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NATIONS UNIES
CONSEIL
DE SECURITE
Distr.
GENERALE
S/5053/ Add.12
8 octobre 1962
FRANCAIS
RAPPORT ADRESSE AU SECRETAIRE GENERAL PAR LE FONCTIONNAIRE CHARGE
DE L'OPERATION DES NATIONS UNIES AU CONGO AU SUJET DE LA SITUATION
- CONCERNANT L'APPLICATION DES RESOLUTIONS DU CONSEIL DE SECURITE EN
DATE DES 21 FEVRIER ET 24 NOVEMBRE 1961
A. Renforcement de l'effectif des mercenaires au Katanga
1. Depuis quelques mois, des renseignements provenant de sources diverses
signalent un renforcement des effectifs militaires du Katanga et mentionnent
notamment la présence continue de mercenaires étrangers, voire l'arrivée de nouveaux
éléments.
2. On se souviendra qu'après la Déclaration de Kitona, signée le 21 décembre 1961
(s/5038), M. Tshombé, Président de la province du Katanga, a bien précisé aux
fonctionnaires de L'ONU qu'il avait l'intention de chercher à résoudre "une fois
pour toutes" le problème des mercenaires. Cet engagement a été mis par écrit dans
une lettre du 26 janvier 1962 adressée au représentant de L'ONU à Elisabethville
(s/5053/aaa.3, annexe I), et réitéré dans une seconde lettre en date du
15 février 1962.
3. Cependant, malgré ces assurances et les nouvelles déclarations faites par les
porte-parole katangais, qui allaient dans le même sens que les lettres mentionnées
ci-dessus, les autorités des Nations Unies ont eu la preuve qu'en fait, la promesse
d'éliminer les mercenaires du Katanga n'était pas tenue.
4. Les Commissions mixtes ONUC-Katanga chargées de vérifier que tous les
mercenaires étrangers avaient quitté le Katanga conformément à la décision prise
par M. Tshombé, se sont rendues à Jadotville et Kipushi le 9 février 1962 et à
Kolwezi et Buünkeya du 21 au 23 février. Partout où elles sont allées, les autorités
katangaises ont affirmé qu'il n'y avait pas de mercenaires étrangers sur les Lieux
(s/5053/aaa.8, par. 17 à 29).
62-21931 a
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5. Dès le début, il est apparu que les travaux des commissions n'aboutiraient à
aucun résultat sérieux. Lors des séances conjointes tenues à Elisabethville, les
commissions ont demandé la liste de tous les mercenaires se trouvant au Katanga,
avec des précisions sur l'endroit où ils se trouvaient, le régiment dont ils
faisaient partie et l'indemnité de licenciement qui leur avait été versée. Elles
ont recu deux listes sur lesquelles un grand nombre de noms revenaient deux fois
ou étaient ceux de personnes se trouvant sous la garde de L'ONU ou que l'on savait
être décédées. Ces listes ne permettaient pas de se faire une idée exacte du nombre
des mercenaires présents à l'époque et n'étaient d'aucune utilité pour contrôler
les progrès de leur départ du Katanga.
6. Les Commissions mixtes ONUC-Katange ne pouvaient ni confirmer ni infirmer les
renseignements arrivant de sources diverses selon lesquels des mercenaires étrangers
se trouvaient encore dans la province du Katanga. En conséquence, elles n'ont pu
fonctionner que par intermittence et, bien que l'on ait périodiquement suggéré de
les ressusciter - ces suggestions émanant en général des milieux katangais -, on
pouvait difficilement prétendre qu'elles eussent été ou pussent être d'aucune
utilité.
7. Entre-temps, 1'ONU a pu obtenir des preuves plus précises et plus sûres - y
compris des preuves écrites - de la présence et des activités des mercenaires au
Katanga depuis le début de 1962. Ces preuves, au nombre desquelles figurent des
états de solde, signés, de la gendarmerie et des dossiers d'immigration katangais
contenant des photographies d'identité de mercenaires qualifiés de membres des
forces armées katangaises, montraient non seulement que des mercenaires se trouvaient
encore dans la province du Katanga, mais que de nouveaux arrivants étaient venus
grossir leur nombre depuis le début de 1962. Un nombre considérable d'entre eux
étaient officiellement indiqués comme étant rentrés en avril, mai et juin 1962.
Leur nom, leur nationalité et les dates de leur séjour au Katanga font l'objet d'une
liste jointe en annexe (annexe I). L'ONU a donc la preuve écrite qu'au moins
115 mercenaires se sont trouvés au Katanga entre le début de 1962 et la date
actuelle. Sur ce nombre, 54 avaient été rapatriés précédemment par l'ONUC en 1961
en application des dispositions des résolutions du Conseil de sécurité en date des
21 février et 24 novembre 1961. IL est bien entendu difficile de vérifier ces
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renseignements de façon positive. On sait que, dans certains cas, les intéressés
sont partis en congé puis revenus au Katanga. Une autre liste, de source extrè-
mement sûre, donne Les noms de 36 ressortissants belges qui se trouveraient actuel-
lement au Katanga, toujours peut-être en qualité de mercenaires (annexe II). Selon
d'autres renseignements moins précis fournis par des observateurs plus ou moins
dignes de foi, le nombre des éléments étrangers servant actuellement dans les
forces armées du Katanga serait compris entre 300 et 500. Le chef de la Mission
Marissal, l'un des groupes de mercenaires dotés d'une assez grande autonomie
exerçant leur activité au Katanga, aurait, d'après un article paru dans le numéro
de Jeune Afrique des 12-19 mai 1962, évalué à 500 le nombre total des mercenaires
se trouvant au Katanga à cette date.
8. Le chiffre de 300 à 500, également cité par d'autres sources, est demeuré
plus ou moins constant dans les estimations faites par les autorités de L'ONU
tant avant qu'après les événements de septembre et décembre 1961. Les preuves
écrites qui se trouvent en la possession de L'ONU et les renseignements supplé-
mentaires provenant d'autres sources permettent de conclure que, si l'élément
mercenaire a subi une éclipse temporaire à la fin de 1961, son ancien effectif
‘a été reconstitué à partir des premiers mois de 1962. Ce renforcement des effectifs
est en contradiction flagrante avec les déclarations de porte-parole katangais tels
que M. Munongo et M. Kimba, qui ont mis L'ONU au défi de prouver qu'il restait encore
des mercenaires au Katanga. Cette preuve, L'ONU est désormais en mesure de
l'apporter grâce aux documents mentionnés plus haut. Cependant, comme le signalait
déjà le rapport 5/5653/Add.11 au paragraphe 63, les mercenaires se trouvant au
Katanga ont maintenant adopté une tenue civile et occupent des emplois civils, si
bien qu'il est malaisé de les distinguer de la population locale d'origine
européenne. Aussi est-il devenu beaucoup plus difficile de les appréhender
effectivement.
9, Les autorités des Nations Unies ont aussi entendu dire que des membres de
l'organisation de l'armée secrète (OAS) française auraient été recrutés pour le
Katanga, mais jusqu'ici, aucune preuve concrète n'a pu être obtenue à l'appui de
ces renseignements.
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10. Au cours d'une échauffourée entre les troupes de L'ANC et la gendarmerie
katangaise, à Kaseya, près de Kongolo, le 5 juillet 1962, un mercenaire européen
servent dans la gendarmerie a été tué et son corps envoyé par avion à Léopoldville,
où il a par la suite été identifié comme étant M. J. Van Eyll. Ce nom figure sous
le numéro 36 sur la liste jointe à une lettre de M. Tshombé au représentant de
L'ONUC à Elisabethville, en date du 13 février 1962, Cette liste contenait préten
dument les noms des mercenaires censés avoir quitté le Katanga le 8 février 1962
via Ndola. Si M. Van Eyll a bien quitté le pays, comme on l'a prétendu, le
8 février 196, il est donc rentré ensuite au Katanga, où il a trouvé la mort.
11. Dans un engagement ultérieur entre Les troupes de l'ANC et la gendarmerie
katangaise à Kitenge, près d'Albertville, le 22 août 1962, les autorités de l'ANC
ont prétendu que cinq mercenaires européens avaient été tués pendant l'action.
L'un des mercenaires décédés a été identifié, grâce à son passeport et à d'autres
papiers personnels qui ont été trouvés sur lui, comme étant Charles Marcel d'Hulster,
ressortissant belge. Comme dans le cas de J. Van Eyll, le nom de M. d'Hulster
figure, sous le numéro 24,sur la liste jointe à la lettre de M. Tshombé du
13 février 196, qui contenait les noms des mercenaires censés avoir quitté le
Katanga le 8 février 1962 via Ndola. Parmi les papiers personnels trouvés sur le
corps de M. d'Hulster se trouvaient deux bulletins de paie de la Kredietbank
N.C.A.S.A., 7 rue Darenberg, Bruxelles, relatifs à des versements de 39 482 et
124 305 francs belges faits par le compte “Les anciens militaires belges du Katanga,
Il y avait également une feuille de route, établie à Jadotville le 28 mai 196,
autorisant l'intéressé à se rendre à Paris et Bruxelles par la compagnie aérienne
UAT pour un congé de 15 jours, et un permis de sortie délivré par le chef de la
sûreté à Jadotville le 4 juin 1962.
12. Parmi d'autres cas récents de mercenaires dont il est établi qu'ils ont servi
dans la gendarmerie katangaise après les hostilités de décembre 1961 et au cours de
l'année 1962, il faut citer celui de Henri Favre, mercenaire suisse. Favre a été
appréhendé par les Nations Unies le 27 mai 196, alors qu'il rentrait à
Elisabethville, venant de Suisse où il était allé faire soigner des blessures à la
jambe reçues alors qu'il participait à des opérations militaires dans Le Nord Katanga.
Un état de solde signé et daté du 11 janvier 1962 montrait que M. Favre avait touché
96 05 francs pour ses services. Cette somme se répartissait comme suit :
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21 735 francs par mois pour novembre et décembre 1961 et pour janvier 1962,
2h 000 francs au total pour “missions dangereuses" au cours de cette période et
7 200 francs d'indemnité de restaurant. M. Favre servait comme sous-lieutenant
dans les forces du grand chef Kasongo-Niembo de Kemina. L'état susmentionné était
signé par le lieutenant-colonel Robert Lamouline, commandant du 32ème bataillon de
le gendarmerie katangaise à Kamina. Un reçu était également signé par Favre
lui-même .
13. Le cas de Rolf Beck, jeune Allemand de vingt ans, a été porté récemment à
l'attention des autorités de l'ONU. S'étant querellé avec ses perents en
Allemagne, il les a quittés le 20 juin 1961 et s'est rendu sans leur consentement
en France, où il a répondu à une annonce de la Dépêche de Toulouse demandant
“des mécaniciens, des techniciens et des négociants" pour la République du Congo.
Sur sa demande, Rolf Beck a reçu un billet de Toulouse à Paris et de Paris à
Livingstone (Rhodésie). Le 21 décembre 1961, Beck est arrivé à Livingstone avec
20 autres candidats. Là, on leur a dit qu'ils s'étaient engagés dans la gendarmerie
katangaise. Le contrat de Rolf Beck prévoyait un an et demi de services au
traitement mensuel de base d'environ 10 000 francs belges. Beck, citoyen allemand,
n'étant pas âgé de 21 ans accomplis, est mineur en droit allemand. IL faut ajouter
que le nom de Rolf Beck figure sous le numéro 27 sur la liste susmentionnée de
mercenaires censés avoir quitté Le Katanga Le 8 février 1962 via Ndola.
1h. Le 2 septembre 1962, David George Sutherland, ressortissant britannique, et
John Arthur Franklin, ressortissant rhodésien, se sont rendus aux forces des
Nations Unies à Kamina. Ils ont déclaré qu'ils étaient arrivés au Katanga, venant
de Rhodésie du Nord, le 2h mai 1962, ayant été engagés comme mécaniciens par une
entreprise de construction routière en réponse à une annonce de journal. Lorsque
leurs services auprès de cette entreprise ont pris fin, ils ont accepté du
Gouvernement provincial du Katanga un emploi de mécanicien. Cependant, ayant été
forcés de participer aux opérations militaires du nord du Katanga, ils ont décidé
de se rendre aux Nations Unies à la première occasion. Le 5 septembre, ils ont été
transférés à Léopolävilie pour complément d'enquête. Aucune décision définitive
n'a été prise dans ces deux cas.
15. Les cas individuels mentionnés plus haut, ainsi que les preuves écrites que
possèdent Les Nations Unies, montrent que l'effectif des mercenaires étrangers au
Katanga reste aussi élevé qu'auparavant, malgré les diverses tentatives que 1'ONUC
a faites pour expulser ces individus et pour les empêcher ou les décourager de
lo.
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rentrer au Katanga, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité en date
des 21 février et 24 novembre 1961. IL est établi qu'ils se trouvent encore au
Katangea et des indices montrent que de nombreuses personnes déjà expulsées par
les Netions Unies retournent au Katanga et que de nouvelles recrues s'y rendent;
cela contredit directement les assertions des autorités katangaises selon lesquelles
il ne reste plus un seul mercenaire au Ketanga.
16. Le 19 septembre 1962, Radio-Katanga a prétendu qu'alors qu'elle repoussait des
attaques de l'ANC, la gendarmerie katangaise avait découvert le corps d'un
Européen tué. Le 20 septembre, le fonctionnaire chargé de l'Opération a écrit à
M. Tshombé pour lui demander si les autorités katangaïses avaient fait procéder
à une autopsie (voir annexe III).
17. Le 22 septembre, M. Tshombé a répondu au fonctionnaire chargé de l'Opération
que le corps était aux mains de l'ANC mais que des renseignements contrôlés en
possession des Katangais lui permettaient de confirmer les faits allégués (voir
annexe IV). En outre, le 26 septembre 196, le fonctionnaire chargé de l'Opération
a écrit à M. Tshombé pour l'informer que L'ONUC avait la preuve que la gendarmerie
avait continué d'accroître le nombre des mercenaires au service du Katanga et pour
le prier de lui soumettre un exposé sur la situation actuelle concerrant les
mercenaires de la gendarmerie. Lans sa note, le fonctionnaire indiquait aussi que
des vols de reconnaissance effectués par des avions de l'ONUC avaient révélé que
des avions Harvard et Fouge Magister étaient stationnés sur des pistes katangaises
(voir annexe V).
18. Le 27 septembre, M. Tshombé a répondu au fonctionnaire chargé de l'Opération
que, chaque fois que ïies Nations Unies se préparaient à lancer une nouvelle attaque,
la vieille question des mercenaires était soulevée à nouveau. IL indiquait qu'il
ne consentirait à donner des renseignements sur l'équipement militaire de la
gendarmerie que dans le cadre d'un accord destiné à assurer la réconciliation
nationale dans une fédération décentralisée. Au sujet des mercenaires, il demandait
que toutes les preuves disponibles fussent remises à la Commission mixte sur les
mercenaires créée en février (voir annexe VI).
19. Le 29 septembre, le fonctionnaire chargé de 1'Opération a répondu que Les
Commissions mixtes sur les mercenaires avaient été remplacées par la Commission
militaire créée en vertu du Plan de réconciliation nationale, et qu'il remettrait
à cette Commission les preuves que L'ONUC possédait (voir annexe VII).
le.
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B. Cas de M. Hubert Fauntleroy Julian
20, Le 19 avril 1962, M. Hubert Fauntleroy Julian, ressortissant des Etats-Unis,
est arrivé à l'aéroport d'Elisabethville, “enant de Bruxelles, Lorsque les services
de sécurité de L'ONUC à l'aéroport eurent découvert dans les bagages de M. Julian
trois pistolets automatiques, une mitraillette et L09 balles, ils l'ont détenu pour
complément d'interrogatoire afin de déterminer s'il tombait ou non sous le coup des
résolutions du Conseil de sécurité en date des 21 février et 2h novembre 1961, Des
fonctionnaires de 1'ONUC l'ont interrogé par la suite, d'abord à Elisabethville
puis, après le 23 avril, à Léopoldville.
01, Les documents trouvés sur la personne de M. Julian et les déclarations qu'il a
faites aux fonctionnaires de L'ONUC ont établi nettement qu'il s'était livré au
trafic d'armes, de munitions et de matériel militaire pour le compte des autorités
sécessionnistes du Katanga et qu'il tombait par conséquent sous le coup des réso-
lutions susmentionnées et notamment des paragraphes L et 5 de la résolution du
2h novembre 1961.
22, Par lettre du 9 mai, le fonctionnaire chargé de l'Opération a informé le
Premier Ministre Adoula de ces conclusions et de l'intention qu'avait L'ONUC
d'expulser M. Julian conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, Le
fonctionnaire priait M. Adoula de lui faire savoir si le Gouvernement central
estimait que M. Julian devait être poursuivi suivant la législation congolaise, ou
s'il préférait prendre un arrêté d'expulsion contre lui. Dans le premier cas,
ajoutait-il, l'ONUC mettrait à la disposition des autorités congolaises tous les
documents et toutes les pièces nécessaires pour l'instruction judiciaire. Dans le
deuxième, L'ONUC se chargerait d'exécuter l'arrêté d'expulsion du gouvernement,
23. Dans une réponse préliminaire datée du 17 mai, M. Adoula a prié L'ONUC de lui
remettre les documents et pièces trouvés sur la personne de M. Julian, pour faire
la lumière sur les activités de ce dernier et sans préjudice de la décision que le
gouvernement pourrait prendre à son sujet. La réponse définitive est venue
le 20 août, date à laquelle le Premier Ministre a fait savoir au fonctionnaire chargé
de l'Opération que son gouvernement avait décidé de Gemander l'expulsion de M. Julian,
2h, En conséquence, le fonctionnaire chargé de l'Opération a remis M. Julian à
l'Ambassade des Etats-Unis à Léopoldville aux fins d'expulsion immédiate, étant
entendu que l'Arbassade ne donnerait à M, Julian qu'un passeport valable pour son
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retour aux Etats-Unis. M. Julian a quitté Léopoldville pour New York le 23 août
et est retourné directement aux Etats-Unis,
29. En septembre cependant, d'après certaines informations, M, Julian se serait
rendu de nouveau à Bruxelles, où il aurait fait des déclarations publiques
favorables à M. Tshombé et contre les Nations Unies. L'une de ces informations a
paru dans Le Soir du 1} septembre 1962 (voir annexe VIII),
26. Trois ressortissants belges et un ressortissant suisse sont encore détenus
par lL'ONUC à Léopoldville en vertu du paragraphe k de la résolution du Conseil de
sécurité en date du 2} novembre 1961, en attendant que le Gouvernement congolais
prenne une décision définitive à leur sujet. L'ONU détient aussi à Léopoldville,
le Britannique et le Rhodésien qui se sont rendus aux Nations Unies le 2 septembre
(voir par, 1h ci-dessus), en attendant une décision définitive sur leur cas.
C. Accroissement de la force aérienne katangaise
27+ Dès Le début de 1962, des rapports sont parvenus aux autorités militaires
de L'ONUC touchant le renforcement du potentiel aérien de la gendarmerie katangaise,
Cet accroissement de la force aérienne est rendu manifeste par certains rensei-
gnements signalant l'achat et l'arrivée au Ketanga de nouveaux avions (de combat
et d'instruction), et par la construction d'aérodromes et le prolongement de pistes
d'atterrissage, ainsi que l'afflux de mercenaires étrangers que l'on sait être des
pilotes et des techniciens de l'aéronautique.
28. Après les hostilités de septembre 1961 et l'arrivée d'avions de combat de
L'ONUC au Congo qui a suivi, les Katangais n'avaient apparemment qu'un seul chasseur
à réaction Fouga Magister en état de vol. C'est tout ce qu'ils possédaient encore
lors des événements de décembre 1961, Mais à partir de ce moment, le Commandement
des Nations Unies a eu connaissance, par des indices de plus en plus nombreux, des
tentatives des autorités katangaises en vue d'accroître leur force aérienne,
29. Au cours de 1961, trois Fouga Magister et cinq Dornier sont arrivés au
Katanga,. L'un des Fouga Magister s'est abattu et un autre a été saisi per les
Forces de 1'ONUC à Elisabethville, mais le troisième, connu sous le nom de "rôdeur
solitaire" a sérieusement disloqué les lignes défensives de l'ONUC au cours des
hostilités de septembre 1961 lorsque des gendarmes conduits par des chefs mercenaires
attaquèrent les troupes de L'ONUC. On savait que les trois avions Fouga étaient les
fo.
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premiers d'une série de neuf appareils Fouge commandés par les autorités provin-
ciales katangaises en 1961. Des négociations ont été engagées avec les autorités
compétentes pour empêcher la livraison du reste des appareils commandés, Selon des
informations ultérieures non confirmées, les six avions Fouga Magister restants
allaient être ou avaient déjà été envoyés au Katanga, bien qu'il n'y ait jusqu'ici
aucun indice certain de leur présencel/ On est encore moins bien renseigné sur
le déploiement des appareils Dornier, quoique ceux-ci soient entrés en action
dans la région d'Elisabethville lors des événements de décembre 1961.
30, Depuis le début de 1962, le Commandement de lL'ONUC a pu vérifier les rensei-
gnements suivants concernant les appareils qui sont venus s'ajouter à la force
aérienne du Katanga :
En janvier et février 1962, cinq appareils Piper au moins sont arrivés au
Katanga,
Trois avions allemands Klemm sont arrivés entre juin et août 1962. Ils ont
été offerts aux autorités du Katanga par un certain colonel Cassart, ressor-
tissant belge et représentant d'une société aéronautique allemande, C'est
lui aussi qui s'est occupé de la vente des cinq appareils Dornier en 1961 2/
Sept appareils Harvard au moins, pouvant servir au combat aussi bien qu'à
l'instruction, sont arrivés en septembre 1962 et ont été vus à Kisenge et
à Kolvezi,
Une grande partie de ces renseignements ont été confirmés par des photographies
aériennes directes.
