précédentes
pour favoriser le regroupement des familles dans plusieurs pays, mais elles ont
porté sur un plus petit nombre de cas individuels.

55.
Dans un pays d'Asie du Sud-Est, le RCR s'était précédemment borné à faciliter
le transport de réfugiés qui avaient déjà obtenu des visas d'entrée et de sortie.
rI a pu par la suite jouer un rôle plus actif, d'abord en organisant des vols
spéciaux pour certaines personnes qui avaient reçu l'autorisation de quitter le
pays. Plus tard, les autorités ont annoncé que les membres des familles de personnes
déplacées à l'étranger et d'autres personnes qui souhaitaient quitter le pays
pourraient à quelques exceptions près, le faire. Le ReR a donc pu, avec la
coopération active de certains gouvernements, faciliter le regroupement d'un
nombre beaucoup plus grand de familles.

56.
Le regroupement des familles est resté l'un des principaux motifs d'admission
de réfugiés et de personnes déplacées dans la plupart des pays d'immigration
traditionnels.

-13-

,"

"

F•
1.

elles po
Constitu
de la lé
particul
Conventi

.!..n~~rwn~n~_~.J,p.j;_e_rn~tiona~

St_atut du Hau~_Cp!!!)ll.Ls§aria~_~~_s. _N_aj;J...o~_s_ Uni~s_ pour_ f-..e_s_.!.-é_tugiés

17/

57.
Le statut du HCR définit, avec les résolutions ultérieures de l'Assemblée
générale le mandat confié au Haut Commissaire pal' la communauté internationale.
Son importance pratique vient de sa portée universelle, qui permet au HCR de
prendre des mesures intéressant des Etats qui sont ou non parties à la Convention
de 1951 ou au Protocole de 1967. Ce statut a pris une importance accrue avec
l'apparition, ces dernières années, de problèmes de réfugiés dans plus'ieurs Etats
qui ne sont pas parties à ces instrwnents.

62.

C

58.
L'importance du statut, pour ce qui concerne les instrwnents internationaux,
tient à ce que, conformément à l'alinéa a) de l'article 8, le HCR doit favoriser
la conclusion et la ratification de conventions internationales pour la protection
des réfugiés et surveiller leur application.

du Proto
coopérer
sa tâche
Le RCR e
instrume
estime q
faudrait
personne
A sa vin
faits le

2.

3.

~

63.

C

Convention de 1951 et Protocole. de 1967 relatifs au statut des réfugiés

59.
La Convention de 1951 et le Protocole de 1967 sont les instrwnents les plus
complets qui aient été élaborés au niveau universel pour définir les droits et les
devoirs des réfugiés; ils établissent des normes pour le traitement des réfugiés
qui sont à bien des égards les mêmes que celles qui régissent le traitement des
ressortissants du pays; ils présentent donc une importance fondamentale pour la
fonction de protection internationale du HCR.

de la Cc
régissar:
importaI
et des c
consenti
à cette
questiol
problèmE
examinétenue à

60.

Le Comité exécutif et l'Assemblée générale ont à nouveau exprimé leur soutien
au Haut Commissaire pour les efforts qu'il a déployés afin de favoriser de nouvelles
adhésions à la Convention et au Protocole. Ces efforts, entrepris sur la recommandation
formulée par le Comité exécutif à sa vingt-huitième session, se sont traduits,en
1978, par quatre nouvelles adhésions à la Convention et au Protocole (celles de
l'Espagne, du Panama, de la Somalie et du Suriname). Plusieurs autres Etats ont
indiqué qu'ils envisageaient sérieusement d'adhérer à ces instrwnents fondamentaux
relatifs aux réfugiés. I l s'agit certes là de décisions encourageantes dont il
faut se féliciter; mais elles ne doivent pas faire oublier qu'un peu plus de la
moitié seulement des Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies et/ou des
institutions spécialisées sont parties à ces instruments. En outre, il existe
encore de vastes régions où des problèmes de réfugiés continuent de se poser et
OÙ aucun Etat n'est partie à l'un ou l'autre de ces instrwnents.

4.

Con

64.
de San
la Gren
de rati
Convent
l'asile
importa:
Etats p
Convent

61.

Il est rare que l'adhésion d'un Etat à la Convention et au Protocole entratne
immédiatement l'application pleine et effective, au niveau national, des dispositions
de ces instruments. Dans bien des Etats, en l'absence de dispositions constitutionnelles précises à cet effet, les conventions internationales ne font pas
automatiquement partie de la législation nationale. Dans d'autres Etats, les
conventions internationales ratifiées, bien que faisant partie intégrante de. la
législation nationale, ne l'emportent pas sur les autres dispositions avec lesquelles

65.

autres
comme l
l'AccOI

16/ Voir dans l'Annexe l au présent rapport le tableau indiquant l'état
des adhésions aux di vers instruments.
sessioJ

17/ Adopté par l'ASSEmblée générale le 14 décembre 1950 en tant qu'annexe
à la résolution 428 (V).
-14-

l

~... ·~·'~~""~2"~[f~~~~~M~''''''~!Jl.5:
1~'lIl#1"2';!;i';'~!:'f'nft"'!r--" nT rnT.

elles pourraient entrer en conflit. Même dans les Etats où, conformément à le.
Constitution, les conventions internationales ratifiées deviennent partie intégrante
de la législation nationale, il est nécessaire d'adopter des textes législatifs
particuliers etlou de prendre des mesures administratives précises pour que la
Convention et le Protocole soient appliqués effective:..llent.
62.
ConforméNent à l'article 35 de la Convention et à l'article correspondant
du Protocole (article II), les Etats parties à ces instruments s'engagent à
coopérer avec le HCR dans l'exercice de ses fonctions et en particulier à faciliter
sa tâche de surveillance de l'application des dispositions de ces instruments.
Le RCR entre régulièrement en rapport avec des gouvernements d'Etats parties à ces
instruments pour ce qui concerne divers aspects de leur mise en oeuvre. Mais il
estime que, pour mieux s'acquitter de ses fonctions dans ce domaine, il lui
faudrait intensifier ses activités. Cela exigera:.t naturellement davantage de
personnel de protection, tant dans les bureaux extérieurs qu'au siège du RCR.
A sa vingt-neuvième session, le Comité exécutif s'est félicit.é des efforts qu'avait
faits le Haut Commissaire pour renforcer ce personnel 18/.
3.

Convention I!~ 1969 de l'OUA

63.
Complétant et à certains égards étendant, au niveau régional, le~ dispositions
de la Convention de 1951 et du Protocole de 1967, la Convention de 1969 de l'OUA
régissant les aspects propres aux problèmes des rétugiés en Afrique revêt une
importance particulière. Elle contient une définition élargie du terme "réfugié"
et des dispositions détaillées concernant l'asile et le rapatriement libr~ment
consenti. Il n 'Y' a pas eu, pendant la période considérée, de nouvelles adhésions
à cette Convention, qui ne compte toujours que 18 Etats parties. Certaines
questions touchant l'application de la Convention de l'OUA, ainsi que d'autres
problèmes importants relatifs à la protection des réfugiés en Afrique, ont été
examinés par la Conférence panafricaine sur la situation des réfugiés en Afrique.
tenue à Arusha du 7 au 17 mai 1979.

4.

Convention américaine de 1969 relative aux droits de 1 'homme

64.

La Convention américaine de 1969 relative aux droits de l'homme (le "Pacte
de San José de Costa Rica") est entrée en vigueur le 18 jUillet 1978, date à laquelle
la Grenade, onzième Etat à devenir partie à cet instrument, a déposé son instrument
de ratification. Par la suite, le pérou et la Jamaïque ont également adhéré à la
Convention. Celle-ci contient notamment d'importantes dispositions concernant
l'asile et énonce le principe fondamental du non-refoulement.. Elle présente une
importance particulière pour la protection des réfugiés dans la mesure où certains
Etats parties au Pacte de San José de Costa Rica n'ont pas encore adhéré à la
Convention de 1951 ni au Protocole de 1967.
5.

:f\,utres instruments juridiques internationaux concernant les réfugiés

65.
Il n'Y' a pas eu, pendant la période considérée, de nouvelles adhésions aux
autres instruments juridiques internationaux concernant spécialement les réfugiés
comme l'Arrangement de 1957 et le Protocole de 1973 relatifs aux marins réfugiés et
l'Accord européen de 1959 relatif à la suppression des visas pour les réfugiés.

181

Voir :noc~entlLQ.f.ficÏ:..e].Lde1.~Assemblée .8.én~ale, trente-troisième
par. 68(l)(k).

sessio~~~éme!!.~_l!.o
__ 12A (A/33/12/Add.l)

-15-

---------------------.............- 71.
L
traveill
egalemen
particul
en fonct

66.
La Convention de 1954 relative au Statut des a:patrides et la Convention d~
1961 sur la réduction des cas d'apatridie, constituent les principaux instruments
internationaux adoptés à l'échelon universel en faveur des apatrides, parmi lesquels
les réfugiés sont nombreux. Le premiar instrument est calqué sur la Convention de
1951 et prévoit l'octroi aux apatrides d'un statut analogue, bien qu'à certains
égards moins favorable, à celui qui est accordé aux réfugiés aux termes de la
Convention de 1951. La Convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie
prévoit notamment qu'un Etat contractant accorddra (soit de plein droit à la
naissance, soit su~· demande à une date ultél'ieure) sa nationalité aux personnes
nées sur son territoire qui autrement seraient apatrides, snus réserve qu'elles
remplissent une ou plusieurs conditions requises. En facilitant l'acquisition de.
la nationalité à la naissance, la Convention de 1961 contribue également à éviter
que le statut de réfugié ne se perpétue.

72.
F
des Nati
internat
nationat
droit ht
de Str~e
présenté
internai
Congrès
Vienne
des réf'l
égalemeJ
documen
promQti
que joUI
des ré1'1
nombre
l'Assoc
nations.:

67.
Pendant la période considérée, il n'y a pas eu de nouvelles adhésions à la
Convention de 1954, qui ne compte toujours que 32 Etats parties. Avec l'adhésion
du Canada à la Convention de 1961, le nombre total des Etats parties à cet instrument
s'élève désormais à 10.
68.
Conformément aux résolutions3274 (XXIX) et 31/36 de l'Assemblée générale, le
HCR ~st resté l'organisme auquel les personnes se jugeant en droit de bénéficier
de la Convention de 1961 peuvent recourir pour faire examiner leur demande et pour
obtenir son assistance dans l'introduction de l~ demande auprès de l'autorité
compétente.
Une partie essentielle des fonctions confiées au HCR en matière de protection
69.
est l'extension du ca~e juridique international régissant la protection des
réfugiés. Pour s'en acquitter, le HCR doit examiner les instruments internationaux
pertinents pour faire en sorte, le cas échéanT. que leurs dispositions soient
étendues aux réfugiés et suivre les travaux réalisés par des organes internationaux,
qui pourraient directement ou indirectement modifier le statut juridique des réfugiés.
l

70.
Ainsi, pendant la période considérée, le HCR a participé aux réunions du
Comité préparatoire intergouvernemental d'experts chargé de mettre au point le
projet définitif de convention internationale sur la reconnaissance des études et
des diplômes de l'enseignement supérieur dans les Etats arabes, ainsi qu'à la
Conférence internationale qui a suivi et qui a adopté la Convention. (Ce dernier
instrument contient une disposition dont, dans certaines conditions, les réfugiés
et les apatrides peuvent bénéficier) .. De même, le lieR a participé aux réunions
du Comité préparatoire intergouvernemental d'experts chargé de mettre au point
le projet définitif de convention internationale sur la reconnaissance des études
et des diplômes de l'enseignement supérieur dans les Etats d'Europe et à des
réunions du Comité préparatoire intergouvernemental chargé de la révision de la
Convention de Paris pour la protection de la propriété industrielle. I l a également
continué à suivre d'autres réunions, not8.ll"JIIent celles des organes des Nations Unies
sur les droits de l'homme et du Comité spécial de l'Assemblée générale pour l'élaboration
d'une convention internationale contre la prise d'otages.

-16-

--~--

71.
Le ReR, lorsqu'il s'emploie à promouvoir la protection internationale,
travaille surtout en collaboration étroite avec les gouvernements; mais il est
également conscient de la nécessité de créer "un courant d'opinion favorable, en
particulier chez les personnes qui s'occupent du problème des réfugiés, les juristes
en fonction et les travailleurs sociaux, ainsi que dans les milieux universitai~es.
72.
Pour accomplir sa tâche dans ce domaine, le RCR a collaboré avec l'OrganÎsation
des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), la Croix-Rouge
internationale et plusieurs établissements universitaires et professionnels internationaux, notamment, pendant la période considérée, l'Institut international de
droit humanitaire de San Remo et l'Institut international des droits de l'homme
de Strasbourg, où des membres du personnel du RCR ont donné des conférences et
présenté des documents pour des séminaires portant sur divers aspects de la protection
internationale ou du droit des réfugiés. L'adoption, dans le document final du
Congrès international sur l'enseignement des droits de l'homme qui s'est tenu à
Vienne en septembre 1978, d'une recommandation tendant à. inclure les droits fondamentaux
des réfugiés dans les divers programmes d'enseignement des droits de l'homme est
également au nombre des faits particulièrement importants intervenus en 1978. Ce
document a par la suite été approuvé par un séminaire des Nations Unies sur la
promotion et la protection des droits de l'homme, qui a aussi noté ie rôle particulier
que jouait le HCR dans la protection des droits de l'homme et notamment de ceux
des réfugiés. Le ReR a continué à maintenir des contacts réguliers avec un certain
nombre d'organisations non gouvernementales actives dans ce domaine, notamment
l'Association pour l'étude du problème mondial des réfugiés et la Commission internationale de Juristes.

-11-

CHAPITRE II
ACTIVITES D'ASSISTANCE EN AFRIQUE
A.

Evolution générale

13.
En Afrique, le nombre de personnes auxquelles le RCR a commencé de prêter
assistance dans le courant de 1918 a été très appréCiable, Par rapport à celles qui
relevaient déjà du Raut Commissariat. Les régions et pays concernés sont la Corne
de l'Afrique, le Botswana, le Mozambique, le Soudan, le ZaIre et la zambie. Bien
entendu, le ReR a continué d'apporter son aide aux personnes qui an bénéficiaient
déjà, et en outre il est intéressant de noter que le programme d'assistance aux
personnes ~éplacées au Mozambique a progressivement été supprimé àla fin de 1911
et que le Programme d'assistance humanitaire des Nations Unies à l'Angola s'est
pratiquement achevé en 1918.
14.
Les événements survenus dans la Corne de l'Afrique au début de 1918 ont
amené les gouvernements de la région à solliciter une aide en faveur des personnes
déracinées. A l'issue de consultations avec le Secrétaire général de l'Organisation
des Nations Unies et avec l'Organisation de l'unité africaine (QUA), le RCR a
élaboré des programmes d'assistance humanitaire en faveur des réfugiés et des
personnes déplacées à Djibouti, en Ethiopie et en Somalie. Il a ensuite lancé un
appel à la communauté internationale pour financer ces programmes, qui s'élevaient
à quelque 12.150.000 dollars. Plus tard, dans sa résolution 1918/39 du 1er août 1918,
le Conseil économique et social a invité not~ent le Raut Commissaire à continuer
d'intensifier l'assistance humanitaire fournie aux réfugiés et aux personnes déplacées
dans la région, et l'a prié d'indiquer dans son rapport annuel au Conseil, à sa
seconde session ordinaire de 1919, les mesures prises pour appliquer la résolution.
Des précisions à ce sujet seront fournies dans les rubriques relatives aux différents
pays ci-après.
15.
En 1978 également, le RCR a lancé, dans le cadre de ses programmes spéciaux,
une opération destinée à faciliter le rapatriement librement consenti de ZaIrois,
principalement d'Angola, désireux de profiter de l'amnistie décrétée par le
Président du ZaIre au milieu de l'année. Le coût de l'opération, qui se poursuit
en 1919, a été évalué à Il 315 000 dollars en espèces, auxquels il convient d'ajouter
ur.e prestation en nature de 13 500 tonnes métriques de denrées alimentaires évaluées
à 1 115 000 dollars, qui a fait l'objet d'un appel de fonds distinct.
16.
Durant la période considérée, le RCR a continué, comme Par le passé, à
apporter une aide au titre des programmes ~néraux à d'importants groupes de
réfugiés: les "Angolais au ZaIre, les Ethiopiens au Soudan, les réfugiés du Burundi
en République-Unie de Tanzanie et les ZaIrois qui se trouvent encore en Angola.
Pendant l'année considérée, on a également vu arriver sans discontinuer dans divers
pays d'Afrique australe des réfugiés venus de Namibie et du Zimbabwe, ainsi que
des étudiants réfugiés d'Afrique du Sud. Conformément aux résolutions pertinentes
de l'Assemblée générale, le RCR a aussi continué de prendre certaines mesures
destinées à aider les réfugiés venus de territoires coloniaux par l'entremis~ des
mouvements de libération nationale reconnus par l'OUA.
11.
Il ressort du tableau l de l'Annexe II que les dépenses totales encourues au
titre des programmes généraux du RCR en Afrique en 1918 ont dépassé 26,5 millions
de dollars dont un peu plus de 23 millions ont été consacrés à l'installation sur

plac
dans
dans
prog
(plu
sur

le C
le F

des

1.

78.
esti
d'in
zone

79.

qui
ava
des
tit
se
tit
l 1

nem
désj

80.
le

son
d'é
des
mon
réf
po
.sec
Zai
Zai
con
con

no
81.

du
cro

pa
qui
ti
i
tr
Fo

Na
-18-

..

T
,
fj

place, essentiellement dans l'agriculture et il est satisfaisant de constater que,
dans ce domaine, certains projets ont été progressivement supprimés ou le seront
dans le courant de 1979 ou de 1980. Les dépenseb totales encourues au titre des
programmes spéciaux ont dépassé 27,5 millions-de dollars, dont la plus grande partie
(plus de 20 millions de dollars) a de nouveau été consacrée ~ l'aide ~ l'installation
sur place. En outre, une somme d'environ 1,8 million de dollars a été prélevée sur
le Compte d'éducation des réfugiés et un montant de 200 000 dollars a été prélevé sur
le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour l'Afrique du Sud en vue d'aider
des réfugiés isolés.
B.
1.

Principaux faits nouveaux intervenus dans divers pa,ys ou: régions

Angola

78.
A la fin de 1978, le nombre de réfugiés dont s'occupait ie HCR en Angola était
estimé ~ près de 141 000, soit 110 000 Zairois dont 18 000 vivaient dans des zones
d'installation et 30 000 Namibiens dont 20 000 se trouvaient, eux aussi, dans des
zones d'installation, les autres personnes étant originaires d'Afrique du Sud.
79.
Il convient d'ajouter à ce chiffre les Angolais regagnant leur pays et ceux
qui avaient été déplacés à l'intérieur du pays, pour lesquels le Haut Commissaire
avait été désigné, en 1976, Coordonnateur du Programme d'assistance humanitaire
des Nations Unies à l'Angola. En 1978, les activités entreprises par le HCR au
titre de ce Programme et pour lesquelles 255 800 dollars environ ont été 'dépensés
se sont limitées à donner suite aux mesures mises en route en 1977. Toutefois, au
titre d'un autre programme mis en oeuvre au Portugal, le HCR a aidé quelque
l 100 personnes à regagner l'Angola au début de mars 1979. Ce même mois, le Gouvernement angolais a demandé au HeR de poursuivre cette aide à l'intention des Angolais
désirant quitter le Zaïre.

1j
1

1

80.
S'agissant des réfugiés du Zaire, qui étaient environ 220 000 au début de 1978,
le HCR avait envisagé de passer, vers le milieu de l'année, de la phase d'urgence de
son programme ~ la deuxième phase~ celle des mesures d'intégration. Une mission
d'évaluation composée de représentants du gouvernement, du 'ReR, de l'Organisation
des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) a évalué la viabilité des eltlplacements occuii~s par les
réfugiés et a conclu qu'elle était médiocre. Le programme d'integration n'a pas été
poursuivi pour deux raisons. D'abord, le gouvernement a décidé, pour des raisons de
sécurité, d'éloigner les réfugiés de la zone frontière; ensuite, le Président du
Zaire a promulgué, vers la fin de juin 1978, un décret d'amnistie ~ l'intention des
Zaïrois ayant cherché refuge hors du pays. De ce fait, à la demande des autorités
concernées, le HCR a préparé et réalisé une opération de rapatriement librement
consenti, qui s'est poursuivie en 1979 et dont ont profité en 1978 près de
110 000 Zaïrois.
81.
En 1978, il a fallu majorer à plusieurs reprises les sommes prévues au titre
du programme d'assistance du HCR aux Namibiens en Angola, à cause de leur nombre
croissant, des raids opérés par les forces sud-africaines et de la décision prise
par le gouvernement de transférér à Kwanza Sul, pour des raisons de sécurité, ceux
qui se trouvaient dans la province de Huila. A la fin de l'année, la somme initialement prévue était passée à 982 000 dollars destinés à faire face aux besoins
immédiats (tentes, articles de ménage, outils agricoles, vêtements et moyens de
transport); en outre, une aide additionnelle appréciable a été fournie par le
Fonds des Nations Unies pour l'enfance (FISE), le Programme de développement des
Nations Unies (PNUD), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l 'OH8.
-19-

A cet é~ard, il convient de rendre hommage à l'esprit de coopération dont ont
fait preuve les représentants d'autres orçanismes du système des Nations Unies, particulièrement lors des missions communes destinées à évaluer les besoins, à éviter le
chevauchement des efforts et à déterminer les mesures d'assistance à prendre par
l'entremise de la South West Arrican Peonle's Organization (SWAPO).
82.
En 1978, le montant total des dépenses en Anf,ola a atteint 4 036 600 dollars.
Indépendamment des montants susmentionnés, ce chiffre comprenait 176 600 dollars
prélevés sur le Fonds d'affectation spéciale pour l'Afrique australe et
17 000 dollars environ prélevés sur d'autres fonds dVaffectation.
2.

