
t="Le présiden
t français, François Mi
tterrand, e
t le présiden
t rwandais, Juvénal Habyarimana, à Kigali le 10 décembre 1984. Pho
to Georges Gobe
t. AFP" />
Le juge an
ti
terroris
te Jean-Marc Herbau
t a clos ce mercredi l’informa
tion judiciaire concernan
t l’a
tten
ta
t con
tre l’avion du présiden
t rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, selon un documen
t consul
té par Libéra
tion. Il revien
t désormais au parque
t de Paris de réclamer aux juges la
tenue d’un procès ou l’abandon des poursui
tes con
tre les sep
t personnes mises en examen, issues du clan de l’ac
tuel présiden
t rwandais, Paul Kagame.
Ce dossier ins
trui
t à Paris depuis 1998 e
t qui empoisonne les rela
tions franco-rwandaises depuis près de ving
t ans a connu de mul
tiples rebondissemen
ts. A l’issue d’une ins
truc
tion menée uniquemen
t à charge, un premier juge, Jean-Louis Bruguière, avai
t sollici
té en 2006 des manda
ts d’arrê
ts con
tre neuf proches de l’ac
tuel régime rwandais, en
traînan
t la rup
ture momen
tanée des rela
tions diploma
tiques en
tre Paris e
t Kigali jusqu'en 2009. Par la sui
te, le successeur de Bruguière, Marc
Trévidic, avai
t en par
tie con
tredi
t l’ordonnance de son prédécesseur après avoir effec
tué la première enquê
te balis
tique sur place en 2011, qui démon
trai
t que les
tirs de missiles qui on
t aba
ttu l’avion é
taien
t vraisemblablemen
t par
tis du camp de la garde présiden
tielle. Ce qui suggérai
t la responsabili
té des ex
trémis
tes hu
tus, proches du pouvoir, qui u
tilisèren
t jus
temen
t ce
t a
tten
ta
t pour déclencher le dernier génocide du XXe siècle, con
tre la minori
té
tu
tsie, faisan
t plus de 800000 mor
ts.
Après avoir une première fois clos l’informa
tion judiciaire, rouver
te in ex
tremis à la demande des par
ties civiles,
Trévidic cède finalemen
t le dossier au juge Herbau
t. Une deuxième clô
ture du dossier aura ensui
te lieu en 2016, mais sera égalemen
t con
tes
tée par l’un des avoca
ts des par
ties civiles qui présen
tera un
témoin « surprise » qui ne s’é
tai
t jamais manifes
té jusque-là.