1/ La mission permanente de la France, à qui cette information a été communiquée,
a fait savoir que le Gouvernement français avait pris les mesures nécessaires
pour interdire la fourniture au Katanga d'avions et de matériel militaire
de toute nature. Elle a rappelé également que l'enrôlement de ressortissants
français pour le compte de puissances étrangères était interdit par la loi
française,
2/ Ces renseignements ont été communiqués à l'Observateur permanent de la
République fédérale d'Allemagne auprès des Nations Unies, qui a annoncé que
son gouvernement avait pris certaines mesures et avait notamment engagé une
action judiciaire contre une entreprise de construction aéronautique en vue
d'empêcher l'exportation d'avions au Katanga, et qu'il s'efforçait de faire
retirer de la Province les appareils qui s'y trouvaient,
fo.
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51. Les renseignements suivants, non confirmés mais émanant de sources ordinai-
rement sûres, sont parvenus également au Commandement de L'ONUC :
Douze appareils Harvard, armés de canons et de roguettes françaises, auraient
été achetés à une firme sud-africaine et envoyés au Katanga par l'Angola:
il se peut qu'une partie de ces avions se soient trouvés parmi ceux qui ont
Été vus à Kisenge et à Kolwezi (voir par, 30 ci-8essus).
Quatre cents roquettes françaises de 120 mm auraient été achetées pour armer
les Fouga et les Harvard 1/.
Le 27 septembre, on a annoncé qu'un nombre non déterminé de Mustangs P-51
avait quitté récemment l'Afrique du Sud, probablement à destination du
Katanga 2/.
On rapporte en outre que quatre appareils du type Vampire, pilotés par des
Australiens, se trouvent actuellement au Katanga,
32. À la fin de 1961 et en avril 1962, un important matériel de servitude, dont
une partie était destinée à la base de Kipushi, a été découvert à Elisabethville,
On a appris en février 1962 que des bulletins d'information techniques, édités
par une société britannique de construction aéronautique bien connue et concernant
l'entretien et la réparation des avions, ont été envoyés à l'adresse suivante :
Force aérienne, Base de Kibati, B. P. 3146, Etat du Katanga, Attention le Major
R. Hirsch",
33. Depuis avril 1962, une série de communiqués jusqu'à présent non confirmés ont
indiqué que des avions étaient montés aux usines de l'Union Minière à Kolwezi, On
a annoncé également que les avions arrivaient dans des caisses à claire-voie par
Dilolo, situé à la frontière angolaise. Selon les communiqués, ces caisses portent
souvent les marques de la Croix-Rouge et sont déclarées comme contenant des médi-
caments ou d'autres produits pharmaceutiques 2
1/ Voir note 1, p, 9,
2/ Les renseignements concernant les appareils qui auraient été expédiés
d'Afrique du Sud au Katanga ont été communiqués à La mission de 1a République
d'Afrique du Sud, IL s'agit surtout de renseignements fournis à 1'ONUC par
des mercenaires qu'elle a appréhendés, relatifs à des affaires qui auraient été
traitées par la Pretorian Light Aircraft Company (PLACO) de Johannesburg,
3/ Le représentant permanent du Portugal auprès des Nations Unies, informé de
ces communiqués, les a déclarés sans aucun fondement,
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3k, L'intention du Katanga d'accroître sa force aérienne est révélée d'une façon
plus sérieuse par des faits vérifiés comme la construction de nouveaux aéroûromes,
le prolongement et l'eménagement de pistes d'atterrissage et la construction de
hangars et d'abris souterrains. La force aérienne du Katanga a sa base principale
à Kolwezi-Kengere., Les travaux d'aménagement de cet aérodrome ont été entrepris
dès janvier 1962. Des hangars à avions semi-souterrains, en général bien camouflés,
ont été construits, des réservoirs à essence ont été récemment installés dans une
excavation souterraine et une ligne médiane a été tracée sur la piste, comme sur
d'autres aérodromes au Katanga. La construction des abris souterrains camouflés a
été terminée en juin 1962. On croit que la base de Kolwezi-Kengere, ainsi que celle
de Kipushi, ont été renforcées de batteries antiaériennes.
35, En janvier 1962 a été entreprise la construction de nouvelles pistes à Kipushi,
à Lengwe, à Pepa et aux abords de la route de Sakania, Celles de Kaminaville, de
Kongolo, de Baudouinville et de Kamupini ont été améliorées. Quarante et un des
cinquante et un aérodromes du Katanga sont encore sous le contrôle des autorités
katangaises.
36. Parmi les mercenaires que l'on sait être encore au Katanga et ceux qui sont
entrés dans la Province en 1962 se trouvent un nombre considérable de pilotes et
de techniciens des forces aériennes. On a la preuve écrite que 1} au moins des
115 mercenaires mentionnés dans La première partie du présent rapport (voir par. 7)
et dont la liste est donnée à l'annexe I sont en service actif dans la force aérienne
du Katanga, On ignore l'effectif total du personnel étranger employé dans la
force aérienne katangaise, Cependant, on pense que le nombre des pilotes et
techniciens expérimentés au service des autorités du Katanga est de 20 à 50 environ.
D. Incident du 12 septembre 1962
37. Le 12 septembre, vers 10 heures, une patrouille ordinaire de 20 hommes des
forces de L'ONUC s'est avancée jusqu'à environ L 500 mètres au nord de la position de
L'ONUC située au carrefour du chemin Martini à Elisabethville, A ce point, la
patrouille a été entourée par une centaine d'hommes de la gendarmerie katangaise qui
ont essayé de l'encercler. La gendarmerie a tiré quelques coups de feu sur la
patrouille de L'ONUC, laquelle, pour se dégager, a riposté en tirant en tout 9 salves,
J
La gendarmerie s'est dispersée, laissant derrière elle quatre coffres à munitions,
le.
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quatre baïonnettes, cinq chargeurs garnis, 58 capotes et 65 couvertures. Alors que
la patrouille des Nations Unies ramassait ce matériel et se disposait à regagner
son poste, la gendarmerie est revenue sur les lieux et a essayé de nouveau
d'encercler la patrouille de l'ONUC. L'officier commandant la patrouille de l'ONUC
a fait savoir par signaux au chef des Katangais qu'il désirait le rencontrer, Ce
dernier a accepté et tous deux ont décidé de regagner leurs positions respectives;
cependant, au cours de l'entretien, la gendarmerie a ouvert un feu nourri sur la
patrouille de L'ONUC et 20 gendarmes, baïonnette au canon, ont essayé de prendre
d'assaut la patrouille, Les soldats de L'ONUC ont alors tiré en tout 10 salves
et les gendarmes se sont dispersés. L'ONUC n'a pas subi de pertes et, à 12 h 15,
le colonel Kiembe, chef d'état-major de la gendarmerie, a rencontré le général
Reginald Stephen Noronha, commandant de 1a brigade indépendante indienne, pour
discuter de l'incident, Lé colonel Kiembe a déclaré que la gendarmerie n'avait
pas subi de pertes, Les deux officiers se sont ensuite rendus à l'endroit où avait
eu lieu l'incident, A cet endroit, le commandant du poste de la gendarmerie a
prétendu que deux gendarmes avaient été tués et deux autres blessés au cours de
l'engagement, IL a également prétendu qu'un hélicoptère de l'ONUC avait lancé des
grenades sur les Katangais et que deux chasseurs à réaction des Nations Unies les
avaient mitraillés, IL a ajouté que les corps des gendarmes tués avaient été
J
envoyés à Jadotville,
36, À 17 heures, le représentant de l'ONUC à Elisabethville a envoyé à M. Tshombé
une lettre pour protester contre l'acte de provocation de la gendarmerie, en lui
demandant d'interdire strictement toute nouvelle provocation qui pourrait causer
des incidents (voir annexe IX),
39. A 18 h 20, le ministre katangais M. Evariste Kimba a prié le représentant
des Nations Unies à Elisabethville de venir à la Résidence pour discuter de
l'incident, A 18 h 45, le représentant des Nations Unies a reçu de M, Kimba une
lettre de protestation (voir annexe X). Cette lettre prétendait que L'ONUC avait
voulu s'emparer d'une nouvelle position stratégique et elle élevait une protestation
contre "les nouvelles violations" par L'ONUC "du cessez-le-feu de décembre",
A 19 h 30, le représentant des Nations Unies à Flisabethville a rencontré M. Tshombé
à sa résidence et a été invité à l'accompagner à l'hôpital pour voir les corps des
victimes,
fes
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hO, Cette visite avait été organisée de façon que les journalistes locaux et
étrangers, de même que les photographes de presse et les cinéastes, en soient
témoins. Les consuls de Belgique, du Royaume-Uni et des Etats-Unis étaient également
présents, et M. Tshombé les a accusés publiquement de "mauvaise foi" à cause de
l'appui qu'ils apportaient au Plan des Nations Unies,
k1, Toutes les personnes qui se sont rendues à l'hôpital ont été accueillies par
le même groupe de journalistes et d'opérateurs que lors de l'incident du
17 juillet 1962 (5/5053/Aaa.11, par. 33).
L2, Le 13 septembre, des représentants de L'ONUC et du Katanga ainsi que les
consuls de Belgique, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, se sont rendus sur les
lieux de l'incident.
h3, Les représentants de 1L'ONUC ont alors interrogé les Katangais au sujet de leurs
allégations selon lesquelles des Canberras auraient bombardé leurs positions et
des hélicoptères de l'ONUC auraient jeté sur leurs troupes des grenades au phosphore,
Les Katangais n'ont pu montrer sur le sol aucune trace de bombardement et ils ont
donné l'impression qu'ils préféraient ne pas maintenir ces allégations. Les deux
parties s'en sont tenues à leur version de l'incident.
kh, Les autorités katangaises ont fait procéder le 13 septembre à une autopsie.
L'ONUC était représentée par le major Vittorio Rossi, chirurgien-chef, le capitaine
Egidio Lipparone, pathologiste, et le sous-lieutenant Mario Bartoloni de l'hôpital
de la Croix-Rouge italienne.
L5, Le 1} septembre, ces trois médecins ont soumis leur rapport (voir annexe XI)
dans lequel ils concluaient que l'on ne pouvait déceler clairement l'agent du
traumatisme que ce soit pour les brûlures ou pour les autres lésions,
L6,. A l'extérieur de la-pièce où l'autopsie était pratiquée, au pied de l'un des
corps, était posée une couronne portant une carte avec Les mots : "Hommage à nos
héros - Union minière".
}7. Le 16 septenbre, le fonctionnaire chargé de 1'ONUC a écrit à M. Tshombé pour
réfuter ses allégations selon lesquelles des forces de 1'ONUC auraient cherché à
s'emparer d'une nouvelle position stratégique et auraient violé l'accord de
Mcessez-le-feu" de décembre (voir annexe XII).
LB, Dans une lettre en date du 15 septembre, M. Tshombé a écrit au fonctionnaire
chargé de L'ONUC que le représentant de L'ONU à Elisabethville avait laissé entendre
que Les troupes indiennes de L'ONU avaient ouvert le feu sans en avoir reçu l'ordre;
Jus
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M. Tshombé a, en conséquence, émis l'avis que les Indiens n'obéissaient pas aux
orûres d'un Africain (voir annexe XIII). Dans sa réponse du 18 septembre, le
fonctionnaire chargé de L'ONUC a purement et simplement rejeté ces allégations,
faisant observer que toutes les troupes de l'ONUC ont des instructions permanentes
de n'agir' qu'en cas de légitime défense, IL a déclaré que ces troupes n'avaient
Jamais enfreint les ordres de l'autorité sous laquelle elles servent et qu'il n'y
s
avait pas de distinction à faire entre contingents africains, indien ou autres
de l'ONUC (voir annexe XIV).
h9, Le 17 septenbre, M. Tshombé a envoyé au Secrétaire général par intérim une
lettre dans laquelle il prétendait qu'une patrouille de L'ONUC avait délibérément
attaqué des positions katangaises, ce qui constituait une provocation, IL a
demandé qu'une enquête impartiale ait lieu à laquelle participereient les Etats
qui garantissent l'exécution du Plan de réconciliation nationale (voir annexe XV). |
20, Le 22 septembre, le fonctionnaire chargé de L'ONUC a écrit à M. Tshombé que
le Secrétaire général lui ‘avait donné instruction de rejeter les susdites allé
gations (voir annexe XVI),
E. Incident du 24 septembre 1962
51. Le 2k septembre à 17 h 30, une patrouille ordinaire composée d'un officier
subalterne et de treize hommes du contingent indien de L'ONUC a quitté le poste
de contrôle des Nations Unies sur Le chemin Martini, pour effectuer comme d'habitude
une reconnaissance en direction de la route de Jadotville, la patrouille a atteint
sa destination, 6C0 mètres environ avant le barrage routier de la gendarmerie
katangaise, à 11 heures; 15 minutes plus tard, elle s'est engagée sur Le. chemin du
retour. Ayant parcouru 200 mètres du chemin de retour, la patrouille se trouvait en
un point situé à 800 mètres au sud du carrefour du chemin Martini et à 800 mètres
au sud-est du poste de contrôle de la gendarmerie, lorsqu'un engin piégé a explosé,
tuant un sous-officier et un soldat, blessant gravement un autre soldat et
atteignant un adjudant et deux soldats, Le commandant s'est rendu sur les lieux
avec une escouade et des auxiliaires médicaux et il a ramené les blessés et les
morts aux positions occupées par Ll'ONUC, Ce faisant, le commandant a constaté que
la zone où s'était produit l'incident avait récemment été considérablement minée,
On. a constaté que les morts et les blessés avaient été blessés au-dessus de l'aine,
fo.
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ce qui dénotait l'emploi d'une mine antipersonnel du type à ressort. Le repré-
sentant de L'ONUC à Elisabethville a protesté auprès de M. Tshonbé et a demandé
que tous les pièges et toutes les mines soient enlevés immédiatement et qu'en
attendant, L'ONUC soit informée en détail de leur emplacement (voir annexe XVIT).
52. Répondant le 25 septembre, M. Tshombé a déclaré que la patrouille de 1'ONUC
constituait une opération offensive destinée à grignoter les positions katangaises.
Il a soutenu en outre que seules les forces indiennes de 1'ONUC avaient été mêlées
à des incidents alors que les auties contingents de 1'ONUC observaient une attitude
de neutralité (voir annexe XVIII).
53. Le 27 septembre, le fonctionnaire chargé de l'opération des Nations Unies au
Congo a écrit à M. Tshombé pour lui demander si la pose des mines avait été auto-
risée par lui et constituait une expression de la politique qu'il entendait
suivre. IL a averti le président de la province que s'il ne recevait pas sans
délai les assurances nécessaires, l'ONUC prendrait toutes mesures utiles en vue
d'empêcher la répétition de tels incidents à caractère de provocation. En
conclusion, il a rappelé les divers actes de harcèlement commis par les autorités
katangaises contre 1'ONUC (voir annexe XIX). |
54, Le 28 septembre, M. Kimba a répondu que la gendarmerie était contrainte de
se défendre contre la guerre civile que lui livrait 1'ANC et qu'il était normal
qu'elle protège tous ses points d'appui comme le faisait Ll'ONUC. IL a affirmé
que les archives contenant les cartes signalant toutes les positions défensives
avaient été pillées l'année d'avant par les troupes indiennes (voir annexe XX).
F. L'avion de L'ONUC abattu au Katanga
55. Etant donné que les autorités katangaises ont prétendu à plusieurs reprises
que des attaques de L'ANC avaient eu lieu contre des forces de gendarmerie dans
le Katanga du Nord, L'ONUC a décidé d'envoyer des avions en mission de
reconnaissance pour voir ce qu'il en était.
56. Le 20 septembre 1962, le fonctionnaire chargé de l'Opération a reçu de la
base de Kamina un message indiquant qu'un Dakota de 1'ONUC, l'un des appareils
participant aux opérations de reconnaissance, avait été abattu à Kamunzu, à
50 kilomètres au nord-est de Kabongo (province du Katanga). Des opérations de
recherches et de sauvetage ont été organisées pour le 21 septembre, et le
fonctionnaire chargé de l'Opération a adressé à M. Cyrille Adoula, Premier
Ministre de la République äu Congo, et à M. Moïse Tshomibé, Président de la
ee
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province du Katanga, des messages identiques les informant des opérations
projetées et leur demandant de donner les instructions nécessaires pour que
l'équipe de sauveteurs ne soit molestée en aucune façon. Il leur à également
fait savoir que l'équipe serait accompagnée de chasseurs de l'ONU ayant l'ordre
d'ouvrir le feu sur tout ce qui se déplacerait au sol au cas où il y aurait le
moindre acte d'hostilité contre les hélicoptères de L'ONUC (voir annexe XXI).
57. L'avion de l'ONUC avait à bord les hommes ci-après, qui étaient tous des
militaires suédois : équipage : capitaine À. E. Lundqvist, lieutenant B, Nilsson,
adjudant Bo Baeck, adjudant T. Y. Bergh; passagers : capitaine J. G. 0. Tol1,
adjudant A. H. Kempe, adjudant Kew Blomquist, adjudant R. C, G. Colmgren,
adjudant E. F. Olofsson, adjudant P. O. G. Solvestad.
58. Les opérations de sauvetage ont eu lieu le 21 septembre. Le fonctionnaire
chargé de l'Opération a été informé que l'adjudent Solvestad avait été tué,
l'adjudant Colmgren avait été grièvement blessé et que 1!
que
adjudant Baeck avait eu
Le 21 septembre, le fonctionnaire chargé de 1'Opé-
ration a été informé que l'adjudant Colmgren était mort de ses blessures.
29. Le 22 septembre, le fonctionnaire chargé de
des blessures sañs gravité.
l'Opération a nommé une commission
d'enquête chargée de déterminer les circonstances dans lesquelles l'avion avait été
abattu. La commission était composée comme suit : colonel T, Testerini, président;
lieutenant-colonel B. Lindeblad, conseiller juridique et secrétaire;
lieutenant-colonel O. Unhammer, technicien; commandant H. V. Peterson, spécialiste
de la sécurité en vol; capitaine E, C. Larsson, médecin; capitaine Assefa Mekbib,
commandant de C-k7. La commission s'est rendue à Kamina et sur le lieu de
l'accident pour enquêter et est rentrée au quartier général de l'ONUC à
Léopoldville le 28 septembre.
60. La commission a fait Savoir que le DC-3 volait en ligne droite sur un
parcours horizontal à une altitude de 2 600 à
coups de feu tirés du sol,
3 000 pieds lorsqu'il a essuyé des
et que c'est alors qu'un homme a été tué et que deux
autres ont été blessés. Le moteur gauche ayant cessé de fonctionner et un aileron
ayant été endommagé, le pilote a fait un atterrissage forcé en conservant le
contrôle de son appareil. Après l'atterrissage, l'appareil a pris feu et a été
presque entièrement détruit. L'équipage a évacué les blessés et le cadavre et
a quitté l'appareil. C'est alors que l'équipage a essuyé le feu de soldats de
L'ANC qui se trouvaient dans le voisinage et qui s'imaginaient que l'équipage
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se composait de militaires katangais, mais il n'a pas subi de nouvelles pertes.
Les membres de l'équipage ont d'ailleurs reçu une coopération et une assistance
sans réserve de la part des membres de L'ANC dès que ceux-ci se sont aperçus qu'il
s'agissait de personnel de l'ONU. Trois membres de l'équipage se sont échappés
dans la brousse et Les autres, avec les blessés et le cadavre, ont été emmenés
par les soldats de l'ANC, qui les ont conduits à Albertville, d'où ils ont été
transportés par avion à Kamina. Les trois membres de l'équipage qui s'étaient
échappés dans la brousse ont été pris à bord d'hélicoptères de l'ONU le lendemain
vers la fin de l'après-midi et transportés à Kamina. La mort de l'adjudant Colmgren
s'est produite cing heures environ après l'accident. |
61. La commission d'enquête a fait des recherches très complètes sur le lieu de
l'accident et a également survolé l'endroit en suivant exactement le même parcours
et en volant à la même altitude que l'appareil abattu. Il a été établi qu'il y
avait à la fois des forces terrestres de l'ANC et du Katanga dans le secteur lors
de l'accident. Bien que L'ANC eb les forces katangaises qui se trouvaient dans
le secteur aîent aidé la commission dans son enquête, la commission n'a pu parvenir
à une conclusion certaine quant à l'origine des coups de feu qui avaient abattu
l'appareil. Des renseignements recueillis indiquent qu'à l'heure de l'accident
des batteries antigériennes de l'ANC occupaient des positions qui leur auraient
permis de tirer sur l'avion, et la commission a eu l'impression que telle pouvait
avoir été la cause de l'accident. Cependant, les autorités de 1'ANC comme les
autorités katangaises ont donné à la commission d'enquête l'assurance que leurs
troupes ne portaient pas la responsabilité d'avoir abattu l'avion.
62. Ainsi, faute de preuves concluantes, la commission n'a pas pu se prononcer
sur l'origine des coups de feu.
63. Le rapport contient certaines recommandations concernant les vols de
reconnaissance qui seront organisés à l'avenir et prescrit certaines règles à
suivre pour ces vols. La commission a également fait dans son rapport un
chaleureux éloge de la conduite du pilote et du copilote, le capitaine lLundgvist
et le lieutenant Nilsson,
Jo.
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Annexe I
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ANNEXE I
Militaires étrangers que L'ONUC sait de source sûre se trouver au
Katanga depuis janvier 1962
AFOSTOFOULOS, Athanase
Grec, capitaine-commandant dans les Forces katangaises; né le 27 mars 1995 à
Amalians (Grèce); marié à Malaxou, Hélène; nom du père : Minas; nom de la
mère : Kalogeropoulou, Athina. Dernier domicile : Macedonos No 3, Athènes,
Arrivé d'Europe à Elisabethville le 2k avril 1962. Adresse : 506 avenue
de Saio, B. P. 634 (Cie T. P.). Source : fiche d'immigration. A figuré sur
de précédentes listes de militaires étrangers se trouvant notamment sur la
première liste établie par le Service de renseignement de l'ONUC en
août-septembre 1961,
BELLADONE, Raymond, s/1lt
Ressortissant belge d'origine italienne. L'un des douze officiers étrangers
au service de Kasongo-Niembo à la date du 11 janvier 1962. Belladone était
inspecteur sanitaire sous l'administration coloniale belge. Pièce à l'appui :
un état de solde daté du 11 janvier 1962 portant sa signature montrant qu'il
occupe ce poste depuis le mois d'août 1961.
BOESCH, Roger.
Suisse, militaire dans les Forces katangaises; né le 27 décembre 1921 à
Genève; célibataire; nom du père : Charles (décédé); nom de la mère : inconnu.