Djibouti

83.
Avec l'arrivée continue au début de 1978 de réfugiés d'Ethiopie, il est
apparu que le crédit alloué pour 1978 à Djibouti au titre des programmes généraux
ne suffirait pas. L'appel lancé par le Haut Commissaire en faveur de l'assistance
humanitaire dans la C'orne de l'Afrique visait donc, notamment, un projet de
programme en faveur de Djibouti, d'un montant de 2,2 millions de dollars. A la
Iin de 1978, le gouvernement a estimé que le nombre des réfugiés d'Ethiopie pouvait
atteindre 20 000 personnes, dont 12 500 environ vivaient dans des camps à Dikhil et
Ali Sabieh, 3 500 autres s'étant vu octroyer le statut de réfugiés dans la ville de
Djibouti. D'autres viv~ient parmi la population locale.
81~.
Le pays est très aride, et la production vivrière nationale ne permet pas de
répondre aux besoins accrus. Les réfugiés des deux camps sont donc entièrement
tributaires de l'aide extérieure. En 1978, l'assistance fournie visait à RatiRfaire
les besoins alimentaires et autres besoins fondamentaux - et le PAM y a apporté sa
contribution - à construire dans chaque camp 500 logements pour remplacer les tentes,
à assurer l'approvisionnement en eau et à construire en préfabriqué un pavillon pour
les tuberculeux dans le camp de Dikhil. En outre, des sommes ont été dépensées pour
construire des écoles primaires, rémunérer les enseignants et acheter des fournitures.
Un dispensaire a été mis en place dans chaque camp et le Centre de santé rurale
d'Ali Sabieh a été agrandi.

85.

En dépit des difficultés dues à la situation actuelle, un projet pilote de
jardins irrigués aménagés le long des cours d'eau a été mis en place et des études
ont été entreprises pour déterminer les autres possibilités d'installation en milieu
rural.

86.

Pour les réfugiés vivant dans la ville de Djibouti, où le taux de chômage
rend l'intégration difficile, un pe~it projet d'installation a été mis sur pied,
afin de permettre à des réfugiés ~yant des qualifications professionnelles de
s'établir dans leur profession et de prendre d'autres réfugiés comme apprentis.
Un servï'ce d'orientation sociale a été mis en place pour évaluer le nombre de cas,
en vue de rechercher des possibilités de réinstallation ou de formation dans d'autres
pays. Au cours du dernier trimestre de 1978, 200 étudiants réfugiés ont été placés
dans des établissements d'enseignement en Egypte.
87.
Le montant total de l'assistance qu~ le HCR a fournie aux réfugiés à Djibouti
en 1978 a atteint près de l 633 000 dollars, y compris les contributions en nature
apportées par divers gouvernements et organismes bénévoles. Ce chiffre comprend
983 000 dollars prélevés sur les programmes généraux et 645 300 dollars environ
prélevés sur les programmes spéciaux. Le Gouvernement de Djibouti a créé un office
national d'assistance aux réfugiés, qui se charge de l'exécution des opérations
-20-

c1u
d'
d'

i
fj

3.
8
eS

...

a

H

a
l'
c

8
p

8
à
2
l

4.

r

e
p
d
t

c
L
d

S

9
l
d
1
1

c

ti-

1
1

1

1u

d'encadrement et celle des "Medecins sans frontières" une equipe de médecins et
d'infirmières pour chacun des deux camps.
3.

Egypte

88. Le nombre de réfugies en Egypte est passé, en 1978, de' 4 500 à plus de ~ 000,
essentiellement du fait de nouvelles arrivées d'Ethiopie. Cette année encone, l'aide
à l'installation sur place a bénéficie de la plus grande partie des credits que le
HCR a alloues en 1978 à ses programmes généraux (plus du tiers); ces credits ont
atteint près'de 226 000 dollars. Une somme à pe~ près egale a eté partagée entre
l'aide à l'education secondaire (premier cycle) et à la fourniture d'une assistance
complément~,ire. Un montant moindre a servi à faciliter la réinstallation de
84 personnes, pour la plupart d'origine éthiopienne. Des conseillers ont aidé
plus de l 000 réfugiés en 1978.
.
89.
Les dépenses eng~gees au titre des progr~es spéciaux, qui se sont élevées
à 243 425 doliars, comprennent un credit de 11~2 000 dollars environ, destiné à
210 étudiants venus en Egypte par Djibouti du fait des événements survenus dans
la Corne de l'Afrique. D'autres réfugiés ont' bénéficié du Compte d'éducation et
une somme modeste a été prélevée sur le Fonds d'affectation speciale des Nations
Unies pour l'Afrique du Sud en faveur de réfugiés sud-africains en transit en
Egypte ou y vivant et ayant besoin d'urgence d'une aide d'appoint. Grâce à des
fonds fournis par deux donateurs privés, on a pu verser des mensualités à 60 réfugiés
d'origine arménienne âgés et handicapés.

4.
r
r
~s

l

~s



Ethiopie

90.
A la fin de 1978, le nombre estimatif de réfugiés en Ethiopie continuait de
se situer aux alentours de la 900, y compris des réfugiés isole~ d'origines diverses
vivant à Addis Abeba et dans d'autres centres urbains, des réfugi~s du Soudan du Sud
installés dans la région de Gambela et des réfugiés des régions Nord du Soudan établis
à Ganduar. En ce qui concerne ce dernier groupe, on a poursuivi l'exécution de plans
visant à les réinstaller à proximite de Bahr Dar, au sud du lac Tana, au cas où le
rapatriement se révélerait impossible. Le gouvernement a entrepris une enquête,
en coopération avec le HCR, sur l'emplacement proposé, et elle a confirmé qu'il se
prêtait à l'installation. En 1978, l'assistance totale du HCR en Ethiopie au titre
des programmes généraux a depasse 59 000 dollars; elle a été consacree à des mesures
telles que l'intégration sur place, l'aide d'appoint, le rapatriement librement
consenti et des services d'orientation sociale. Subsistance et soins ont été assurés
,'lUX refugiés du Soudan meridional au titre des engagements des années précédentes.
Les dépenses engagées au titre des programmes spéciaux comme le Compte d'éducation
des refugies et le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour l'Afrique du
Sud se sont élevées à plus de 31 000 dollars.
91.
A la suite des événements survenus dans la Corne de l'Afrique au début de
1978, le Gouvernement éthiopien a demandé une assistance pour les personnes déplacées
dans la région de l'Ogaden, dont le nombre était estimé à 500 000 environ~ Dans
l'appel qu'il a lance afin d'obtenir une assistance humanitaire pour la Corne de
l'Afrique, le Haut Commissaire a prévu un programme évalué à 5 075 000 dollars,
ayant pour objet de faciliter la réinstallation de quelque 30 000 familles déplacées
(comptant environ 150 000 personnes) parmi les plus nécessiteuses. Les secours foumis
comprenaient des trousses de réinstallation, du matériel pour la reconstruction des
-:21-

aquipements collectifs et des logements, des moyens de transport, des semences,
des outils agricoles, des couvertures et des aliments d'appoint. L'assistance a été
coordonnée avec le FISE, le PNUD, le PAM et la FAO et la distribution a été assurée
par la Commission éthiopienne de secours et de réadaptation. En 1978, le montant
total de l'aide fournie aux victimes dans la région de l'Ogaden au titre du
programme concernant la Corne de l'Afrique a avoisiné 4 082 000 dollars.

92.

A la fin de 1978, l'effectif total des réfugiés au Kenya était estimé à 6 500;
il s'agissait essentiellement de 4 600 Ougandais et de groupes de réfugiés moins
nombreux originaires d'autres pays africains. La plupart des réfugiés vivent à
Nairobi et aux environs.
93.
Une assistance a été apportée aux réfugiés nécessiteux, y compris les réfugiés
d'Afrique du Sud, sous la forme d'allocations mensuelles de subsistance et de services
d'orientation concernant l'éducation et la réinstallation dans d'autres pays. Des
dons ont aussi été accordés pour l'installation sur place et le rapatriement d'un
certain nombre de réfugiés a été facilité.

94. Après attribution par le Gouvernement kenyen de 19 000 acres environ de terres
agricoles à Witu, dans le district de Lamu, au titre d'un projet d'installation
rurale, les préparatifs en vue de son aménagement ont commencé.
95.

La construction à Thika, près de Nairobi, d'un centre destiné à accueillir
les personnes en quête d'asile est achevée. Le centre d'accueil devrait devenir
opérationnel en 1979.

96. Une somme totale de l 837 400 dollars a été dépensée en 1979 pour financer
des projets au Kenya; sur ce montant, l 331 000 dollars, consacrés aux programmes
généraux, ont servi principalement à fournir une aide d'appoint et à financer les
dépenses initiales concernant le projet d'établissement rural. Les dépenses
engagées au titre des programmes spéciaux se sont élevées à 5Q6 400 dollars,
dont 416 600 dollars ont été prélevés sur le Compte d'éducation des réfugiés.

6.

Mozambique

97.
Au cours de l'année 1978, la population totale des zones d'installation de
refugiés zimbabweens bénéficiant de l'aide du HCR est passée de 42 500 à 80 000.
On estime en outre ~ 20 000 le nombre de personnes installées dans des villages
du Mozambique •

.

98.
Le nombre des zones d'installation est désormais de cinq, situeeR respectivement à Doroi (province de Manica), à Tronga (province de Sofala),à'Mavudzi
et Matenge (province de Tete) et à Memo (province de Gaza). Le Gouvernement
mozambi~uais a fait don de vastes superficies de terres pour la culture.
Cependant,
l'effort agricole a été freiné en maintes occasions par les attaques terrestres et
aériennes des forces sud-rhodésiennes, qui ont entra!né la perte de nombreuses vies
humaines et des destructions matérielles. En vue d,'améliorer la sécurité des
réfugiés, le Gouvernement, qui est l'agent charge de l'exécution de tous les projets
patronnés par le HCR au Mozambique, a décidé de subdiviser en 1979 chaque zone
d'installation en des unités plus petites. Comme chacune de ces sous-zones nécessitera des services indépendants, l'accroissement des conts du programme sera

-22-

--',
"

,été

'ee

iOO;

;iés
'vices
!s

'res

inévitable. De plus, étant donné qu t il est clair que la présence de Zimbabwéens au
Mozambique se poursuivra au-delà de la courte période envisagée au début, le gouvernement a décidé que toutes les zones d'installation bénéficieraient d'équipements
plus durables.
99.
Au moment où le Haut Commissaire s'est rendu au Mozambique, au début de 1978,
il a été convenu que des programmes d'assistance seraient préparés pour répondre aux
besoins des réfugiés dans les centres de transit bénéficiant de l'assistance du HCR.
De tels programmes ont donc été préparés pour les centres de Gondola et de Xai-Xai.
En juillet 1978, cependant, le centre de Gondola a été détruit par les forces
sud-rhodésiennes, entratnant de lourdes pertes de vies humaines parmi les enfants
qui en étaient les prineipaux habitants. Les survivants ont été réinstallés à Matenge,
dans la province de Tete, dans une zone d'installation qui est essentiellement un centre
d'éducation, la plupart des 3 500 habitants étant d'âge scolaire. Le centre de Xai-Xai
a été fermé lui aussi pour des raisons de sécurité, et ses habitants ont été transférés
dans la zone d'installation de Tronga.
100. En septembre 1978, le Gouvernement du Mozambique a demandé une aide pour
les quelque 20 000 réfugiés zimbabwéens qui s'étaient installés dans des zones
contiguës à la Rhodésie du Sud. Des fonds ont été inscrits aux programmes généraux
de 1979.
101. Indépendamment de l'assistance aux Zimbabwéens, le HCR est également venu en
aide fi quelque 200 réfugiés isolés, originaires de divers autres P8\Y"s, en particulier
fi des étudiants réfugiés d'Afrique du Sud en transit, dont bon nombre sont restés
provisoirement au centre d'hébergement de Maputo.
102. Le HCR a ouvert un bureau fi Beira, en aotlt 1978, en vue d'accélérer le
dédouanement dans 'le port et la livraison des marchandises destinées aux zones
d'installation de réfugiés.
103. C'est le PAM qui a fait le principal effort pour fournir des vivres, les
denrées de première nécessité qu'il a acheminées représentant une valeur de plus
de 5 millions de dollars. On a pu obtenir les compléments alimentaires et les
aliments enrichis dont les enfants avaient besoin en utilisant des fonds du HeR
et en s'adressant à d'autres donneurs.
104. En 1978, un montant de plus de 4 579 000 dollars a été engagé pour des
programmes généraux et spéciaux, plus de 4,2 millions de dollars étant destinés
fi faciliter l'installation sur place. L'assistance du HCR a été complétée par
l'aide du FI8E, de la Fédération luthérienne mondiale, du Comité international
de la Croix-Rouge (CICR), du Conseil chrétien du Mozambique, des gouvernements
et de diverses institutions bénévoles.

mt,
~t

les

lets
; ...

7.

Somalie

105. A la suite des événements survenus dans la Corne de l'Afrique au début de 1978,
on a assisté, en Somalie, fi des arrivées massives de réfugiés des régions éthiopiennes
voisines et, au milieu de 1978, le gouvernement estimait que leur effectif dépassait
500 000; sur ce chiffre, 120 000 environ vivaient dans des camps de réfugiés;
les autres ou bien vivaient parmi la population locale ou bien Z~ déplaçaient d'un
endroit fi un autre. A la suite d'une demande d'assistance formulée par le gouvernement
au début de l'année, deux missions d' enquête du HCR se sont rendues dans les camps et
-23-

zones de concentration de refugieu et, en consultation avec les autorités, ont
élaboré, à l'intention des 150 000 personnes les plus nécessiteuses, un programmè
d'assistance d'un cont estimatif de 4 875 000 dollars devant pe~ettre de faire
face à leurs besoins essentiels et de prendre les premi~res mesures propres à
assurer leur autonomie financi~re. Le Haut Commissaire a tenu compte de ces
besoins financiers dans l'appel qu'il a lancé en 1978 en vue d'obtenir une aide
humanitaire pour la Corne de l'Afrique. Pour administrer l'assistance destinee
aux personnes et aux groupes concernés, le gouvernement a créé un groupe interministériel, présidé par le Vice-Président, et le HCR a désigné un chargé de
mission à Mogadiscio.
106. Le programme prévoyait une assistance pour l'achat sur place ou sur le marché
international d'abris et d'ustensiles ménagers divers. Afin d'assurer des cOfiditions
sanitaires satisfaisantes dans les camps, des projets ont été élaborés pour obteni!
des aliments d'appoint, acheter des ambulances, des médicaments et du matériel
sanitaire et améliorer les installations d'adduction d'eau. Un premier programme
d'activités agricoles a aussi été formulé; il prévoyait la construction de systèmes
d'adduction d'eau et l'achat d'outils agricoles. Pour répondre aux besoins d'éducation
de la population des camps, des dispositions ont été prises pour l'achat de matériels
scolaires de base. Une aide a également été fournie aux réfugies par le FISE, le
PAr~$ la Communauté économique européenne et d'autres sources gouvernementales, intergouvernementales et non gouvernementales. En 1978, les depenses d'assistance du HCR
pour les réfugiés et les personnes déplacées se sont élevées à plus de 3 831 000 dollars;
sur ce chiffre, 452 717 dollars ont été prélevés sur le Fonds extraordinaire du Haut
Commissaire, le solde ayant été fourni en réponse à llappel de fonds lancé pour l'assistance humanitâire dans la Corne de l'Afrique.
8.

Afrique australe (Botswana, Lesotho et Swaziland)

107. On se souviendra19 / qu'en 1977, le Secrétaire géneral a nommé le Haut Commissaire
coordonnateur de l'assistar.ce des Nations Unies aux étudiants réfugiés sud-africains
et que le Programme du Haut Commissaire en faveur des étudiants réfugiés au Botswana,
au Lesotho et au Swaziland a été à la base d'un appel de fonds lancé pour financer les
programmes destinés à répondre à l'ensemble a~s besoins des réfugiés d'Afrique australe
dans divers pays africains.
108. Le nombre de réfugiés au Botswana a sensiblement augmenté en 1978, avec l'arrivée
de plus de 25 300 Zimbabwéens, cependant, du fait des départs, le nombre total de
réfugies dans le pays était évalué .à la fin de l'annee à 18 600 seulement, dont
95 p. 100 étaient des Zimbabwéens, les autres venant surtout d'Afrique du Sud.
109.

Au Lesotho, le nombre des réfugiés enregistrés était de 187 à la fin de 1978.

En cours p.'année, 104 réfugiés sont arrivés de pays d'Afrique australe et 52 sont

partis pour se réinstaller ailleurs. Outre les cas de réfugiés immatriculés, de
nombreux étudiants réfugiés sud-africains non enregistrés étaient inscrits dans
des établissements d'enseignement.
110. Au Swaziland, on a enregistré en 1978 739 nouveaux réfugiés et 103 réfugies
sont partis à destination d'autres pays africains. A la fin de l'annee, le nombre
des cas non resolus était d'environ 700. On comptait en outre plusieurs milliers
d'etudiantsrefugiés sud-africains non enregistres qui avaient été admis dans des
écoles.
19/ Ibid.,

Supplément No 12 (A/33/12), par. 129.
-24-

~lll.

Les mesures prevues par le RCR pour venir en aide aux etudiants r~fugiés
figuraient dans le rapport du Secrétaire gén~ral sur l'assistance en faveur des
étudiants réfugiés sud-africains (A/33/163 et Corr.l). Au Botswana on a achevé,
pendant la période. considérée, la construction d'un foyer d,' étudiants au collège
universitaire et des fonds ont été versés pour la construction et l'équipe~ent
d'une école secondaire (premier et second cycles). Le Centre de ressources
éducatives, situé à Gaborone, dont le personnel est fourni et l'administration
assurée par le Comité central mennonite, dispense des cours par correspondance du
niveau du premier cycle de l'enseignement secondaire à ~uelque 200 élèves réfugiés
qui ne peuvent être intégrés immédiatement dans le systèm~ scolaire national.
Les améliorations apportées au Centre de transit de Francistown sont terminées et
de nouveaux véhicules ont été fournis à ce centre ainsi qu'à celui de 8elebi-Pikwe.
Le FI8E a participé à l'achat de 110 tentes destinées à ces deux centres. Au
Botswana aussi, des fonds ont été versés pour la construction à Selebi-Pikwe de
90 unités d'habitation bon marché et leur équipement et pour des allocations de
logement. Vu le nombre croissant des arrivées de réfugiés, le Gouvernement du
Botswana a décidé de créer, avec l'assistance du ReR, une zone d'installation
à Dukwe, qui devrait pouvoir accueillir approximativement 20 000 personnes. A la
fin de 1978, plus de 8 000 personnes s'y trouvaient déjà.

112.

Au Lesotho, le projet de 1977 relatif au développement des écoles secondaires
a été élargi et prévoit désormais neuf écoles.

Au Swaziland, l'achèvement du centre de transit (q~i hébergera 60 personnes)
et de l'école secondaire (200 places) à Mpaka, qui était prévu pour le premier
semestre de 1979, a été retardé en raison d'énormes dégats causés par une tempête.
A la fin de 1978, l'école de Thokoza, qui est gérée par le Comité central mennonite
et auquel le HCR fournit des fonds, répondait aux besoins d'une soixantaine d'étudiants
rÉifugiés. Lorsque le centre de Mpaka sera achevé, les étudiants Clui poursuivent leurs
études y seront transférés.

113.

Iltl. Parmi les autres mesures d'assistance prises au Botswana, au Lesotho et au
Swaziland, il faut citer les suivantes : soins et subsistance, services d'orientation sociale, financement des frais de voyage pour permettre aux réfugies de
bénéficier de possibilités d'éducation dans d'autres pays, octroi de bourses,
aide d'appoint et assistance à l'installation sur place. Le HCR a ouvert des
bureaux au Lesotho et au Swaziland.
Le ReR a dépense en 1978 un montant total de plus de 10 069 000 dollars,
ainsi réparti : Botswana, plus de 8 050 000 dollars; Lesotho, plus de
134 100 dollars; et Swaziland, 1 284 200 dollars. Sur ce montant, 2 550 800 dollars
ont été consacrés aux programmes généraux et 7 518 700 dollars aux programmes
spéciaux.

115.

9.

Soudan

116. A la fin de 1978, le nombre total de réfue;iés éthiopiens au Soudan était
évalué à 210 000. Nombre de ceux qui étaient arrivés les années précédentes
etaient déjà assez bien intégrés dans les communautés locales de la province de
Kassala, de sorte que l'assistance fournie par le ReR a servi essentiellement
aux nouveaux venus et, parmi les réfugiés plus anciens, à ceux qui vivaient dans
des lieux d'hébergement provisoire ou avaient été transférés dans des villages
de réfugiés récewnent créés.

-25-

..__---------=--..-----------""""".. " ." ."'-" ' ' """""'' "'. """""""""'--.,,....""""'---IiiIIJIlII_..

---~--1

~17.

En 1978, quelque 5 500 réfugiés éthiopiens ont eté transférés de leur
résidence temporaire à Wad-el-Hileiwu dans les zones d'installation pel~anente
de Qala-en-Nahal, d'Es Suki et d'Um Gargur, conformément au plan d'installation
dans J'agriculture élaboré en 1976. Le plan prévoit Ifinstallation progrèssive
de réfugiés, en 1979, dans d'autres emplacements de la zone délimitée ~ar décret
présidentiel et à proximité des lieux d'exécution des p:::'ojets agricoles de Rahad
et New Halfa , où ils pourront chercher du travai~.•

118. En juillet 1978, une operation d'urgence a été entreprise pour répondre à
l'arrivée près de Kassala et de Damazine de quelque 8 000 nouveaux réfugiés éthiopiens,
dont la pl\.'part ont été hé:bergés dans des camps provisoires. En décembre 1978, plus
de 5 000 autres réfugies ~ont arrives dans la province de la Mer Rouge et des
programmes de secours d'1Jrgence ont été mis sur pied au début de 1979.
Parmi les réfugies zairois au Soudan, dont le'nombre est estimè à 4 500,
regagné volontairement leur pays et d'autres sont restés au Soudan où
ils pourvciënt à leurs propres besoins.

119.

