Fiche du document numéro 16688

Num
16688
Date
Jeudi 17 février 1994
Amj
Taille
11537
Titre
Procès-verbal de la 3337e séance du Conseil de sécurité
Cote
S/PV.3337
Source
ONU
Type
Procès-verbal de réunion
Langue
FR
Citation
NATIONS
UNIES

S
Conseil de sécurité
PROVISOIRE
S/PV.3337
17 février 1994
FRANÇAIS

PROCÈS-VERBAL PROVISOIRE DE LA 3337e SÉANCE
Tenue au Siège, à New York,
le jeudi 17 février 1994, à 17 h 5

Président : M. OLHAYE

(Djibouti)

Membres :

M. CARDENAS
M. FUJITA
M. LI Zhaoxing
M. PEDAUYE
M. GREY
M. SIDOROV
M. LADSOUS
M. UHOMOIBHI
M. KEATING
M. AL-KHUSSAIBY
M. KHAN
M. KOVANDA

Argentine
Brésil
Chine
Espagne
États-Unis d’Amérique
Fédération de Russie
France
Nigéria
Nouvelle-Zélande
Oman
Pakistan
République tchèque
Royaume-Uni de Grande-Bretagne
et d’Irlande du Nord
Rwanda

Sir David HANNAY
M. BIZIMANA

Le présent procès-verbal contient le texte des discours prononcés en
français et l’interprétation des autres discours. Le texte définitif sera publié
dans les Documents officiels du Conseil de sécurité.
Les rectifications ne doivent porter que sur les textes originaux des
interventions. Elles doivent porter la signature d’un membre de la délégation
intéressée et être présentées, dans un délai d’une semaine, au Chef de la
Section d’édition des documents officiels, Bureau des services de conférence,
bureau DC2-794, 2 United Nations Plaza, et également être portées sur un
exemplaire du procès-verbal.

94-85198

(F)

HH/1

S/PV.3337
- 2 -

La séance est ouverte à 17 h 5.
EXPRESSION DE SYMPATHIE A LA SUITE DU TREMBLEMENT DE TERRE EN INDONÉSIE
Le PRÉSIDENT (interprétation de l’anglais) : Au nom du Conseil de
sécurité, je tiens à exprimer ma profonde sympathie au Gouvernement et au peuple
de l’Indonésie à la suite des pertes humaines et matérielles considérables
causées par le tremblement de terre qui vient de se produire dans leur pays.
ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR
L’ordre du jour est adopté.
LA SITUATION CONCERNANT LE RWANDA
Le PRÉSIDENT (interprétation de l’anglais) : Le Conseil de sécurité va
maintenant commencer l’examen de la question inscrite à son ordre du jour.
Le Conseil de sécurité se réunit conformément à l’accord auquel il est
parvenu au cours de ses consultations préalables.
A l’issue de consultations entre les membres du Conseil de sécurité, j’ai
été autorisé à faire la déclaration suivante au nom du Conseil :
"Le Conseil de sécurité, qui s’était félicité de la conclusion de
l’accord de paix d’Arusha et de la volonté politique dont avaient
témoigné les parties rwandaises dans sa mise en oeuvre, tient à
marquer aujourd’hui sa vive préoccupation face aux retards apportés à
la mise en place du gouvernement de transition à base élargie qui est
un des points clefs de cet accord. L’absence d’un tel gouvernement
constitue en effet une entrave à la réalisation de progrès dans la
mise en oeuvre de cet accord ainsi qu’au fonctionnement des
institutions de l’Etat. Il a en outre des conséquences négatives sur
la situation humanitaire du pays, dont la détérioration préoccupe
vivement la communauté internationale. L’installation rapide du
gouvernement à base élargie permettrait de venir en aide de façon plus
efficace aux populations qui sont dans le besoin.
Le Conseil de sécurité, prenant acte du fait que le
Président du Rwanda a prêté serment comme chef de l’État de la période
intérimaire, l’encourage, dans le cadre de cette responsabilité, à
poursuivre ses efforts en vue de l’installation rapide des autres
institutions de la transition, conformément à l’accord de paix d’Arusha.
Le Conseil de sécurité appelle toutes les parties concernées à
dépasser leurs différends et à coopérer pleinement avec le Représentant
spécial du Secrétaire général des Nations Unies et avec l’Organisation de

HH/1

S/PV.3337
- 3 Le Président
l’unité africaine (OUA) pour faire progresser le processus de
réconciliation nationale. Il demande instamment l’établissement, sans
délai, des institutions provisoires prévues par l’accord de paix
d’Arusha.
Le Conseil de sécurité est également profondément préoccupé par la
détérioration de la sécurité, notamment à Kigali. Il rappelle à cet égard
aux parties l’obligation qui leur incombe de respecter la zone libre
d’armes établie dans la ville et ses alentours.
Le Conseil de sécurité attire l’attention des parties sur les
conséquences qui résulteraient pour elles du non-respect de cette
disposition de l’accord. Il rappelle que la MINUAR ne sera assurée d’un
appui suivi que si les parties appliquent intégralement et rapidement
l’accord de paix d’Arusha."
Cette déclaration sera publiée en tant que document du Conseil de sécurité

sous la cote S/PRST/1994/8.
Le Conseil de sécurité a ainsi achevé, à ce stade, l’examen de la question
inscrite à son ordre du jour.
La séance est levée à 17 h 10.

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