Dernier domicile : rue de l'Acqueduc, Bruxelles. Arrivé à Elisabethville le
5 mai 1962, venant d'Europe. Adresse : c/o Etat-Major des Forces katangaïises,
B. P. 1121. Source : fiche d'immigration. A figuré sur de précédentes listes
de militaires’ étrangers se trouvant au Katanga, notamment la première liste
établie par le Service de renseignement en août-septembre 1961.
fo.
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BOULANGER, Marcel, G. H.
Belge, militaire dans la gendarmerie katangaise; né le 25 décembre 1919 à
Luttae; marié à Zagorski, Geneviève; nom du père : Octave (décédé); nom de
la mère : Baudoux, Maria. Dernier domicile : 258, rue de Fleurus, Gilly
(Belgique). Arrivé à Elisabethville le 3 mars 1962, venant d'Europe.
Aûresse : avenue Stanley. Source : fiche d'immigration,
BOURDEAUX, Michel, s/1t
Belge (ou Français?), agent d'Etat dans les Forces katangaises; né le
30 juillet 1936 à Bordeaux (Gironde); célibataire; nom du père : René; nom
de la mère : Bouchon, Madeleine. Arrivé à Elisabethville le } juillet 1961,
venant d'Europe; s'est rendu à Jadotville le 16 mai 1962, Adresse :
c/o Hôtel Albert, chambre No 5, B. P. 1121, Forces katangaiîses, Source :
fiche d'immigration. A figuré sur de précédentes listes de militaires
étrangers se trouvant au Katanga, notamment la première liste établie par le
Service de renseignement en août-septembre 1961.
BOURGES, André Pierre
Français, militaire dans les Forces katangaises; né le 21 mai 1922 à
St-Josse ten Noode; marié à Nguyen, Paulette; nom du père : Pierre; nom de
la mère : Gautier, Marie. Dernier domicile : £t-Josse ten Noode, 8, rue de
Saxe Cobourg. Arrivé à Elisabethville ie 26 mai 1962, venant d'Europe.
Immatriculé à Elisabethville le 31 mai 1962. Adresse : Etat-Mijor des Forces
katangaïises, B. P. 1121. Source : fiche d'immigration. A déjà été rapatrié
une fois par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le 18 novembre 1961
après avoir été appréhendé par un détachement de la police militaire suédoise
commandé par le colonel Egge, le 9 septembre 1961. Autres détails figurant
dans son dossier No 199 : a servi dans les Forces françaises libres pendant la
deuxième guerre mondiale, puis en Corée et en Indochine. Engagé comme
lieutenant par la délégation permanente du Katange à Bruxelles en mai 1961;
entré au Katanga le 25 mai 1961 où il a servi au Centre de formation de
fo.
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Shinkolobwe en qualité d'instructeur sous les ordres du commandant Faulques,
Envoyé ensuite à Kaniama, où il a séjourné jusqu'au 27 août; revenu ensuite à
Shinkolobwe, a fait partie des unités de guérillas de Faulques et Lasimone.
IL possède un passeport français No O9142 délivré le 15 février 1956.
BOUSQUET, Marius, commandant
Français, né le 12 juillet 1912 à Villalier (Aude); marié - un enfant;
passeport No 3848, délivré à Toulouse le 29 mai 1961. Adresse à Toulouse :
15, rue Pelletier d'Oisy. Cité dans une lettre du sergent Kilonda, Joseph,
sergent comptable de l'état-major du secteur Kongolo à un certain Nyembo W.,
datée du 20 juillet 1962, dans laquelle il était dit que Bousquet reconmandait
Kilonda pour l'avancement. Bousquet avait été précédemment appréhendé par
1'ONUC le 29 août 1961 et rapatrié de Kamina à Bruxelles, le ler septembre 1961.
Les détails figurant dans le dossier (No 127) établi à son sujet par le Service
de renseignement sont les suivants : recruté par la mission permanente du
Katanga à Paris le 12 juin 1961, pour un engagement de six mois. A servi tout
d'abord sous les ordres du commandant Delville. En quittant la région, à la
fin d'août, a remis le commandement à un certain capitaine Kimwanga
(aujourd'hui le colonel Kimwanga). Au cours de son interrogatoire, a déclaré
être en possession d'une lettre du colonel Crèvecoeur, datée du 25 juillet 1961,
dans laquelle il était dit qu'étant donné ses fonctions d'instructeur, les
mesures de rapatriation ne lui étaient res applicables, non plus qu'au
commandant Faulques. Le commandant Bousquet est très probablement la personne
désignée sous le nom de commandant B. dans le journal d'un mercenaire trouvé
par des forces éthiopiennes dans les locaux de l'Union minière lors des évé-
nements de décembre. D'après ce document, il se serait trouvé, le
31 octobre 1961, dans le secteur de Kaniamz, près du pont qui traverse le
fleuve Lubilash, pont que devait faire sauter l'auteur du journal (qui est
probablement Bauvens) et son groupe de mercenaires. Le commandant Bousquet a
été commandant du secteur Kongolo et commandait ‘-=s mercenaires d'un des
groupes mobiles" opérant dans le Katanga du Nord, d'autres membres de ces
groupes étant le sergent Le Page et l'adjudant Schranm, également mentionnés
dans le journal en question.
frs
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Annexe I
Page }
BOVESSE, Jacques
Belge, militaire dans la gendarmerie katangaise; né le 2k août 1938 à
Etterbeek; célibataire; nom du père : Gabriel; nom de la mère : Dolphyne,
_ Yvonne. Dernier domicile : LO, rue de la Brasserie, Bruxelles. Arrivé
d'Europe à Elisabethville où il a été immatriculé le 13 mars 1962. Adresse :
c/o Gendarmerie ketangaise, B. P, 1121. Source : fiche d'immigration.
BROCHEE, Eugène
Belge, gendarme dans la gendarmerie katangaise; né le 20 février 1928 à
Albertville; marié; nom du père : Gabriel; nom de la mère : Delatre, Claire,
Dernier domicile : Boussu-lez-Mons. Arrivé et immatriculé à Elisabethville,
le 30 avril 1962, venant d'Europe. Adresse : B. P. 1121. Source :
fiche d'immigration.
CANEPA, Robert
Italien, militaire dans les Forces katangaises; né Le 1h} janvier 1912 à
Genève; célibataire; nom du père : Georges; nom de la mère : Da Bartel, Elvira.
Dernier domicile : 100, Muffat Street, Rhodésie (2). Arrivé d'Europe à
Elisabethville le } juin 1962. Adresse : c/o Etat-Major Forces katangaises,
B. P. 1121, Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié une fois par
les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, en septembre 1961.
CILLEN, Carlos, F. J.
Belge, militaire dans la gendarmerie katangaise; né le 21 octobre 1921 à
Elisabethville: célibataire; nom du père : Jean (décédé); nom de la mère :
Evers, Charlotte (décédée). Dernier domicile : 43, rue Maria Dipren,Bruxelles.
Arrivé à Elisabethville le 23 mars 1961. Adresse : c/o Hôtel Albert Ier.
Source : fiche d'immigration. Appréhendé par L'ONUC en août 1961 et. envoyé
finalement à Stanleyville. Pour plus de détails, voir le dossier No 9k du
Service de renseignement. Activités antérieures : agriculture dans la région
d'Opale, près de Stanleyville. S'est engagé dans la Gendarmerie katangaise le
23 mars 1961 et a servi, sous Les ordres du commandant Lefebvre, à l'Etat-Major
fo.
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_ (dans une Compagnie de transport) à Elisabethville. Semble avoir été recruté
par l'intermédiaire de l'Ambassade de Belgique à Brazzaville et de M. Kazadi,
du Sud-Kasaï, en mars 1961. Numéro matricule 202011 et passeport No 373648
délivré le mai 1960 à Stanleyville.
COISSE, René Auguste
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 18 juillet 1927 à Gilly;
marié à Veckman, Francine; nom du père : Augustin; nom de la mère : Mathers,
Stéphanie. Dernier domicile : 16, chaussée de Wavre, Ixelles, Bruxelles.
Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 3 mai 1962, venant d'Europe.
Adresse : c/o Etat-Major des Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche
d'immigration.
COLLIN, Louis
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né Le ll novembre 1934 à
Verviers; marié à Ligot, Jeanine; nom du père : René; nom de la mère :
Debefue, Antoinette. Dernier domicile : Montigny-le-Tilleul. Arrivé à
Elisabethville Le 31 janvier 1961, venant d'Europe. S'est engagé dans
l'armée de l'air à Kolwezi le 2h mai 1962. Adresse : c/o Forces katangaises.
Source : fiche d'immigration.
COLON, Jules
Belge ou Français. L'un des douze officiers étrangers au service du grand.
chef Kasongo-Niembo de Ksmine au 11 janvier 1968, d'après l'état de solde daté
de ce jour et portant sa signature, remis à L'ONU par un agent qui a ajouté que
Colon était affecté à la gendarmerie de secteur de Kaniama.
COSMIDIS, Antony
Grec, militaire dans les Forces katangaises; né le 18 mars 1936 à Athènes;
célibataire: nom du père : Themistollis; nom de la mère : Papalexandrou,
Hélène. Dernier domicile : 48, Rezende Street, Salisbury (Rhodésie). Est
arrivé à Elisabethville Le 17 avril 1962 venant d'Europe; immatriculé à
Elisabethville le 20 avril-1962, Adresse : c/o Etat-Major des Forces
katangaises, B. P. 1121, Source : fiche d'immigration. /
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COUSIN, Jules Emile
Français, agent de l'Administration des Forces katangaises; né le 21 mai 1899
à Lille (Nord); marié à Jarry, Julia; nom du père : Jules (décédé); nom de la
mère : Coussemacker, Angela. Dernier domicile : 109, rue de France, Palais de
France, Nice. Arrivé de Bukavu le 27 février 1962. Enregistré à Léopoldville
le 19 février 1957; enregistré à Elisabethville le 15 mai 1962. Adresse :
672, avenue Luxembourg. Son nom figurait sur de précédentes listes de
militaires étrangers se trouvant au Katange (sous-lieutenant), notamment sur
la première liste établie par le Service de renseignement en août-
septembre 1961, Source : fiche d'immigration,
CREMER, Raymond Martin
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 19 janvier 1924 à
Bruxelles; divorcé de Willame, Ida; nom du père : Guillaume; nom de la mère :
Hassens, Madeleine (décédée), Dernier domicile : 6, rue des Mécaniciens,
Bruxelles. Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 18 avril 1962, venant
d'Europe. Adresse : B. P. 1121, Elisabethville, A déjà été rapatrié par les
Nations Unies en vertu du paragraphe A-2 le ler septembre 1961, après avoir été
appréhendé par des forces indiennes à Manono le 28 août 1961. Autres rensei-
gnements tirés du dossier No 143 : entré pour la première fois au Congo Le
19 mars 1961. A été soldat dans le groupe mobile B. (Source autre que le
dossier : fiche d'immigration.)
CRISTODCULATOS, Constantin
Grec, militaire dans les Forces katangaises; né le 18 janvier 1926 en Grèce;
célibataire; nom du père : Stavros (décédé); nom de la mère : Tslenti, Apodidi.
Dernier domicile : rue A. Drivain, Céphalonie. Arrivé et immetriculé pour la
première fois à Elisabethville le 6 mai 1961. S'est rendu à Kipushi le
15 juin 1962. Adresse : Hôtel Macris, chambre 15. Source : fiche
d'immigration.
PA
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Français
Annexe I
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CROE, Jean KH.
Belge, capitaine. L'un des douze officiers étrangers de l'armée de
Kasongo-Niembo de Kamine, au ll janvier 1962, d'après l'état de solde signé,
daté de ce jour. Une lettre de Kasongo-Niembo à Tshombé datée du 28 août 1961
confirme que l'intéressé faisait partie de l'armée de Kasongo-Niembo. Faisait
partie des groupes qui ont fait sauter les ponts de Kabongo-Kabalo, de
Kinda-Kamina et de Lubilash., (Voir journal d'un mercenaire.)
CUVELIER, Jean Marie M. Ge
Belge, militaire dans la gendarmerie katangaise; né Le 9 juillet 1929 à Theux
(Belgique); divorcé; nom du père : Ferdinand (décédé); nom de la mère :
Wilkin, Marie-Jeanne (décédée). Dernier domicile : L6 rue du Coq, Liège.
Arrivé et immetriculé à Elisabethville Le 21 février 1961, venant d'Europe.
S'est rendu à Kolwezi le 24 juin 1962. Adr:sse : c/o Forces katangaises,
B. P. 1121. Source : fiche d'immigration.
DANDOS, Tucien Adelin
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 27 mars 1936 à Gembloux;
marié à Laska, Ursula; nom du père : François; nom de la mère : Soyeun, Simone.
Dernier domicile : 36, rue Chapelle-Dieu, Gembloux. Arrivé d'Europe le
23 avril 1962. Adresse : Etat-Major Forces katangaises, B. P. 1121. Source :
fiche d'immigration. Son nom figurait sur de précédentes listes de militaires
étrangers se trouvant au Katanga, notamment sur la première liste établie par
le Service de renseignement en août-septembre 1961.
DE CLARY, Vidal Michel
Français, capitaine. L'un des chefs du groupe de mercenaires qui ont
attaqué les troupes irlandaises envoyées à Jadotville à la demande de la
communauté européenne, pendant les hostilités de septembre. D'après les
renseignements disponibles, cette attaque a été préparée par Lasimone et
De Clary. D'autre part, le nom de De Clary figure sur de précédentes listes
de militaires étrangers se trouvant au Katanga, notamment sur la première liste
établie par le Service de renseignement en août-septembre 1961. D'après des
d fo.
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Français
Annexe I
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renseignements non confirmés, De Clary aurait quitté le Katanga, avec
89 “autres volontaires", le 8 février 1962 (lettre de Tshombé au fonctionnaire
chargé de L'ONUC, datée du 13 février 1962); est rentré peu après à
Elisabethville, où il a assumé de hautes fonctions équivalant à celles de chef
d'état-major des mercenaires. Toujours d'après des renseignements non
confirmés, il aurait participé au recrutement et à l'organisation de l'OAS au
Katanga. On dit aussi qu'il est en relation étroite avec Mme Vermeulen,
secrétaire belge du président Tshombé. Un message, actuellement en la
possession de L'ONU, adressé au capitaine De Clary à Luens par le
commandant Kamantanda à Jadotville, contient des preuves de ses activités
actuelles. De Clary serait le chef du groupe mobile de Luena. Voici le texte
du message : "Veuillez copier les tableaux de tir des mortiers de trois pouces
et me les envoyer par lettre adressée au lieutenant Kambaji, Etat-Mejor 51
(Jadotville)." Ce message est daté du 9 août 1962.
DECLARCK, André
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 31 août 1930 à Schaerbeek;
marié à Carlier, Danielle; nom du père : Gaspard; nom de la mère : Henricot,
Arsène. Dernier domicile : 3, avenue Josse Goffin, Bruxelles. Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 3 mai 1961, venant d'Europe. S'est rendu à
Jadotville le 25 mai 1962. Adresse : c/o Etat-Major des Forces katangaises,
B. P. 1121. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville
par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2 le 6 septembre 1961 (pas de
dossier). D'après des renseignements non confirmés, il aurait habité
avenue Kigome, en face de l'Unicongo, pendant son séjour à Elisabethville.
On le dit fanatiquement opposé à L'ONU; est mêlé au transport d'armes, par
voiture, à Kipushi et Kolwezi.
fo.
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Français
Annexe I
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DE GREEF, Jacques
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le H avril 1941 à Uccle;
célibataire; nom du père : Martin; nom de la mère : Georgina (décédée).
Dernier domicile : 14, rue Beekman, Uccle. Arrivé à Elisabethville le
01 avril 1962 et immatriculé le 26 avril 1962, venant d'Europe. Adresse :
état-major des Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche d'immigration.
avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en vertu du
paragraphe A-2 le } septembre 1961 (aucun dossier n'a été établi par le
service de renseignement). Serait néanmoins rentré, au Katanga, à l'Ecole
officiers "Nzilo III" le 6 octobre 1961 d'après un “ordre de
n la possession de
des sous
mission" signé par le capitaine Repagnol et trouvé e
1'adjudant Verlooy au moment où il a été détenu par L'ONUC pendant les
hostilités de décembre dernier. En voici le texte : "L'adjudant Venloy (sic,
lire Verlooy) et le volontaire de Greef, Jacques se rendront au district de
Kolwezi ce jour le 6/10/61. Le volontaire de Greef, Jacques sera présenté au
major Hasadi en vue de sa démobilisation. L'adjudant Verlooy reviendra
immédiatement au camp". Signé: le capitaine Repagnol et le lieutenant Kalokula,
Cet ordre de mission implique la démobilisation de
commandant du campe
Verlooy, qui aurait dû être
de Greef, mais il n'existe aucune confirmation.
au courant,a feint de tout ignorer lorsqu'il a été interrogé. Pourtant,
d'après la fiche d'immigration ci-dessus mentionnée, il serait de retour.
Cette fiche porte une photo de l'intéressé en uniforme.
DELHEZ, Jean Pascal Léopold |
Belge, militaire dans les Forces katangaises, né le 15 avril 1935 à
à Bollis, Colette; nom du père : Pascal; noïi de la mère :
Saint-André. Marié à
Brovwers, Alice, Dernier domicile : k, rue Chenestre, Saint-André. JImmatriculé
à Elisabethville Le 17 juin 1962, venant d'Europe. Adresse : c/o
Hôtel Katanga, B. P. 1121, Elisabethville. Source : fiche d'immigration.
ar les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2 le
Avait été rapatrié DP
7 septembre 1961, après avoir été appréhendé à Elisabethville le 28 août 1961.
Autres renseignements : adresse précédente à Elisabethville :
Dossier No 141.
Titulaire de la carte
1361, Av. Léopold. Régiment No 1; compagnie TTR.
d'identité belge : E. 632261. Est entré pour la première fois au Congo le
17 juillet 1957. .
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Français.
Annexe IT
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DEJARDIN, André
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 29 mars 1932 à Retinnes.
Celibataire; nom du père Dieudonné; nom de la mère, Tant, Pauline; dernier
domicile : 102, Avenue Albert, Forest. Immatriculé pour la première fois à
Kakitumba le 20 octobre 1951, Arrivé d'Europe Le 2 mars 1961. S'est rendu à
Jadotville le 29 mai 1962. Adresse : c/o Bataillon blindé, B. P. 7231.
Source : fiche d'immigration. Figurait sur de précédentes listes de militaires
étrangers se trouvant au Katanga, notamment sur la première liste établie par
le service de renseignement en août-septembre 1561.
DEJAIFFE, William Antoine
Belge, militaire dans la Gendarmerie katangaise. Né le ler septembre 1932 à
Charleroi. Célibataire; nom du père : Oscar; nom de la mère : Foureau, Mariette;
dernier domicile à Elisabethville : camp Massart. Arrivé et immatriculé à
Élisabethville le 16 janvier 1961, venant d'Europe. S'est rendu à Kipushi le
12 mars 1961. Source : fiche d'immigration. A figuré sur de précédentes listes
de militaires étrangers se trouvant au Katanga, notamment sur la première liste
établie par Le service de renseignement en août-septembre 1961. Egalement
compté dans des effectifs de l'armée du grand chef Kasongo-Niembo dans une
lettre datée du 28 août 1961 de Kasongo-Niembo à Tshombé.
DELMAY, Edouard
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 27 juillet 192 à
Montigny sur Sambre; marié à Carlier, Odette. Nom du père : Edouard; nom de
la mère : Destain, Pauline. Dernier domicile : rue du Viaduc, Ixelles/Bruxelles.
Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 23 avril 1962, venant d'Europe.
Adresse .: état-major des Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en
vertu du paragraphe A-2, le 2 septembre 1961. Aucun dossier sur Delmay n'a
été établi par le service de renseignement.
Jus
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Annexe I
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DE LUIGI, Jean
Suisse, militaire dans la Gendarmerie katangaise; né le 22 septembre 1918 à
Fiorenzuola d'Arda; marié à Capra, Anna-Maria; nom du père : Mario; nom de la
mère : Padovani, Ambrogia. Dernier domicile : 25, Bradfield Road, Salisbury.
Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 14 mars 1962, venant de Rhodésie,
adresse : hôtel Léopold II, B. P. 1121. Soùrce : fiche d'immigration.
Figurait sur de précédentes listes de militaires étrangers se trouvant au
Katanza, notamment sur la première liste établie par le service de rensei-
gnement en août-septembre 1961. Autres renseignements : aurait été chef de
cuisine de Lord Dalhousie, Gouverneur général de la Fédération de Rhodésie et
du Nyassaland. A pris une part active aux combats de décembre en tant que
chef d'un groupe d'extrémistes composé d'environ 5 mercenaires qui se
disaient “idéalistes" e> prétendaient défendre la civilisation. Ce groupe a
constitué la première vague lors de l'attaque du tunnel. Le k janvier 1962,
De Luigi se serait rendu à Salisbury en disant qu'il avait été blessé à deux
reprises et qu'il avait besoin d'un repos. D'après la fiche d'immigration,
il serait revenu peu après,
DELVA, André
Belge, l'un des 12 officiers étrangers au service de l'armée du grand chef
Kasongo-Niembo à la date du 11 janvier 1962 d'après l'état de solde signé par
lui ce même jour. Avec Martins, Favre et Croe, Delva a été accusé d'avoir
fait sauter les ponts de Kabongo-Kabalo et de Kinda-Kamina.
DEMOULIN, Albert Charles
Belge, militaire dans la Gendarmerie katangaise. Né le 26 juin 1917 à
® Montigny sur Sambre; marié à Pierard, Nelly; nom du père : Oscar (décédé);
nom de la mère : Dehon, Léonie. Dernier domicile : 87, rue Vandervelde, à
Châtelet, Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 15 février 1962, venant
d'Europe. Adresse : hôtel Albert ler. Source : fiche d'immigration. Figure
sur de précédentes listes de militaires étrangers 5e trouvant au Katanga (à ne
pas confondre avec DEMOULIN, Jacques, rapatrié par les Nations Unies le
ler septembre 1961). Un ordre, en date du 28 mars 1S61 et signé du
ose
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Françaïs
Annexe I
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commandant Faux, la Direction du personnel à l'état-major de l'armée
katangaise, dont sont entrés en possession les services de l'ONU, plaçait,
à partir du 28 mars 1961, Demoulin, Albert et Verlooy à la disposition de la
police nationale ketangaîse et sous les ordres du commissaire Mottoule pour
certaines opérations alors en cours. L'original de cet ordre se trouve dans
le dossier de Verlooy (No 247), après avoir été trouvé sur ce dernier lors
de son arrestation par L'ONUC, au cours des événements de décembre.