~artains ont

120. Les dépenses engagées par le HCR au Soudan en 1978 au titre de ,
')grammes
généraux ont dépassé 2 588 000 dollars; sur cette somme l 814 000 doll~,
tété
consacrés à l'établissement dans l'agricultucra et 480 000 dollars ont été arfectés
à l'enseignement secondaire du premier degré. Une sonnne de plus de 862 000 dollars
dont 357 000 dollars préleves sur le Compte fr'éducation des réfugiés a été consacrée
aux programmes spéciaux.
121. A la fin de 1978, on évaluait à plus de 20 000 le nombre des réfugiés se trouvant
à Khartoum. Le HCR a fourni des services d'orientation sociale et une aide d'appoint
à Il 000 réfugiés et a octroyé près de l 000 bourses d'études universitaires et de
formation professionnelle ~t t~chnique.
la.

innnatric
pement r
13 villag
6 000 dol
porté de
lisation

126. La
l'excéde
frontièr
21 villa
transfér;
connnence
par les
pement a
127.
était
cette
venus d
deuxième

République-Unie de Tanzanie

122. Selon les estimations, il y aV'ait à la. fin de 1978 dans la République-Unie de
Tanzanie 160 000 réfugiés relevant du HCR : environ 129 500 Burundais - vivant pour la
plupart dans les zones d'installation rurales - 25 000 Rwandais, 4 100 Ougandais et un
petit nombre de Zairois, d'Africains originaires d'Afrique australe et d'autres
Africains.
123. Les zones d'installation aménagées à l'intention des réfugiés burundais sont
celles d'Ulyankulu et de Katumba - les plus importantes d'Afrique - et celle de
Mishamo, qui est nouvelle. Les données d'un recensement ont révélé que la population
d'Ulya.nkulu était d'environ 48 000 personnes; mais elle a diminué avec le transfert
il Mishamo d'environ un millier de réfugies dans le courant de 1978. A la demande du
Gouvernement, les trois participants au projet d'Ulyankulu - à savoir, le Gouvernement,
le RCR et le Tanganyika Christian Refugee Service (TCRS) de la Fédération luthérienne
mondiale sont convenus de ne pas transférer l'administration de cette zone au Gouvernement avant la fin du mois de juin 1980, de manière à permettre sa consolidation après
le départ pour Mishamo de 24 000 autre5 réfugiés environ.
124. Du fait de gros dégâts causés par des inondations, la zone a tiré de sa récolte
pour 1977/78 un revenu inférieur à celui de l'année précédente. En revanche, les
programmes d'élevage ont bien progressé. Des dispositions ont été prises pour faire
-26-

129. On
ciaires
L'exécut
la recon
loppemen
et les a
réfugiés
130. Le
en 1978,
titre de
734 200
11.

Za

131. Le
novembre
de l'ann
(peu+,--êt

,immatriculer la coopérative polyvalente auprès de la Banque tanzanienne de développement rural, et l'on s'efforce de créer une coopérative de village pour chacun des
13 villages que compte la zone. Les réfugiés ont, pour leur part, verse environ
6 000 dollars pour la construction de magasins, et le nombre total de classes a été
porté de 45 à 90, conformément à la politique gouvernementale relative à la généralisation de l'enseignement primaire (UPE).
125. L'administration de la zone de Katumba, qui abrite plus de 66 000 réfugiés
burundais, a été officiellement transférée au Gouvernement à la fin du mois de
juin 1978.
La nouvel~e zone d'installation de Mishamo a été créée en 1978 pour accueillir
l'excédent de population d'Ulyankulu et quelque 12 000 à 15 000 réfugiés des ZOnes
frontières de la région de Kigoma. Une fois achevée, elle devrait comprendre
21 villages. A la fin de 1978, elle comptait environ un millier de réfugiés,
transférés, comme on l'a dit, de la zone d'Ulyankulu et ces réfugiés avaient
commencé à cultiver leurs parcelles de terre. Cinq fermes pilotes ont été aménagées
par les soins de deux fonctionnaires du TCR8 dans le cadre du programme de développement agricole et une école primaire a été ouverte, avec 135 élèves.

126.

127.

En 1978, la population de la zone de Kigwa, qui abrite des réfugiés ougandais,
était encore d'un peu plus de 2 000 réfugies. Le transfert de l'administration de
cette zone au Gouvernement a été reporté à décembre 1979, en raison des délais intervenus dans l'achèvement des travaux de l'ensenilile scolaire communautaire et de la
deuxième phase de mise en place du réseau d'approvisionnement en eau.

128. Parmi les autres formes d'assistance que le RCR a fournies à la Republique-Unie
de Tanzanie, essentiellement pour des ré~lgiés isolés, y compris des étudiants réfugiés
n'Afrique australe, il faut citer notamment l'aide à l'installation sur place, les
services d'orientation et l'aide à l'éducation, au rapatriement et à la réinstallation.
129. On compte que l'école secondaire de Tunduru, financée à l'aide de fonds fiduciaires mis à la disposition du RCR, sera en grande partie achevée en 1979.
L'exécution du projet continue d'être surveillée par la Banque internationale pour
la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Association internationale de développement (AID). L'école accueillera des réfugiés et des ressortissants tanzaniens,
et les autorités nationales ont accepté, à titre de réciprocité, d'admettre des
réfugiés dans les écoles secondaires de tout le pays.
130. Le montant total des dépenses au titre du programme général du HCR s'est élevé,
en 1978, à 2 981 870, dont 2 892 600 pour l'installation sur place. Les dépenses au
titre des programmes spéciaux du Raut Commissariat se sont élevées à un peu plus de
734 200 dollars.
Il.

Zaire

131. Le nouvel affllu de réfugiés angolais au Zaire, qui avait commencé en
novembre 1977, s'est poursuivi pendant une bonne partie de l'année 1978. A la fin
de l'année, le Zaire comptait plusieurs centaines de milliers de réfugiés angolais
(peut-être plus de 600 000), 22 000 réfugiés rwandais et Il 000 réfugiés burundais.

-27-

regagne le
d'autres du

-132. Pour répondre à l'afflux de réfugiés dans la sous-région des Cataractes" le
HCR a reçu des dons de divers gouvernements et, notamment, du PAM et de la Communauté économique européenne. Le Gouvernement suisse a mis à sa disposition les
services de médecins et d'une équipe de volontaires dotée de véhicules pour mettre
en oeuvre un programme de distribution. Grâce à cette action combinée, il a été
possible de surmonter les effets d'une grave sécheresse. En 1979, le RCR a entrepris
l'eJ':écution de plans visant à aider tous les réfugiés de la sous-région des Cataractes,
qui est située à une distance raisonnable de la frontière, à s'intégrer dans l'agriculture. Le PAM pour sa part a pris des mesures rapides en faveur de 40 000 bénéficiaires, à la fois dans la sous-région des Cataractes et dans celle du Bas-Fleuve.

138. Pour
coopéré, le
centres d'a
l'opération
comités d'a
représentan
a fourni le
communicati
ont partici
parmi les 0
sans fronti
mondiales,

133. Dans la sous-région du Bas-Fleuve, le programme d'installation rurale mis en
oeuvre par l'Association internationale pour le développeIllent rural (AIDR) a bien
progressé. Le nombre 'des réfugiés dans les deux zones d'installation de Kimbianga
et de Lundu Matende est passé d'environ 3 000 à la fin de 1977 à environ 15 100 à
la fin d'aont 1918. Au mois de juillet 1918, l'installation à Mfuiki d'une troisième
zone a'installation a commencé; elle abritait en février 1979, quelque 6 200 réfugiés.
On estime que les trois zones d'installation qui, à fin février 1979, abritaient au
total 24 700 réfugiés, ont suffisamment de terres arables pour nourrir jusqu'à
3 300 familles de réfugiés (soit 40 000 personnes environ); mais, malheureusement, à
la suÎ'l;e de la secheresse de 1978, la première récolte à Kimbianga et à Lundu Matende
a ét~ un échec presque total. Néanmoins, selon des rapports, la récolte de
j~vier 1919 dans ces deux zones serait bonne.

139. Les p
la protecti
situation é
de grosses
des ports e
pouvaient
dn 3tre ef
nement de
.
aer~enne c
que certai
personnes a

.

134. L'aide aux réfugiés burundais dans la province du Kivu a consisté surtout il.
continuer de développer la zone d'installation de Mutambala. Selon un recensement
fait R la fin de 1918, lr population des villages de la zone d'installation se situait
aux environs de i-100 personnes. Ailleurs dans la province, quelque 9 000 réfugiés
burundais subviennent à peu près à leurs besoins grâce à l'agriculture ou à la pêche.

140. L'ass
culiers et
Des médican
frontières
mobile de ,

135. Environ 300 réfugiés isolés, vivant pour la plupart dans les zones urbaines,
ont bénéficié d'une assistance du HCR allant de l'aide ponctuelle et· de l'aide
d'appoint à l'aide au titre de l'installation sur place, de la réinstallation ou
du rapatriement librement consenti.

141. En l,
ustensiles
pour l'obtE
les besoin

136. En 1918, le montant total des dépenses du HCR au Zaire, aueres que les dépenses
afférentes à l'opération de rapatriement décrite plus loin, s'est élevé à plus de
1 563 000 dollars, dont plus de 5 Q14 000 au titre des programmes généraux et plus
de l 949 000 au titre des programmes spéciaux. Sont comprises dans ces chiffres les
dépenses d'éducation pour l'année universitaire 1978/19 - soit 49 300 dollars imputés
sur les ,programmes généraux et 137 400 sur le Compte d'éducation des réfugiés.
137. L'opération de rapatriement pour laquelle l'assistance du HCR a été sollicitee
faisait suite à l'annonce présidentielle, faite vers la fin de juin 1978, d'une
amnistie pour tous les Zairois ayant cherché refuge hors du pays. Le HCR a lance
un appel en vue de reunir 11 313 000 dollars en espèces et environ 13 500 tonnes de
vivres (d'une valeur de 7 715 000 dollars) pour un programme d'un an visant à faciliter le rapatriement librement consenti et la réintégration d'un nombre estimatif
de 110 000 personnes dans la province de Shaba, et la durée de validité de la loi
d'amnistie a été prorogée jusqu'au 30 juin 1919 pour que le rapatriement puisse être
aussi complet que possible. En fa.it, le transport des réfugiés au Zaire était pratiquement achevé à fin février 1979, date à laquelle quelque 150 000 personnes avaient
-28-

12.

Zamb

142. L'af
poursuivi
de réfugié
26 000 Ang
pays, y co
;

~
1

~

143. La p
en Zambie
accord tri
la Fondati
à la fin
Le nombre
3 000 Ang

1

:1
~

~.~

_.~-~-~~~~-~~-~.~-,~!~© ti ~-~.~~~~!W.,,_

• •d • • •

••

••

regagné leurs foyers. La grande majorité de ces personnes venaient de l'Angola, et
d'autres du Burundi, du Soudan, de la République-Unie de Tanzanie et de Zambie.
138. Pour l'organisation de cette opération, à laquelle les pays voisins ont
coopéré, le UCR a ouvert un bureau auxilïaire à Lubumbashi et a mis sur pied des
centres d'accueil et de transit. L'Eglise du rh.rist au Zaire a été associée à
l'opération, en qu3J.ité de partenaire d'exécution, et le gouvernement a fo~mé des
comités d'accueil locaux et régionaux, com?osés de ses propres représentants et de
représentants de l'Oeuvre Marna Mobutu, des Eglises et du HCR. Le Gouvernement suisse
a fourni les services de volontaires dotés de matériel de radio pour assurer les
communications sur place et avec Genève. Au nombre des institutions et organes qui
ont participé à l'opération sous la coordination du Haut Commissaire, il faut citer,
parmi les organismes des Nations Unies, le FISE et le PAM et, par ailleurs, Médecins
sans frontières, Hôpital sans frontières, l'Organisation internationale de perspectives
mondiales, CARITAS et le CICR.
139. Les problèmes auxquels le HCR a eu à faire face etaient immenses. Pour assurer
la protection, il a fallu renforcer le personnel des services extérieurs, et la
situation économique intérieure et l'absence de communications internes ont soulevé
de grosses difficultés. La province de Shaba est une province de l'intérieur, éloignée
des ports et de llinshasa, et les quantités limitées d'aliments de base disponibles ne
pouvaient être achetées qu'à des prix exorbitants. Néanmoins, certains achats ont
dn ~tre effectués sur place en raison des délais inévitables que demande l'acheminement de vivres importés. Le HCR s'est vu obligé de faire transporter par voie
aérienne certaines fournitures venues d'Europe et d'autres pays d'Afrique, ainsi
que certaines fournitures médicales nécessaires au traitement des très nombreuses
personnes arrivées à la frontière faibles et malades.
140. L'assistance à la réintégration a été organisée à la fois pour les particuliers et pour les villages et institutions où les rapatriés ont été réinstallés.
Des médicaments ont été fournis et, par suite d'arrangements pris avec Médecins sans
frontières et Hôpital sans frontières, les services d'équipes médicales et un hôpital
mobile de 50 lits ont pu être obtenus.
141. En 1979, des matériaux de construction ont été fournis, de même que des
ustensiles ménagers et des instruments agricoles, et, en raison des délais demandes
pour l'obtention de semences, les programmes de distribution de vivres se sont poursuivis,
les besoins en la matière ayant été en partie couverts par le PAM.
12.

Zambie

142. L'afflux de réfugiés en Zambie, essentiellement des Zimbabweens, s'est
poursuivi régulièrement tout au long de 1978. A la fin de l'année, le nombre total
de réfugiés se montait à quelque 80 000 personnes, dont environ \5 300 Zimbabwéens,
26 000 Angolais, 5 500 Namibiens et de petits firoupes de personnes venus d'autres '
pays, y compris des Sud-Africains et des Zairois.

1

·i
J

1,j:

~

il


'1

'j

1

,<

)

143. La population de la zone d'installation rurale de Meheba, qui est la seule
en Zambie à bénéficier de l'assistance du HCR et qui est administrée en vertu d'un
accord tripartite entre le Gouvernement, le Zambian Christian Refugee Service de
la Fondation luthérienne mondiale et le HCR, a diminué d'environ 2 700 personnes
à la fin de 1978, elle en comptait à peine la 000, essentiellement des Angolais.
Le nombre des personnes qui ont regagné volontairement leur pays - environ
3 000 Angolais et 45 Zairois - a dépasse celui des nouveaux venus. Pendant la

-29-

__-------------~
....
="""'.'"="·~--~--_-----I

période considérée, l'infrastructure et le progrBrnme agricole ont été élar~is et
améliorés. Les travaux d'amélioration de l'infrastructure étaient presque achevés
à la fin du premier trimestre de 1979. Les principatlX projets devant mener les
réfugiés à l'indépendance économique - élevage de volailles, installations de
pisciculture, élevage de lapins et ateliers de menuiserie - ont bien avancé en 1978,
et l'on a renforcé aussi les coopératives de boulangerie, de meunerie et de couture
et organisé des cours d'enseignement ménager et de puériculture à l'intention des
femmes. On a établi en Qutre, une cooperative d'agriculteurs, qui vend les produits
et achète les semences, les engrais et les insecticides, ainsi que du matériel qui
peut être loué par ses membres.

titre
multiI
progra
pour

141l. En raison de divers délais, les semailles pour les récoltes de la campagne

pays é

1978/79 ont été tardives, et la récolte risque donc d'être maigre. Au milieu de
l'année 1978, des spécialistes de l'évaluation du PAM ont confirmé que la majorité
des réfugiés ne parvenaient pas encore à produire suffisamment de vivres pour couvrir
leurs propres besoins et ont recommandé que l'assistance du PAM soit maintenue
jusqu'au 30 juin 1980, en faveur de quelque 4 500 personnes. Ils ont proposé par
ailleurs d'étendre les distributions de vivres d'appoint à quelque 2 000 écoliers,
aux enfants de moins de 5 ans, ainsi qu'aux femmes enceintes et aux mères allaitantes.
145.

Les nombreuses arrivées de réfugiés de Namibie et du Zimbabwe et la poursuite
des attaques sud-rhodésiennes contre les centres de réfugiés zimbabwéens en Zambie,
qui se traduisaient par la destruction des stocks alimentaires, des fournitures de
secours et de l'infrastructure, ont continuellement créé de nouveaux besoins
d'assistance dans divers domaines : secours d'urgeùce, assistance et entretien
temporaires, soins médicaux, et logement et services d'enseignement auxquels les
mouvements de libération conce~és se sont employés à répondre. Parmi les projets
entrepris, il faut citer la poursuite des travaux de construction d'une école près
de Lusaka par la Zimbabwe African People's Union (ZAPU), l'agrandissement et
l'équipement du Centre d'éducation et de santé de la SHAPO à Nyango et la fourniture
de moyens d'hébergement et d'approvisionnement à l'intention des femmes et des enfants
à Victory Camp, près de Lusaka. D'autres formes d'assistance ont aussi été fournies :
vivres, vêtements, lits et literie, médicaments et outils et matérier agricoles.
Tous les travaux de construction doivent être achevés en 1979. L'assistance en faveur
des réfugiés d'Afrique australe a notamment consisté à permettre à quelque 150 étudiants
de poursuivre leurs études et à fournir une aide générale à plus de 100 réfugiés
d'Afrique du Sud.

146. Environ 250 réfugiés isolés, d'origines diverses, ont bénéficié de l'aide du
RCR. Un total de 78 étudiants, dont la moitié était des Angolais, ont reçu une aide
pour poursuivre leurs études.
1 117.

Les' solutïons durables aux problèmes des réfugiés dans les zones urbaines ont
été rares, notamment autour de Lusaka, où les débouches sont limités. En conséq~ence,
la majeure partie de l'assistance du RCR à cette catégorie de réfugiés a continué de
porter sur l'assistance et l'entretien, et les réfugiés isolés ont continué de bénéficier de services d'orientation sociale assurés par le service spécialisé créé en
vertu d'un accord tripartite conclu entre le Christian Council of Zambia/All African
Conference of Churches, le International University Exchange Fund et le RCR. Les
travaux de remise en état et d'agrandissement de l'ancien centre d'accueil de Makeni,
dans la banlieue de Lusaka, entrepris par le gouvernement en vue d'offrir un moyen
d'hébergement temporaire à une centaine de nouveaux arrivants se sont poursuivis
en 1979.
-30-

148.

,,1

13.

149.
150.
centr~

où, 'PC
Pendar
des rE
pour E
at'tir
Répub
perso
l'édu
151maint
lIent
sur l
d'Afr:
d'Afr'
aide

152.
centr
s'est
312 3
et 13

153.
titre
réfug
conti
Tindo
50 00
fin e

154.
prati
50 00
lemen
matiè
les p
zones
compl

148. Les dépenses du HCR en Zambie en 1978 se sont élevées ~ l 743 500 dollars au
titre des programmes généraux, dont l 210 560 dollars au titre de l'assistance à fins
multiples aux Africains d'Afrique australe, et ~ l 517 600 dollars au titre des
programmes spéciaux, dont un montant supplémentaire de plus de l 115 500 dollars
pour les Africains d'Afrique australe.
13.

Autres pays d'Afrique

149. A la fin de 1978, le nombre de réfugiés rele"!!Ult du HCR dans divers autres
pays d'Afrique s'élevait ~ plus de 300 000.
150. Sur ce total, environ 100 000 réfugiés se trouvaient dans des pays d'Afrique
centrale et occidentale; selon les estimations 60 000 d'entre eux étaient au Gabon
où, pour la premi~re fois en 1978, le HCR a été représenté tout au long de l'année.
Pendant la période considérée, un gros progrès a été accompli dans l'enregistrement
des réfugiés dans ce pays. Une allocation de 150 000 dollars a été reportée ~ 1979
pour encourager l'installation spontanée dans les zones rurales; on espère ainsi y
attirer les chômeurs réfugiés, toujours plus nombreux ~ Libreville. Dans la
République-Unie du Cameroun, le Haut Commissaire a fourni une assistance ~ des
personnes vivant dans le sud du pays; il a donné des fonds au titre de l'aide ~
l'éducation ~ l'intention de 42 réfugiés namibiens.
151. Au Sénégal, où, selon les estimations, le nombre de réfugiés en 1978 s'est
maintenu ~ 5 000, le HCR a continué ~ offrir diverses formes d'assistance par
l'entremise du Comité national d'aide aux réfugiés. Les efforts ont notamment porté
sur la recherche d'emplois et l'aide à l'éducation ~ l'intention de jeunes étudiants
d'Afrique australe en particulier. Dans les autres pays d'Afrique centrale et
d'Afrique de l'Ouest, les réfugiés relevant du HCR ont continué à recevoir une
aide administrée par les représentants résidents du PNUD.

s

152. En 1978, le montant total des dépenses encourues dans les pays d'Afrique
centrale et d'Afrique de l'Ouest, au titre des programmes généraux et spéciaux,
s'est élevé ~ environ l 713 400 dollars, dont 625 900 dollars au Nigéria~
312 300 dollars dans la République-Unie du Cameroun, 234 900 dollars au Sénégal
et 137 000 dollars au Ghana.
153. Les dépenses encourues par le HCR en Algérie, au Maroc et en TuQisie, au
titre des programmes généraux concernent essentiellement l'aide individuelle aux
réfugiés âgés et aux étudiants (environ 3 000 personnes). En outre, le HCR a
continué de coordonner l'assistance humanitaire aux Sahraouis de la région de
Tindouf en Algérie, dont le Gouvernement algérien estime le nombre de 45 000 a
50 000 personnes. Un montant de plus de 669 000 dollars a été engagé à cette
fin en 1978.
154. Au Burundi, au Rwanda et en Ouganda, le nombre des réfugiés est demeuré
pratiquement inchangé en 1978, par rapport ~ l'année précédente, 's'établissant à
50 000, 7 500 et 112 400, respectivement. Au Burundi, les efforts ont porté spécialement sur les réfugiés ~solés (orientation sociale et assistance, notamment en
mati~re d'éducation et de soins médicaux) et l'on.s'est attaché aussi a encourager
les personnes sans qualifications ou incapables d'en acquérir à se rendre dans les
zones d'installation rurale, qui continuent à être consolidées à titre de mesure
complémentaire. Au Rwanda, le programme relatif à la ZOne d'installation de Mute.ra,
-3;1.-

qui abrite un peu moins de la moitié des réfugiés relevant du HCR, a été pr6gr'essivement réduit et, en Ouganda, la contribution de 1979 au titre des zones d'installations rurales, qui vise à: assurer leur viabilite future, doit @tre la derni~re. Au
Rwanda et en OugE'.nàa, l'assistance aux réf'ugiés isolés se poursuit à l'intention des
réfugiés vivant hors des zones d'installations. Pour les trois pays, les dépenses
encourues en 1978 au titre des programmes généraux et spéciaux se sont élevées au
total à quelque 527 300 dollars ainsi répartis : '222 900 dollars au Burundi,
151 000 dollars au Rwanda et 153 I~OO dollars en Ouganda.

1.

i

1

155.
avai
au N"
faut
aval

80 0

4iiWL. . . . .- - - - _........IoIIi..~ôf4îijji ..r.!t~~,'.t.;>o1i.:ih t."'". ~.~~ . _"_... ~'''"~.:;:;;:.li...='..~,:..;;;;;_OI1_'""


T"-

•.•

.:b.....

iiiIii!l_----------------..