DRAPIER, James Emile
Belge, officier dans les Forces katangaises; né le 19 mai 1914 à Brugelette;
marié à Durot, Julia; nom du père : Augustin (décédé); nom de'la mère :
Lesceux, Mathilde (décédée). Dernier domicile : 5, rue de Vienne, Ath
(Belgique). Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 14 mai 1962, venant
d'Europe. Source : fiche d'immigration. Adresse : Fortes katangaises,
B. P. 634, A été rapatrié par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2,
le 7 septembre 1961, après s'être rendu à L'ONUC le 28 août 1961.
Dossier No 160 établi par le service de renseignement : officier d'active,
envoyé au camp Massart comme conseiller. Nommé commandant en janvier 1961,
après avoir effectué un voyage en Belgique en juillet 1960, Venu pour la
première fois au Congo en 1946. Sa femme et ses trois enfants habitaient
125, Avenue Amerlinck, Elisabethville, Sa femme était institutrice au
Katanga. Titulaire du compte No 15222 à la BBA, Elisabethville.
DRUET, Marcel, A, O0.
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 17 mai 1921 à Bruxelles,
Marié à Remacle, Viviane; nom du père : Oscar (décédé) ; nom de la mère :
Istas, Adèle, Dernier domicile : 22, rue Là-Haut, Planceroïit, Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 19 avril 1962, venant d'Europe. Adresse :
hôtel Albert ler. Source : fiche d'immigration. Rapatrié d'Elisabethville
par les Nations Unies en verti: du paragraphe A-2, le 31 août 1961. Aucun
dossier n'a été établi sur Druet par Le Service de renseignement.
lose
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Français
Annexe I
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DUBOIS, Pierre
Français, militaire dans les Forces katangaises; né le 29 juillet 1930 à
Bordeaux (Gironde). Marié à Labougerie, Cyprienne; nom du père : Luëien
(décédé); nom de la mère : Dupont, Marie (décédée). Dernier domicile : 3, rue
des Pins, Bordeaux. Arrivé et immatriculé à Elisabethville Le 16 mars 1962,
venant d'Europe. Adresse : état-major des Forces kabtangaises, B. P. 1121.
Source : fiche d'immigration. Figure sur de précédentes listes de militaires
étrangers se trouvant au Katanga, notamment la première liste établie par le
service de renseignement, en août-septembre 1961. Autres renseignements :
sert dans la Gendarmerie depuis mars 1961. A écrit à Munongo le 2 août 1961
pour demander d'acquérir la nationalité katangaise en rappelant une requête
analogue adressée précédemment à Tshombé.
DUNLOP-STEWART, Jean Archibald
Britannique, militaire dans les Forces katangaises; né le 5 octobre 193 à
l'Île Seychelles; célibataire; père décédé; nom de a mère : Payet de Souillac,
odette. Dernier domicile : 19, Abercorn Road, Bulawayo (Rhodésie du Sud).
Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 8 mai 1962, venant de Rhcdésie.
Adresse : hôtel Albert, chambre 19. Source : fiche d'immigration. Rapatrié de
Léopoldville par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le
27 septembre 1961, et renvoyé en Rhodésie via Johannesburg. Dossier No 58,
établi par le service de renseignement : avait précédemment effectué des levés
aériens dans la RAF et les Forces aériennes rhodésiennes,
A servi à la base aérienne du Katanga de Luano-Elisabethville, sous les ordres
du colonel belge Volont, commandant d'aviation, et du commandant belge Hirsh,
des magasins d'équipement de Kibati. Venu pour la première fois au Congo le
2 mai 1961. Appréhendé par L'ONUC, le 28 août 1961, à l'aéroport
d'Elisabethville.
os
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Français
Annexe I
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EECKMAN, François G.
Belge, militaire dans la Gendarmerie katangaise; né le 9 mars 1936 à
Grembergen; célibataire; nom du père : Armand; nom de la mère : Desmet,
Madeleine. Dernier domicile : 13, rue Hehkerhoek, Grembergen. Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 21 février 1961, venant d'Europe. S'est rendu
à Kamina le 25 juin 1962. Adresse : c/o Forces katangaises, Source : fiche
d'immigration. Figure sur de précédentes listes de militaires étrangers se
- trouvant au Katange, notamment la première liste établie par le service de
renseignement, en août-septembre 1961.
FERMONT, James
Néerlandais, pilote dans les Forces aériennes katangaises; né Le 5 novembre 1909
en Indonésie. Marié à Willemsen, Juliana; nom du père : Arthur Amande; nom de’
la mère ; Marc, Jeanne (décédée). Dernier domicile : 335, Sydneywad,
Johannesburg. Arrivé le 24 avril 1962 à Elisabethvillé’et immatriculé le
16 mai 1962, venant d'Europe. Adresse : 861, avenue Wangermée, 3. P, 2590,
Elisabethville. Source : fiche d'immigration. A figuré sur de précédentes
listes de militaires étrangers se trouvant au Katanga, notamment sur la
première liste établie par Le service de renseignement en août-septembre 1961
(où il est inscrit, probablement par erreur, comme Sud-Africain).
FETTER, Victor Alexandre
Belge, militaire dans les Forces katangaises, né le 18 novembre 1925 à
Ixelles/Bruxelles; célibataire; nom du père : Eugène (décédé); nom de la
mère : Femorowiez, Jadwiga. Dernier domicile : #, rue Livingstone, Bruxelles.
Immatriculé pour la première fois à Elisabethville le 28 octobre 1960 (000947).
Arrivé de Stanleyville le 2 février 1962. Adresse : Collège St-François de’
Sales. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié par les Nations Unies
en vertu du paragraphe A-2, le 7 septembre 1961, après avoir été appréhendé
par des troupes indiennes à Manono, Le 28 août 1961, Dossier No 131 établi
par le service de renseignement, Autres détails : père de Joja Fetter (7 ans),
c/o M. Georges, 64, rue des Coteaux, Verviers, Volontaire dans la
Gendarmerie katangaise depuis le 22 février 1961. Arrivé au Congo Le
15 août 1946; travaillait comme plombier à Stanleyville,
fes.
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Français
Annexe T
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FOURGON, Fernand Achille Victor Alexis
Belge, militaire dans les forces du gouvernement; né le 17 juin 1936 à
Vielsalm; marié à Cavage, Claudine, un enfant; nom du père : Fernaïñd; nom de
la mère : Jacobi, Marie. Dernier domicile : 163, rue de Vaudrée, Angleur
. (comme Jacoby, Charles). TImmatriculé pour la première fois à Matadi, le
9 novembre 1959 (40/191/1905). Arrivé d'Europe le 26 septembre 1960, rentré en
Europe le 12 octobre 1960, en est revenu Le 7 avril 1962 et est parti pour
Jadotville le 12 mai 1962. Adresse : 7, avenue Astrid, B. P. 716.
Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié par L'ONU en vertu du
paragraphe A-2, le ler septembre 1961; après s'être rendu à l'ONU, à Kamina
ce même jour. Dossier No 114 établi par le service de renseignement. Autres
détails : a servi en qualité de pilote (sous-lieutenant) dans Les Forces |
aériennes katangaises. Carte d'immatriculation à Matadi en date du
9 novembre 1959. Passeport belge No 6.419581, valide jusqu'au 5 octobre 1962.
FRAIPONT, Michel, Henri _ Jean
Belge, militaire dans la Gendarmerie katangaise; né le 25 mars 1951 à Liège.
Marié à Girood, Andrée; nom du père : Charles (décédé); nom de la”mère :
François, Eulalie. Dernier domicile : 1, route du Théêtre, Liège. Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 13 mars 1962, venant d'Europe (VIII/26/530).
Adresse : Gendarmerie katangaise,'B. P. 1121, Source : fiche d'immigration.
Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en vertu du
paragraphe A-2, le 31 août 1961. Aucun dossier sur Fraipont n'a été établi
par le service de rénseignement.
fo.
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Français
Annexe I
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GOETHALS, Alexandre
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le ler juillet 1935 à Liège.
Marié à Santa, Julia; nom du père : Joseph; nom de la mère : Selymes, Elisabeth;
dernier domicile : 64 rue Jean Valders, Bruxelles, Arrivé et immatriculé à
Elisabethville le 7 juin 1962 (VIIL/68/1078), venant d'Europe.
Adresse : F.K. B.P. 1121. Source : fiche d'immigration.
GLASSEOLE, Malcolm David
Néo-zélendais, pilote dans les forces aériennes katangaises (lieutenant);
né le 8 novembre 1919 en Nouvelle-Zélande; marié à Smith, Kathleen; nom du
père : Donalä (décédé); nom de la mère : Ella, Veronica. Dernier
domicile : Southampton, Angleterre. ‘Arrivé et immatriculé à Elisabethville
le 7 février 1962 (VIII/5.253); venant d'Europe. Source : fiche
d'immigration. A’figuré sur de précédentes listes de militaires étrangs. : se
trouvant au Katanga, notamment sur la première liste dressée par Le Service
de renseignement en août-septembre 1961. Autres renseignements : a pris
part aux combats de décembre. Aurait abattu quatre ou cinq avions avant
d'avoir été lui-même contraint d'atterrir. Les Nations Unies possèdent un
rapport attestant que Glasspole a abattu un avion à Mitwaba le 30 juin 1961,
Une commission d'enquête composée du commandant Van Risseghem, du
capitaine Berteaux, du capitaine de Luigi et du lieutenant Wicksteed, qui
ont signé le rapport de la Commission, avait été formée. En décenibre 1961,
Glasspole aurait rendu visite à Tshombé pour lui demander de rayer des rôles
de l'armée le colonel Faulques qu'il accusait de se livrer à des manoeuvres
d'escroquerie et de détournement de fonds aux fins de recruter des merce-
naires en Belgique. On croit savzir qu'il se trouve au Congo depuis le
mois de février 1961. Son activité en tant que pilote dans les forces
aériennes katangaises a été confirmée par le Gouvernement néo-zélandais qui,
d'après la note verbale que la délégation néo-zélandaise à New York,a
adressée au Secrétaire général par intérim, en date du 9 janvier 1962, aurait
perdu contact avec Glasspole en août 1961, époque à laquelle il avait pour
adresse : B.P. 1121 (Forces katangaises), Elisabethville, On a signalé sa
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Frénçais
Annexe I
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présence à Ndola à Noël 1961. Le passeport No C.61417 délivré par le
Haut Commissaire de la Nouvelle-Zélande à Londres, le 14 mai 1957, porte
comme profession : pilote, chef d'entretien. Selon le rapport de la
Commission mixte chargée de la question des mercenaires, daté du 7 mars 1962
(Ref. CM/16 No 10), Glasspole était encore inscrit sur les états de, solde
du Katanga à la date du 7 mars 1962. Autres renseignements : une lettre
adressée à un certain adjudant Mteba, M., par Kilonda, Joseph, sergent
comptable à l'E.M. du secteur de Kongolo, qui est actuellerient en la
possession dns Nations Uniés, signale qu'un petit avion piloté par
"Max Claspourd" a été utilisé par les forces katangaises pour effectuer une
reconnaissance des positions occupées par L'ANC. Il est fait clairement
allusion à Glasspole dns un message que le "Commandant groupement en
Mission 51, Jadotviile 51" a adressé, en date du 21 août 1962, au
“Commandant 21 BN Mitwaba 71" et qui se trouve actuellement en la possession
de L'ONU. Ce message explique la présence dè Glasspole dans cette région
(il pilotait un quadrimoteur).
GOFFIN, Pierre-André Ghislain
Belge, militaire dans les forces katangaises, né Le 7 avril 1939 à Vezin;
célibataire; nom du père : André; nom de la mère : Jassene, Martha.
Dernier domicile : 30 rue de Thon, Thon-Samson. Immatriculé pour la première
fois à Léopoldville le 14 août 1959 (95/60/2890). Arrivé de Kamina le
29 mai 1961. Farti pour Kolwezi le 25 mai 1962. Adresse : lère compagnie P.M.
Forces katangaises. Source : fiche d'immigration. A été rapatrié par les ! \
Nations Unies le 7 septembre 1961 en vertu du paragraphe A-2, après avoir |
été appréhendé à Elisabethville par les forces irlandaises le 28 août 1961.
Le dossier établi par’ le Service de renseignement porte le No 157. Autres
renseignements : chef de la police militaire. Est arrivé au Congoen
août 1959. A séjourné en Belgique comme convalescent de décembre 1960 à
mars 1961. Possède le compte No 832.998 à la B.C. Goffin aurait regagné
Kolwezi le 5 avril 1962. IL faisait partie d'un groupe mobile qui se donnait
pour nom : les combattants de la mort. .
fu
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Français
Annexe I
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GUILLAUME, Lucien
Belge, militaire dans l'armée katangaise; né le 29 août 1926 à Seraing;
marié à Vanderbost, Praverel; nom du père : Jean; nom de la mère :
Dempis, Valère. Dernier domicile : Seraing. Arrivé d'Europe le 17 mars 1962.
Immatriculé à Elisabethville le 23 mars 1962 (VII/h9/558). Adresse : B.P. 63k;
Source : fiche d'immigration.
HAMAQUE, Roger
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le 16 décembre 1932 à
‘Zellike. Marié à Veruicht, Hélène (un enfant}; nom du père : Robert (décédé );
nom de la mère : Vanderhasselt, Marie-Thérèse. Dernier domicile :
39 rue St-Augustin, Forest. Arrivé d'Europe le 23 avril 1962. Immatriculé
à Elisabethville le 26 avril 1962. Aûresse : Etat-Major des forces
katangaises, B.P. 1121. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié
par les Nations Unies le ler septembre 1961 en vertu du paragraphe A-2, la
police militaire du Katanga l'ayant remis entre les mains des Nations Unies
à Albertville le 30 août 1961. Dossier No 161. S'est engagé comme volontaire
dans le groupe mobile du 23ème bataillon du Tanganyika (Katanga). Recruté
pour six mois par la délégation permanente katangaise à Bruxelles le
22 avril 1961. S'était auraravant engagé comme volontaire dans L'armée belge
pour servir en Corée où il a été blessé. Compte à la B.B.A. à Elisabethville
et à Albertville (No 2894). Aüresse de sa mère à Bruxelles :
39, avenue St-Augustin, Forest.
HENRICY, Christian
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le ler septembre 1932 à
Bruxelles; marié à Werts, Lucienne : nom du père : Georges Constant (décédé);
nom de la mère : Remacle, Julia. Dernier domicile : rue Général Henry,
Etterbeek (Bruxelles). Est arrivé d'Europe le ler avril 1962 (1x/55/008).
Aûresse : groupe mobile, Forces katangaises, B.P. 7201. Source : fiche
ü'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en
vertu du paragraphe A-2, le 2 septembre 1961, Aucun dossier n'a été établi
sur Henricy par le Service de renseignement.
fo.
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Français
: Annexe I
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HEYMANS, Frans E.
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le ler février 1913 à
Berchem, Ste-Agathe. Divorcé de Nys, Jeanne; nom du père : Achille (décédé);
nom de la mère : Van Wilderobe, Alice. Dernier domicile : 74, rue Soldats,
Berchem, Ste-Agathe. Immatriculé pour la première fois à Bunia le
ler décembre 1958 (1/67/3935). Arrivé de Bunia le 20 février 1962.
Adresse : Hôtel Bruxelles, No 535 B. Restaurant. Source : fiche d'immigration.
A figuré sur de précédentes listes de militaires étrangers se trouvant au
Katanga, notamment sur la première liste établie par le Service de
renseignement en août-septemibre 1961. Autres renseignements : s'est enfui
de la Province Orientale pour rejoindre la Gendarmerie katangaise, groupe
mobile E, à Albertville (commandé par le lieutenant Chamois). A dénoncé à
la Sûreté, le 23 mai 1961, les mauvais traitements que lui ont infligés
Chemois et ses hommes lorsqu'il a voulu être muté dans une autre unité.
L'ONU est en possession du rapport de la Sûreté ainsi que de l'ordre de
mutation ultérieur le transférant à l'Etat-Major.
HOUTERS, Claude Victor : .
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le 2 mai 1934 à Jahay.
Marié à Schmetz, Elise. Dernier domicile : 17, rue du Paradis, Verviers.
Immatriculé pour la première fois à Matadi le 23 novembre 1959 (40/195/1950).
Arrivé d'Europe Le 26 avril 1962. Adresse : c/o Service militaire.
Source : fiche d'immigration.
JONVILLE, Carol | | .
Belge, ingénieur dans les forces katangaises; né le ler septembre 1918 à
Nechin. Célibataire; nom du père : Jean; nom de la mère : Wolska, Catherine.
Dernier domicile : 107, rue Royale, Lille (Nord) France. Arrivé d'Europe |
le 23 mai 1962. Immatriculé à Elisabethville le 25 mai 1962 (VIII/61/987).
Adresse : Etat-Major des forces katengaises, B.P. 1121. Source : fiche
LS
d'immigration.
VAE
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Français
Annexe T
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JOUVENEAUX, Emile Désiré
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le 15 décembre 192k4 à
Harchies (Belgique). Célibataire; nom du père : Emile; nom de la mère :
Daudron, Armande. Dernier domicile : 29, rue landres, Chatelineau. Arrivé
et enregistré à Elisabethville le L mai 1962 (VII/53/882), venant d'Europe.
Adresse : c/o B.P. 1121, Hôtel Katanga. Source : fiche d'immigration. Avait
été rapatrié par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le
ler septembre 1961, après avoir été appréhendé à Kongolo le 29 août 1961.
Dossier No 69. D'après ce dossier, il est marié et père de deux enfants.
Ancien métier : mineur, Personne à prévenir : Mme Clémence Jouveneaux
(née Dubois), 29, rue Landres, Chatelineau. Services militaires antérieurs :
9 ans et k mois en Indochine. Recruté par la délégation permanente du Katanga
à Bruxelles et arrivé au Congo le 29 avril 1961. A servi dans le groupe
mobile sous les ordres du commandant Janssen et du lieutenant Antoine.
Fasseport No C.390h34 délivré en Belgique le 25 avril 1961. Compte 16038 à
la B.B.A.
LATTE, Gerardus Marcel | |
Belge, pilote dans les forces aériennes katangaises; né le 5 juin 1931 à
Oudenhove St-Géry. Célibataire ; nom du père : Ernest, nom de la mère :
Hoebeke, Bertha. Dernier domicile : 4}, rue Travenis, Oudenhove St-Géry.
Arrivé et enregistré à Elisabethville le 29 janvier 1961 (VII/101/188) venant
d'Europe. S'est rendu à Kolwezi le 16 juin 1962. Adresse :
c/o Hôtel Albert ler. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié
d'Elisabethville par les Nations Unies en vertu du raragraphe A-2 le
6 septembre 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Latte par Le Service de
renseignement.
fe.
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Français
Annexe I
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LAMBRECET, Martin Edouard
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le 10 octobre 1930 à Louvain.
Célibataires; nom du père : Léopold; nom de la mère : Vanbeveren, Anne (décédée).
Dernier domicile : 5, rue des Ménages, Bruxelles. Arrivé et enregistré à
Elisabethville le 14 avril 1962 (VIII/k1/719), venant d'Europe.
Adresse : av. Stanley, B.P. 1121. Source : ficne d'immigration. Avait été
rapatr ié par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2,.
le ler septembre 1961, après avoir été appréhendé par les forces ghanéennes
à “‘hjba, le 28 août 1961. Dossier No 149. Personne à prévenir :
Me L. lanbrecht, 141, Bruyndenck, Wemmel, Bruxelles. Entré au Congo le
9 avril 1961 comme mercenaire du groupe mobile à Niemba. Titulaire de 1a
carte d'identité No VB 267941 délivrée à Bruxelles le 30 juin 1960.
Iambrecht faisait partie du groupe de mercenaires identifiés par le
lieutenant Borg, du bataillon suédois de Kamina, pendant une reconnaissänce
à Kizange, à l'est de Kabondo-Dianda, au début d'août 1962.
LALIERE, Claude
Belge (prétendant avoir la nationalité katangaise), emploie également, avec
l'assentiment des autorités katangaises, le nom de Jean-Claude Bankiere,
probablement pour échapper à l'attention de L'ONUC. Signalé à Brazzaville,
le 29 juillet 1962, comme essayant de rentrer au Katange.… I1 possédait
deux jeux de papiers d'identité : une carte d'identité délivrée avant l'indé-
pendance, .dans la province de Kivu, par les autorités belges, et une carte
analogue délivrée plus récemment par les autorités katangaises, au nom de
Bankiere, Bien que normalement employé à Elisabethville comme ingénieur, il
a aussi trouvé le temps de commander une compagnie de transport dans la
Gendarmerie katangaise. Lalière dit que son passeport belge, avec lequel il
était entré au Congo (Brazzaville), lui a été confisqué par le Ccnsulat belge
de Pointe Noire, où'il avait cherché à obtenir un visa d'entrée au Katanga.
lalière figurait sur de précédentes listes de militaires étrangers se trouvant
au Ketange, notamment la première liste établie par le Service de renseignement,
eu août-septembre 1961. Diverses sources ont indiqué que Lalière est de
retour à Elisabethville.
VAE
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Français
Annexe I
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LAMOULINE, lieutenant-colonel
Belge, appartenait autrefois au Ministère des affaires africaines, chef d'un
groupe de 12 officiers étrangers qui servent encore sous les ordres du
Grand Chef Kasongo-Niembo, de Kamina, d'après un état de solde portant sa
signature et daté du 11 janvier 1962, maintenant possession de l1'ONUC.
Lamouline est décrit comme le commandant de l'armée de Kasongo-Niembo et
L'ONUC a eu connaissance de messages envoyés par lui à l'état-rajor de la
Gendarmerie, au début d'août 1962, pour demander diverses fournitures.