CHAPITRE III
ACTIVITES D'ASSISTANCE SUR LE CONTINENT AMERICAIN
A.
1.

Amérique latine

Introduction

155. A la fi~ de 1978, on estimait que le nombre des réfugiés en Amérique latine

Î

i

avait très sensiblement augl111enté, en raison essentiellement des événements survenus
au Nicaragua. Il n'a pas é"l;é possible d'en déterminer Je nombre avec exactitude,
faute de renseignemènts sur l'importance des arrivées au .Costa Rica, ma:i.s les
évaluations ont fait appal"S,ttre '\lIl total de 150 000 personnes au moi.ns, dont
80 000 ~ 100 000 d'origine latino-américaine. En revanche, les réfugiés d'origine
européenne - des personnes âgées pour la plupart - ne sont plus·que 70 000 au lieu
de 80 000 ~ cause des décès et des natur,alisations.

156.

Le HCR était représenté dans la région par trois bureaux régionaux: l'un
pour l'Amérique latine septentrionale (Costa Rica, Cuba, El Salvador, Guatemala,
Haiti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama. et Républïque dominicaine), le second
pour le nord-ouest de l'Amérique du Sud (Colombie, Equateur, Guyane, Pérou, Suriname
et Venezuela) et le troisième pour l'Amérique latine méridionale (Argentine, Bolivie,
Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay).

157.

En raison des nouveaux problèmes de réfugiés dus aux événements du Nicaragua,
le HCR a considerablement intensifié ses efforts en Amérique latine septentrionale
au cours du dernier trimestre de 1918, afin d'apporter des secours d'urgence aux
personnes réfugiéetl au Costa Rica, au Honduras et au Panama. Il a également accru
son assistance ~ fins multiples pour faire face aux besoins d'alimentation et d'abris
temporaires ainsi qu'atlX besoins médicaux et, ~ la demande des gouvernements intéressés,
il a établi des plans en vue d'installer des abris plus durables.

158.

Le Haut Commissariat a renforcé et diversifié ses activités dans le nord-ouest
de l'Amérique du Sud pour répondre à l'accroissement des besqins des réfugiés de cette
région.

159.

Pour ce quJ. concerne plus particulièrement l'Amérique latine méridionale, le HCR
s'est surtout attaché à assurer, autant que possible, l'installation sur place des
réfugiés, ainsi que la réinstallation ~ l'étranger des personnes venues de pays avoisinants ~ûXquelles l'asile temporaire seulement avait été accordé. Le transfert de
ces pe!'sonnes dans des pays tiers a été entrepris avèc l"aide du Comité int-ergouvernemental pour les migrations européennes (CIME), qui a organisé leur transport.
160. Il convient de noter que toutes ces activités se sont accompagnées de mesures
de protection appropriées, lesquelles ont constitué une tâche essentielle dans bien
des régions du continent.
2.

Amérique latine septentrionale

161. En 1978, le HCR a intensifié ses activités en Amérique latine septentrionale
pour faire face ~ux besoins créés par l'arrivée massive de réfugiés au Costa Rica,
au Honduras et au Panama à la suite de l'explosion de violence soudaine qui s'est
produite en septembre au Nicaragua. On estime que de 30 000 à 60 000 réfugiés se
trouvaient au Costa Rica à la fin de l'année, et que 15 000 étaient arrivés au
Honduras et 500 au Panama.
-33-

_------------------------""""=----""""'' ' '.z':;::;'

-;;;;~~=;;:;:, ,-':'"'TI'i_""
...

*",<7i"'i'+__=_1

T
I!

1
'-

-162. A la demande des gouvernements intéressés, le Haut Connnissariat a ,fourni des
secours d'urgence ~ un très grand nombre de personnes nécessiteuses et a pris des mesures
préliminaires en vue d'arrangements ~ plus long terme. Au Costa Rica, grâce à la générosité d'organismes d'Etat et d'institutions bénévoles, quelque 900 réfugiés seulement
ont eu besoin d'une aide immédiate du Haut Commissariat en attendant une solution durable.
Cette aide a été acheminée par l'intermédiaire du Comité de coordination, créé spécialement p~ le Gouvernement costaricien ~ cet effet. Au Honduras, environ la 000 réfugiés
ont reçu du HCR une assistance sous forme d'aliments, de médicaments, de vêtements, de
nattes de couchage et d'ustensiles de cuisine. Le Haut Commissariat a aussi fourni une
aide pour la construction d'abris temporaires. Toute l'aide a été acheminée par les
soins de la Croix-Rouge hondurienne, en coordination avec les autorités gouvernementales. Au Panama, une aide au titre de l'assistance et de l'entretien, répartie
par les soins des services officiels, a éte accordée par le Haut Commissariat aux
500 Nicaraguayens réfugiés dans le p~s. Un petit nombre d'autres pays d'Amérique
latine septentrionale ont eux aussi accueilli des réfugiés du Nicaragua, dont certains
ont eu besoin d'assistance.
163. Pour les autres réfugiés de la région, le RCR a recherché des solutions durables
chaque fois qu'il l'a pu et leur a assuré dans l'intervalle assistance et entretien;
il leur a fourni aussi des services d'orientation sociale et des services juridiques.
164. Le total des dépenses au titre des programmes généraux d'assistance en Amérique
latine septentrionale s'est élevé à environ 1 030 200 dollars des Etats-Unis pour 1978;
sur ce chiffre, 150 000 dollars ont été consacres à l'aide d'urgence et 180 000 dollars
à des projets d'assistance ~ fins multiples ~ l'intention de réfugiés nicaraguayens.
3.

Nord-ouest de l'Amérique du Sud
a)

pérou

165. A la fin de 1918, on ne comptait guère, au Pérou, que 83 réfugiés latina-américains
attendant leur réinstallation. Il convient de rappeler que ce pays n'accueille que des
réfugiés en transit; depuis septembre 1913, environ 3 000 personnes ont donc été
réinstallées par les soins du RCR.
166. Là encore, l'assistance et l'entretien, de même Que les cours de langue et
l'enseignement élémentaire dont ont bénéficié les réruiiés. ont été dispensés par
l'intermédiaire de la "Comisi6n Ecuménica de Accion Social".
161. En raison de la diminution sensible du nombre des cas pris en charge dans le
pays au cours des dernières années, les dépenses ont été considérablement réduites.
Le total des dépenses s'est élevé à environ 271 300 dollars, dont plus de 92 800 ont
été consacrés à l'aide d'appoint.
b)

Autres pays du nord-ouest de l'Amérique du Sud

168. A la fin de 1918, le nombre de réfugiés relevant du Haut COMmissariat dans
divers autres pays de la région était de 21 000; sur ce nombre 7 000 étaient d'origine
latina-américaine et 14 000 d'origine européenne.

-34-

"

T
'{

!

~169.

Un certain nombre de réfugiés latino-américains ont pu bénéficier de mesures
d'intégration à long terme et se sont vu offrir des possibilités. de réinstallation.
Ils ont reçu une aide au titre de l'assistance et de l'entretien en attendant qu'une
sc..lution durable soit trouvée à leur cas. Les réfugiés européens, qui sont surtout
des personnes âgées, ont également bénéficié de diverses mesures d'assistance.

mesures
génément
durable.
icia-

170. Les dépenses totales dans ces pays pour l'année 1978 ont atteint environ
145 000 dollars.

'efugiés
l, de
Li une
.es

4.

Amérique latine méridionale
a)

Argentine

,e

ains
l'

'i

bles

n;
es.

171. A la fin de l'année, le nombre de réfugiés df~rigine latino-américaine se
trouvant en Argentine avait sensiblement diminué et n'était plus que de 6 000,
contre 8 000 à la fin de 1977. Cette baisse s'explique par les efforts constants
déployés par le HCR pour installer ces réfugiés en Argentine ou, lorsque cette
solution n'était pas possible, dans des pays tiers, par le rapatriement librement
consenti d'un certain nombre de Chiliens dans leur pays d'origine et pour le faible
taux des nouvelles immatriculations de réfugiés.
172. Le Haut Commissariat s'est employé activement à rechercher des solutions en
vue de l'intégration des réfugiés en Argentine, mais les résultats ont été moins bons
qu'on ne l'avait escompté car peu d'autorisations de séjour permanent ont été
délivrées. L'assistance et l'entretien, ainsi que des services d'orientation sociale
et d'assistance 'juridique ont continué d'être assurés aux candidats à l'intégration
locale et à la réinstallation en attendant que leur situation soit réglée.

que
1978;
llars
s.

173. Les efforts du HCR pour réinstaller à l'étranger les réfugiés qui n'ont pas
été autorisés à rester dans le pays ont abouti dans bien des cas. Au cours de la
période considérée, 1 838 de ces personnes ont été réinstallées dans des pays tiers,
portant à 9 353 depuis septembre 1973 le total de ces cas.

ricains
~ des

174. Le nombre des réfugiés d'origine européenne, qui étaient pour la plupart des
personnes âgées, a lui aussi diminué, passant de 26 000 à environ 23 000; cette
baisse s'explique soit par des causes naturelles soit par la naturalisation.
L'aide que ce groupe a reçue par l'intermédiaire d'institutions bénévoles a été
accordée notamment au titre de l'assistance juridique en vue de la naturalisation
et au titre de l'assistance et de l'entretien.
i

~
",.
i

1

:ine

l

175. Les dépenses globales du HCR en Argentine ont été moindres que les années
précédentes; elles se sont élevées à environ 3,3 millions de dollars dont, notamment,
1,8 million de dollars pour l'aide d'appoint, 589 227 dollars pour les frais de
voyage afférents à la réinstallation, et 212 552 dollars pour l'intégration dans
le pays.
b)

Chili

176. Comme en 1977, le HCR a surtout orienté ses efforts vers la réunion des
familles dont certains membres étaient restés au Chili alors que le chef de famille
s'était réinstallé dans un autre pays. On avait espéré que, grâce à l'amnistie

i

ij
ï

=L~IJ,. ="i li'i iliôlT1IiIi=_._:lI! '-i! !,"i! ' ?i!i i i ~-ilIfi.! ~!ïiWtIï.i-'i "·3Î"-i -.ci! '·n'i1 ,c'i -Ii1 '· ;i '~_JliI r -i l)i l7i )'i li JîiY."iI iI'iI iIJ.-s.Tli r? l'ïi ' 'Jij' Jij' iI i! :'Ii ITi .-ci l' i ' 'iï!i Ii_li r

• •_ _!

.tL~__.-.;..;,

--_::

tlécrétee en avril 1978 et au ralentissement du rythme des départs au Chili de .
chefs de famille, le nombre des demandes de regroupeMent diminuerait sensiblement.
Cevendnnt, à la fin de l'année, 375 demandes de regroupement (intéressant
1 Q~1 nersonnes) étaient encore en instance. Les autorités chiliennes ont
accordé des autorisations de rapatriement à un petit nombre de personnes qui
avaient demandé à rer,agner leur pays en se préval~~t du décret d'anmistie.

1

117.

Une assistance sous diverses formes a été accordée à des réfugiés latinoaméricains et à des réfugiés d'origine européenne par l'intermédiaire de la
"Fundaci6n de Ayuda Social de Las Iglesias Cristianas" et d'autres organisations
non ~ouvernementales.
Le total des dépenses du lICR au Chili s'est élevé en 1978 à environ
393 800 dollars, dont 270 000 dollars ont été engagés au titre de la

17Q.

réinstallation.
c)

Autres pays d'Amérique latine méridion3.1e

179.

A la fin de 1978, on comptait, dans les autres pays d'Amérique latine merldionale, environ 30 000 réfugiés d'origine européenne, pour la plupart des personnes
âp,ées, et 500 réfur,iés latino-américains. Les premiers ont bénéficié de diverses
mesures d'intégration dans le pays d'accueil: aide à l'établissement, rentes
viagères, mensualités et soins en institution, notamment.
l~O.
Les réfugiés latino-américains ont généralement été admis en transit. Le RCR
s'est donc employé activement à rechercher pour eux des possibilités de réinstallation,
leur a fourni une aSsistance et a assuré leur entretien; en attendant qu'une solution
durable soit trouvée à leur cas, il a aussi o~'~anisé à leur intention des loisirs et
des activités para-éducatives et a mis à leur disposition des services d'assistance
juridique et d'orientation sociale.

181. Le montant total des dépenses dans cette région s'est élevé à-593 900 dollars
apvroximativement, dont 336 000 dollars au titre des secours ou autres formes d'aide.
B.

Amérique du Nord

182.

Le nCR a continué à coopérer avec les Gouvernements du Canada et des Etats-Unis
d'Amérique, par l'intermédiaire de sà délégation d'Ottawa et de son bureau régional à
New York. Ce dernier a également maintenu des rapports étro~ts avec l'Organisation
des Nations Unies et les organismes qui lui sont rattachés.

183. D~ns le domaine de la protection, le Raut Commissariat a joué un rôle consultatif, en particulier pour l'octroi du statut de réfugié. Toutefois, l'assistance
matérielle a~~ personnes réfugiées en Amérique du Nord a été fournie directement
par des organismes d'Etat et des institutions bénévoles avec lesquels le liCR a traité
de questions d'appels de fonds et de réinstallation.
lQ)I. A cet égard, les groupes les plus nombreux auxquels des possibilites de réinstallation ont été offertes au Canada et aux Etats-Unis d'Amérique ont été, comme en 1977,
des groupes de réfugiés et de personnes déplacées d'Indochine. A la fin de 1978, le
nombre de ces réfUf,iés admis au Canada depuis avril 1975 dépassait la 000; sur ce

-36-

f,

~

1
"L'·

ment.

0-

ons

. .

erl.rsonnes
rses

Le ReR

tallation,
solution
sirs et
stance
ollars
d'aide.

ats-Unis
gional à
sation
onsultance
ent
a traité
reinstalen 1977,
978, le
r ce

nombre 1 810 étaient des personnes ayant quitté leur pays à bord de petites
embarcations (les "gens des bateaux"); pour les Etats-Unis, le chiffre s'élevait
li. près de 60 000, dont 22 935 étaient des . "gens des bateaux". Au cours de la
seule année 1918, près de 30 000 Indochinois ont été admis S:ux Etats-Unis et, à
la fin de la m~e année, le rythme des arrivées atteignait approximativement
4 000 par mois. Le Canada et les Etats-Unis ont également contribué à réduire
le nombre des réfugiés demeurés en Argentine et au Perou en acceptant des personnes
qui ne pouvaient êtr~ réinstallées an Amérique latine •

CHAPITRE IV
ACTIVITES D'ASSISTANCE EN ASIE

Les principa
des réfugies
réinstallati
réelle en
centres spéc

A. Généralités

191.
185.

Le problème des réfugiés et des personnes déplacées en Asie a pris plus
d'ampleur au cours de la periode considérée, avec l'apparition de situations plus
critiques, en particulier en Asie du Sud-Est et au Bangladesh.

186.

1

L'arrivée continue, par bateau et par voie terrestre, de nouveaux refugiés en
provenance de la péninsule indochinoise a pesé lourdement sur les pays de la ré~ion.
En outre, la venlle pendant les derniers mois de 197R et au début de 1979, de grands
navires transportant chacun plusieurs milliers ne Vietnamiens, a multiplié les difficultés déjà considérables rencontrees dans la région. L'arrivée de ces navires a posé
des probl~mes particuliers de débarquement, de protection et d'entretien.
Pendant l'annee 1978, environ 1~0 400 réfugiés et personnes déplacées sont venus
de la péninsule indochinoise dans de petites embarcations ou par voie terrestre. Au
cours de cette m@me périOde, 51 500 personnes environ sont allées se réinstaller
ailleurs t~t le nombre global o.es offres de réinstallation faites en une année pal"
divers pays à l'intention des personnes attendant le règlement de leur situation
s'élevait au 31 mars 1979 à 103 000.

187.

Au co
en Birmanie,
communaute i
d'assumer l
les p;ouvern
rapatriemen
109 000 d'e
rubriques c
opération e

192.
programmes
partie a se
dollars ont
permis de c
titre des p
le gros a é

188.

On a pu faire face au brusque a~croissement des besoins d'aide humanitaire
en Asie du Sud-Est gr~ce aux programmes ~énéraux d'une part et d'autre part à un
programme sp&cial conçu pour repondre aux besoins immédiats en matière de protecti0n
et d'entretien dans les pays de premier asile et pour promouvoir des solutions à lo~f,
terme appropriées surtout par la réinstallation dans des pays tiers. Le ReR a fourni
cette assistance en étroite collaboration avec les gouvernements intéresses et avec
des organisations gouvernementales et non gouvernementalp.s.

189.

DI:l.'ant l'urgence du problème des réfugiés en Asie du Sud-Est ainsi que son
ampleur et sa complexite croissantes, le Ha.ut Commissaire a convoque une réunion
consultative des gouvernements intéressés qui ~l~~t tenue à Genève les Il et
12 décembre 1978. All cours des consultatiom 1, ont eu lieu, on a fait observer
qu'aucune solution humanitaire ou durable ne p~~. ~it être trouvée si les gouvernements de la région n'accordaient pas au moins l'asile tempora1re et qu'ilS ne
l'accorderaient pas sans avoir l'assurance que les intéresses seraient réinstallés
dans des pays tiers et qu'ils ne se trouveraient pas aux prises avec le problème
de refugies restant dans la region. Les participants ont reconnu qu'il faudrait que
le plus «rand nombre possible de pays continuent de verser des contributions pour
alléger le fardeau matériel pesant sur les pays de premier asile, pour aider les pays
de réinstallation éventuelle et pour assurer d'autres solutions durables. Ils ont
également examiné certaines lignes de conduite à suivre et diverses solutions,
notamment celle qui consisterait à créer un ou plusieurs centres spéciaux où le cas
des réfugiés et des personnes déplacées pourrait être examiné et leur réinstallation
organisée en bon ordre.

En exécution des mesures envisagées au cours de la réunion consultative, le
Haut Comw~3saire adjoint ~'est rendu, à la tête d'une délégation, d~~s plusieurs pays
et regions j'Asie du Sud-Est, nota.rnment au Viet Nam. du 2() fevrier au 19 mars 1979,

193.

Entre
en Birmanie
d'assistancl
a désigné 11
fonds de 15
huit mois e'
étroite ave
nisations n
appuyait l'
contributio
réponse à l
dollars ont
le PAl\1. De
été apporté
bénevoles.
191~. A la
Bangladesh
de regagne
de l'année.
sur 5,5 mi

190.

7

195. De g
raison sur
gro., effor

Les principales questions que la délégation a etudiées sont les suivantes : situation
des réfugiés et des personnes déplacées et dispositions ~ prendre ~ leur intention,
réinstallation dans des pays tiers, mesures concrètes propres ~ offrir une option
réelle en vue du rapatriement librement consenti, departs organises du Viet Nam,
centres speciaux pour l'etude des cas et problèmes de protection.
191. Au cours de l'annee 1978, environ 200 000 personnes venues de l'Etat d'Arakan,
en Birmanie, sont arrivees au B~'gladesh. Le gouvernement a sollicite l'aide de la
communauté internationale, et le Secrétaire général a chargé le Haut Commissaire
d'assumer les fonctions de coordonnateur de cette aide. En juillet de la même année,
les ~ouvernements du Bangladesh et de la Birmanie ont conclu un accord prévoyant le
rapatriement librement consenti de ces personnes. A la fin de mars 1979, plus de
109 000 d'entre elles avaÏf~"t été rapatriées. On trouvera ci-après, sous les
rubriques correspondant ~ chaque pays, des ir.dications detaillees sur cette
opération et sur les programmes d'assistance du HCR aux deux pays.
192. Le tableau l de l'annexe II indique que le montant des dépenses au titre des
programmes spéciaux du HCR en Asie a dépassé 46,5 millions de dollars; la majeure
partie a servi ~ la protection et ~ l'entretien, un peu plus de 2,2 millions de
dollars ont été consacrés à l'installation sur place et 5,1+ millions de dollars out
permis de couvrir les fra,is d.e réinstallation dans des pays tiers. Les dépenses au
titre des programmes généraux se sont élevées à environ 1,8 million de dollars, dont
le gros a été utilisé en Malaisie et en Thailande.
B.
1.

Princi~aux

faits nouveaux intervenus dans divers pays
ou régions

Bangladesh

193. Entre mars et juillet 1978, environ 200 000 personnes venues ae l'Etat d'Arakan
en Birmanie ont traversé la frontière du Bangladesh. Pour donner suite ~ une demande
d'assistance présentée en mai par le r~uvernement du Bangladesh, le Secrétaire général
a désigné le Haut Commissaire comme coordonnateur de cette assistance. Un appel de
fonds de 15 565 000 dollars a été lancé et un programme détaillé, s'étendant sur
huit mois et devant prendre fin le 31 décembre 1978, a été mis sur pied en collaboration
étroite avec le gouvernement, le FISE, l'OMS, le PM4 et le PNUD, ainsi qu'avec des organisations non ~ouvernementales, notamment la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge, qui
appuyait l'effort de Sècours de la Croix-Rouge nationale. A la fin de ~978. des
contributions d'un montant total de 15,) millions de dollars avaient été reçues en
réponse à l'appel du Haut Commissaire; sur cette somme, environ 7f3 millions de
dollars ont servi à couvrir l'achat de rations alimentaires d'urgence fournies par
le PA~. Des contributions supplémentaires en espèces et en nature ont également
été apportées sur une base bilatérale par divers gouvernements et organismes
bénévoles.
191~. A la suite de l'accord conclu le 9 juillet 1978 entre les Gouvernements du
Bangladesh et de la Birmanie et prévoyant le ra~atriement des personnes désireuses
de regagner la Birmanie, plus de 36 000 personnes avaient été rapatriées à la fin
de l'année. Le 31 janvier 1979. le Haut Commissaire a lancé un autre appel, portant
sur 5,5 millions de dollars, pour financer la poursuite du programme.

195. De graves problèmes de nutrition, d'hygiène et de santé se sont poses en
raison surtout du surpeuplement, dans les dix camps qui avaient été ouverts. Un
grOG effort a été fait pour y remédier: distribution générale de rations seches,

-39-

programme d'alimentation à l'intention des ~oupes vulnérables comprenant quelque

35 000 bénéficiaires (enfants, vieillards, femmes enceintes et mères allaitantes)
et programme d'alimentation spéciale comportant un traitement médical destïné'à
environ 6 000 personnes. On a également fait appel aux services d'une équipe de
spécialistes de la nutrition.