D'après une lettre datée du 28 août 1961, adressée par le Grand Chef à
Tshombé et maintenant possession de l'ONUC, il appartenait précédemment à
l'armée de Kasongo-Niembo. Après les hostilités de septembre 1961, Lamouline
a été décrit par le Consulat belge d'Elisabethville comme "prisonnier" de
Kasongo-Niembo.
1
LASIMONE, Henri Maurice, capitaine
Français, fonctionnaire dans les forces katangaises; né le 20 juin 1920 à
Thiers. Célibataire; nom du père : Albert (décédé); nom de la mère :
lafay, Jeanne. Dernier domicile : Bidart, Basses-Pyrénées. Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 21 mai 1962 (VIII/91/1302), venant d'Europe.
È Adresse : B.P. 3489, Hôtel Albert, Elisabethville. Source : fiche d'immi-
gration. À figuré sur de précédentes listes de militaires étrangers se
trouvant au Katanga, notamment la première liste établie par le Service de
renseignement en août-septembre 1961. Autres détails : mentionné comme l'un
des officiers étrangers de l'armée du Grand Chef Kasongo-Niembo dans une
lettre datée du 28 acût 1961, adressée par ce dernier à Tshombé. Par la
suite, Llasimone a été parmi les officiers qui sont passés au Ministère de
l'information afin d'échapper à l'attention de L'ONU. Il était titulaire d'une
carte d'identité officielle, portant le cachet dudit Ministère. A pris une
part active aux hostilités de septembre. A préparé et exécuté une attaque
contre les Irlandais à Jadotville. Ce dernier renseignement a été fourni par
un mercenaire appréhendé par les forces des Nations Unies et qui a également
mentionné le capitaine de Clary comme l'un des chefs de cette opération.
Je.
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Français
Annexe I
Page 23
Iasimone a également commandé, le 23 septembre 1961, après l'accord de
cessez-le-feu, un poste de troupes katangaises à 15 kilomètres de Kipushi,
sur la route d'Elisabethville. C'est Lasimone lui-même qui était à l'origine
de cette initiative, selon ‘un document maintenant en possession de l'ONU.
On a signalé qu'il avait quitté le pays en novembre (ELLEO 126, du
18 novembre 1961). Peut-être était-il considéré comme un risque pour la
sécurité d'autres mercenaires. Depuis son retour au Katanga, en 1962, des
rapports non confirmés ont signalé qu'il s'occupait de recrutement pour 1'OAS
et que, par suite, il voyage fréquemment entre Brazzaville et Léopoldville.
VE
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Annexe T
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LAVAND' HOMME, Jean
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 16 août 1927 à Ixelles,
Bruxelles. , Célibataire; nom du père : Georges; nom de La mère : Patternotte.
Dernier domicile : 78, rue Sceptre, Bruxelles, Arrivé le 20 mars 1962
(VII1/29/559). Adresse : c/o Etat-Major des Forces katangaises, B. P. 1121,
Elisabethville. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié
d'Elisabethville par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le
2 septembre 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Lavand'homme par le
Service .de renseignement. |
LECLERCQ, Jean
Belge, officier F. F. Colonie; né le 16 décembre 1924 à Montegnée, Marié |
à Colard, Jeanne-Françoise; nom du père : Henri; nom de la mère : Ulens, Marie.
Dernier domicile : 65, Chénée des Bendennes. Immatriculé pour la première
fois à Matadi le 18 juin 1954 (31/65/647). Arrivé de Lécpoldville le
9 août 1960. Parti pour Shinkolobwe en 1962. Source : fiche d' immigration.
Peut être la même personne qu'un Leclercq rapatrié d'Elisabethville par
les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le 2 septembre 1961. Aucun
dossier n'a été établi sur Leclercq, Jean par le Service de renséignement,
LECOMTE, Henri
Belge, gendarme dans les Forces katangaises; né le 24 mars 1929 à Rocour.
Célibataire; nom du père : inconnu; nom de la mère : Lecomte, Yvonne.
Dernier domicile : 168, Boulevard de la Sauvenière »> Liège. Arrivé le
9 mai 1962, venant d'Europe. limatriculé à Elisabethville Le 6 juin 1962
(VIII/68/1072). Aûresse : c/o Etat-Major des Forces katangaises. Source :
fiche d'immigration. Peut être la même personne qu'un Lecomte rapatrié
d'Elisabethville par les Nations Unies, en vertu du paragraphe A-2, le
6 septembre 1961. Aucun dossier sur Lecomte n'a été établi par le Service
de renseignement.
a
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Français
Annexe I —
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LEEMANS, Florent Hubert |
Belge, militaire dans les Forces-katangaises; né le 2 mars 1928 à St-Trond;
marié à Engels, Joséphine. Nom äu père : Joseph; nom de la mère : |
Math, Florentine. Dernier domicile : 38, rue Elise, Ixelles, Bruxelles.
Arrivé et imatriculé à Elisabethville le L mai 1961 (VIII/53/878), venant
d'Europe. Parti pour Kipushi Le 8 mai 1962. Adresse : c/o Etat-Major des _
Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche d'immigration. Avait été
| repatrié d'Elisabethville par les Nations Unies le 25 septembre 1961.
Aucun dossier n'a été établi sur Leemans par le Service de renseignement.
_ A figuré également sur de précédentes listes de militaires étrangers se
trouvant au Katanga, notamment la première liste établie par le Service de
renseignement en août-septembre 1961.
LEPAGE, Michel Pol Auguste
Belge, né le 20 juin 1939 à Sugny. Marié à Vandebeck, Irma (un enfant).
Nom du père : Gaston; nom de la mère : Patit, Marie-Mathilde. Dernier
domicile : 10, Cryting, Diepenbeek. Se trouvait à Elisabethville le
19 avril 1962. Adresse : c/o M. Aerts, 1325, Avenue luxembourg, B. P. 205.
Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié par les Nations Unies
le 7 septembre 1961, après s'être rendu, le 29 août 1961, à Kamina sur les
ordres du commandant Bousquet. Dossier No 163 établi par le Service de
renseignement . Engagé par la délégation permanente katangaise à Bruxelles.
A quitté l'armée belge pour venir au Katanga le 20 janvier 1961 et a
été en congé äu 20 juillet au 17 août 1961, A servi comme opérateur-radio
à la gendarmerie de Kongolo. Passeport No }78747 délivré à Elisabethville
le 17 juillet 1961 et valide jusqu'au 1} juillet 1963. Est entré au Congo
le 20 janvier 1961. Titulaire du compte No 15337 à la B. B. À., à
Elisabethville,
LEPAGE, Fernand Henri Jean
Belge, métis, né le 18 mai 1937 à Lodja (Congo). Personnes à prévenir :
Ferreira Fernando, c/o SE 2070, Elisabethville, et M. Théo Lepage (son oncle),
60, drève Sainte-Anne, Bruxelles. Rapatrié en Belgique par les Nations Unies,
le ler septembre 1961, après avoir été appréhendé à Kongolo, le 29 août 1961.
1
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L
ae
ar
+
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Français
Annexe I
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Ed
Dossier No 74. Autres renseignements : opérateur de radio et de télévision,
titulaire d'un contrat de trois mois régulièrement renouvelé. Rentré au
Katanga, il se livre à diverses activités à Kolwezi. T1 appartiendrait au
groupe mobile qui s'intitule "les combattants de la mort",
| LEVEUGLE, Liévin Jean Joseph
Belge, militaire dans la Gendarmerie katangaise; né le 17 novembre 1920
à Fuent. Marié à Van Keymeulen, Simonne (4 enfants). Nom du père : Edouard;
nom de la mère : Vlamunck, Time. Dernier domicile : rue Philippe IT, Bruges.
Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 7 mars 1962 (VIII/23/87) venant
d'Europe. Adresse : Hôtel Elisabeth, B. P. 1121. Source : fiche d'immi-
gration. Avait été rapatrié par les Nations Unies le ler septembre 1961
après s'être rendu aux forces des Nations Unies, Le 22 août 1961, à
Elisabethville. Dossier No118 : adjudant radio technicien. Arrivé au
Congo en 1946. Carte d'immatriculation délivrée à Elisabethville le
28 mars 1961. |
MAGAIN, José Marie Ghislain
Belge, militaire dans l'aviation; né le 2 septembre 1936 à Marche.
Célibataire; nom du père : Léon; nom de la mère : Logneul, Jeanne.
Dernier domicile : 25, rue Louis Libert, Aywaille. Arrivé et immatriculé
à Elisabethville le 23 mars 1962 (VIIL/33/609), venant d'Europe.
Adresse : Hôtel Albert ler, B; P. 716. Source : fiche d'immigration,
A figuré sur de précédentes listes de militaires étrangers se trouvant
au Katanga. Source : dossier de la Commission mixte chargée de la question
des mercenaires, Ref. : CM/L.17.
MAHAUDEN, Jacques Adolphe
Belge, adjudant-chef; né le 17 mai 1918 à Nivelles 3 marié, un enfant;
arrêté le 28 août 1961 à Elissabethville et rapatrié en Belgique le
ler septembre 1961, IL se disait alors chargé d'une “mission officielle
pour le Ministère des affaires africaines (MINAF) dans l'aviation du Katanga!,
| Carte d'identité No 367255, délivrée à Corroy-le-Grand (Nivelles).
su;
le.
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» Français
Annexe I
Page 27
Pour plus de détails, voir le dossier No 104, Par la suite, Mahauden
est revenu au Katanga et, d'après un état de solde portant sa signature,
daté du 11 janvier 1962, était l'un des 12 officiers étrangers au service
du grand chef Kasongo-Niembo, de Kemina.
MARTINS, Je
Portugais, adjudant, l'un des 12 officiers étrangers au service du grand chef
Kasongo-Niembo, de Kemina, ainsi qu'en témoigne un état de solde daté
du 11 janvier 1962 portant sa signature. Martins est signalé comme .
appartenant à un groupe où figuraient Delva, Favre et Croe, chargés de
faire sauter les ponts à Kabongo-Kabalo et Kinda-Kamine.
MARCHAND, Lucien ù
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 2h novembre 1932
à Liège, marié à Rehier, Marie-Louise; nom du père : Jean (décédé);
nom de la mère : Bernette, Marie (décéaée). Dernier domicile : 13, rue des
Tanneurs, liège. Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 17 avril 1961
(vI11/736/42), venant d'Europe. ‘Parti pour Kolwezi le 20 mai 1962.
Adresse : Etat-Major des Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies,
le 2 septembre 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Marchand par le
Service de renseignement.
MARTEL, Marcel_ Clément
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 2 août 1938 à
Erps-Kwerps, marié à Krafft, Jeanny; nom du père : Théodule; nom de ‘la mère :
Vaneylen, Thérèse. Dernier domicile : 3, Avenue luxembourg, Arlon. L
Arrivé et immatriculé à Elissbethville Le k mai 1962 (VII1/53/876), venent
d'Europe. Adresse : Etat-Major des Forces Kkatangaises, B, P,. 1191, a
Source : fiche d'immigration. Rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies,
le 6 septembre 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Martel par le
Service de renseignement.
fees
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Français °
Annexe I
Page 28
MAS,_Arthur
Belge, militaire dans l'armée katangaise: né le 22 avril 1932 à Seraing.
Marié à Struzik, Francine, Nom du père : Joseph; nom de la mère : Detaille,
Dernier domicile : 58, rue Cockerill, Seraing. Arrivé et immatriculé
à Elisabethville le 10 février 1962 (VIII/7/272), venant d'Europe.
Adresse : B. P. 634. . Source : fiche d'immigration. A figuré sur de
précédentes listes de militaires étrangers se trouvant au Katanga,
MASSOELS, Jean Joseph
Belge, militaire dans les-Forces katangaises ; né le 2 septembre 1927 à Liège.
Divorcé de Meers, Joséphine; nom du père : Gilles; nom de le mère :
Rechaïirs, Hubertine. Dernier domicile : 33, rue de Gaulle, Montegnée.
Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 17 avril 1962 (VII1/738/k2),
venant d'Europe, Adresse : Forces katangaises, Source : fiche d' immigration.
A figuré sur de précédentes listes de militaires étrangers se trouvant
au Kätanga, notamment la première liste établie par le Service de
renseignement en août-septembre 1961,
MERCIER, Albert Imile
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 23 juin 196 à
Meensbroek, Marié à Vannentenuiot, Julia. Nom du père : Paul; nom de
la mère : Huygens, Rosalie, Dernier domicile : k3, rue Godefroid Jurthe,
Evere. Arrivé d'Europe le 21 avril 1962. Immatriculé à Elissbethville
le 26 avril 1962 (VIII/50/832). Adresse : Etat-Major, Forces katangaises,
B. P. 1121, Source : fiche d'immigration. Avait été rapatri
d'Elisabethville.par les Nations Unies le 7 septembre 1961, Aucun dossier
n'a £té établi sur Mercier par le Service de renseignement.
MICHALSKT, Zbigniew Joseph
Polonais (nationalité britannique) n militaire dans les Forces katangaises
(sous-lieutenant), né le 20 août 1927 à Voisan. Divorcé de Margaret, Diana,
Nom du père : Hilary, Ostroga (décédé); nom de 1a mère : Raïchman, Halina
(décédée). Dernier domicile : 79, West Road, Selisbury. Tmmatriculé
Jos
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l . … Français
. Annexe ©
. ‘ . Page 29
à Elisabethville le 28 avril 1962, venant de Rhodésie. Adresse :
c/o Etat-Major des Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche
d'immigration. À figuré sur de précédentes Listes de militaires étrangers
se trouvant au Katanga, notamment sur la première liste établie par le
Service de renseignement en août-septembre 1961. Autres renseignements :
compté dans les effectifs de l'armée du grand chef Kasongo-Niembo dans
une lettre datée .äu 28 août 1961 de Kasongo-Niembo à Tshombé. Egalement
enregistré comme apatride d'origine polonaise. Serait l'un des trois officiers
étrangers de Bukavu qui ont pris le train pour aller à la base de Kemina
se rendre à L'ONUC; il semble avoir eu maille à partir avec la police
de Kemineville, Adresse à l'époque : Hôtel de la Gare, chambre 25,
Keminaville (septembre 1961).
MONTOIZY
Français (ou Belge?), adjudant. Un des 12 officiers étrangers qui auraient
été au Service äu grand chef Kasongo-Niembo de Kamina, à la date du
11 janvier 1962, d'après l'état de solde de cette date portant sa
signature.
MORGAN, Alfred
Belge, employé dans les Forces katangaïses; né le 27 août 1923 à Bruxelles.
Marié à Lanave, Carmela. Nom du père : Emile (décédé), nom de la mère :
Servais, Olga. Dernier domicile : 92, rue d'Arlon, Bruxelles. Arrivé
et imatriculé à Elisabethville le 27 mai 1961 (VIII/62/991), vénant
d'Europe. Est parti pour Kipushi le 20 avril 1962. Aâresse : Etat-Major,
Forces katangaises, B. P. 1121. Source : fiche d'immigration,
NODDYM, Robert
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 26 octobre 1929 à
Ixelles, Bruxelles. Célibataire; nom du père : Charles; nom de La mère :
Goidts, Marie. Dernier domicile : 39, rue Henri Deleers, Bruxelles.
Arrivé et imatriculé à Elisabethville le 8 mars 1962 (VIII/24/503), venant
d'Europe. Adresse : B.P. 1121, Source : fiche d'immigration. Avaîit été
fu.
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Français
Annexe I
Page 30
rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2,
le 6 septembre 1961, Aucun dossier n'a été établi sur Noddym par le Service
de renseignement.
CCTAVE, Robert Sébastien
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 26 novembre 1936 à
Rhode St-Genèse. Marié à Cellens, Codelièke, Nom du sère : Pierre;
nom de la mère : Voets, Marie-L,. Dernier domicile : 2, rue Groathut,
Rhode St-Genèse. Arrivé et immatriculé le 13 mars 1962 à Elisabethville
(VIIT/27/532), venant d'Europe. Adresse : B. P, 1121, Source : fiche
d'immigration.
Néerlandais, militaire dans les Forces ketangaises; ré le 20 seotemhre 1927
à Tarankan. Célibataire; nom du père : Karel ; non de Le mére : tiébe, Nelle
(décédée). Dernier domicile : 8, rue Heraklestre, he.:6ls/0/NiD, Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 26 avril 1962 (VIII/50/8/858), venant
d'Europe. Adresse : c/o Hôtel Albert, B. P. 1121, Source : fiche
d'immigration.
2
Belge, militaire dans la Gendarmerie katangaise; né le 28 avril 1940 à
Ixelles, Bruxelles. Célibataire; nom du père : Louis; nom de la mère :
Michiel, Yvonne (décédée). Dernier domicile : 1629, Chaussée de Wavre,
Bruxelles, Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 29 mars 1961
(VIII/32/597), venant d'Europe. Est parti pour Jadotville Le 2h mai 1962.
Adresse : 518, Avenue Léopold, B, P. 634. Source : fiche d'immigration.
Avait été rapatrié par les Nations Unies le ler septembre 1961 après avoir
été appréhendé par L'ONUC à Albertville le 28 août 1961. Dossier No 151.
Personne à prévenir : L. Oppeel, 189 rue Valduc, Bruxelles, Oppeel était
opérateur de redio dans La gendarmerie au Q G d'Elisabethville en juillet 1960.
Titulaire d'une carte d'identité belge No D-026996 délivrée à Oudergen le
15 septembre 1956. Passeport No G.h78847 délivré à Elisabethville le
1h juillet 1961. Compte No 832651 à la Banque du Congo.
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| ” Français ‘
Annexe I
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PARE, Serge
Français , adjudant dans les Forces katangaises; né le 11 juillet 1921
à Romans-sur-Tsère, France. Marié à Minet, Marthe; nom du père : Henri;
nom de la mère : Collenot, Joséphine. Dernier domicile : bis, Bä Joffre,
. Reims. Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 11 avril 1962 (VIII/L0/708),
venant d'Europe. Adresse : Avenue Wangermée, B. P. 1121. Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié par les Nations Unies en vertu du
paragraphe A-2, le 7 septembre 1961, après avoir été appréhendé à
Albertville le 28 août 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Pare
par le Service de renseignement.
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Français
. Annexe I
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PEVENAGE, Roger Niedos
Belge, volontaire dans la Gendarmerie katangaise, en garnison à Luena, sous
le commandement du Commandant Barvaux; né le 11 mars 1950 à Montigné-sur-Samibre,
passeport G k78730, &élivré à Elisabethville, le 16 juillet 1960. Marié,
5 enfants. S'était rendu aux forces de L'CNUC Le 2 septenibre 1961 et avait
été rapatrié de Kamina à Bruxelles le 7 septembre 1961. JIdentifié plus tard
comme l'un des 9 voyageurs autorisés à transiter à livingstone, Rhcdésie,
le 8 janvier 1962, probablement pour se rendre au Katanga. Voyageait dans un
avion spécial de l'UAT avec un groupe de mercenaires français recrutés à
Toulouse, refoulés par les autorités rhodésiennes, leurs papiers n'étant pas
en règle. Cette fois, Pevenage se présentait comme cheminot de la BCK
et se trouve probablement au Katanga actuellement. Dossier No 190, IL n'y
8 aucun doute quant à l'identité de cette personne. Les sources accessibles
citent le même ncm, la même date de naissance et le même numéro de passeport.
PIGNOLET, Maurice Firmin Jean
Belgt, militaire dans les Forces katangaises; né le 2 septenibre 19353 à Namur.
Marié à Boulanger, Anne-Marie. Nom du père : Roger (äécédé); nom de la mère :
Hosselet,Jeanne. Dernier domicile : 16 rue äu Progrès, Namur. Arrivé et
immatriculé à Elisabethville le 20 mars 1962 (VIII-50-579), venant d'Europe.
Aûresse : Hôtel du Katenge, B.P, 1121, Source : Fiche d'immigration. Avait
été rapatrié par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2 le
ler septembre 1961, après avoir été appréhendé à Elisabethville le
28 août 1961. Dossier No 122.
PIRMEZ, Paul Jean
Belge, militaire dans la Gendarmerie ketangaise; né le 9 septembre 1937 à
Grand-Halleux. Célibataire; nom du Père : Robert; nom de la mère : Hemes, Maria.
Dernier domicile : 20, avenue Reine Astrid, Namur. Arrivé et immatriculé à
Elisabethville le 20 mars 1961 (VIII/30/582), venant d'Europe. Parti pour
Kolwezi le 18 mai 1962. Adresse : c/o Etet-l'ejor des Forces katangaises,
B.P. 1121. Source : fiche d'immigration. Probablement la même personne que
Pirmez, rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies le 5 septembre 1961.
Aucun dossier sur Pirmez n'a été établi par le Service de renseignements.
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Français
Annexe I
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PIMPURNIAUX, Julien Louis
Belge, militaire dans ies Forces katangaises; né le 17 octobre 1953 à Nogent
le Rotroux. Marié à Piron, Lucienne (un enfant); nom du père : Adelin;
nom de la mère : Hineq, Louisa (décédée). Dernier domicile : 3, rue des
Bouchers, Bruxelles. Arrivé et immatriculé à Elisabethville le } mai 1961
(xx11/53/879), venant d'Europe. Parti pour Jadotville le 20 mai 1962.
Adresse : c/o Etat-Major des Forces katangaises B.P. 1121. Source : Fiche
d'immigration. Avait été rapatrié par les Nations Unies en vertu du para-
graphe A-2 le ler septembre 1961, après avoir été appréhendé par les forces
de L'ONUC à Albertville Le 29 août 1961. Dossier No 80. Personne à prévenir :
Mile A. Dumont (soeur), 19, avenue du Diamant, Bruxelles 3. Recruté par la
délégation permanente du Katanga à Bruxelles pour contrat de six mois sous
le nom de major Jacques. Arrivé au Congo le 50 avril 1961. Passeport
No G.71610/D.1870 délivré en Belgique le 1er février 1962. Compte No 15920
à la BBA.
PIETAIN, François René
Belge, militaire dans Les Forces katangaises; né le 16 décembre 1928 à
Bruxelles. Marié à Weri, Marie-Louise; nom du père : Roger (décédé ); nom de
la mère : Vanderluppen, Yvonne. Dernier domicile : 80, avenue d'Anderghem,
Bruxelles. Arrivé et immatriculé à Elisabethville le 26 février 1962
(v111/50/833), venant d'Europe. Adresse : c/o Hôtel Albert, B.P. 1121,
Elisabethville. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié par les
Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le ler septembre 1961 après avoir
été appréhendé à Manono le 28 août 1961, Dossier No 137. Entré au Congo
le 24 avril 1961. Titulaire du passeport C.h5680 délivré en Belgique le
20 avril 1961. Figure avec Pevenage sur la liste des passagers de l'avion
spécial de L'UAT parti de Brazzaville et transportant un groupe de
mercenaires français. À son arrivée à Livingstone, le 9 janvier 1962, n'a pas
été refoulé par les autorités rhodésiernes, ses papiers étant déclarés en
règle. Pletain déclarait alors exercer la profession de cameraman.
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Français
Annexe I
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PONTHIER, Georges
Belge, militaire dans l'Armée katangaise; né Le 25 novembre 1931 à Seraing.
Marié à Ralts, Paula. Nom du père : Armand; nom de la mère : Lespac, Geneviève.
Dernier domicile : 159, rue Cretery, Liège. Arrivé et immatriculé à
Elisabethville le ]7 mai 1962 (VIII/h9/560), venant d'Europe. Adresse :
167, avenue Loma - B.P. 1121. Source : fiche d'immigration. Avait été
rapatrié par les Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le 7 septembre 1961,
après s'être rendu à L'ONUC à Luena le 2 septembre 1961. Dossier No 186.
Profession précédente : barman. Armée belge de 1950 à 1952. Café restaurant
jusqu'à 1954. Recruté par la délégation permanente du Katanga à Bruxelles.
À servi dans la 5ème compagnie du 22ème bataillon de gendarmerie à Luena,
où il faisait fonction d'officier des détails et d'officier-payeur de la
‘compagnie commandée par le capitaine J. Deleccsse. Arrivé au Congo le
24 août 1960. Passeport No G.}32185 délivré le 6 février 1961 à
Elisabethville.
POITER, Edward
Britannique, militaire dans les Forces katangaises; né le 26 septembre 1934
à Ballymote (Irlande); célibataire; nom äu père : Edward; nom de la mère :
Nolan, Julia. Dernier domicile : B. Av. 17, Untali (Rhodésie du Sud).
Arrivé d'Euroge le 6 février 1962. Immatriculé à Elisabethville le
11 février 1962 (vIII/7/277). Aûresse : Forces katangaises, B.P. 1121.
Source : fiche d'immigration.
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Français
Annexe I
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EUCK, Victor Alice
Belge, officier dans la gendarmerie katangaise; né le 31 août 1936 à Aalst.
Célibataire; mom du père : Constant; nom de la mère : Herssens, Elisabeth.
Dernier domicile : 37, Rapestraat, Aalst, O.VI. Immatriculé à Léopoläville
le 30 novembre 1959 (97/80/005083). Arrivé d'Europe le 31 octobre 1960.
Parti pour Kipushi le 26 juin 1962. Adresse : B. P, 1121, c/o gendarmerie
katangaise. Source : fiche d'immigration,
REES, Jean Gustave
Belge, militaire dans la gendarmerie katangaise; né Le 20 décembre 126 à
Walcourt; marié à Absolonne, Marie; nom du père : Joseph (décédé); nom de
la mère : Simonart, Alice. Dernier Gomicile : 200, rue de la Victoire,
Bruxelles. Arrivé et immetriculé à Elisabethville le 31 mars 1961, venant
d'Europe. Arrivé de Shinkolobwe le 5 septembre 1961. Parti pour
Jadotville le 25 mai 1962. Adresse : Guest House, avenue Stanley. Remarié
le 5 août 1961 (nouvelle fiche établie à cette occasion). Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies
le 10 septembre 1961. Aucun dossier sur Rees n'a été établi par le Service
de renseignement.
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Français
Annexe I
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RICHARD, Herman Jean
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 10 juin 1955 à Bruxelles.
Divorcé de Stevens Ermelinde; nom du père : Guillaume (décédé); nom de la
mère : Nys Emilie. Dernier dcmicile : 64, rue Levis Mirepoix, Bruxelles 9.
Arrivé d'Europe et immatriculé à Elisabethville le 18 avril 1961 (VII/43/751).
Parti pour Jadotville le 25 mai 1962. Adresse : Etat-Major des Forces
katangaises, B.P. 1121. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié
per L'ONU en vertu du paragraphe A-2 le ler septembre 1961, après avoir
été appréhendé par les Ghanéens à Niemba le 28 août 1961. Dossier No 142 du
Service de renseignement. Servait dans le groupe mobile. Entré au Conge
le 12 avril 1961. Carte d'identité No E.58C32 établie en Belgique.
ROBLENS, Roger
Belge, militaire dans les Forces katangaises; né le 19 avril 1932 à Genval.
Epoux de Pilot Liliane; nom du père : Gaston; nom de Ze mère : Foruilly,
Irène. Dernier dcmicile : 38, rue &e la Cuve, Bruxelles 5. Arrivé d'Europe
le H mai 1962 et immatriculé à Elisabethville le même jour (VIIr/54/885).
Adresse : Etat-Major des Forces katangaises B.P. 1121. Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en
vertu du paragraphe A-2 le 6 septembre 1961. Aucun dossier sur Roelens n'a
été établi par le Service de renseignement.
SCHEURNECHS, Louis Josef
Belge, sous-officier de carrière, gendarmerie katangaise. Né à Borgerhout.
Epoux de Noens, Yolande. Nom du père : Louis Albert; nom de la mère :
Rigsseaux, Anna. Dernier domicile : Gand. Inmatriculé vour la première fois
| à Matadi le 30 mars 1962. Adresse : Gendarmerie katangaise. Source : fiche
* d'immigration. |
SLUXETS, :UMMARUS
Belge, militaire dans Les Forces katangaises. Né le 5 février 1953 à Borgerhou
Célibataire; nom du père : Jean; nom de la mère : Torfs, Joanna (décédée).
Dernier domicile : 69 Isabellebrant, Anvers. Arrivé d'Europe et immatriculé
fo.
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Français
Annexe I
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à Elisabethville le 25 janvier 1961. Parti pour Jadotville le 25 mai 1962.
Adresse : Forces katangaises. Source : fiche d'immigration. À envoyé à
Munongo une lettre, en date du 2 septembre 1961, esquissant un projet de
création d'une unité semi-clandestine qui serait aux ordres du Ministre
de l'agriculture et passerait pour une unité de garde-chasse afin d'échapper
aux enquêtes de L'ONU. D'après cette lettre, Sluydts avait été depuis
septembre 1960 conseiller militaire du bataillon de gendarmerie stationné à
Bunkeya. IL offrait de se faire passer pour iranien, pour réaliser son "plan"
et il prétend détenir des documents en langue arabe. IL se peut qu'il soit
simplement quelque peu exalté, mais il semble avoir eu ses entrées auprès
de Munongo. Figure sur la liste du Service de renseignement.
STEEMANS, Frans
Belge, militaire. Né le 21 novembre 1910 à Moerbeke. Marié. Nom du père :
Joseph; nom de la mère, Charlot. Dernier domicile : Scharbeek. Arrivé
d'Europe et immatriculé à Elisabethville le 12 novembre 1960 (vu/4/715)..
Parti pour Jadotville le 20 mai 1962. Adresse : B.P. 634. Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies
le 31 août 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Steemans par Le Service
de renseignement.
STOCKS, Ieonard Bestram
Anglais, militaire dans les Forces katangaises. Né Le 12 mai 1953 au Cap
(Afrique du Sud). Epoux de Bridges, Barbara. Nom du père : Thomas; nom de
la mère : Allen, Kathleen. Dernier domicile : 19 Abercorn Street, Salisbury
(Rhodésie du Sud). Est arrivé de Rhodésie et a été immatriculé à Elisabethville
le 8 mai 1962 (VIII/55 902). Adresse : Hôtel Albert, chambre No 19. Source:
fiche d'immigration. Avait été rapatrié par les Nations Unies le
27 septembre 1961 après s'être rendu aux Forces irlandaises des Nations Unies
à Elisabethville, Le 28 août 1961. Dossier No 57 du Service de renseignement.
Activité antérieure : service dans la Royal Air Force sud-africaine et
rhodésienne, sous les ordres du commandant Jan van Risseghem (pilote Fouga).
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Est entré au Congo le k mai 1961.
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Français
Annexe I
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SULS, Frans Rosa Jan Jozef
Belge, militaire dans les Fc°ces katangaises. Né le 3 mars 1936 à Louvain.
Célibataire. Nom du père : Jan; nom de la mère, Fecters Maria. Dernier
dcmicile : Jengisquare 10, Kesset. Est arrivé d'Europe #t a été immatriculé à
Elisabethville le } mai 1961 (VII1/53/877). S'est rendu à Jadotville le
10 mai 1962. Adresse : Etat-Major des Forces katangaises. Source : fiche
d'immigration. Avait été rapatrié par Les Nations Unies le 7 septembre 1961,
après avoir été appréhendé à Niemba le 28 août 1961. Dossier No 147 du
Service de renseignement.
SWIDERSKI, Jan
Belge (Polonais), militaire dans les Forces katangaises. Né le 27 janvier 1925
à Varsovie. Divorcé de Ronsmans, Simone. Nom du père : Waleas (décédé );
nom de la mère : Juanowa, Daria (décédée). Dernier domicile : 1, rue du
Boulet 10, Bruxelles 1. Est arrivé d'Europe et a été immatriculé à
Elisabethville le 28 avril 1962 (vii1/51/846). Adresse : Etat-Major des
Forces katangaises. Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié par
les Nations Unies le 11 octobre 1961 après avoir été appréhendé à Kamina
le ler septembre 1961. Aucun dossier n'a été établi sur Swiderski mais de
la correspondance se trouve en la possession de L'CNUC,
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Annexe L
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THINUS, Gaston, M. N. P.
Belge, militaire dans les forces katangaises,. Né le 14 août 1939 à Trois-Ponts,
Sanne. Célibataire. Nom du père : Paul; nom de la mère : Augustin, Eva.
Dernier domicile : 11 rue de Coo, Trois-Ponts. A été immatriculé à
Élisabethville le ler février 1962 (VIII/2/297). Est arrivé de Kolwezi le
k avril 1562, Adresse : 721, avenue Royale. Source : fiche d'immigration.
Thinus a figuré sur des listes précédentes de militaires étrangers, notamment
sur la première liste établie par le Service de renseignement en août-
septembre 1961,
_ TOFOE-STASSAK
Apatride (origine polonaise). Militaire dans les forces katangaises, NÉ le
27 février 1918 à Sroda. Nom du père : Szczepan; nom de la mère : Beinarski,
Zofia. Dernier domicile : 2, rue de Franqueville, Faris. Est arrivé d'Europe
le 26 février 196 et a été immatriculé à Elisabethville le 28 février 1962
(VIIT/18/H19). Adresse : Hôtel Léopold II, B. P. 1121. Source : fiche d'immi-
gration. Tofoe-Stassak a déjà figuré sur des listes précédentes de militaires
étrangers, notamment sur la première liste établie par le Service de rensei- :
gnement en août-septembre 1561.
TECHEUR, Raoul
Be?ge, militaire dans les forces katengaises. Né le 28 décembre 1935 à
St, Nicolas. Célibataire. Nom du père : Louis; nom de la mère : Vittecoq.
Dernier domicile : 94, rue Triechay, Montegnée, Est arrivé d'Europe le
2h avril 1961; a été immatriculé Le 26 avril 1961 (VIIZ/50/835). Est parti
pour Kolwezi le 20 juin 196. Aûresse : Etat-Major des forces katangaises.
Source : fiche d'immigration. Avait été rapatrié d'Elisabethville par les
Nations Unies le 5 septembre 1961,
TRIGONAKTS, Stavros |
Grec, Militaire dans les forces katangaises. Né le k février 1935 à Patrea
(Grèce). Célibataire. Nom du père : Simos; nom de la mère : Faulinaki,
Catherine (Rhodésie du Sud). Est arrivé d'Europe et a été immatriculé à
Elisabethville Le 20 avril 1961 (VIIT/H5/770). Est parti pour Kolwezi le
12 mai 1962, Adresse : Etat-Major, B. P. 1121. Source : fiche d'immigration.
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Annexe I
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TULKENS, Robert P. A.
Belge. Officier dans les forces katangaises, Né le 22 Janvier 1930 à Diest,
Célibataire. Nom du père : Joseph; nom de la mère : Lissens, Jeanne. Dernier
domicile : 29, avenue de la Reine Astrid, Diest. Est arrivé d'Europe et a été
invatriculé à Elisabethville le 15 février 1962 (VIIL/77/917). Aûresse :
Hôtel Albert. Source : fiche d'immigration. Tulkens a figuré sur des listes
précédentes de militaires étrangers au Katanga, notamment sur le ‘première
liste établie par le Service de renseignement en août-septenbre 1961.
VAN ACKER, Claude Charles
Belge. Gendarme de l'Etat katangais. Né le 3 janvier 1935 à Léopoldville,
Célibetaire. Nom du père : Henri-Charles; nom de la mère : Maieu, Georgette.
Dernier domicile ; Bruxelles. A été irmatriculé à Léopoldville le
7 septembre 1962 (52/178/7632). Est arrivé d'Europe le 2 février 1961. Est
parti pour Kolwezi le 20 juin 1962, Adresse : Etat-Major des forces
katangaïses, B. P. 1121, Source : fiche d'immigration. Van Acker a figuré
sur des listes précédentes de militaires étrangers se trouvant au Katanga,
notamment sur la première liste établie par le Service de renseignement en
août-septeritire 1961, On apprend de diverses sources (notamment le Consulat
de Belgique à Léopoldville) que Van Acker est retourné au Katange.
VAN CLEEMEUT, Paul
Belge, Militaire dans les forces katangaises. Né le 5 septembre 197 à Sake
(Masiei). Epoux de Walthoff, Raymonde. Nom du père : Amédée (décédé); nom
de la mère : Courtois, Germaine. Dernier domicile : 19, avenue des Lucioles,
Boitsfort, A été immatriculé à Bukavu, le 2 juin 1960 (XXV/360035). Est
arrivé d'Europe le 7 mai 1962. Adresse : B. P. 1131. Source : fiche
d'immigration. Van Cleemput avait été rapatrié d'Elisabethville par les
Nations Unies le 2 septembre 1961. Aucun dossier n'# été établi par le
Service de renseignement,
fo.
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Français
Annexe I
Page 41
VAN DEN BON, Le
Belge, adjudant; selon un état de soldes signé le 11 janvier 1962, Van Den Bon
est un des douze militaires étrangers qui a cette date servaient dans l'armée
du grand chef Kasongo-Niembo de Kamina. Van Den Bon a figuré sur des listes
précédentes de militaires étrangers se trouvant au Katanga, notamment la
première liste établie par le Service de renseignement en août-septembre 1961.
Son nom figure également parmi celui des officiers étrangers de l'armée de
Kasongo-Niembo dans une lettre du Grand Chef adressée à Tshombé, le
28 août 1961, qui se trouve en la possession de L'ONUC.
VAN DEN PLAS, Fernand Alphonse
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le 2h avril 1939 à à Ixelles /
Bruxelles. Célibataire. Nom du père : Alphonse; nom de la mère : Thden,
Yvonne. Dernier domicile : 74, boulevard Léopold II, Bruxelles 8. Est arrivé
d'Europe et a été immatriculé à Elisabethville le 3 mai 1962 (VIII /52 /867).
Adresse : B. P. 1121. Source : fiche d'immigration.
VAN DEN PLAS, Vital
Belge, militaire dans les forces katangaises; né à Bruxelles le 27 octobre 1h,
Epoux de Cremer Marguerite; nom du père : Jean (décédé); nom de la mère :
Delwit Julie. Dernier domicile : 6, rue de l'Alliance, Bruxelles. Arrivé
d'Europe et immatriculé à Elisabethville le k mai 1962 (VIII /54/88l). Adresse :
Etat-Major, forces katangaises - B. P. 1121. Source : fiche d'immigration.
avait été rapatrié d'Elisabethville par les Nations Unies en vertu du
paragraphe A-2, le ler septembre 1961, Aucun dossier n'a été établi sur
Vital Van den Plas par le Service de renseignement.
VAN DER JENGT, Camille Marcel ,
Belge, militaire dans les forces katangaises; né à Bruxelles le
23 novembre 1934. Célibataire; nom du père : René; nom de 1a mère : Jonas,
Bertha. Dernier domicile : 123, rue de Ribeaucourt, Bruxelles 8. Source :
fiche d'immigration. Arrivé d'Europe et immatriculé à Elisabethville le
k mai 196 (VIII/53/881). Adresse : Hôtel du Katanga, B. P. 1121. Source
des renseignements : fiche d'immigration. Avait été rapatrié par les
fo.
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Annexe I
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VAN DER JENGT, Camille Marcel (suite) |
Nations Unies en vertu du paragraphe A-2, le ler septembre 1961, après avoir
été appréhendé le 29 août 1961 à Albertville. Dossier No 78 du Service de
renseignement . Occupation antérieure : chauffeur. Parent le plus proche :
René (ou Rémy) Van Der Jengt (père), 36, rue du Commandant Charcot, Bruxelles,
Recruté par la délégation permanente du Katanga à Bruxelles avec un contrat de
six mois, partant du 27 avril 1961, A servi à la gendarmerie d'Albertville
sous les ordres du major Jacques. Passeport No G.h0Ë2h1 /20801 délivré en
Belgique le 2} avril 1961. Compte bancaire : P.C.B, 832845.
VAN DER VEKEN, Fierre Antoine
Belge, militaire dans les forces katangaises; né à Bruxelles le 2h avril 1936.
Célibataire; nom du père : Joseph-Clément; nom de le mère : Houthuys Thérèse,
Dernier domicile : 34, avenue du Jeu de Balle, Bruxelles. Arrivé d'Europe le
21 avril 1962. Inratriculé à Elisabethville le 26 avril 1962 (VIIL/50/837).
Adresse : Etat-Major, forces katangaises - B, P,. 1121. Source : fiche
d'immigration. A figuré sur de précédentes listes de militaires étrangers
se trouvant au Katanga et notanment sur la première liste établie par le
Service de renseignement en août-septembre 1961.
VAN GEYSEGHEM, Marcel Henri, J. |
Belge, militaire dans les forces katangaises; né à Jupille le 17 octobre 1®7.
Marié (divorcé} à Mulders Irène (1 enfant). Nom du père : Louis; nom de la
mère : Lessyneux Constantine, Dernier domicile : 175, rue de Liège, Ampsint.
Arrivé d'Europe et immatriculé à Elisabethville le 17 avril 1961 (VIII /h3/7h0).
A quitté Elisabethville pour Kolwezi (comme membre de l'aviation katangaise)
le 2} juin 1962. Adresse : 934, avenue industrielle - B. P. 877. Source :
fiche d'immigration, Avait été rapatrié par les Nations Unies en vertu du
paragraphe A-2, le ler septembre 1961, après avoir été appréhendé le
28 août 1961 à Elisabethville, Dossier No 105 du Service de renseignement :
recruté par la délégation permanente du Katanga à Bruxelles en avril 1961 avec
un contrat de 6 mois, Entré au Congo le 14 avril 1961, A servi comme
adjudant mécanicien dans l'aviation katangaise, Compte No 1547 à la B.B.A,
d'Elisabethville.
fo.
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Annexe I
Page k3
VAN PLEEMPUT, Henri
Belge, militaire dans les forces katangaises; né le 2 décembre 169;
célibataire; nom du père : André (décédé); nom de la mère : Courtois Germaine.
Dernier domicile : 988, rue Franz Mergay, Ixelles/Bruxelles, Arrivé d'Europe
et immatriculé à Elisabethville le 3 mars 1962 (VIII/21/L63). Adresse :
B. P. 1121. Source : fiche d'immigration.
VAN RISSEGHEM, Jan
Belge, pilote dans l'aviation katangaise; né à Ptosky (Allemagne orientale)
le 3 septembre 193; a fait partie de la RAF; a été pilote à la SABENA, puis
lieutenant-colonei dans l'aviation katangaise. A commandé un des Fougas
pendant les hostilités de septembre (Delin commandait l'autre). Cormandait
autrefois la base de Luena et toutes les opérations de cette base, sous les
ordres du colonel Volont et du major Hirsh. Arrêté à Elisabethville le
28 août 1961, rapatrié de Kamina à Bruxelles le 7 septembre 1961 (Dossier No 59
du Service de renseigmement). Par la suite est retourné au Katanga et
a également servi d'intermédiaire pour l'achat d'avions à Salisbury. En
outre, aurait pris part au plan visant à maintenir une escadrille katangaise
au Tchad. Est connu sous Le pseudonyme de "capitaine Jan". Avait été rapatrié
le 7 septembre 1961 mais était l'un des pilotes de Fouga qui sont revenus pour
participer aux hostilités du mois de septembre. Son nom figure au
paragraphe 1h du rapport de la Commission mixte chargée de la question des
* mercenaires, en date du 7 mars 1962. Bien qu'il n'y ait aucune preuve écrite
précise de ses activités en 1962, plusieurs rapports non confirmés
rentionnent sa présence.
VIDA, 2,
Apatride (d'origine hongroise), lieutenant. L'un des 12 officiers étrangers
de l'armée du grand chef Kasongo-Niembo de Kamina à la date du 11 janvier 1c62,
d'après un état de soldes signé portant la date ci-dessus mentionnée et détenu
par L'ONUC. Aurait été chargé d'opérations militaires. S'est rendu à Kamina
pour La première fois au mois d'août 1961 et aurait été chargé de la
surveillance de la frontière à Kaniama. Fgalement mentionné dans le journal
d'un mercenaire (probablement Bauwens) trouvé par les troupes éthiopiennes
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Français
Annexe I
Page Lt
VIDA, Z. (suite)
dans l'enceinte de l'Union minière à Elisabethville pendant les événements
du mois de décembre. Le journal décrit des opérations dans la région de
Kaniama au mois d'octobre-novembre 1961. Vida figurait également sur toutes
les listes précédentes de personnel étranger congédié, y compris la première
liste de dossiers établie au mois d'août-septembre 1961.