,se réinstaJ
du Viet Nan
les derniel:
mois suivar:

202.
196.

Dans le domaine de la santé, le HCR, en collaboration avec le FI8E, l'OMS
et plusieurs institutions bénévoles, a prévu diverses mesures d'assistance:
les hôpitaux de Teknaf et d'Ukhiya ont été agrandis et l'on a améliore les autres
services sanitaires dans les camps en les dotant de personnel, d'équipement et de
médicaments supplémentaires. Six cents puits tubulaires ont ete creuses et l'eau
a été amenee dans les camps qui en manquaient.
2.

Le p
de Hong-kot
l'année.
le HCR puil
autorités
chrétienne
à 3 000 pe

203.

Birmanie

197.

A la suite de l'accord conclu le 9 juillet 1978 entre les Gouvernements du
Bangladesh et de la Birmanie, qui prévoyait le rapatriement volontaire de quelque
200 000 personnes passées, entre mars et juillet 1978, de l'Etat d'Arakan en
Birmanie au Bangladesh, le Gouvernement birman a demandé au Haut Commissaire de
faciliter l'opération de rapatriement et de fournir une assistance aux rapatriés
pour leur permettre de parvenir dès que possible à l'autosuffisance économique.
Une première mission du HCR a donc été envoyée en Birmanie, suivie ultérieurement
de deux autres,pour déterminer la nature et l'ampleur de l'aide humanitaire
nécessaire. Après que la première mission eut présenté son rapport, en aont 1978,
'e Haut Commissaire a décidé de fournir d'abord au Gouvernement birman un certain
nombre d'articles de première nécessité dans le double objet d'aider les rapatriés
et de faciliter au Gouvernement l'opération de rapatriement.
Dix camps -de transit ont été installés dans des régions clés po'~ recevoir les réfugiés. Un
chargé de mission du Haut Commissariat a été envoyé en Birmanie pour aider le gouvernement. La demande d'assistance initiale portait surtout sur des articles de première
nécessité difficilement trouvables en Birmanie; pour y répondre, le Haut Commissaire
a fait une première allocation de 400 000 dollars au titre des programmes spéciaux.

198.

Au début, il n'a pas êté possible d'atteindre le rythme de 2 000 r~Jatriés
tous les trois jours prévu par l'accord, mais à la mi-novembre, le mouvement avait
commencé à s'accélérer, dépassant bientôt ce chiffre. A la fin de l'année, plus
de 36 000 personnes avaient été rapatriées et aidées à regagner leurs anciens
foyers; le mouvemeni s;est poursuivi en 1979 au rythme d'environ 25 000 personnes
par mois.

En l

consisté à
logement e
à 5,5 mill

204. Le H
transit à
de 107 527

4.

~

205.

Pend
chinoise s
total de
et le nomb
de 2 218.
financé à
accord COll
Tanjung P'
3 000 réf
au titre (
d'origine

199.

200.

En 1978, l'opération a conté 459 300 dollars imputés sur les programmes
spéciaux et, pour obtenir des fonds pour 1979, le Haut Commissaire a adressé à la
communauté internationale, le 31 janvier 1979, un appel portant sur 7 millions de
dollars.
3.

Hong-kong

201.

Le nombre des arrivées de réfugiés et de personnes déplacées d'origine indochinoise à Hong-kong est passé d'un peu plus d'un millier en 1977 à 5 257 en 1978.
Sur ce nombre, l 851 personnes ont quitté le territoire au cours de l'année pour

-40-

5.

~

206.

Le
de petite
a,:mée, le
l'étrange
Par l'int
et entret
budget de
Le Gouver
financer
japonaise

6.
207.

Rép

Dep
soit four

,se réinstaller à l'étranger. Les 3 318 réfugi~s et personnes déplacées originaires
du Viet Nam qui sont arrivés au large de Hong-kong sur le navire "Ruey Fong" dans
les derniers jours de décembre 1978 et qui ont reçu l'autorisation de débarquer le
mois suivant ne sont toutefois pas comutés dans ces chiffres.

202.

Le probl~me de l'hébergement temporaire de ces personnes dans la zqne urbaine
de Rong-kong est devenu critique, le rythme des arrivées s'accélérant au cours de
l'année. Il a fallu au début trouver de la place dans des hôtels jusqu'à ce que
le RCR puisse prendre des dispositions plus appropriées, en coopération avec les
autorités du territoire. Un accord a été sign~ en novembre 1978 avec l'Association
chrétienne de Rong-kong pour abriter temporairement et offrir des services de base
à 3 000 personnes au Centre Sham Sui Po.

203.

En 1978, l'aide du HCR à Rong-kong, au titre des programmes spéciaux, a
consisté à pr@ter assistance aux réfugiés et assurer leur entretien: vivres,
logement et soins médicaux. Les dépenses y afférentes se sont élevées au total
à 5,5 millions de dollars.

204. Le Haut Commissariat est également venu en aide à des réfugiés européens en
transit à Rong-kong qui attendaient leur réinstallation à l'étranger. Un montant
de 107 527 dollars a été prélevé à cet effet sur l'allocation globale.

4.

Indonésie

205.

Pendant l'année 1978, 2 932 réfugiés et personnes déplacées d'origine indochinoise sont arrivés par bateau en Indonésie, contre 679 en 1977. En 1978, un
total de l 190 personnes sont parties pour des pays de réinstallation permanente
et le nombre de cas restant en charge dans le pays à la fin de l'année était
de 2 218. En attendant la réinstallation des intéressés à l'étranger, le RCR a
financé à leur intent~on des programmes d'assistance et d'entretien, en vertu d'ur.
accord conclu avec le Gouvernement indonésien. Un nouveau camp a été installé à
Tanjung Pinang, dans l'tle de Bintan de l'archipel Riau, pour abrite'r quelque
3 000 réfugiés et personnes déplacées. Le total des dépenses du Raut Commissariat
au titre du Programme spécial d'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées
d'origine indochinoise en Indonésie en 1978 s'est élevé à pr~s de l 210 000 dollars.

206.

Le nombre de réfugiés et personnes déplacées d'Indochine venus au Japon dans
de petites embarcations en 1978 a été au total de 722, contre 851 en 1977. La m@me
a~née, le nombre total des personnes qui ont quitté le Japon pour se réinstaller à
l'étranger s'est élevé à 595, ramenant à 597 celui des cas non réglés dans le pays.
Par l'intermédiaire de sa délégation à Tokyo, le ReR a conclu des accords d'assistance
et entretien avec cinq institutions bénévoles locales. Les dépenses imputées sur le
budget des programmes spéciaux pour 1978 à ce titre ont atteint l 315 186 dollars.
Le Gouvernement japonais a octroyé des credits à la Croix-Rouge japonaise pour
financer le logement d'environ 500 personnes et plusieurs institutions bénévoles
japonaises croc offert gratuitement d'autres moyens d'hébergement •

6.

. r

Répuùlique démocratique populaire lao

Depuis 1971f, date à laquelle le gouvernement a demandé qu'une assistance lui
soit fournie pour la réadaptation des personnes déplacées et déracinées, le RCR a

207.

-41-

mis en oeuvre un programme visant à réinstaller ces personnes déplacées et à leur
permettre de reprendre une activité productive. Sur les 411 000 personnes déracinées qui ont regagné leurs villages d'origine entre 1974 et 1978, on estime que
240 000 ont bénéficié d'une assistance du HCR qui, l'aide alimentaire comprise, a
représenté 12,4 millions de dollars environ pour cette période.
Alors que les années précédentes, les efforts ~vaient porté avant tout sur le
transport, l'accueil et l'installation initiale des groupes de personnes déplacées,
ils ont visé essentiellement, en 1978, à mettre en oeuvre un programme d'assistance
dans les zones rurales comptant une forte proportion de personnes déplacées et de
rapatriés, la priorité étant accordée à l'agriculture, à la santé et à l'éducation.
Cette assistance ne devait pas seulement contribuer à rendre économiquement autonomes
les groupes de personnes déplacées, elle devait aussi permettre la remise en état
d'une infrastructure de base dans les régions où ils vivent à présent. Des outils
et du matériel agricole leur ont été fournis, ~insi que la tonnes d'insecticides et
50 tonnes de semences de riz. Un projet mis en place antérieurement a été mené à
bien au début de 1979 : il s'agissait pour le RCR de fournir à 100 dispensaires
certaines pièces d'équipement et de prendre en charge une partie des frais de
construction de 60 dispensaires. Pendant l'année considérée, près de l 043 000 dollars
ont été dépensés à cette fin.

208.

209.

La sécheresse qui a gravement atteint le sud du pays en 1977 et les inondations
qui se sont produites en 1978 ont déterminé le type d'assistance fournie par le RCR.
En 1978, 3 8111 425 dollars ont été prélevés sur des fonds d'affectation spéciale au
titre de l'aide alimentaire d'urgence, en espèces et en nature, aux régions victimes
des inondations et la sécheresse. Des semences de riz ont également été fournies
pour pallier les effets des inondations. Le montant total d~s dépenses encourues
en 1973 au titre des programmes spéciaux a atteint environ 4 912 400 dollars.

210. Comme l'année précédente, la situation dans la région a nui aux activités
que le nCR déploie au Liban au titre de ses programmes généraux en faveur d'un
millier de réfugiés. L'instabilité actuelle explique que l'assistance pour la
réinstallation à l'étrangG~ et l'intégration sur place ait été relativenent
faible, peu de nouveaux Léfugiés étant arrivés d'autres pays.
211.

Quarante et un refueiés ont été réinstallés, dont 23 sans l'aide du liCR.

I l en restait encore, à la fin de 1978, environ 150 désireux de se réinstaller

à l'étranger. Les services d'orientation sociale ont été maintenus et les
réfugiés aidés : octroi d'une aide d'appoint, prestation de soins médicaux et
hospitalisation le cas échéant, allocations logement et, pour les enfants des
intéressés, fréquentation d'un jardin d'enfants ou d'une école primaire. Un
montant total de 121 594 dollars a été dépensé à cette fin.

212. Le RCR a contribue à l'effort global déployé par les Nations Unies pour aider
les personnes déplacées à l'intérieur du Liban, non seulement en prélevant des fonds
sur ses programmes généraux, mais également en participant aux travaux du Comité de
secours et en coopérant avec le représentant spécial du Secrétaire général. Des
fonds d'un montant total de 3 215 827 dollars ont été libérés au titre des secours
d'\œgence et d'un programme de réadaptation dans les zones rurales. Ce dernier a
-42-

Ilour 0
de ren
agrico
d'irri

213.
princi
envirc
de jan
projet

8.
214.
Macao,
sont l
non rÉ
avec
réfug'
Les dÉ
un tot

9.
215.
l'arri
contrE
pays l
atteif
ass:ur E
somme!
jusqu
pénin
plus
et daJ

216.
imméd
sionn
été p
dépen
cours
du Cr
Le HC
d'aut
conce
rel.ns

...

217.
qui t
des p

~our objet

de reconstruire des villages et/ou de réparer les habitations ainsi que
de renforcer l'infrastructure socio-économique en fournissant des instruments
agricoles, en assurant l'approvisionnement en eau, en realisant de petits projets
d'irrigation et en contribuant au développement communautaire.

213. Des projets relevant de ce progr&~e spécial continuent d'@tre mis en o~uvre
principalement par le Gouvernement libanais. L'un d'eux a permis de reconstruire
environ 2 000 maisons dans le sud du Liban, tâche qui a été menée à bien à la fin
de janvier 1979. Du fait de la situation, cependant, la réalisation d'autres
projets se trouve retardée.
8.

~

214. En 1978, 91~5 réfugiés et personnes déplacéefJ d'Indochinê sont arrivés à
Macao, contre 25 seulement en 1977. Dans le courant de l'annee, 113 personnes
sont parties pour des pays de réinstallation perlILaneJ.'lte, laissant au total 850 cas
non réglés à la fin de l'année. En collaboration av~ec les autorités locales et
avec le diocèse de Macao, le RCR est venu en ai&~ (assistance et entretien) à ces
réfugiés et personnes déplacées en attendant leur réinstallation dans d'autres pays.
Les dépenses du HCR au titre des programmes spaciaux à cette fin ont atteint en 1978
un total de 605 000 dollars.
9.

Malaisi~

215. Le problème le plus grave qui se soit posé à la Malaisie en 1978 est celui de
l'arrivée par oateau de quelque 63 000 réfugiés et personnes déplacées d'Indochine,
contre moins de 6 000 en 1977. Au cours de l'année, 17 427 personnes ont quitté le
pays pour se réinstaller définitivement à l'étranger et le nombre des cas non réglés
atteignait 1~9 577 à la fin de l'année. Pour loger toutes ces personnes et leur
ass~er des services de base, il a fallu fournir un gros effort et trouver des
sommes considérables. Elles ont, pour la plupart été hébergées dans une île
jusqu'alors inhabitée, celle de Pulau Bidong, au large de la côte est de la
péninsule malaise, dans des endroits désignés par le Gouvernement malaisien. De
plus petits groupes ont été installes dans les îles de Pulau Besar et Pulau Tengah
et dans des camps tels que ceux de Mersing, Cherating et Kuantan.
216.

En 1978, l'assistance du ReR a visé essentiellement à répondre aux besoins
immédiats des réfugies et personnes déplacées d'Indochine : alimentation, approvisionnement en 'èau, soins medicaux, hébergement, etc.. De plus, des mesures ont
été prises pour faciliter leur réinstallation permanente dans d'autres pays. Les
dépenses du RCR au titre de l'assistance et de l'entretien se sont chiffrees, au
cours de cette année, à 4 630 000 dollarG; l'aide a été acheminée par les soins
du Croissant Rouge malaisien en collaboration avec les autorités malaisiennes.
Le RCR, dans les efforts qu'il a déployés pour faciliter la réinstallation dans
d'autres pays, a collabore étroitement avec des fonctionnaires des gouvernements
concernés, ainsi qu'avec un grand nombre d'organismes bénévoles dans les pays de
réinstallation.

217.

L'arrivée, en novembre 1978, dans les eaux malaisiennes du navire "Rai Hong"
qui transportait 2 387 réfugies et personnes déplacées venant du Viet Nam a posé
des problèmes particuliers. Le Gouvernement malaisien n'a autorisé les passagers

-43-

~

aébarquer qu'après avoir obtenu de pays tiers des assurances formelles éoncernant
lpur réinstallation. A la fin de 1978, tous les passagers du "Hai Hong", à
l'exception de 900 environ, étaient partis pour des pays de réinstallation. Le
RCR leur a pr~té assistance, assuré leur entretien et les a aidés à se réinstaller.

218. L'assistance aux groupes nécessiteux parmi les 90 000 réfugiés philippins
se trouvant dans l'1~at malaisien de Sabah s'est poursuivie en 1978 dan~ le cadre
des programmes généraux. On a achevé en 1978 la construction de logements dont
quel~ue 5 000 de ces réfu~iés vivant à Kota Kinabalu et Lebuan BNaient un besoin
urr,ent et des efforts ont été faits pour uermettre aux réfugiés de mieux subvenir
à leurs propres besoins. Un accord a été> conclu en novembre 1978 avec le Gouvernement de l'Etat de Sabah aux fins de venir en aide à 3 500 autres réfugiés des
Philippines vivant à Tawau et aux environs. L'aide du HCR a consisté à les
héberger, et à leur fournir des produits de première nécessité, du matériel de
pêche, des salles de classe et des installations collectives. A cet effet,
500 000 dollars ont été prélevés sur les programmes généraux en 1978.
219. Le montant total des dépenses encourues en Malaisie en 1978 a atteint quelque
554 600 dollars au titre des programmes généraux et environ 5 034 300 dollars au
titre des programmes spéciaux.
10.

p

l

2

S'
q

l

à
m
f

l

Papouasie-Nouvelle-Guinée

220. En juillet 1978, le Gouvernement papouan-néo-guinéen a demandé l'aide du
HCR pour couvrir les besoins d'un millier de personnes venues de l'Irian Jaya,
province indonésienne voisine. A la suite d'un échange de lettres avec le
Gouvernement, lè IICR a prélevé 100 000 dollars à cet effet sur le Fonds
extraordinaire. L'assistance a consisté à héberger à Oksapmin, à environ
130 kilomètres de la frontière, un groupe de 200 personnes qui étaient particulièrement dans le besoin et à lui fournir des produits de première nécessité
ainsi que des outils agricoles.
Il.

2

pe

71
dE
tI

91
dE

h

Philippines

221. 1~ 1978, 2 703 réfugiés et personnes déplacées d'Indochine sont arrivés aux
Philippines par bateau et l 443 ont quitté le pays pour se réinstaller définitivement ailleurs, le nombre des Cas non réglés étant à la fin de l'année de 2 064.
Ces chiffres ne comprennent pas 1es 2 318 passagers du "Tung An" qui sont arrivés
dans les eaux philippines vers 'la fin décembre 1978, et n'ont été autorises à
débarquer qu'après que des assurances formelles quant à leur réinstallation
euren~ été d~nnées par d'autres pays.
222. Dans le cadre du programme spécial, le HCR a fourni des fonds ~ux fins
suivantes : assistance et entretien, orientation sociale et réinstallation dans
d'autres pays. Le montant total des dépenses encourues en 1978 pour l'assistance
et l'entretien et pour l'orientation sociale a atteint 57h 939 dollars. Le
programme d'assistance et d'entretien a pour l'essentiel été mis en oeuvre par
le Gouvernement. Il a permis de venir en aide aux réfugiés et aux personnes
déplacées hébergées au Centre José Fabella, dans la région de Manille. La délégation du nCR aux Philippines s'est occupée directement de groupes individuels
de personnes hébergées ailleurs et le Centre d'assistance aux personnes déplacées
a lance un projet d'orientation sociale.

-44-

pI

à
b

P
t

e"
n
r

v
n
l

12.

Republique de Corée

223.

En 1978, un total de 98 réfueiés et personnes déplacées d~Indochine sont
arrivés par bateau dans la République de Corée, contre 161 en 1977. Dans le
courant de l'année, 115 de ces personnes sont reparties pour s'installer définitivement ailleurs et le nombre de cas restant à ré~ler à la fin de 1978 n'était
que de 73. En vertu d.'un accord conclu avec la Croix-TIoure nationale de la
République de Corée, le UCR a fourni des fonds destines à l'assistance et à
l'entretien. Le montant total des dépenses encourlles à cette fin ~u titre des
programmes spéciaux a été, en 1978, de llO 000 dollars.
13.

Singapour

224. En 1973, 1· 865 réfur;iés et personnes déplacées d'Indo~hine sont arrivés à
Sineapour, contre 303 en 1977. Dans le courant de l'année, l lR2 p~rsonnes ont
quitté le pays pour s'installer définitivement ailleurs, et il restait encore, à
la fin de 1978, 725 cas à régler. Par i'intermédiairc de son bureau auxiliaire
à Singapour le lICR a fourni des fonds au titre de l'héberecment, des fournitures
médicales et des indemnités de subsistance. Les dépenses encourues pour ces
formes d'assistance ont atteint 450 000 dollars.
14.

Thaïlande

225. La Thailande a continue de recevoir un grand nombre d.e réfur,iés et de
personnes dé~lacées venant de la péninsule indochinoise. Bien ~ue plus de
77 000 personnes aient quitté la Thailande depuis 1975, pour être réinstallées
de façon permanente dans d'autres pays, le nombre des personnes déplacées se
trouvant dans les camps etait, à la fin de 1978, cl' environ 135'l 000 au lieu (le
97 600 à la fin de l'année précédente. Gur ce nombre, 119 178 étaient oririnaires
de la Republique démocratique populaire lao, Ih 782 du Kampuchea démocratique et
4 767 du Viet IIam.
226. Au cours de l'année considérée, 1~1 890 réfu~iés et ·personnes d.éplacées
d'Indochine sont arrivés en Thailande, dont 7 090 par mer. En outre, quelque
25 000 personne~ venues avant dans le pays ont été transférées dans des crumps.
227. Avec 67 ll29 nouveaux arrivants immatricules dans les camps en 1978, le
programme d'assistance du HCR en Thailande a continue de servir essentiellement
à assurer assistance et entretien aux réfugiés déjà clans le pa.ys, il. parer aux
besoins immédiats des nouveaux venus et à faciliter la ré~nstallation des
personnes désireuses d'émigrer vers d'autres pays, tout en encourageant dans
toute la mesure du possible les projets d'autosuffisance.

228.

Le programme d'assistance et d'entretien a été mis en oeuvre par les soins
du Centre d'opérations pour les personnes déplacées, qui relève du Ministère de
l'Interieur, et de la Société de la Croix-Rouge thailandaise, en coopération
étroite avec le Bureau régional du UCR à Banr,kok. L'assistance dispensée a porté
notamment sur les points suivants : fournitures de vivres, réparation et amélioration des moyens d'hébergement, fournitures médicales et distribution de
vêtements, d'ustensiles de ménaee, ne moustiquaires et autre matériel de première
necessi té. Le PAH a continue de fournir l'appui indispensable, et a approuvé, à
la fin de l'année, un nouveau programme d'aide d'urgence.

-45-

229. Au cours de sa visite en Thailande en septembre, le Haut Commissaire est convenu
avec le Gouvernement thailandais qu'un projet pilote menant à l'autonomie économique
serait élaboré en faveur des réfugiés et des personnes déplacées ainsi que de la population rurale thailandaise. Il a été convenu en outre que le Haut Commissaire continuerait d'explorer les possibilités de rapatriement libre~ent consenti vers les pays
d'ori~ine. Quelques personnes ont été rapatriées dans la République démocratique
populaire lao.

En 1978, le Ministère thailandais de l'éducation a entrepris la réalisation d'un
primaire, d'alphabétisation des adultes et de formation
professionnelle. Ce pro~ramme, que complète l'action permanente d'organismes bénévoles
s'occupant d'éducation, a déjà eu des effets positifs sur le moral dans les camps. On
compte que quelque 20 000 personnes bénéficieront de ce progrroame d'éducation en 1979.

230.

~rand programme d'ensei~nement

231. De petits projets d'autosubsistance ont été exécutés: cultures mara!chères,
élevage et al~isanat. Les résultats ont cependant été limités, essentiellenent en
raison du manque d'espace. On peut escompter des progrès en 1979, notamment dans
les camps les plus petits et dans ceux où la population demeure stable.
232. L'assistance fournie par les organisations bénévoles a continué de jouer un rôle
important, en particulier dans le domaine de la santé, de l'éducation et de l'autosuffisance. Plusieurs de ces organisations, agissant en coopération avec le CICR, ont
aussi apporté aux nouveaux arrivants des secours d'urgence indispensables avant qu'ils
ne soient acceptés dans les camps.
233. En 1978, 26 297 réfugiés et personnes d€placées, dont 5 71~9 venus par bateau,
ont quitté la Thaïlande pour être réinstallés ailleurs. Ce chiffre est le plus élevé
enregistré au cours d'une,année depuis le lancement du programme: il représente une
augmentation de 8S p. 100 par rapport à celui de 1977. Une assistance a été fournie
par le CI~Œ, qui a organisé le transport vers les pays de réinstallation permanente.
23h. Les dépenses totales du RCR au titre du programme spécial pour la Thaïlande se
sont élevées à près de 15 372 nOO dollars, dont environ 10,5 millions 'de dollars pour
l'assistance et l'entretien et l~ millions de dollars pour l'aide à la r€installation.
Une somme e 115 000 dollars, administrée par le Relief and Welfare Committee a été
dépensée au titre de l'hébergement d'urgence, à Bangkok, des personnes qui n'avaient pu
~tre placées dans les camps de transit dans l'attente de leur réinstallation. Une somme
de 11 355 dollars a été dépensée au titre des programmes généraux, pour l'aide d'appoint
'lX r€fugiés démunis qui vivaient dans la région ou qui s 'y trouvaient en transit et
qui ne pouvaient pas bénéficier d'une aide de cette nature d'autres sources.

15.

Viet Nam

235.

Les projets d'assistance aux groupes de personnes déplacées ont été poursuuvis, et
certains achevés, dans les j>rovinces les plus touchées r:Jme Nghe Tinh, Bin Tri Dien,
Dane; Noi, Song Be et 'J!ay Ninh. Une somme de 903 1~81 dollars, prélevée sur les contributions au titre du Programme spécial, a été dépensée en 1978 en faveur des personnes
déplacées à l'intérieur du Viet Nam. Les activités du nCR à cet égard ont consisté
essentiellement à renforcer les efforts déjà dépioyés dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage, de la pisciculture et de la santé.

-116-

236.
comp
proj
s'es
dans
po
ave
pla
de
237.
de
à l
mie
l'a
mat
mat
ser
238
du l
est
en l
300
ail:
réfl
camI
58
viv
239
dém
dép,
200
son
maj
240
bud
été

241
don
pro
16.
21~

les
et

nu
e

puis

'un
ion
:)les
On
79.

:He

236. De nouvelles machines agricoles et pompes d'irrigation ont été fournies pour
completer le matériel déjà envoye les années précedentes. La réalisation de deux
projets entrepris antérieurement - ~leva~e de volaille et élevage pilote de buffles s'est poursuivie en 1978. Le projet d'élevage de volaille etait, à la fin de 1978,
dans sa phase finale d'execution, et l'on attendait en 1979 de nouvelles livraisons
pour la ferme d'élevage de buffles. L'aide à la pisciculture s'est aussi poursuivie,
avec la réparation de plusieurs quais et postes de mouillage endommagés, la mise en
place d'installations frigorifiques pour la conservation du poisson et la fourniture
de vehicules pour son transport.
237. Dans le domaine de la sante, une sonnne de 590 000 dollars a été engagee au titre
de projets entrepris les années précédentes et dans le cadre desquels le HCR contribue
à la construction et à l'équipement de 16 h~pitaux dé district. Lés autorités vietnamiennes ont fourni le terrain et pris à leur charge le cont de la construction, de
l'administration et des transports interieurs; pour sa part, le RCR fournit les
materiaux de construction qui ne sont pas disponibles sur place, de m~me que le
materiel chirurgical et médical de base. A la fin de 1978, six hOpitaux étaient .en
service et trois autres devaient @tre achevés au début de 1979.

uf-

ils

\Te'"

1; pu
;omme
)int

238. Au mois d'avril 1978, les autorites vietnamiennes ont sollicité l'assistance
du lIeR pour les refugiés venant du Kampuchea démocratique, dont le nombre était
estime à environ 150 000 à la fin de l'année. Le PAM et le RCR ont entrepris
en mai une mission commune dans les provinces d'accueil et le RCR a prélevé
300 000 dollars sur le Fonds extraordinaire pour parer aux besoins immédiats. Par
ailleurs, une allocation de 450 000 dollars a été approuvée à l'intention de ces
réfugiés au titre des programmes généraux de 1978; elle a servi à acheter des médicaments, des vêtements, des moustiquaires et du riz. De plus, un· don en nature de
58 065 dollars, provenant d'un fonds fiduciaire, a été offert pour les réfugiés
vivant dans les zones touchées par les inondations.
239. En 1979, le programme d'assistance pour ces groupes de réfugiés du Kampuchea
démocratique s'élève à 3,5 millions de dollars. Toutefois, l'évolution du programme
dépend bien entendu de l'évolution d'ensemble dans la région. Une allocation de
200 000 dollars a ete approuvée au titre du transport des refugiés de ce groupe qui
sont d'origine urbaine et qui souhaitent Se réinstaller dans des pays tiers. La
majorité d'entre eux vivent actuellement ~ Ho Chi Minh-Ville.
240. Autre mesure d'assistance : une somme de 204 821 dollars a été prélevée sur .le
budget du Brogriumne spécial en faveur des personnes déplacées d'Indochine. Elle a
été utilisee pour la réinstallation et le regroupement de familles de Vietnamiens.

,, et
1,
~i-

241. Les dépenses d'assistance au Viet Nam se sont élevées en 1978 à 3 806 000 dollars,
dont 150 300 dollars au titre des programmes genéraux et 3 055 700 dollars au titre des
programmes speciaux.

~s

16.
L-

Asie occidentale

21~2. Les pays dont il est question dans la présente section sont l'Arabie saoudite,
les Emirats arabes ~is, l'Iran, ·la Jordanie, le Koweit, la République arabe syrienne
et le yémen.

-4.7-

2~3.

En 1978. la r~gion a connu un mouvement continu de réfugiés. dn en partie ~

survenue dans la Corne de l'Afrique et aussi il. des événements propres ~.
la région el1e-m~me et qui se sont caracterises essentiellement par l'arrivee de
quelque 12 000 ~ 15 000 réfugiés au yemen.

~la crise

21111. Le nombre de réfugi~s relevant du HCR dans les pays susmentionnes pourrait
s'élever au total a 115 000. Il s'agit essentiellement d'Africains et d' Asiatiques.
En 1978. le Gouvernement des Emirats arabes unis a delivré, à titre: temporaire, des
passeports nationaux il. tous les Asiatiques de nationalité indéterminée ~-rives
pr~céde~ent d'Ouganda. de m~me qu'à certains ressortissants du Zan~ibar, de
mani~re il. faciliter leur intégration permanente.
245. A la demande du Gouvernement yeménite, le Haut Commissaire a prélevé
100 000 dollars sur le Fonds extraordinaire pour l'achat et le transport de secours
d'urgence, notœmment de vivres. de v~tements et de vaccins, en faveurd'ènviron
15 000 réfugies du Yémen démocratique. Il a été demandé au PAM de f'()urnir des
rations alimentaires supplémentaires.

2116.

Au yémen toujours. une cinquantaine de réfugiés restant en charge, orl.gl.naires
de divers pays, ont continué de bénéficier d'une assistance, dont le coht s'est élevé
à 9 726 dollars.
247.

Pour les autres pays de la région, les dépenses d'assistance se sont montées
dollars, répartis entre l'aide d'appoint et les frais d'installation sur
place et de rl!installation dans d'autres pays; pour l'éducation, 30 000 dollars ont
servi à financer des bourses en faveur de réfugiés. Un montant de 45 000 dollars a
été engagé en outre pour le regroupement de familles arabes du Zanzibar réinstalles
~ Abu Dhabi.
~ 181 600

-4g..

. . . . . .- - - -_ _~ _ ~
__.___'_ __"'L<.~~.
-""""
. ."".,...""

CHAPITRE V
ACTIVITES D'ASSISTANCE EN EUROPE
A.

1

Assistance dans divers pays

248. Au 31 décembre 1978, le nombre total de réfugies en E~~ope a été estimé à près
de 520 000, soit un chiffre inférieur de 26 000 environ à celui qui avait été'
.
enregistré à la fin de 1917. Cette diminution est due en partie à des causes naturelles, à la naturalisation, à la réinstallation à l'étranger et, dans certains cas,
la réacquisition d'une ancienne nationalité (pour les Espagnols). Elle est également
attribuable au fait que l'on a exclu des chiffres globaux un certain nombre d'apatrides
résidant dans la République fédérale d'Allemagne, qui étaient autrefois compris dans
les statistiques mais qui ne le sont plus parce qu'ils ne relèvent pas directement du
RCR. Il faut en outre noter que la réduction de la population globale de réfugiés en
Euro~3 a été en partie neutralisée par de nouvelles arr1~ées de réfugiés en Espagne
et au Portugal..
249. A l'exception du Portugal et de l'Espagne, où il reste à résoud~e un certain
nombre de questions juridiques et où il se pose encore des problèmes d'assistance,
la plupart des réfugiés sont bien intégrés dans le pays d'asile et bénéficient des
mêmes avantages que la population locale. Comme les années précédentes, les gouvernements ont fourni la plus grande partie de l'assistance aux réfugiés par l'intermédiaire d'agences bénévoles et d'organisations non gouvernementales. Le RCR n'a
souvent joué qu'un rôle soit de coordonnateur, soit pour les questions de protection,
d'o16ane consùltatif.

1
"t

250. Dans un certain nombre de pays, le RCR conseille les comités nationaux pour des
questions relatives à la détermination du statut de réfugiés dans la cas des personnes
en quête d'asile. Au Royaume-Uni, le RCR a eu des consultations a~ec le Home Office
et le Foreign and Commonwealth Office au sujet de recommandations concernant la
législation et les procédures à adopter pour les ré~giés.
251. Compte tenu du nombre croissant d'arrivées en Espagne de réfugiés venant
d'Amérique latine et d'Afrique et de la complexité des problèmes liés à l~ur présence
dans ce pays, le ReR a ouvert, pendant la période considérée, une délégation à Madrid.
Cette délégation a tout d'abord été chargée d'aider les autorités espagnoles à
établir une législ~ltion nationale conforme à la Convention de 1951 et au Protocole de
1967; que l'Espagnl~ a ratifiés pendant l'année, et d'élaborer des mesures dfassistance
supplémentaires pour faire face aux besoins croissants des réfugiés.
252. Au Portugal, le nombre exact de réfugiés n'est pas connu, étant donné qu'il
n'existe pas encore de législation qui permettrait de déterminer le statut d'un grand
nombre des personnes qui sont entrées au Portugal après l'accession à l'indépendance
des territoires africains autrefois sous administration portugaise. Une assistance
à fins multiples a été octroyée, lorsque cela a été possible, aux réfugiés d'origine
africaine et latino-américaine pOUT faciliter leur intégration. Il faut aussi noter
que 1 100 réfugi~s environ ont pu regagner leurs pays dans le cadre d'arrangements
de rapatriement librement consenti.
253. En 1978, les pays d'Europe ont continué à offrir des possibilités de réinstallation aux réfugiés, en particu1i~r à ceux qui venaient d'Amérique latine et
d'Indochine. La France a continué à recevoir, par mois, 1 000 puis 1 100 réfugiés
et personnes déplacées d'Indochine. En outre, de nombreux pays d'Europe ont
demandé à leurs navires de porter secours aux réfugiés se trouvant à bord de petites

:::'1r9-

..

embarcations en détresse en haute mer et, dans la plupart des cas, ont généreusement
donné asile aux personnes ainsi secourues.
Des réfugiés d'origine africaine ont
trouvé des possibilités d'intégration en France, au Royaume-Uni et, dans une moindre
mesure~ au Portugal et en Espagne.
Des réfugiés d'origine européenne ont continué
à chercher et à trou~rer asile dans divers pays. En outre, l'Autriche, la Grèce,
l'Italie, la République fédérale d'Allemagne et la Turquie ont off~rt des facilités
de transit à l'intention de groupes de réfugiés ou de réfugiés isolés désirant se
réinstaller dans des pays d'outre-mer.
254. Cette année encore, les services d'orientation sociale ont été l'un des éléments
les plus importants des programmes du RCR pour les réfugiés en Europe. Ge sont surtout
les réfugiés non européens qui ont bénéficié de ces services, qui s'emploient à
résoudre les problèmes d'emploi, de logement, de protection sociale et de formation.
Des travailleurs sociaux donnent également aux réfugiés des informations sur les
procédures à suivre en matière d'asile, de rapatriement et de regroupement des familles.
255. Les réfugié~ âgés et malades ont continué à recevoir une assistance au titre de
programmes spéciaux gérés par le RCR. Ces programmes comprennent notsmment l'octroi
aux personnes âgées de "logements avec soins" et la réinstallation des réfugiés handicapés dans le cadre du Plan des "dix au moins". En Espagne, en Grèce, en Italie, en
Turquie et en Yougoslavie, les personnes âgées ont reçu des rentes viagères; le
traitement et la réadaptation des handicapés se sont poursuivis, en particulier en
Belgique, dans les pays scandinaves et en Suisse.
256. Les dépenses réalisées en 1978 dans divers pays d'Europe se sont élevées à
2 540 700 dollars au titre des Programmes généraux et à plus de 1 223 500 dollars au
titre des Programmes spéciaux.
B.

Assistance humanitaire des Nations Unies à Chypre

257. A la demande du Secrétaire général, le Raut Commissaire a continué à jouer le
rôle de Coordonnateur de l'assistance humanitaire des Nations Unies à Chypre, fonction
dont il s'acquitte depuis août 1974.
258. En coopération étroite avec la Force des Nations Unies chargée du maintien de
la paix à Chypre, le RCR a fait distribuer dans toute l'ile des vivres et des fournitures médicales aux personnes déplacées et sans ressources, de concert avec le PAM
et l'OMS. Les activités accomplies l'année dernière pour remettre en état les exploi-·
tations agricoles, les petits commerces et les entreprises artisanales locales ont
été poursuivies et l'attribution de nouvelles ressources financières a permis de
construire des logements à bon marché pour remplacer les abris temporaires. Comme
auparavànt, unè attention particulière a été accordée aux besoins des très jeunes
enfants, des hllndicapés et des personnes âgées, qui ont continué à bénéficier de
diverses mesures d'assistanco.
259. A la demande du Gouvernement chypriote, le RCR a acheminé un certain nombre de
contributions pour financer le programme des Nations Unies dans l'ile. Les dépenses
Sg sont élévées à 13,75 millions de dollars en 1978, et ont été réparties de la façon
suivante: 9 286 500 dollars pour l'hébergement, 1 359 500 dollars pour les services

-50-

~.[

sanit
dive
scol~

260.
par
rapp
juin

sanitaires et les fournitur~s m~dicales, 1 272 200 dollars pour l'aide d'appoint aux
divers groupes, 860 400 dollars pour la construction et l'êquipement d'installations
scolaires et 461 500 dollars pour le reboisement et l'agriculture.
260. On trouvera d'autres renseignements touchant les activitês human~taires men€es
par les Nations Unies à Chypre au cours de 1978 dans les chapitres pertinents des
rapports intérimaires pr€sent€s par le Secr€taire gên€ral au Conseil de s€curité en
juin (S/12723) et en décembre (S/12946).
ts
out

les.
e
i-

on

i··

n

-51-

CHAPITRE VI
ACTIVITES D'ASSISTANCE EN OCEANIE
261. Le Représentant pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, en poste à Sidney,
a continué de représenter le HCR en même temps que le FISE et le Département de
l'information de l'ONU. Des relations étroites ont été maintenues avec les pouvoirs
publics et les organisations bénévoles dans les deux pays, en particulier pour les
questions concernant la protection des réfugies, les e~rvices de conseillers, les
appels de fonds et la réin~tallation. En 1978, le Gouvernement australien a accueilli
10 500 réfugiés en provenance de l'Asie du Sud-Est, dont 8 400 étaient des "gens des
bateaux".
.

262.
des :N
dente
réuni
Unies
orgall
Natie
réfu~

coopÊ
et di
Nati<
exécl
patr<
263.
Nati
Bots
Swaz
came
un é
pour
aux

en Z
zimb
épar
prov
Au M
et 1
d'as
aust
Nat!
une

l'Af
264.
spéc
mtss
l'ag
des
des
grol,;
étal:

-52-

.

-1IIlIIIIIJI_--------~~iiiii+"i" ·-~-----------_

CHAPITRE VII
RELATIONS AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS
A.
li

Coopération entre le RCR, l'Organisation des Nations Unies
,et d'autres organismes des Nations Unies
1

262. L'étroite coopération que le ReR avait maintenue avec les autres organismes
des Nations Unies au niveau du Siège et sur le terrain au cours qes années précédentes s'est poursuivie pendant la période ~ons~dérée. Le RCR a participé aux
réunions des organes directeurs d'autres institutions et programmes des Nations
Unies, ainsi qu'à celles du Comité administratif de coordination (CAC) et de ses
organes subsidiaires. Il s'est fait représenter aux réunions des organismes des
Nations Unies relatives à des questions intéressant ses activités en faveur des
réfugiés et des personnes déplacées: droits de l'homme, travailleurs migrants,
coopération technique entre pays en développement, approvisionnement du tiers monde
et développement rural en vue de lutter contre la pauvreté. Les organismes des
Nations Unies, de leur côté, se sone fait représenter aux sessions du Comité
exécutif du Programme du Raut Commissaire et aux réunions interorganisations
patronnées par le RCR.
263. En 1970, le RCR a continué à cc_laborer étroitement avec plusieurs organismes des
Nations Unies pour aider les réfugiés dlAfrique australe, notamment en Angola, au
Botswana, au Lesotho, au Mozambique, dans la République-Unie de Tanzanie, au
Swaziland et en Zambie. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fourni des médicaments, par exemple des vaccins pour soigner une épidémie de méningite signalée dans
un établissement de réfugiés zimbabweens au Botswana. Le Fonds des Nations Unies
pour l'enfance (FISE) a fourni des médicaments et des tentes pour les sècours d'urgence
aux réfugiés namibiens en Angola. Ces organisations se sont réunies régulièrement
en Zambie pour assurer la coordination de l'aide d'urgence à apporter aux réfugiés
zimbabwéens à la suite de plusieurs incursions militaires et aucun effort n'a été
épargné pour remplacer immédiatement les biens détruits et en particulier pour réapprovisionner les réserves de vivres du PAM, stockées dans des entrepôts bombardés.
Au Mozambique, des mesures semblables ont été prises à la suite d'actions militaires,
et les organisations ont collaboré pour éviter tout chevauchement de leurs activ1tés
d'assistance. Le RCR s'est occupé des problèmes de nombreux réfugiés d'Afrique
australe en collaboration avec le Programme d'enseignement et de formation des
Nations Unies pour l'Afrique australe et avec le Conseil pour la Namibie et a fourni
une assistance financée sur le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour
l'Afrique du Sud.
264. Dans le cadre du programme d'assistance du RCR dans la Corne de l'Afrique, un
specialiste du RCR en installations rurales s'est rendu à Djibouti au moment où une
m:i~ssions technique de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO) se trouvait sur place pour étudier la possibilité d'exécuter
des projets agricoles. Des efforts ont été entrepris de concert avec l'Organisation
des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour aider des
groupes d'étudiants réfugiés d'origine urbpine à trouver une place dans des
établissements d'enseignement supérieur ou de formation professionnelle.
-5-3-

Le programme d'assistance du RCR pour les personnes déplacées de même que le programme
normal d'aide aux réfugiés en Ethiopie ont été étroitement coordonnés avec les
activités du FISE et du PAM, après consultation avec leurs représentants locaux.
En Somalie, des r§unions consultatives ont eu lieu fréqué_~ent avec le FISE, le PNUD,
le PAM, la FAO et l'OMS pour étudler l'assistance à apporter aux réfugiés et aux
personnes déplacées et des missions communes ont été o~ganisées avec le FISE et le
PAM pour évaluer les besoins en matière de services sanitaires, d'approvisionnement
en eau et d'aide ~limentaire dans les camps.
265. Le programme d'assistance humanitaire aux personnes venues de Birmanie au
Bangladesh a été dès l'origine une entreprise interorganisations. Le programme pour
les camps du Bangladesh a été établi conjointement avec le FISE, le PNUD, le PAM,
la FAO et l'OMS. Ainsi, un nutrionniste de la FAO a organisé une équip~ chargée
d'exécutEr des programmes de nutrition pour les réfugiés, en particulier les enfants,
souffrant de malnutrition. Des experts de l'OMS ont apporté leur ~ppui au
Ministère de la santé du Bangladesh quI est responsable de l'organisation des
services sanitaires dans les camps. Le FISE a, lui aussi, participé activement à
ce programme en fournissant des aliments d'appoint riches en vitamines pour les
personnes atteintes de malnutrition, ainsi que des médicaments. Le PNUD a joué
dans cette opération un rôle vital. En tant que représentant spécial du Haut
Commissaire, le représentant résident du PNUD contrôle en permanence les apports de
l'ensemble des organismes des Nations Unies et s'attache à éviter les doubles emplois
entre les contributions des agences bénévoles.
266. En 1978, des préparatifs ont été faits pour organiser la participation du ReR
à l'Année internationale de l'enfant en 1979. Le HCR a participé aux réunions du
Groupe consultatif des agences des Nations Unies pour l'Année internationale de
l'enfant, créé pour coordonner les activités des organismes des Nations Unies; il
a aussi coopéré étroitement avec les secrétariats chargés de l'~nnée internationale
de l'enfant à New York et à Genève.
267. De~lS les pays où il n'est pas directement représenté, le RCR a 'continué à
bénéfic.ier de l'appui du PNUD, dont l'assistance lui a été essentielle sur le plan
pratique. Ainsi, lorsque cela était nécessaire, les représentants du PNUD ont
contacté les autorités compétentes pour le RCR et au nom des réfugiés, souvent pour
des questions urgentes telles que l'octroi de l'asile temporaire.
268. Bn 1978, le PAM a fourni une aide alimentaire à des centaines de milliers de
réfugiês et de personnes· déplacées. Le Programme a joué un rôle essentiel dans la
plupart des cas, coordonnant le gros de l'aide alimentaire. Le PAM et le RCR
recherch~nt con~tamment comment on pourrait accélérer l'envoi de l'aide alimentaire
à'urgence en simplifiant les pr.océdures à suivre. et ils s'efforcent aussi de
réduire la période penàant laquelle les réfugiés ont be..l3oin de cette aide. Il.s
s'emploient également à favoriser l'autonomie agricole de groupes importants de
réfugiés installés dans des régions rurales.
269. En ce qui concerne l'Organisation intergouvernementale consultative de la
navigation maritime (OMCI), le Raut Commissaire et le Secrétaire général de cette
organisation ont adressé, en commun, un appel aux Etats membres de l'OMCI pour le
sauvetage des personnes ayant quitté la péninsule indochinoise sur de petites
embarcations et trouvées en détresse en mer; ils ont adressé un appel semblable
aux armateurs, renouvelant celui qu'avait lancé pour la première fois en 1977 la
Chambre internationale de la marine marchande.

gramme
PNUD,

le
ent

pour
ants,
à

de
plais

ReR
u

1

ale

an
our
de
la
ire

270. Les rapports étroits que le RCR avait entretenus les années précédentes avec
le Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour les secours en cas de catastrophe
ont encore été renforcés par la conclusion d'un mémorandum d'accord officiel entre
ces deux organismes. Ce memorandum servira de base à la coopération future entre
le Raut Connnissa,ire et le Coordonnateur.
271. Le HCR a coopéré avec de nombreux autres ol'ganismes des Nations Unies, notamment
l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'Organisation météo~ologique mondiale
(OMM), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Organisation
mondiale de la propriété intellectuelle COMPI). Dans un premier temps, les institutions spééialisées ont fourni au RCR de~ conseils officieux et des renseignements
pratiques.
B.