WICKSTEED, Peter
Anglais, lieutenant dans les forces aériennes katangaises. Selon la délé-
gation permanente du Royaume-Uni, était en liberté le 26 janvier 1962, A
atterri à Ndola le 13 janvier 1962; les autorités rhodésiennes essayèrent alors
de lui confisquer son passeport. Toutefois, il prétendit ne pas l'avoir sur
lui et retourna à Kipushi, où il demeura,. A été vu par la suite à la
“Bonne auberge" de Kolwezi, le 3 mars 1962, selon un rapport de la Commission
mixte chargée de la question des mercenaires en date du 7 mars 1962,
ANTOINE, M. F.
Belge, capitaine. D'après des mercenaires tombés entre les mains des forces
de l'ONUC, jouait un rôle important au Katanga au mois de sertembre 1962.
BARON, os
Belge, major. D'après des mercenaires tombés entre les mains des forces de
L'ONUC, jouait un rôle important au Katanga au mois de septembre 1962.
SCHRAMIE, Je
Belge, capitaine. D'après des mercenaires tomtés entre les mains des forces
de L'ONUC, jouait un rôle important au Katanga au mois de septembre 1962,
fose
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de
2e
5e
Le
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6.
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12.
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1h,
15.
16.
17.
18.
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Français
Annexe IT
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ANNEXE IT
Liste des ressortissants belges signulés au Katanga où ils opèrent
peut-être comme mercenaires
Alliance, Le a 19. Greff, R
Antonissen, M Fe. 20, Herbay, À. M
Beelen, Je Pe 21, Houert, Ch.
Biret, Re Ge 22. Hoefkens, L. A.
Bracco, Re de 23, Kratz, R.
Christaens, À, 2h. Labiau, J. M
Coch, Ge Àe 25. Liesse, Le
Cmoitre, Je 26. Plaucheun, M. N.
de Bruycher, À. | 27. Pericas °
Delisse, Ge | 28& Pirotton, Je Ce
Demunter, Je 29 Quintin, M
Deschamps, Ge 30. Reith, Re
de Wouters d'Optlinger 31. Swveens, J.
Fontyn, Le Ee 32. Taine
Fouquet, L. 33. Thielemens
Giron, As Po 3h. Van Bever
Goffaux, Re © 35. Verloo
Goffinet, Fe 36, Wilkin, A.
lose
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5/5053/aaa.12”
Français
Annexe III
Page 1
ANNEXE IIT
Lettre en date äu 20 septembre 1962 adressée au Président
de la province du Katanga par le fonctionnaire chargé de
l'Opération des Nations Unies au Congo
Les émissions de Radio Katanga, faisant état des combats qui, selon ladite
radio, se seraient déroulés récemment entre la Gendarmerie katangaise et les forces
de l'ANC, ont indiqué que parmi les cadavres de militaires de L'ANC, il y aurait eu
un Européen. Dans le cas où cette nouvelle serait fondée, je suppose qu'une autopsie
sera effectuée par les soins des autorités katangaises. J'attacherais du prix à être
tenu au courant des résultats de ladite autopsie, étant donné l'intérêt pris par
les Nations Unies dans la vérification de tous faits qui pourraient concerner les
mercenaires. Le Gouvernement contral a toujours donné aux Nations Unies des rensei-
gnements suffisants concernant les mercenaires tués et dont les cadavres sont tcmbés
entre les mains de L'ANC.,
Salutations.
(Signé) Robert K. GARDINER
'ETE
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Français
Annexe IV
Page 1]
ANNEXE IV
Lettre en date du 22 septembre 1962 adressée au fonctionnaire
chargé de l'Opération des Nations Unies au Congo par le
Président de la province du Katanga
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre KG-212 du
20 septembre 1962. La nouvelle à laquelle vous faites référence est confirmée
par les rapports des unités de gendarmerie qui ont été en contact avec les forces
de L'ANC qui les ont attaquées. Malheureusement, le corps de l'Européen qui est
tombé dans les rangs de l'ANC au cours de ces contacts est resté aux mains de l'ANC.
Mais nos informations sont formelles et concordanties et nous permettent donc de faire
état de ce fait avéré, bien que le corps ne soit pas entre nos mains.
(Signé) M. TSHOMBE
fe.
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Annexe V
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ANNEXE V
Lettre en date du 26 septembre 1962 adressée au Président
de la province du Katanga par le fonctionnaire chargé de
l'Opération des Nations Unies au Conso
Au moment où le plan de réconciliation nationale accepté aussi bien par Le
gouvernement central que par les autorités katangaises fait l'objet des efforts
de chacun en vue de son application, il est important que rien ne soit fait qui
misse entraver son succès.
Dans ces conditions, tout ce qui peut semer le trouble dans les esprits et
soulever les suspicions doit être vérifié afin d'être en mesure de donner tous
les apaisements qu'elle réclame à l'opinion publique mondiale.
IL en va ainsi des renseignements qui me parviennent et desquels il ressort
que la gendarmerie katangaise procéderait depuis quelque temps à un renforcement
de ses effectifs et à un accroissement de son matériel.
En ce qui concerne les effectifs, je suis préoccupé de constater que, malgré
vos affirmations répétées suivant lesquelles il n'y aurait plus de mercenaires au
service de la gendarmerie katangaïse, les corps d'Européens tombés au cours de
combats entre l'armée nationale congolaise et gendarmerie ont été retrouvés.
D'autre part, 1L'ONUC a en sa possession un dossier complet avec noms,
adresses et photographies des mercenaires arrivés au Katanga ces derniers mois,
soit pour la première fois, soit pour reprendre leur service après un congé passé
chez eux.
Nous disposons également de copies des feuilles de paie des mercenaires
émargées et signées par eux.
La campagne de recrutement se poursuit. Des annonces à cet effet paraissent
dans 1a presse, et plus spécialement dans les journaux du Sud-Ouest de la France.
Récemment, un jeune Allemand qui avait répondu à une telle annonce et qui croyait
avoir postulé un emploi de mécanicien s'est vu incorporé dans la Gendarmerie à son
arrivée au Katanga, bien qu'aux yeux de la loi allemande, il ne soit pas majeur.
Ju.
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ÿ
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Annexe V
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Dans ces conditions, je vous serais obligé de bien vouloir m'indiquer avec
précision quelle est la situation en ce mcmenb qui concerne l'emploi des
mercenaires dans la Gendarmerie katangaise, en me communiquant s'il y a lieu les
noms de ceux-ci et en précisant leur affectation. |
En ce qui concerne l'accroissement en matériel, des photographies aériennes
prises par hos avions de reconnaissance ont permis de constater la présence d'avions
du type Harvard et Fugamagister. (Ces avions sont camouflés, mais on peut parfai-
tement les distinguer sur les photographies en notre possession. Le même, on peut
y relever la présence de hangars souterrains. Ià encore, je vous demanderai de
bien vouloir me donner toutes explications utiles.
J'espère qu'il vous sera possible de me répondre dans le plus bref délai, afin
que les pourparlers actuellement engagés à Elisabethville puissent se poursuivre
dans une atmosphère de confiance et de sérénité. Salutations.
(Signé) Robert K. GARDINER
fees
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Annexe VI
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ANNEXE VI
Lettre en date du 27 septembre 1962 adressée au fonctionnaire chargé
de l'Opération des Nations Unies au Congo par le Président de la
province du Katanga
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 26 septembre 1962,
qui m'a été transmise par la note verbale KG-225 de votre représentant à
Flisabethville.
Je me réjouis du souci que vous voulez bien exprimer que rien ne soit fait
qui puisse entraver le succès des efforts accomplis en vue d'appliquer le Plan
de réconciliation nationale. J'espère vivement que l'absence de détente à
Elisabethville en ce qui concerne les activités militaires de lL'ONUC, de même que
la pénétration de treize bataïllons de 1'ANC dans le nord du territoire du Katanga
et le débarquement d'un bataillon à Kamina, retiendront également votre
bienveillante attention pour assurer les conditions les plus favorables au succès
du Flan de réconciliation nationale.
Je suis étonné de constater cependant que chaque fois qu'un raidissement se
produit dans la position de L'ONUC ou de certaines puissances où du Gouvernement
de Léopoldville, ou chaque fois que l'on veut produire un tel raidissement, on
ranime d'anciennes histoires sur la cause. L'affaire des mercenaires est comme
l'histoire des serpents de mer ou de l'abominable homme des neiges. Elle est une
nouvelle fois utilisée contre le Katanga. Il en est ainsi chaque fois que L'on
manque d'éléments nouveaux pour attaquer le Katanga dans l'opinion publique inter-
nationale ou chaque fois que la vérité et la justice de notre cause et la modé-
ration de notre position ont fait de nouveaux progrès dans la compréhension des
hommes. Nous savons aussi, hélas, par expérience que les mercenaires sont le
prétexte chaque fois invoqué pour préluder à de nouveaux coups de force.
Je ne puis vous donner de renseignements sur le matériel militaire dont la
Gendarmerie katangaise est dotée, si ce n'est dans le cadre d'un accord auquel nous
aspirons de tous nos voeux pour assurer la réconciliation nationale congolaise
dans une fédération pleinemeat décentralisée.
fo.
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français
Annexe VI
Fage 2
En ce qui concerne les mercenaires, vous avez bien voulu convenir quand
J'étais à Léopoldville, que chaque fois que l'un de nous recevrait un renseignement
au sujet de mercenaires, nous en discuterions directement l'un avec l'auvre,
Cependant, votre lettre a été publiée par le porte-parole des Nations Unies à peine
envoyée.
En suite à notre accord, je vous ai écrit le 28 juin par une lettre SR/770/MV
pour vous Gonner les noms de quatre mercenaires engagés dans L'ANC :
Raymond Shik-Kant, Sang-Yang-Ing, Shu Maw-Lin et Chen Tzu-Yer, qui circulaient
d'ailleurs à Léopoldville en uniforme militaire. Ma lettre n'a sas reçu de
réponse. |
Vous z1léguez dans votre lettre les preuves qui seraient en votre possession :
corps d'Européens tombés au cours des combats, dossier complet avec noms, adresses,
et photographies, copie de feuilles de paie émargées et signées, campagne de
recrutement par la voie de la presse ...
Nous sommes prêts à examiner tous ces documents avec vous, à vérifier avec
vous l'époque à laquelle ils se rapportent ou s'il s'agit de la reproduction de
données anciennes. Far exemple, vous avez eu en votre possession au mois de
février 1962 une feuille de paie émargée et signée. Depuis cette époque, une
commission mixte d'enquête sur les mercenaires a fonctionné pendant plusieurs mois
et s'est rendue sur les lieux.
Pour qu'il n'y ait aucun trouble dans les esprits et vour éviter toute
suspicion, je vous propose de remettre cette commission immédiatement en
fonctionnement, Salutations.
…
(Signé) M. TSHOMBE
fu.
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Annexe VII
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ANNEXE VII
Lettre en date du 29 septembre 1962 adressée au Président de la
province du Katanga par le fonctionnaire chargé de l'Opération
des Nations Unies au Congo
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 27 septembre 1962,
référence SR/12k43, concernant la question de la présence de mercenaires dans les
rangs de la Gendarmerie katangaise. Vous avez bien voulu proposer de remettre en
fonctionnement la Commission mixte d'enquête sur les mercenaires en vue de vérifier
les faits que j'avais cités dans ma lettre du 26 septembre 1962. Je voudrais vous
indiquer qu'à la suite de l'adoption du Plan pour la réconciliation nationale,
une commission militaire a été créée avec de larges attributions. C'est donc à
cette commission que j'ai l'intention de présenter toutes le: pièces à l'appui des
affirmations de L'ONUC. En effet, de par la création de cette commission, la
Commission mixte d'enquête sur les mercenaires n'a plus aucune raison de fonctionner.
Salutations.
(Signé) Robert K. GARDINER
fe
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Français
Annexe VIIT
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ANNEXE VIII
Extraits d'un article publié dans "Le Soir” Bruxelles)
du 14 septembre 1962
(Julian) déclara à l'aéroport (de Bruxelles), jeudi après-midi, que (1es
pistolets trouvés en sa possession à Elisabethville) avaient été achetés offi-
ciellement avec licence à Herstal et qu'il avait voulu en faire cadeau aux
officiers de la garde de M. Tshombé.
- Je suis un ami personnel du président Tshombé, déclara Julian, et j'ai voulu
l'aider de mes conseils parce qu'il est parvenu à faire régner l'ordre dans son
pays. J'ai engagé des médecins et des professeurs pour son compte, mais je n'ai
jemais fait le trafic d'armes .….
- J'ai toujours un demi-million de dollars sur moi, dit-il. Cela ne veut pas
dire que je suis un trafiquant d'armes. Les “casques bleus" le savaient au moment
de mon arrestation, mais ils ont voulu m'arrêter pour priver M. Tshombé d'un
conseiller fidèle, J'ai passé, bien innocent, quàtre mois et quatre jours en
prison. Je ne l'oublierai jamais et je combattrai les Nations Unies de toutes
mes forces,
Pour mon action devant la Cour internationale de La Haye, je prendrai les
meilleurs avocats, Cela peut me coûter cing millions de dollars, mais il faut que
le monde sache ce que valent les "casques bleus". S'ils veulent faire la guerre,
a ajouté Julian, qu'ils aïllent à Berlin; ils pourront y démolir Le mur de la
honte,
fee
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‘ F ançais
Annexe IX
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ANNEXE IX
Lettre en date du 12 septembre 1962 adressée à M. Tshombé
par le représentant de 1'ONUC à Elisabethville
J'ai l'honneur de vous communiquer ci-après le compte rendu d'un incident
qui s'est produit ce matin :
Le 12 septembre 1962, une patrouille ONUC de vingt hommes, sous les orûres
d'un officier, a conduit ses véhicules, comme d'habitude, jusqu'à 1 500 mètres au
nord du poste de contrôle de L'ONUC situé au carrefour de Kisushi. Vers 10 heures,
une centaine de gendarmes ont essayé d'encercler notre patrouille en vue de la
capturer. Au cours de cette manoeuvre, la gendarmerie a tiré quelques rafales de
‘ fusils FN LMG en direction de notre patrouille, qui a riposté par deux rafales de
mitrailleuses (9 balles au total), Les gendarmes se sont alors dispersés,
abandonnant les objets suivants :
- H boîtes de munitions
- baïonnettes
- 5 chargeurs (pleins)
- 58 capotes
- 65 couvertures.
Pendant que notre patrouille ramassait les objets mentionnés ci-dessus et se
préparait à rebrousser chemin, les gendarmes firent demi-tour, essayant de nouveau
d'encercler la patrouille, Le. chef de patrouille a fait signe à l'officier
commandant les gendarmes, pour l'inviter à parlementer. Le chef de notre
patrouille l'a informé qu'elle n'avait aucune intention hostile et qu'elle allait
retourner vers ses positions. L'officier de gendarmerie lui a dit également qu'il
allait donner ordre aux gendarmes de se replier, mais pendant qu'il retournait
vers ses hommes, quelques gendarmes avaient pris position à l'arrière de la
patrouille ONUC et ont ouvert un feu nourri, Profitant de cette protection, une
vingtaine de gendarmes, baïonnette au canon, ont essayé d'arraisonner la
patrouille ONUC qui, pour faire face à cette nouvelle menace, a tiré trois rafales
de mitrailleuses (10 balles au total). Les gendarmes se sont alors de nouveau
dispersés, et notre patrouille s'est retirée,
/..
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Annexe IX
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Je tiens à m'élever énergiquement contre ces deux actes de provocation de la
part de la gendarmerie, car rien ne les justifie dans la situation actuelle et
ils auraient pu dégénérer en de très graves événements, Nos soldats ont essuyé
le feu de troupes très supérieures en nombre; ils n'avaient d'autre choix que de
riposter en légitime défense, Ils ont cependant borné leur riposte au feu
strictement nécessaire pour assurer leur sécurité, J'insiste sur le fait que nous
tenons à préserver notre droit de légitime défense et je vous serais très obligé
de donner ordre à la gendarmerie de s'abstenir de tout geste de provocation
risquent de déclencher un incident,
Salutations,
(Signé) E. W. MATEU
fe
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Français
Annexe X
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ANNEXE X
Lettre en date du 12 septembre 1962 de M. Kimba adressée au
représentant de L'ONUC à E!.isabethville
Vous avez établi à la fin du mois d'août un nouveau barrage sur la route
de Kiswishi, Nous avons protesté à l'époque contre cette nouvelle cause de tension,
meis dans notre volonté pacifique nous avons retiré nos troupes à deux kilomètres
en arrière du nouveau barrage de L'ONU et nos troupes ont établi leur propre
barrage de protection devant leur nouvelle position.
Aujourd'hui, mercredi 12 septembre, à 7 heures du matin, un détachement
de L'ONU composé de 6 blindés est parti du barrage de l'CNU en direction de Kiswishi;
arrivé au point où se trouvaient les Katangais, le chef du détachement onusien a
voulu leur donner l'ordre de quitter leur position; sur leur refus, il a donné
l'ordre à ses troupes de tirer,
L'officier commandant Le détachement katangais a ordonné à ses hommes de se
coucher, évitant de justesse qu'aucun d'entre eux ne soit atteint. L'ONU a pris
position à cet endroit, avançant ainsi de deux kilomètres, Les Katangais n'ayant
pas reçu l'ordre de tirer se sont repliés et rétablis plus loin encore, Mais
l'après-midi L'ONU s'est avancée à nouveau en vue de conquérir cette nouvelle
position stratégique. Des échanges de coups de feu se sont produits et deux soldats
katangais ont été tués.
Nous protestons contre ces nouvelles violations par les Nations Unies du
cessez-le-feu intervenu en décembre dernier, Nous protestons d'autant plus que
cette violation survient au moment où les Nations Unies devraient assurer un climat
de détente au Katanga pour l'application pacifique du plan de réconciliation
nationale, sur la base d'une solution fédérale, Mais après avoir soumis le 2k août
un plan de réconciliation, les Nations Unies ont débarqué à Kamina des troupes de
L'ANC en violation de la neutralisation de La base, Et c'est au lendemain du jour
où elles ont apporté le programme de mise en oeuvre du plan, que les Nations Unies
attaquent délibérément un détachement katangais à deux kilomètres de leur position
an violation du cessez-le-feu de décembre et à la veille du triste anniversaire
des attaques onusiennes de septembre 1961.
Veuillez agréer, etc,
(Signé) E. KIMBA
fe
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Annexe XI
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ANNEXE XI
Rapport, en date du 1} septembre 1962, de médecins de
l'hôpital de L'ONUC à Elisabethville sur deux autopsies
faites rar du personnel katangais
Le 13 septembre 1962 à 21 heures, les médecins soussignés de la Croix-Rouge
italienne, le ccurandant Vittorio Rossi, Médecin-chef, le capitaine Egidio Lipparoni,
pathologiste, et le sous-lieutenant Mario Bartoloni, ont assisté en tant
qu'observateurs, sans intervenir en aucune façon, à l'autopsie pratiquée sur deux
corps de Katangais,
L'autopsie a été faite par deux médecins de l'Hôpital de la Reine Elisabeth,
à Elisabethville, et ces médecins étaient secondés par une religieuse, deux
civils européens et un aide de l'hôpital, qui faisait fonction de technicien
radiographes
Première autopsie
Sujet du sexe masculin, âgé de 20 à 30 ans, rigidité cadavérique; conservation
partielle. Oedème scrotal,
Brûlures du deuxième degré sur les deux avant-bras et lésions analogues sur
les jambes. Petites régions de desquamation après décès. Blessure au côté droit,
sur la ligne axillaire (région hépatique), bords déchiquetés, lésion en profondeure
L'ouverture du thorax et de l'abdomen ne révèle pas d'hématomes,
Lobe droit du foie presque détruit. La radiographie ne révèle la présence
ni de balles ni de mitrailles
À la tête (région temporo-pariétale gauche), autre grande blessure à bords
déchiquetés, en profondeur, avec enfoncement manifeste de la boîte crânienne. La
radiographie ne révèle la présence d'aucun corps étranger dans la substance
cérébrale, mais indique des lésions du tissu csseuxe
Dans la région sous-claviculaire droite, couverte d'une croûte de sang, un
spécimen de peau a été prélevé à un endroit où, probablement, une balle avait
pénétré (environ 1 em de diamètre).
Le passage de la balle n'a été ni suivi ni examiné. Lors de la dissection,
il a été prélevé un spécimen d'épiderme; tissu paraissant en bon état d'un côté
et brûlé de l'autre.
fes
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Annexe XI
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Seconde autopsie
Observation externe seulement, Sujet du sexe masculin, âgé d'au moins 350 anse
Oedème serotal. |
Lésions de la feau, présentant le caractère de brûlures, analogues à celles
de l'autre corps, sur les avant-bras et les jambes.
Petites régions de desquamation après décès, en divers endroits du ccrpse
Grande blessure à bords déchiquetés dans la région fronto-pariétale droite,
avec enfoncement de la boîte crânienne.
La radiographie ne révèle aucun corps étranger dans la substance cérébrale,
Les cbservations faites au cours des deux autopsies ne permettent pas de
déterminer nettement l'agent du traumatisme, tant pour les brûlures que pour les
autres lésions.
(Signé) Vittorio ROSSI
Egidio LIPPARONT
Mario BARTOLONI
fo
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Annexe XII
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ANNEXE XII
Lettre en date du 16 septembre 1962 adressée à M. Tshombé
par le fonctionnaire chargé de l'Opération des Nations Unies
au Congo
J'ai l'honneur d'accuser réception de la lettre du 12 septembre adressée
au représentant de 1'ONUC à Elisebethville par M. Kimba concernant l'incident
qui s'est produit sur la route de Kiswishi entre les troupes de la gendarmerie
katangaises et les forces de L'ONUC. Lors d'un récent passage à Elisabethville,
j'avais pensé que nous étions arrivés à une entente en vue d'éviter des effusions
de sang par tous les moyens. Je regrette de constater qu'une fois de plus il y eut
un incident ayant résulté. en pertes de vies humaines. Il est non seulement inutile
mais tragique d'avoir à échanger ainsi des accusations une fois que des familles
ont éprouvé des pertes irréparables,
En ce qui concerne les barrages de l'ONUC, ainsi que je l'ai fait remarquer
de vive voix lors de mes entretiens avec vous le 18 juillet 1962, leur but
essentiel est de prévenir tout combat à l'intérieur d'Elisabethville et je tiens
à rappeler que dès que la situation le permettra tous ces barrages seront
supprimés. Je passe sur vos assertions suivant lesquelles L'ONUC a voulu
conquérir une nouvelle position stratégique". Ceci n'était nullement dans nos
intentions. |
En ce qui concerne les protestations contre les violations du “"cessez-le-feu"
intervenu en décembre dernier, vous savez parfaitement que les Nations Unies se
sont bornées unilatéralement à retenir le feu
J'ai déjà réfuté en son temps votre lettre de protestation concernant une
soi-disant violation à la base de Kamina du fait de l'installation à cette base
d'un contingent de L'ANC sous le commandement de 1'ONUCe
Enfin, en ce qui concern: votre assertion que les Nations Unies auraient
délibérément attaqué un détachement katangais, celle-ci est dénuée de tout
fondement. IL est évident au surplus que si les Nations Unies avaient désiré
procéder à une telle attaque, ce n'est pas avec vingt hommes qu'elles auraient
affronté des troupes de la gendarmerie katangaise ayant un effectif d'une centaine
de soldats.