Relations avec d'autres organisations intergouvernementales

272. Le RCR a continué d'entretenir des relations étroites avec l'Organisation de
l'unité africaine (OUA) au Siège et sur le terrain, surtout en ce qui concerne
l'assistance aux réfugiés d'Afrique australe conformément à la résolution 32/70 de
l'Assemblée générale. L'OUA était représentée à la vingt-neuvième session du Comité
exécutif du Programme du Haut Commissaire. Le RCR était re~résenté aux sessions du
Conseil des Ministres de l'OUA et le Haut Commissaire a assisté à la quinzième
Conférence au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
273. Le Comité intergouvernemental pour les migrations européennes (CIME) s'est
révélé une fois de plus un partenaire très précieux en contribuant à organiser le
transport d'un grand nombre de réfugiés européens, indochinois et latino-amAricains
en vue de leur réinstallation.
274. En apportant au RCR un soutien genereux, estime à plus de 14 millions de
dollars en 1978, la Communauté économique européenne (CEE) a montré qu'elle jouait
un rôle croissant dans le domaine de l'assistance humanitaire. Pour la première
fois, la Communauté ne s'est pas bornée à fournir son aide traditionnelle en vivres,
mais a également apporté des dons en espèces destinés notamment aux p~ogrammes
du RCR au Bangladesh, en Afrique australe, dans la Corne de l'Afrique et au Zaire.
275. En ce qui concerne le Conseil dE l'Europe, le HCR était représenté aux réunions
pertinentes de la t~entième session de l'Assemblée parlementaire et de la Connnission
des migrations, des réfugiés et de la démographie, et il a continué de suivre les
travaux de divers autres organes liés à sa fonction de protection, notamment de la
Connnission européenne des droits de l'homme.
276. Les relations avec l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) se
sont développées au cours de la periode considérée, surtout à propos du problème
des personnes quittant la péninsule indochinoise dans de petits bateaux.

e
e

277. Le ReR a encore renforcé ses relations avec plusieurs autres organisations
régionales, telles que l'Organisation des Etats américains (OEA), la Ligue des Etats
arabes et le Comité juridique consultatif africano-asiatique.

C.

Coopération avec les mouvements de libération

278. Conformement aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale, le RCR a
continué de maintenir d'étroites relations de travail avec les mouvements de
libération reconnus par l'OUA et l'Organisation des Nations Unies. Des représentants
de l'African National Congress (ANC), du Pan Africanist Congress of Azania (PAC),
de la South West African People's Organization (SWAPO), de la Zimbabwe African
National Union (ZANU) et du Zimbabwe African People's Union (ZAPU) ont assisté, à
titre d'observateurs, à la vingt-neuvième session du Coroité exécutif du Programme
du Raut Commissaire.
D.

Relations entre le RCR et les organisations non gouvernementales
(organisations bénévoles)

279. Au cours de l'année, le RCR a entretenu des relations avec plus de 100 organisations bénévoles qui ont continué de lui apporter un soutien important dans
l'exercice de ses fonctions, notamment dans les domaines de la protection des
droits de l'homme, de la promotion du droit des réfugiés, des appels de fends et de
la publicité, et également à titre de partenaires opérationnels pour la mise en
oeuvre de programmes en faveur des réfugiés et des personnes déplacées.
280. Sur le plan international, le RCR entretient d'étroites relations de travail
avec les principaux organes de coordination des organisations bénévoles, comme la
Conférence des organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif
auprès du Conseil économique et social et le Conseil international des agences
bénévoles (ICVA). Le RCR est également resté en contact avec de nombreux organes
de coordination au niveau national.
281. Afin d'associer les organisations bénévoles non seulement à l'exécution des
programmes du RCR mais aussi à leur formulation, un groupe de contact RCR/lCVA a
été mis sur pied. Le Groupe se réunit régulièrement, en particulier pour traiter
de situations d'urgence.
282. Les organisations bé~évoles ont joué un rôle majeur dans la promotion de la
réinstallation des réfugiés, surtout des "gens de bateaux" venus d'Asie du Sud-Est,
en fournissant des parrainages dans les pays de résidence permanente. Les organisations ont coopéré avec le RCR dans plusieurs situations, notamment celles des
personnes venues de Birmanie au Bangladesh, du rapatriement des réfugiés zairois
d'Angola et des réfugiés nicaraguayens en Amérique centrale.
283. Le RCR a encore resserré ses relations traditionnelles avec le Comité in~er­
national de la Croix-Rouge (CICR) et la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge qui
lui apportent un soutien important dans l'accomplissement de ses fonctions de
protection.
284. Quant au seul soutien financier, la contribution totale des organisations
bénévoles aux programmes du RCR en 1978 s'est élevée à 8,9 millions de dollars, soit
environ 6 % de toutes les contributions reçues par le Raut Commissaire.
Attribution de la médaille Nansen
285. La médaille Nansen pour l'année 1978 a été décernée à Sir Seretse Khama,
Président de la République du Botswana en hommage à l'action courageuse et résolue
en faveur des déracinés accomplie par une nation jeune sous la conduite genereuse
de son Prési.dent. Le Gouvernement et le peuple du Botswana ont rendu des services
exceptionnels à la cause des réfugiés en abritant de~ milliers de victimes de la
discrimination raciale et d'autres formes de persécution.

-56-

:R a
'ésentants
:PAC) ,
~

:té, à
;ramme

organs
s
s et de
en

1

ravail
me la
if

es
ganes
n des
VA a
aiter
de la
ud-Est,
l"ganides
rois
im::erqui
e

ns
rs, eoit

a,
ésolue
reuse
rvices
e la

CHAPITRE V-III
FINANCEMENT DES ACTIVITES n'ASSISTANCE MATERIELLE
286. Comme on l'a dit dans d'autres parties du présent rapport, les problèmes de
réfugiés, notamment en Afrique et en Asie, ont continué à se multiplier au cours de la
période considérée. A sa vingt-neuvième session, en octobre 1978, le Comité exécutif
du Programme du Haut Commissaire a approuvé une augmentation· de crédits de plus de
6 millions de dollars au titre des programmes généraux pour 1978 dont l'obje~tif es~
passé à 41 750 000 dollars 20/. Grâce à la générosité de la communauté internationale,
il a été possible d'assurer-entièrement le financement des besoins supplémentaires au
titre des progr~mmes généraux pour 1978. Les dépenses globales pour 1978, a~ titre des
programmes généraux et des programmes spéciaux, ~e sont élevées à 134 681 000 dollars,
soH une augmentation de 21 % par rapport à 1977. Il convient de mentionner spécialement
les organisations non gouvernementales, dont les contributions à l'ensemble d~s activités du HCR sont passées de 5,5 millions de dollars en 1977 à 8,8 millions de dollars
en 1978, soit une augmentation de 60 %.
287. A sa vingt-neuvième session, le COIi..ité exécutif a approuvé aussi un objectif de
87 880 000 dollars pour les programmes généraux de 1979. L'augmentation pour 1979
s'explique en grande partie par le transfert de certaines activités des programmes
spéciaux aux programmes généraux.
288. Toutefois, depuis la dernière réunion du Comité exécutif, les situations de réfugiés
ont continué de se multiplier, notamment en Asie du Sud-Est et également, dans une
large mesure, en Afrique australe et dans la Corne de l'Afrique, entraînant d'importantes
nouvelles demandes de fonds. Le Haut Commissaire a tenu les Il et 12 décembre 1978 une
Réunion consultative des gouvernements intéressés au sujet des réfugiés et des personnes
déplacées en Asie du Sud-Est et il a convoqué le 19 janvier 1919 une réunion des
représentants permanents à Genève et des Etats membres du Comité executif. A l'occasion
de ces deux réunions, il a souligné la nécessité de solutions urgentes et humanitaires
aux problèmes des réfugiés, en précisant que, vu l'universalité de ces problèmes, le
recherche de solutions devrait se fonder sur une répartition élargie et plus équitable
des charges dans la communauté internationale. Il a également souligné que si le HCR
n'était pas en mesure d'aborder chaque année nmlvelle avec un meilleur sentiment de
sécurité financière à la suite d'annonces fermes de contributions, la bonne exécution
des programmes risquerait d'en souffrir, provoquant des retards qui, non seulement
porteraient préjudice aux réfugiés, mais pourraient affecter l'exécution des projets
du HCR en diminuant le rapport coût-efficacité.
289. La réaction des gouvernements aux appels du Haut Commissaire a été très encourageante. Toutefois, vu l'ampleur croissante d~s besoins financiers, estimés au moment
de la rédaction du présent rapport à près de 130 millions de dollars pour les seuls
programmes généraux de 1979, la situation financière.du HCR reste grave et un gros
effort s'impose si l'on veut assurer le financement des principaux projets d'assistance
du HCR en 1979.
201 Ibid., Supplément No l2A (A/33/l2/Add.l), par. 120.

-51-

290. Le tableau 3 de l'aanexe II indique les contributions aux programmes généraux et
spéciaux du RCR pour les années 1978 et 1979 versées ou annoncées au 31 mars 1979.
291. Les contributions aux programmes spéciaux comprennent les contributions au Compte
d'éducation du HCR et aux diverses activités spéciales énumérées ci-après qui ont
commencé ou se sont poursuivies pendant la période considérée
a)

Assistance humanitaire des Nations Unies à Chypre;

b)

Assistance aux personnes déplacées dans la Republique socisliste du Viet Nam
et dans la République démocratique populaire lao;

c)

Assistance aux personnes déplacées d'Indochine en ThaIlande et dans d'autres
pays d'Asie (à partir de 1979, cette activité est classee'dans les
programmes généraux);

d)

Action spécia,le au Liban;

e)

Assistance aux réfugiés d'Afrique australe;

f)

Programmes d'assistance humanitaire du HCR :
aux réfugie$ sahraouis de la région de Tindouf en Algérie;
aux réfugiés et aux personnes déplacées dans la Corne de l'Afrique;
aux réfugiés et aux rapatriés au Bangladesh et en Birmanie;
au rapatriement et à la réadaptation des réfugiés zairois.

292. Pend
accordé un
événements
indochinoi
sur le pro
aussi bien
des person
ultérieur
et en Afri
pays voisi
événements
293. Les
et en Asie
du Sud-Est
listes de
consu1tati
déplacées
presse et
du HCR ont
soit au re
sur des qu
294. Le S
pour les t
et la tél~
leur régi
intérêt p
été spéci
presse on
réunions
groupes d
de journa
productio
Amérique
un cas pa
;; la prod
295. Le S
organisat
avec 1esq
documents
pour appu
organisat

-53-

CHAPITRE XI
INFORMATION
292. Pendant la période considérée, les moyens d'information internationaux ont
accordé une attention particulière aux réfugiés et aux personnes déplacées. Les
événements d'Asie du Sud-Est, où des milliers de personnes ont quitté la péninsulo
indochinoise dans de petits bateaux, ont servi à mobiliser l'attention générale
sur le problème des réfugiés dans le monde entier et sur le rôle que joue le RCR
aussi bien dans l'assistance que dans la prot~ction des déracines. La situation
des personnes venues de Birmanie dans les camps de Bangladesh et leur rapatriement
ultérieur en Birmanie, le nombre croissant de réfugiés dans la Corne de l'Afrique
et en Afrique australe, le sort des réfugiés nicaraguayens qui ont fui vers des
pays voisins pendant l'automne de 1978, ont compté parmi les situations-et
événements relatifs aux réfugiés qui ont été largement commentés par la presse.
293. Les missions du Raut Commissaire en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord
et en Asie du Sud-Est, de même que la mission du Raut Commissaire adjoint en Asie
du Sud-Est, ont été bien suivies par les moyens d'information. Plusieurs journalistes de renom sont venus à Genève en décembre 1978 pour suivre la Réunion
consultative des gouvernements intéressés au sujet des réfugiés et des personnes
déplacées en Asie du Sud-Est. Le Raut Commissaire a tenu des conférences de
presse et a accordé des interviews aux journalistes, et des membres du personnel
du RCR ont tenu de fréquentes réunions d'information à l'intention de la presse,
soit au retour de missions, soit en raison de leurs connaissances particulières
sur des questions d'actualité.
294. Le Service de l'information a contribué efficacement à soutenir l'intérêt
pour les travaux du RCR grâce à des contacts réguliers avec.la presse, la radio
et la télévision. Les représentants du RCR ont continué à informer la presse dans
leur région et, dans plusieurs bur~aux régionaux où les média témoignent d'un
intérêt particulièrement vif pour les travaux du RCR, des membres du personnel ont
été spécialement chargés des relations avec eux. De nombreux communiqués de
presse ont été publiés et des interviews, des conférences de presse et des
réunions d'information ont été organisées à l'intention de journalistes et de
groupes de journalistes. Le RCR a reçu un nombre croissant de demandes émanant
de journalistes et d'équipes de télévision qui désiraient être aidés dans la
production d'émissions sur la situation des réfugiés en Asie, en Afrique et en
Amérique latine. Le RCR a fait de son mieux pour répondre à ces demandes. Dans
un cas particulier, le RCR a détaché 'un membre du personnel pour qu'il participe
~ la production d'un documentaire sur les ,. '~ns des bateaux".
295. Le Service de l'information du RCR a iIl~ensifié sa coopération tant avec les
organisations bénévoles auxquelles il est dCp~is longtemps associé qu'avec celles
avec lesquelles les contacts sont récents. Le RCR a fourni toute une série de
documents d'information (films, photos, affiches, imprimés, calendriers, etc.)
pour appuyer les appels de fonds et les campagnes d'information de ces
organisations.
-~9-

296. Le département des films du Service de l'information a poursuivi activement
son programme de production et a fourni des comptes rendus filmés de plusieurs
situations de réfugiés. Plusieurs centaines de chaînes de télévision ont eu accès
à des bandes filmés du HCR par l'intermédiaire d'une grande agence de distribution
de nouvelles. Le Service a distribué un film, dans certains cas par l'intermédiaire
de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge, sur les personnes venues de Birmanie
au Bangladesh intitulé "A Burden to Share". Deux films sur la réinstallation,
"The Swiss Experience" et "to1aiting", ont été largement utilisés par des organisations
s'occupant du problème de l'installation de réfugiés dans leur communauté, et des
passages de ces films ont aussi été télévisés. Le film intitulé "Le flot incessant",
version condensée du film de la chaîne de télévision néerlandaise Tros sur les
"gemJ des bateaux", a également reçu une large diffusion. Un film sur la situation
des réfugiés en Afrique, intitulé "Le SOème Etat africain", a été fourni aux télévisions africaines pour faire connaître la Conférence panafricaine' sur la situation
des réfugiés en Afrique qui devait se tenir à Arusha en mai 1979. Le dessin animé
"Si ce n'est ici" a été acheté par plusieurs chaînes de télévision. La dramatique
"Je suis un réfugié" a obtenu le premier prix de sa catégorie au Festival du film de
Cork et a été achetée par cinq chaînes de télévisinn.
297. Le HCR prend une part' active aux efforts globaux déployés par les organismes
des Nations Unies pour appeler l'attention du public sur certaines questions
visées dans les résolutions de l'Assemblée générale lorsqu'elles relèvent de ses
activités. Pour l'Année internationale de l'enfant (AIE), un répertoire de
148 pages, intitulé The Refugee Child, présentant les projets d'assistance destinés
aux enfants réfugiés a été imprimé et distribue aux gouvernements, aux organisations bénévoles et aux Commissions de l'AIE dans le monde entier. Le HCR a
également conçu pour 1979, Année de l'enfant, un calendrier mural illustré par
des phothos d'enfants réfugiés, et a publié un supplément spécial à la publication
de l'AIE Forum d'idees consacré aux enfants réfugiés. Un film sur les enfants
réfugies a eté commandé pour le printemps de 1979. Le HCR a organisé dans
plusieurs camps de réfugiés des séances de dessins d'enfants, dont les meilleurs
seront envoyés à Paris pour le concours mondial de l'UNESCO. Deux expositions de
photographies et d'oeuvres artistiques ont été mises sur pied: l'une, organisée
par la phototèque du HCR, a été ouverte au Centre Beaubourg à Paris et a été
présentée ensuite dans toute la France, et l'autre, produite par la fédération
suédoise Radda Barnen "Save the Children", en coopération avec le HCR, s'est
ouverte au Palais des Nations à Genève et a ensuite circulé à travers l'Europe.
298. La phototèque du HCR a continué d'élargir ses archives de photographies en
couleurs et en noir et blanc à mesure que les demandes de photographies du HCR se
sont multipliées, traduisant la prise de conscience d'un nombre croissant de publications à l'égard de la situation des réfugiés et l'intérêt accru qu'elles portent
à la question.
299. La publication bimestrielle "Nouvelles du Haut Commissariat des Nations Unies
pour les réfugiés" a paru régulièrement en anglais et en français, avec un supplément
en espagnol et en allemand. Un nouveau bulletin bimensuel intitulé "Réfugiés
informa·tions", a commencé à paraître en janvier 1979; il fournit à la presse, aux
organisations bénévoles et aux gouvernements, les derniers renseignements d'actualité
sur les activités du HCR. Il paraît en anglais et en français.
300. Le Service de l'information du HCR a continué de coopérer avec le Département
de l'information de l'ONU à Genève et à New York, surtout dans le domain~ de la
radio.

-60-

~

.......0
tU
U

...........
...
e
...
"
""

....0
~

'"oC
'"
'"..."
...
'"
tU
~

tU
1

~

'"....

...

~

'"...
...."
...
~

....

~

'"~

" ....
tU

~
~

~ "... ...atU
~ '"oS... ....
~

M

~

~

.~~;:;~

x
x
x
x

-x
x
x

"
"
"x
x
-

x

~I

-x
x
x

"

-

x

-"x
x

~~enade
ustema1a

~uinée

alti
kfonduras
lran

._~....

~:inée-Bissau

"

"

~rèce

x

"

~I

"

Gambie
Ichana

Ethiopie
Fidji
Finlsnde
France
Gabon

SE 41• • Al4fi~"~~·~·

--x

x
x

"
--

x
x

""

x
x
x

x
x

-x

"
""

~

x

x
x

"x

"x

"x

x

x

x

"

Protocole
Convention
relatif au
relative au
statut des réfugiés
1967
1951
(entrée en
(entFe en
vigueur le
vigueur le
22 avril 1954) 4 octobre 1967)

El Salvador
x
Equateur
x
Espsgne
Etsts-Unis d' Amêrique-

Congo
Costa Rica
Cate d' Ivoire
Danemark
Djibouti

7 ..... ~c,

...

Burundi
canada
a- Chili
Chypre
1
Colombie

Barbsde
Belgique
S/inin
Botswana
Brésil

Algérie
Allemagne,
Rép. féd. d'
Argentine
Auatralie
Autdche

Parties à un
ou plusieurs .
instruments

d·entrée en
igueur

Titre et date

ANNEXE l

x

-

--

-"

-"---

-

-

--

x

--

-

x

x

--"

----

--

--

-

--

-x

-x

-x
---

--

-

-

x
x

-

x

-

-

x

--

Convention
les aspects
8ur la réduction
propres aux
des .cas dtapaproblèmes des
tridie - 1961
réfugiés en
(entrée en
v:tgueur le
Afrique - 1969
entrée en
13 décembre 1975)
vigueur le
20 juin 1974)

Convention de
l'OUA régissant

-

x

--

"-

--

"
"
"-

"
--

"x
-

---

"x
-

x

-

x
x
x

x

--

-"

--

--

-x

-"
x
x
-x
-

-

Convention
Arrangement
relative au
relatif aux
marins réfustatut des
spatrides - 1954
giés - 1957
{entrée en,
(entré en
vigueur le
vigueur le
6 juin 1960)
27 décembre 191>1)

(au 31 mars 1979)

-

~I

----

-

--

"-

-x
--

--

-x

~I

x

-

relatif aux
marins réfugiés
1973
(entré en
vigueur le
30 mars 1975)

Protocole de
11 Arrangement

Instruments juridiques intergouvernementaux interessant les réfugiés - Etat des adhésions et ratifications

-

--

--

-"
-

---

-

-x

---

x

--

-"
-

-

Accord européen
relatif à la
suppression des
visas pour les
réfugiés - 1959
(entré en
vigueur le
4 septembre 1960)

"
"

"
"
-

--

-

x

x

--

-"
-x

-

-

-

Convention
américaine
relative aux
droits de l'hoJlllle
C'Pacte de
San José de
Cosra Rica")
1969
(entrée en vigueur
le lB juillet 197B)

~

.

'"1

1

"",,",

"$-J».

1

République-Unie de Tsnzanie
Royaume-Unie de GrandeBretagne et d'Irlande du
Nord
Salnt-Siège
Sao-Tomé-et-Principe
Sénégal

Somalie
Soudan
Swaziland
Suède
Suisse

4-,~~~,...,.....,...'=":'~

x

x
x
x
x
x
x

.j!/
x
x
x
x

x
x

x

x

x

x

x

x

x

-

x

--

x

-

-

·x
x

x

-x

-

-x

--

_tlE

x

-

x

-

-

AmrnxE 1 (suite)

a_di

x
x

s/
x-

-x
--x
--

-x
-

--

----

x

-

-

-

'"

'"

-'"

'-"

'"

'-"

x

-

x

-x
-

--

--

-

-

'-"

-

x

-

-'"

-

--

-

_

x
x

.j!/

-

-x

-x

x

--

x

'"

'"
'"

--

'-"

'-"

x
x

x

-

-

-x

'"

'"

-

-

--

Protocole de
l'Arrangement
relatif aux
marina réfugiés
1973
(entré en
vigueur le
30 mars 1961)

!U212SiES

Arrangement
Convention
relatif aux
relative au
marins réfustatut des
giés - 1957
apatrides - 1954
(entré en
(entrée en
vigueur le
vigueur le
27 décembre 1961)
6 juin 1960)

ANNEXE 1 (suite)
Convention de
Convention
l'OUA régissant
sur la réduction
les aspects
des .cas d' apapropres aux
tridie - 1961
probli!mes des
(entrée en
réfugiés en
vigueur le
Afrique - 1969
13 décembre 1975)
entrée en
vigueur le
20 juin 1974)

"
'"

x
x

x

-x

#./

x
x

x
x

X

'x"

--

'"
'"
-'"

'"
'"

--

'"
'"
'"
-'"

le

'x"
'x"

-

'"
'"
'"
'"
-'"
'"
'"
'"
''""
'"
-'"

'"

Proi'ocole
Convention
relative au
relatif au
atatut des rlifugiéa
1951
1967
(entrlie en
(entrli en
vigueur le
vi8'leur le
22 avril 1954) 4 octobre 1967)

..I_.....

Pérou
Portusa1
République centrafricaine
République de Corée
Répub1ique-Unie du Cameroun
République dolll1nicalne

Nouvelle-Zélande
Oupnda
PalllllU
Paragpay
Pays-Bas

Nigliria
Norvège

1 Monaco
Nis~r

Mauritanie

Mali
Malte
Maroc
Maurice

-lladapscar

Kanye
Lesotho
Lib6ria
L1echteDlltein
I.wleèours

Irlande
.Is1811de
leran
Italie
J_lque

Parties l un
ou pluaieurs
1n&ttlmellts

'Utre et date
d'entrEe en
igueur

..,..,,..~..,,.

"x

x

-

-

'"

-

x

'"

"

'"
-'"
'-"

'"

x

x

'"

Convention
américaine
relative aux
droits de l·ho.....
("Pacte de
San Josli de
Costa Rica")
1969
(entrée en vigueur
le 18 juillet 1978)

..E3!3

Accord européen
relatif à la
suppression des
visas pour les
réfug16s - 1959
(....tré en
vigueur le
4 septellbre 1975)

~

,

1

1

1

...'"

67

71

Convention de

18

18

x

-x

-

--

-x

9

10

---

Convention
les aspects
sur la réduction
propres aux
des ,cas d' apaproblèmes des
tridie - 1961
réfugiés en
(entrée en
Afrique - 1969
vigueur le
entrée en
13 décembre 1975)
vigueur le
20 juin 1974)

l'OUA régissant

32

32

x

-

-x

-

x
x

--

19

19

-x
-

--

-

Convention
Arrangement
relative au
relatif aux
statut des
marins réfuapatrides - 1954
giés - 1957
(entrée en
(entre en
vigueur le
vigueur le
6 ju~n 1960)
27 décembre 1961)

13

13

"-

--

-

Protocole de
1 t Arrangement
relatif aux
marins réfugies
1973
(entré en
vigueur le
30 mars 1975)

14

14

--

-

Accord européen
relatif li la
suppression des
visas pour les
réfugiés - 1959
(entré en
vigueur le
4 septembre 1960)

A étendu l'application de cet instrument à un ou plu:s1.eu['s territoires d' outre-mer. conformement à l'article pertinent de l'instrument en question.

72

~/

76

Nombre total de parties
au 31 mars 1978

x
x

x
x

' ZaI;re
Znmbie

Nombre total de parties
au 31 mars 1979

-x

x

x
x

-

x
x

-x

x

x

x

-

x
x

Convention
Protocole
relative au
relatif au
statut des réfugiés
1951
1967
(entrée en
(entré en
vigueur le
vigueur le
22 avril 1954
4 octobre 1967)

1 Yougoslavie

' Uruguay
\ Venezuela

,

Togo
Trinité-et-Tobago
Tunisie
Turquie

"t Suriname

IParties à un
IGd. plusieurs
instruments

'fitre et date
d'entrée en
gueur

A!IItElŒ l (suite)

-

13

"--

--

Costa Rica")
19.,1
(entrée en vigueur
le 18 juillet 1978)

San José de

Convention
amêricaine
relative 31U:
droits de 1 'hODlllle
("Pacte de

ANNElŒ II
DONNEES 'FlNANCIERES

Tableau 1
Total daa fonda d'Penda par le HOR en 1978 par continentlpaya ou r61l!!!!!
et source des fond,!.
(en milliers de dollars des Etats-Unis)

Programmes
g6n6rnux !l.f

Programmes
spéciaux bl

Total

Algérie, Maroc, Tuniaie
Angola
Botevana
Burundi
Djibouti
Bgypte
llthiopie
Gabon
Ghana
Kenya
Leaotho
IIozambique
Nig6ria
Ouganda
Ripublique-Unie du cameroun
Républiqu....Unie de Tanzanie
Rwanda
Sénlga1
Soulie
Soudan
Swaziland
Zatre
Z..,..,1e
Autres pays

57,0
3 547,8
2 338,3
171,2
988,0
225,9
59,1
102,5
98,2
1 331,0
108,2
3 318,4
144,2
85,6
243,5
2 981,9
41,8
79,9
452,7
2 588,6
104,3
5 614,2
1 743,5
145,5

676,0
488,8
712,3
51,7
645,3
243,4
4 113,3
0,5
38,8
50,6,4
626,5.
1 260,6
481,7
67,8
68,8
734,2
109,2
155,0
378,6
862,3
1 179,9
4 499,6
1 517,6
154,8

733,0
4 036,6
8 050,6
222,9
1 633,3
469,3
4 172,4
103,0
137,0
1 837,4
734,7
4 579,0
625,9
153,4
312,3
3 716,1
151,0
234,9
3 831,3
3 450,9
1 284,2
10 113,h'
3 261,1
300,3

Total partiel 1

26 571,3

27 573,1

54 144,4

3 298,4
391,0
237,1
581,9
134,7
1 030,2
1,4

40,S
2,8
40,2
12,0
10,4
30,2
53,5

3 338,9
393,8
277,3
593,9
145,1
1 060,4
54,9

5 674,7

189,6

5 864,3

210,7

80,6
3 015,6
459,3
3 249,1
5 034,3

Continent/paya ou dgion
AFRIQUE

Alll!RIQUE

Argentine
Chili
P6rou
Autres pays d' Amêrique latine méridionale
Autres pays du nord-ouest de l'AmlIrique du Sud
Pays d' Am6riqne latine septentrionale
AmlIrique du Nord
Total partiel 2

~
Asie occidentale
Bangladesh
Birmanie
Liban
Malaisie
Papouasi....Nouvell....Guinée
REpublique d6mocratique populaire lao
Thatlande
'Viet Nam
Autres ·pays ou régions
Total partiel 3
~
Al18l111gne, République fédlira1e d'
Autriche
Chypre _
Bspagne
France
Grèce
Italie
Portugal
Roumanie
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d 'Yr1ande du Nord
Turquie
Yougoslavie
Autres pays

Tote1 partiel 4

4,4
750,3
119,6

4 912,4
15 372,8
3 055,7
11 479,5

291,3
3 015,6
459,3
3 370,7
5 588,9
100,0
4 912,4
15 377,2
3 806,0
11 599,1

1 861,2

46 659,3

48 520,5

5,9

7,3
33,6
1,3
593,6

143,1
99,8
13 750,1
379,2
289,4
345,4
302,5
912,7
204,9
97,8
70,0
222,1
697,3

541,9

14 972,4

17 514,3

90,1

7,4

97,5

3 747,9

4 792,3

8 540,2

40487,-1

94 194,1

121,6
554,6
100,0

.i.J7.2
99,8
1,2
379,2
193,8
298,9
290,8
484,7
204,9
90,S
36,4
220,8
103,7

13 748,9
95,6
46,S
11,7
428,0

.Q:Q!M!!!
Australie
ALLOCATIONS GLOBALES
Projets mondiaux et' régionaux

6

!!.I Y cOlllPris un _tant de 1 899 217 dollsrs prélevé sur le Fonds extraordinaire pour les pays suivants : Honduras,
Papouasie-Nouvelle-Guinée, Rêpublique-Unie du cameroun, Somalie, Viet Nam, Yémen, Zaire et Zambie.

'!lI y cOlllPris les transferts simples.
- 64 -

DlS enses

es
(en lIlillieu de dollars des Etats-Unis)

~~
d'assistance

Pays

Installation
sur placa

Rliinstallstion

Rapatriement
librement
consenti

Secours :kt ct
autres formes
d'aide

Tots1

AFRIQUE

Algérie, Haroc, Tunisie
Angola
Botswana
8urundi
Djibouti
Egypte
Ethiopie
Gabon
Ghana
Kenya
Lesotho
Hozambique
Nigérie
Ouganda
Republique-Unie du Cameroun
République-Unie de Tanzanie
Rwanda
Sénégal
Somalie
Soudan
Swaziland
Zaïre
Zambie
Autres pays

287,7
3 601,2
7 301,7
208,6
1 340,8
374,5
2 439,7
3,3
137,0
1 048,4
604,4
4 203,3
625,9
104,0
107,3
3 607,1
124,9
129,4
1 530,2
3 120,5
1 147,2
8 010,7
3 088,8
287,7

Total partiel 1

43 434,3

-

--0,7
--0,3
7,6
-3,5
--

-4,9

0,7
0,5

-

0,9
8,6

2 224,2
148,6
59,8
1 825,1
133,6
1,5

655,9
3 673,4
7 955,5
209,6
1 411,7
433,1
4 110,9
8,3
137,0
1 716,9
676,7
4 424,0
625,9
127,9
267,4
3 675,3
124,9
131,6
3 754,4
3 328,4
1 224,2
9 865,7
3 225,7
300,3

72,0

108,2

8 450,2

52 064,7

374,7
22,8
14,8

589,2
270,0
61,3

47,9
0,2
1,6

1 891,4
35,0
95,0

2 903,2
328,0
172,7

lZO,6

136,9

0,4

336,0

593,9

9,6
1,0
0,6
17,6

--

-6,9

-3,3

-0;6
-1,1
17,2
4,3
2,4
2,5

-

1,6
-58,2

-25,6

368,2
72,2
643,5

-70,3

40,7
1 663,6
5,0

-

658,1
72,3
220,7

-

20,6
159,4
62,8

-

MlERIQUE
Argentine
Chili
Perou
Autres pays d'Amérique
latine méridionale
Autres pays du nord-ouest de
l'Amérique du -Sud
Pays dl Amérique latine
septentrionale
Amérique du Nord
Total partiel 2

74,3

2,1

25,7

43,0

145,1

668,2

13,6
1,0

23,9

210,0
0,4

915,7
1,4

1 275,4

1 074,1

99,7

2 610,8

5 060,0

154,0
2 834,0
400,0
2 618,3
4 634,9
100,0

286,6
2 834,0
400,0
3 240,3
5 134,9
100,0

3 841,4
11 051,1
2 724,0
10 007,4

4 779,4
14 988,7
3 599,2
11 400,1

38 365,1

46 763,2

62,1
16,2
1 416,7
78,6
2,8
25,8
134,3
119,5
1,6

143,1
99,8
13 423,8
368,8
258,3
345,4
302,5
865,2
204,9

6,8

48,1
34,6
14,0
27,8

97,8
70,0
216,3
625,1

355,1

1 982,1

17 021,0

7,7

-

-

97,4

269,9

260,1

1 087,2

1 714,6

62 084,8

7 227,9

823,1

52 495,4

122 631,2

-

-

ASIE
77 ,6

55,0

Asie occidentale
Bangladesh
Birmanie
Liban
Halaisie
Papouasie-Nouvelle-Guinée
République démocratique
populaire lao
Thaïlande
Viet Nam
Autres pays ou régions

938,0
20,0
670,4
5,7

3 917,6
204,8
1 387,0

Total partiel 3'

2 827,0

5 571,1

53,5
82,9
12 006,0
274,6
153,7
218,1
112,2
507,0
200,0

24,5
0,7
1,1
15,6

100,5
52,2
1,0
3,3

49,7
20,4
201,3
571,3

-15,0
-19,2

14450,7

233,1

615,3

500,0

-

-6,7
-

--

EUROPE
Allemagne, Rép. féd. d'
Autriche
Chypre
Espagne
France
Grèce
Italie
Portugal
Roumanie
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
cl' Irlande du Nord
Turquie
Yougoslavie
Autres pays
Total partiel 4

!

-

3,0

-

101,8
1,0
3,8
237,7

-1,0

OCEAN1E
Australie

5

-

7,7

ALLOCATIONS GLOBALES
Proj ets mondiaux et régionaux 6

Total 1 à 6

~/ Et par conséquent non compris les dépenses de soutien et cl' administration des programmes

È..I y compris les dons en nature (vivres, etc.)

- 65-

III"

Tableau 3
Etnt des contributions aux programmes cl t assistance du HeR nu 31 mars 1979
(en dollars des Etats-Unis)
1er janvier-31 mars 1979

1er janvier-31 d6cembre 1978
Programm.es

ProgratlDl1es

g6n6raulC

sp6ciaulC

Donateurs

Total

Total
A.

22 000
2 194 308
8000
25 000
922 828
50 000
3 456
1 000
1 000
470 032

12 000
3 077
4 342
3 864
4 721 183

521 250
293
5 220
40 000
12 195
3 000
39 682
12 192
16 000
15 000
59 524
20 000
81 658
903

55 000

55 000

Bangladesh
Barbade
Belgique

408 061

373 578

34 4B3

36 585
1 449
50 000
1 675
2 407 021

Bhoutan
Botswana
Brésil
Burundi
canada

1 850 164

1 680 672

169 492

Chili
Chypre
Colombie
Côte cl t Ivoire
Danemark

15 lloo
3 933

15 000
3 933

3 307 675

12 000
4 093
4 342
3 864
8 028 858

5 411 249

4 158 571

Egypre
Emirats arabes unis
Espagne
Etats-Unis d' Amérique
Finlande

4 286

4 286

943 662
33 578 039
1 195

4 286
la 000
943 662
44 287 481
396 02~

17 250 000
367 089

12 500 000
367 089

France
Gambie

543 182

543 182

Ghana
Grèce

Inde

20 000
58 000
12 346

20 000
45 000
12 346

Indonésie
Iran
Iraq
Irlande
Islande

109 632
19 881
15 000

11 864

59 524
90 000
11 552 330

59 524
40 000
11 500 000

20 000

20 000

5 003 825
23 874
1 000
1 645 093

12 500
897 515
1016

107 527
15 000
4 000
50 000
78 947
5 000

11 478 678

20 000
2 300
la 000
17 903

1 500
14 974

13 893
1 136
1 500
1 138

22 000
7 027 134
300 398
25 000
5 926 653

Algérie
Allemagne, Rép. féd. d'
Arabie saoudite
Argentine
Australie

13 874
4 456
1000
1 000
2 115 125

Autriche

628 777
293
5 220
55 000
16 195
3 000
89 682
12 192
78 947
21 000
15 000
59 524
20 000
11 560 336
903

80 658
6 000
8 838
2 505
500
2 736
5 737 433
2 250
la 000

1133

Israël
Itslie
Jamahiriya arabe libyenne
Japon

5 804 699

12 026

Koweit
Lesotho

11 500
32 877

Liban
Libéria
Liechtenstein

13 893
1 136
1 500
1 138

Malaisie
Malte

238 348

92 684
6 000
247 186
2 505
500

2 688 355

2 736
8 425 788
2 250
la 000

1 252 678

4 750 000

13 000

97 768
19 881

15 000

50 000
52 330

Kenya

20 000
2 300

3 795
la 000
616
32 000
9 222 060

405 405

Bahamas

Luxembourg
Madagascar

Maroc

2 662
la 000
616
32 000
3 417 361

spéciaux

GOUVERN~lENTS

24 500
3 542 973
1 008 000
25 000
842 544

4 286
la 000
la 709 442
384 830

ProgratJlll('I'"

c6nêraulC

24 500
3 948 378
1 008 000
25000
842 544

4 832 826
292 398

36 585
1 /,49
37 500
1 675
1 509 4~6

Programmes

2 000

2 000

11 905

11 905

70 862
1 202
1500

10 862
1 202
1 500

la 000

la 000

694

694

3 177 298

2 250 238

209 180
6 000
231 783
12 606
500

209 180
6 000

4 595 455
12 250
6 000
la 000

4 090 404
12250
6 000
la 000

60 000

Maurice
Mexique
Monaco

Nigéria
Norvège

Nouvelle-Zélande
Oman
Ouganda
Pakistan
Panama

2 505
500

927 060

231 783
la 101

Papouasie-Nouvelle-Guinée
Pays-Bas

Philippines
Portugal
Qatar
- 66 -

505 051

tableau 3 (suite)

1er janvier-31 décembre 1978

Programmes
généraux

Programmes
spéciaux

1,000
5 000
2 000
1409
5 215

la 000
-

4 629 253
1 000
la 000
6 000
2 804

9 224 149

1er janvier-31 mars 1979

Donateurfl;
Total

Total
A.

-.
6 042
6 868 807
1 170 504

-

8 500
4 545
2 070
3 000
7 000
5 000

20 000

-4 820

la 000
-7 300

1000
15 000
2 000
1409
5 215

Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
d'Irlande du Nord
Saint-Marin
Saint-Siège
Sénégal
Sierra Leone

13 342

Somalie
Soudan
Suède
Suisse
Suriname

Programme'
spéciaux

-5 000

-

2 000

-

--

-

9 060 637

7 201 646

1 858 99

3 000

12 500
3 000

1124
6 042
8 027 523
1 182 245-

1124
6 042
6 422 018
1 165 388
la 000

Il 500
-

4 300 603
1 982 889
4 000

11 169 410
3 153 393
4 000

-1364
95 000

8 500
5 909
2 070
3 000
7 000

Thaïlande
Togo
Trinité-et-Tobago
Tunisie

la 000

Turqui~

la 000

5 000

Venezuela
Viet Nam
Yougoslavie
Zaïn
Zambie

115 000

généraux

GOUVERNEMENTS (suite)
Republique arabe syrienne
République de Corée
République démocratique populairelao
République-Unie du cameroun
Republique-Unie de Tanzanie

13 853 402
1000
20 000
6 000
2 804

Programmes

3 300
-

5 000
2 000

-

-

-

-3 300
la 000

-

2 000
20 000

2 000
20 000

-

-

-

--

1 605 505
16 857

--

--

253 165

253 165
4 820

-

14 624 078

14 624 078

Communauté économique européenne

8 lù8 540

8 108 540

-

44 083 033

101 589 998

145 673 031

Total (gouvernements)

78 526 245

66 465 860

12 060 385

200 000

200 000

-

-

-

-

B.

-

ORGANISME<; DES NATIONS UNIES

Fonds d'affectation spéciale des
Nations Unies pour 1 1 Afrique
du Suu

-

200 000

200 000

1 615 217

7 221 592

8 836 809

45 698 250

109 011 590

154 709 840

-

-

-

ORGANISATIONS NON GOUVERNmlENTALES
ET AUTRES SOURCES

5 775 283

2 842 053

2 933 230

TOTAUX GENERAUX

84 301 528

69 307 913

14 993 615

Total (Organismes des Nations Unies)
C.

- 67 -

~\ r--\'\ -=..b~ ..p J".-Il

l.,.. Jo\""- v=J1 <,=(JI o.r

4

"',.J-:--' . r'WI ·1>.;1 ~.; c-fl'JI JJ'J .:.l;=(J1 '" ;~1 ("'''il .::.iJ.,..... j& J.-JI ~

• ~ .; JI ~J..J!..r.! . ; ~I ,-J' -......JI ("'''il, JI .,.51 .1\

tlIjiiJ~JP:~~~IMi"
.ft'1JI11l1li~~na1l!:"~b~~;jIJ'UUI:~:ti:.l!:• • ~rliJ ~~~~*:ljf/j~!.l!t"JJIl:ap,UlMIII".m.

HOW TO OBTAIN UNITED NATIONS PUBLICATIONS
United Nations publications may be obtained from bookstDres and distributors
throughout the world. Consult your bookstote or write ta: United Nations, Sales
Section, New York or Geneva.

COMMENT SE PROCURER LES l'UBLICATIONS DES NATIONS UNIES
Les publications des Nations Unies sont en vente dans les librairies et les agences
dépositaires du monde entier. Informez-vous auprès de votre libraire ou adressez-vous
à : Nations Unies, Section des ventes, New York ou Genève.
l'AI' nOJIYQHTh H3.LJ;AHHH OprAHH 3AD;HH OB'LE.LJ;HHEHH:&IX HAUHJI
113,ll;SHHSI Opl'SHH3SIlIIH Ol\'he1lHHeHHbIX lfSqHA 1oI0)l(HO KynHTb B JCHH}lŒbIX Mal'a3HHax R ar'eHTCTBSX BO Bcex pall:oHax MHp8. lfaBoAHTe cnpsBKH 06 H3AaHHflX H
BsweM KHHlKHOM M8r'B.3HHe HnH nHWHTe no 8,ll;pecy: Opr'B.HH3BqHH OIl'J>e,ll;HBeHBbIX
HBI.\HA, CeKl:{HH no npoA8lK8 H3ABHHA, HblO-ll:0PR HJIH )ReBeBa.

COMO CONSEGUIR PUBLICACIONES DE LAS NACIONES UNIDAS
Las publicaciones de las Naciones Unidas estén en venta en librerfas y casas distribuidoras en todas partes dei mundo. Consulte a su librero 0 dirfjase a: Naciones
Unidas, Seccion de Ventas, Nueva York 0 Ginebra.

Litho in United Nations, New York

Priee; $U .S.5.00
(or equivalent in other currencies)

25830-0ctoher 1979-1,225

Haut

fgtquery v.1.9, 9 février 2024