Salutations.
(Signé) Robert K. GARDINER
… loss
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Annexe XIIT
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ANNEXE XIII
Lettre en date du 15 septembre 1962 adressée au fonctionnaire
chargé de l'Opération des Nations Unies au Congo par le
Président de la province du Katanga
En suite aux graves incidents qui se sont produits le mercredi 12 septembre,
M. Mathu, représentant des Nations Unies à Elisabethville, a été informé par Le
Ministre Kimba que deux gendarmes avaient été tués par les balles indiennes.
Monsieur le représentant local des Nations Unies a été profondément étonné,
car, nous a-t-il dit, il n'avait pas donné L'ordre de tirer.
Nous savons combien M. Mathu, Africain authentique est soucieux des vies
africaines. Mais il résulte de la déclaration de M. Mathu que les contingents
indiens de L'ONU ont ouvert le feu sans ordre et qu'ils font leur guerre à eux;
sans s'occuper de l'autorité à laquelle ils doivent obéissance.
Nous nous sommes toujours félicités qu'un Africain représente L'ONU à
Elisabethville comme à Léopoldville, mais nous sommes obligés de constater
que les Indiens n'ont ‘aucun respect de l'autorité d'un Africain. IL est avéré,
en tout cas, que les Indiens n'ont pas reçu de l'autorité compétente l'ordre
d'ouvrir le feu au cours de l'exécution d'une patrcuille irrégulière et injustifiée
à plus de sept kilomètres de leur point de contrôle.
Salutations.
(Signé) Moïse TSHOMBE
Ve
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Annexe XIV
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ANNEXE XIV
Lettre en date du 18 septembre 1962 adressée au Président
de la province du Katanga par le fonctionnaire chargé de
l'Opération des Nations Unies au Congo
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre SR/1165/M äu
15 septembre 1962 que j'interprète comme un appel que vous m'adressez personnel-
lement dans L'esprit des diverses conversations que nous avons eues au cours
de vos visites à Léopoldville et dans nos conversations à Elisabethville. J'estime
toujours fermement que lorsque tous deux nous nous mettrons d'accord sur un
programme de travail et qu'ensenble nous nous attellerons à son exécution, les
risques d'incidents seront réduits de façon appréciable. Vous me connaissez
suffisamment à présent pour vous rendre compte de ma loyauté à l'égard des
Nations Unies, de Leur mission au Congo et de ma détermination de trouver, avec
votre coopération personnelle, une solution pacifique aux problèmes du Congo.
Je ne saurais, d'autre part, laisser sans réponse votre allégation selon
laquelle les troupes indiennes de l'ONUC auraient ouvert Le feu sans ordre et
auraient fait Leur guerre à eux. Je tiens à vous faire remarquer que les troupes
des Nations Unies ont pour instructions permanentes de ne tirer pour se défendre
que lorsqu'elles font l'objet de coups de feu.
Toute perte de vies humaines, qu'elles soient africaines où non africaines,
nous préoccupe vivement et L'un des objectifs des Nations Unies au Congo est
précisément d'éviter de telles pertes.
Je tiens à réfuter catégoriquement les allégations que vous faites à
l'égard du contingent indien selon lesquelles ces troupes auraient violé l'autorité
à laquelle elles doivent obéissance. Comme vous Le savez fort bien, ces troupes
ont exercé une retenue et une modération remarquables en face des nombreuses
provocations dont elles ont fait L'objet au cours de Leur séjour au Katanga.
Etant donné votre insistance sur ce sujet, j'estime devoir vous dire qu'il
n'y a pas lieu d'établir une distinction quelle qu'elle soit entre Africains,
Indiens ou autres en ce qui concerne la manière dont ils représentent l'Organisation
des Nations Unies, et pour ce qui est de leur diligence dans l'accomplissement
des tâches et des responsabilités qui leur incombent aux termes des mandats de
l'Organisation.
Ve
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Annexe XIV
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Je tiens par ailleurs à répondre à votre lettre en me permettant d'indiquer
que j'ai l'intention de maintenir le contact personnel avec vous et de passer autant
de temps que possible au Katanga une fois l'exécution du Plan commencée. Comme
vous avez eu l'occasion de m'expliquer .qu'il ne saurait y avoir de combats au
Katanga sans que vous ayez donné des ordres à cet effet, j'ai l'intention, au
cours de mon séjour au Katanga, de vous donner à mon tour des preuves que ma
bonne volonté ne le cède en rien à la vôtre à cet égard et je suis convaincu
que tous deux marchant de concert vers un but commun et partageant une même
résolution pour-éviter toute effusion de sang, un échec est impossible.
Enfin, je désire vous remercier pour ce rappel personnel de nos intérêts.
et de notre détermination mubtuels. Salutations.
(Signé) R. K. GARDINER
fu.
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Annexe XV
Fage l
ANNEXE XV
lettre en date du 17 septembre 1962 adressée au
Secrétaire général par intérim par M. Tshombé
J'ai l'honneur d'élever une protestation solennelle contre la provocation
délibérée que constitue la patrouille de troupes indiennes de l'ONU exécutée le
mercredi 12 septembre.
IL a été reconnu que cette patrouille avait un objectif fixe à 15 kilomètres
du barrage de -contrôle de L'ONU - la rivière [ubimbi, qui coule donc très loin
à l'intérieur des positions et des cantonnements de la gendarmerie katangaise. IL
a été reconnu que les incidents que cette patrouille a causés se sont produits à
7 kilomètres du barrage précité; bien loin aussi à l'intérieur des positions
katangaises et à près de 20 kilomètres du centre d'Elisabethville. Les troupes
indiennes ont tiré d'initiative sans avoir reçu de l'autorité supérieure l'ordre
ni l'autorisation d'ouvrir le feu et ont fait deux tués et plusieurs blessés graves.
L'itinéraire de la patrouille et l'endroit où les victimes sont tombées
suffisent à caractériser l'opération des troupes indiennes de”’1'ONU et démontrent
que celles-ci portent l'entière responsabilité de cette opération et de ses
conséquences «
Cette opération montée délibérément à la veille de l'anniversaire de l'attaque
de L'ONU le 13 septembre 1961 est de nature, par l'indignation légitime qu'elle
a suscitée dans la population, à compromettre les efforts que nous faisons en vue
de la réconciliation nationale. Elle constitue une provocation dans la ligne de
l'hostilité que certains éléments des Nations Unies manifestent constamment à
l'égard du Katanga et contredit une attitude de bons offices et de missions
pacifiques. Far l'accusation odieuse selon laquelle l'opération aurait été “montée"
par des Katangais dans un but de propagande, l'affirmation diffusée à travers le
monde que Les membres du corps consulaire d'Élisabethville sont du même avis,
jointe à cette autre affirmation que l'enquête avait établi que les incidents
n'auraient causé aucune victime, tout cela est en contradiction avec les faits.
fo.
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Annexe XV
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Nous protestons contre l'exploitation faite ainsi contre nous de ces graves
manquements à la vérité et nous demandons qu'une enquête impartiale soit faite
avec les puissances garantes de la loyale exécution du Plan de réconciliation
nationale.
#
Veuillez agréer, ete.
(Signé) M. TSHOMBE
fo.
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Annexe XVI
Fage 1
ANNEXE XVI
Lettre en date du 22 septembre 1962 adressée à M. Tshombé par
le fonctionnaire chargé de l'Opération des Nations Unies au
Congo
Le Secrétaire général des Nations Unies me charge de vous accuser réception
de votre lettre No SR.1179/MV d1 17 septembre 1962 concernant l'incident qui |
s'est déroulé entre une patrouille de 1'ONUC et de la gendarmerie katangaise le
12 septembre 1962. Dans ladite Lettre, vous avez formulé un certain nombre
d'allégations que j'ai déjà précédemment rejetées.
En ce qui concerne votre assertion suivant laquelle l'itinéraire de la
patrouille démontrerait que les troupes indiennes portent la responsabilité de
l'opération, je tiens à rappeler que depuis mars 1962, les patrouilles de 1'ONUC
à Elisabethville ont régulièrement emprunté la même route qu'a suivie la patrouille
du 12 septembre. D'autre part, nous ne saurions convenir qu'une patrouille
composée de 20 hommes constitue une opération"; enfin, en ce qui concerne votre
demande tendant à l'ouverture d'une enquête, j'ai donné les instructions utiles
pour que cet incident fasse l'objet d'une enquête dans les mêmes conditions que
celle à laquelle il a été procédé à la suite des événements du 17 juillet 1962.
Salutations.
(Signé) R. K. GARDINER
fo
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Annexe XVII
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ANNEXE XVII
Lettre en date du 2} septembre 1962 adressée à M. Tshombé
par le représentant de l1'ONUC à Etissbethville
J'ai l'honneur de porter à votre attention un incident très grave qui s'est
produit aujourd'hui au chemin Martini au point où il rejoint la route de Jadotville.
Il senible que la gendarmerie katangaise a miné ce secteur et qu'une patrouille de
L'ONU a subi quelques pertes par suite de l'explosion d'une mine.
Pour mieux vous faire comprendre ce qui s'est passé, je vous communique
ci-après un compte rendu détaillé de l'incident. Le 24 septembre 1962, une
patrouille de l'ONU composée de 13 hommes sous le commandement d'un jeune officier
a fait comme d'habitude une reconnaissance sur le chemin iartini, Carrefour äe
la route de Jadotville à environ 600 mètres du poste de contrôle de la gendarmerie
katangaise et à quelque 800 mètres au sud du chemin Martini. Vers 11 h 15, heure
locale, cette patrouille faisait demi-tour vers son point de départ se tenant de
nouveau à 800 mètres au sud du chemin Martini. Après un parcours d'environ
200 mètres, il y a eu une violente explosion atteignant plusieurs membres de
la patrouille de l'ONU.
Le commandant et les services médicaux se rendirent sur les lieux de
l'explosion et procédèrent à l'évacuation des blessés. IL a alors été possible
de constater que la zone avait été considérahlement minée, comme le prouvaient
des traces fraîches de creusage et des fils-pièges relevés dans le secteur de
l'explosion.
Je tiens à m'élever très énergiquement contre cet usage aveugle de mines et
de pièges dans le secteur normalement parcouru par les patrouilles de l'ONU, cer
cette initiative n'avait d'autre objet que d'infliger des pertes aux troupes de
L'ONU et d'entraver leur liberté de mouvement.
Vous comprendrez en outre que de tels incidents au moment même où se
déroulent des entretiens devant nous conduire à la réconciliation et à l'inté-
gration peuvent avoir des répercussions déplorables et très graves.
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Annexe XVII
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Il est par conséquent impérieux en vue d'améliorer nos relations que le
secteur ainsi niégé par la gendarmerie soit déminé sur le champ et, tant que
toutes les mines n'auront pas été enlevées, que vous nous informiez en détail
de leur nombre et de leur emplacement sur une carte pointée ainsi que par des
repères sur le sol. |
La question est de la plus haute importance et je vous saurais gré de
‘répondre immédiatement à ma protestation. J'ajouterai que les troupes des
Nations Unies n'ont encore jamais eu recours à la pose de mines de quelque
nature que ce soit. Salutations.
#
(Signé) E.W. MATHU
fs
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Annexe XVIII
Fage l
ANNEXE XVITI
Lettre en date du 25 septembre 1962 adressée au représentant
de L'ONUC à Elisabethville par le Président de 1a province
du Katanga
J'ai étudié avec attention le compte rendu détaillé que vous nous donnez de
l'incident survenu à une patrouille, qui s'est à nouveau indîment avancée à
plusieurs kilomètres du barrage ONU de la route de Kiswishi pour faire une recon-
naissance à revers des positions katangaises sur la route de Jadotville. Vous
m'écrivez que plusieurs membres de cette patrouille ont été atteints par l'explosion.
Votre porte-parole a déclaré à sa conférence de presse de lundi soir que la
patrouille était indienne et qu'elle a eu deux tués. Je vous serais obligé de me
dire à quelle heure et à quel endroit nos médecins peuvent se rendre pour constater
les décès dont il a été fait état et que nous supposons être ceux de deux soldats
indiens. Au surplus, ceci dissiperait la fêcheuse impression créée par la réticence
des autorités militaires à la conférence de votre porte-parole à l'égard de la
demande de la presse de voir les victimes et d'interroger les blessés.
L'incident que vous me rappelez est le résultat d'une opération de patrouille
qui répète, comme l'opération menée avec six blindés et vingt hommes, le
12 septembre, des mouvements de troupes de L'ONU vers les positions katangaises.
Elle a visiblement pour but la route de Jadotville. Elle ne constitue nullement
une opération de sécurité, mais une opération offensive de grignotage des positions
katangaises,
Vous ne donnez aucune indication sur la distance parcourue par cette patrouille
depuis son barrage de départ. Mais il s'agit d'un nombre considérable de kilcmètres.
Le patrouille a quitté son point d'attache à 7 heures du matin et elle à fait demi-
tour vers son point de départ à 11 h 15, après quatre heures de marche. Au retour,
elle a quitté la route même pour s'engager dans la brousse. IL ne s'agit donc pas
d'une patrouille de routine, mais d'une reconnaissance offensive.
fo.
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Annexe XVIIT
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Lors de la visite des lieux qui a suivi, le 13 septembre, l'incident de la
route de Kiswhishi, il a été suggéré par le consul des Etats-Unis que les
patrouilles devraient limiter leur rayon d'action à 500 mètres des barrages. les
chefs militaires de l'ONUC ont rejeté cette suggestion, mais ont admis qu'il y
avait lieu de limiter les mouvements et de discuter du rayon d'action des
patrouilles. Bien qu'il s'agissait ici d'une zone militaire importante, et malgré
l'incident qu'elles ont causé le 12 septembre, les troupes indiennes n'ont pas jugé
utile de limiter le mouvement et de discuter préalablement du rayon d'action de
cette patrouille,
IL est impossible de ne pas constater qu'il ne se produit guère d'incidents
aux différents barrages occupés par d'autres troupes que des troupes indiennes.
Les autres troupes tendent à observer une attitude de neutralité, tandis que les
troupes indiennes ne cessent de manifester des intentions agressives et de provoquer
des hostilités.
Depuis le 3 septembre, nous attendons toujours, mais en vain, le premier geste
de compréhension ou de détente de la part des troupes de L'ONU qui nous occupent
à Hisabethville. Notre volonté de conciliation et de solution pacifique pour la
reconstruction fédérale du Congo ne satisfait pas ceux qui veulent notre asservis-
sement où notre destruction.
Nous pro” “tons avec énergie contre l'envoi renouvelé et inutile de semblables
patrouilles q:° travaillent à l'envers du plan de réconciliation nationale, inten-
tionnellement ou non, et qui témoignent d'une attitude en contradiction avec
l'esprit de solution pacifique qui est celui du plan et que nous avons fait nôtre.
Salutations.
(Signé) M, TSHOME
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Annexe XTX
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ANNEXE XIX
Lettre en date du 27 septembre 1962 adressée à M. Tshombé par
le fonctionnaire chargé de l'Opération des Nations Unies au
Conso
Après étude de la protestation qui vous avait été adressée par le représentant
des Nations Unies à Elisabethville le 2h septembre et de la réponse que vous avez
bien voulu lui adresser le 25 septembre, je ne puis m'empêcher de tirer la
conclusion que la gendarmerie katangaise, agissant sur ou sans instructions, a
délibérément procédé à la pose de mines dans certains quartiers d'Elisabethville
en vue de causer des pertes et d'infliger des blessures aux Forces de 1'ONUC.
I1 est regrettable de constater qu'après une demande d'assistance qui avait
été adressée à l'Organisation mondiale par les peuples du Congo, nous en soyons
arrivés à présent à cet état de choses. C'est là, en effet, un nouveau genre
d'activités auquel se livre la gendarmerie et le caractère de gravité de tels
agissements ne saurait vous échapper. J'en viens donc à vous demander si la pose de
ces mines avait été autorisée par vous et si cela constitue une expression de la
politique que vous entendez suivre. Si, ainsi que je me plais à l'espérer, vous me
répondez par la négative, j'attacherai du prix à connaître vos intentions en vue
d'identifier et de punir les coupables.
Je désire rappeler d'autre part le demande du représentant de L'ONUC à
EÉlisabethville tendant à un déminage du secteur et à la remise d'une carte
renseignée indiquant tous les points minés à Eville., Nous ne saurions, en effet,
tolérer des mesures de harassement militaire à l'encontre des troupes de 1'ONUC
et si nous ne recevions pas sans délai les assurances nécessaires, L'ONUC prendrait
toutes mesures utiles en vue d'empêcher la répétition de tels incidents à caractère
de provocation et que rien ne saurait justifier.
Depuis quelque temps déjà nous avons assisté à un certain nombre de provo-
cations graves à Eville comprenant notamment des entraves à la libre circulation du
ravitaillement destiné à l'ONUC, la saisie de matériel appartenant à l'ONUC, des
démonstrations soigneusement montées, des arrestations de personnel de l'ONUC et
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Annexe XIX
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même des incidents ayant entraîné la perte de vies humaines. IL est temps de mettre
un terme à une telle politique et j'espère que vous voudrez bien me donner rapidement
_ boutes les assurances et apaisements nécessaires à cet effet. Salutations.
(Signé) R.K. GCARDINER
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Annexe XX
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ANNEXE XX
Lettre en date du 28 septembre 1962 adressée au fonctionnaire
chargé de L'ONUC par M. Kimba
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 27 septembre 1962
transmise par la note verbale KG-224 de votre représentant à Elisabethville.
I1 est étrange que vous puissiez affirmer à la suite d'une simple correspondance
que la gendarmerie katangaise a délibérément procédé à la pose de mines dans
certains quartiers d'Elisabethville, en vue de causer des pertes et d'infliger des
blessures aux Forces de l'ONUC. Vous savez combien, lors des événements des
12 et 17 juillet, vous avez été mal informés, à plus de 2 500 km de distance,
et vous avez de ce fait préféré prendre des renseignements directs sur place.
C'est après quatre heures de marche infatigable, à partir d'un point situé
loin en dehors d'Elisabethville, que les troupes indiennes ont subi l'accident
survenu le 24 septembre. Il n'y a pas de mines dans aucun quartier d'Elisabethville,
ni dans aucun voisinage des installations de lL'ONUC. Si des troupes de L'ONUC ont
marché sur des mines, c'est qu'elles ont quitté les secteurs qu'elles occupent
normalement contrairement à l'esprit du Plan de réconciliation nationale et à la
bonne volonté d'une solution pacifique.
Tout le monde sait que nous sommes contraints à nous défendre contre la guerre
civile que nous fait L'ANC et qu'il est normal de protéger tous les points d'appui,
tels un barrage routier, par des défenses et obstacles de toutes sortes, comme le
fait 1'ONUC d'ailleurs. Ces moyens de protection ne sont nullement dirigés contre
L'ONUC et n'ont aucun ceractère offensif. Il est contraire aux faits de parler
de mesures de harassement militaire à l'encontre des troupes de 1'ONUC.
Nous avons pu faire procéder jadis exactement au repérage et à la tenue à jour
du dossier et de la carte de toutes les positions défensives et de tous les
moyens de protection établis. Toutes les archives existant au quartier général
ont été pillées l'an dernier par les troupes indiennes et il est peut-être possible
de retrouver dans les collections personnelles ou dans les archives des corps des
documents de cette nature.
Tous les renseignements nécessaires devront être à nouveau recueillis pour
conclure l'accord pacifique auquel nous aspirons en vue de mettre fin aux conflits
des forces stationnées sur notre territoire dans l'esprit de réconciliation
nationale sur la base d'une constitution fédérale pleinement décentralisée.
Salutations.
(Signé) E. KIMBA Ja.
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Annexe XXI
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ANNEXE XXI
Lettres identiques en date du 20 septembre 1962 adressées
au Premier Ministre de la République du Congo et au
Président de la Province du Katanga par le fonctionnaire
chargé de l'Opération des Nations Unies au Congo
A
Nous avons été informés qu'un Dakota de l'ONUC effectuant une mission de
reconnaissance au village de Kamunzu dans la région cinquante kilomètres nord-ouest
de Kabongo a été abattu.
L'ONUC a décidé d'envoyer une mission de recherche et de sauvetage immédia-
tement sur la scène de l'incident.
Le mission comprendra des hélicoptères protégés par les avions de chasse de
L'ONUC. Vous demande de donner ordre à toutes les unités présentes dans la région
d'arrêter toutes opérations militaires immédiatement les informant qu'au cas où elles
ne se conformeraient pas à cet ordre, les avions de chasse de 1'ONUC se verraient
obligés de prendre toutes dispositions de protection sans. délai pour l'appui des
opérations de sauvetage.
(Signé) R.K. GARDINER
B
J'ai l'honneur de vqus informer que la mission de sauvetage quittera la base
de Kamina le vendredi 21 septembre à 07.00 GMT au moyen de deux hélicoptères qui
seront suivis d'autres hélicoptères.
Si les hélicoptères sont soumis au moindre harassement, les avions de chasse
d'escorte ouvriront immédiatement le feu sur tout mouvement au sol.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me confirmer d'urgence que les
ordres nécessaires ont été transmis de ne pas s'opposer à ces opérations.
(Signé) R.K. GARDINER
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