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Num
33693
Date
Janvier 2024
Ymd
File
Size
285166
Urlorg
Title
30ème commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda [Exposition à Reims]
Source
Type
Communiqué
Language
FR
Citation
1994 – 2024

30ème COMMEMORATION
DU GENOCIDE DES TUTSI DU RWANDA

REIMS – JANVIER 2024
COLLECTIF DES PARTIES CIVILES POUR LE RWANDA

Contact :

collectifrwanda@aol.com

RWANDA
COMMEMORER A REIMS
LE 30ème ANNIVERSAIRE
DU GENOCIDE DES TUTSI DU RWANDA

L’année 2024 correspond à la 30ème commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda. Cet
anniversaire du troisième génocide du siècle dernier aura un retentissement à la hauteur de
ces massacres qui ont exterminé plus d’un million d’enfants, de femmes, d’hommes, de
vieillards, en seulement trois mois, entre avril et juillet 1994. Cent jours, durant lesquels les
membres de la minorité tutsie, stigmatisée de longue date, seront impitoyablement massacrés.
Au Rwanda, les commémorations officielles débuteront le 7 avril, date du déclenchement de
cette solution finale africaine. Des moments de recueillement sont organisés dans de très nombreuses villes à travers le monde et dans bon nombre de capitales européennes.
La Ville de Reims, qui accueille parmi ses associations le siège social du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda, créé en 2001, ne pouvait être absente de cet anniversaire.
Pour entretenir la mémoire, pour sensibiliser les jeunes générations sur ces tragiques événements, pour rendre hommage aux victimes, le Collectif des Parties Civiles Pour le Rwanda vous
propose en ce début d’année :
-

Une exposition réalisée par le Mémorial de la Shoah. Une vingtaine de panneaux permettent de comprendre la genèse du génocide jusqu’à l’organisation des massacres.

-

Une intervention plastique. L’artiste Bruce Clarke a souhaité mettre la lumière sur « les
Femmes debout », ces femmes rwandaises qui résistent à toute forme de déshumanisation et qui retissent, dans la dignité, les liens perdus.

L’exposition et les œuvres artistiques se veulent accessibles au plus grand nombre. Elles sont
présentées dans le hall d’accueil de la Maison de la Vie Associative de Reims, 122 bis, rue du
Barbâtre, du lundi 29 janvier au vendredi 23 Février 2024, aux heures habituelles d’ouverture
soit du lundi au vendredi entre 8 h 45 à 22 h 30, le samedi entre 8 h 45 et 18 h 30.
Des membres du CPCR, sur réservation préalable, se tiennent à la disposition des enseignants
et groupes constitués pour accueillir et guider les visiteurs. Compter une heure. contact@cpcr.fr

RWANDA
SOMMAIRE

1 – L’exposition
2 – L’intervention plastique
3 - Vue générique
4 – Repaires historiques
5 – Caractéristiques du génocide
6 – Le CPCR
7 – Bibliographie
8 - Filmographie
9 – Vidéos

RWANDA
L’EXPOSITION

« RWANDA 1994 »
Entre le 7 avril et la mi-juillet 1994, plus d’un million de personnes sont mortes assassinées au
Rwanda : en moins de trois mois, les trois quarts de la population tutsi ont péri au cours du
dernier génocide du XXe siècle.
Événement historique majeur, le génocide des Tutsi rwandais n’est pas le fruit d’un soudain
accès de folie collective. Le 7 avril 1994, lorsque débute l’extermination des Tutsi, les tueurs
mobilisent toutes les ressources matérielles et humaines d’un État pour la mise à mort de
masse. Sur les collines et dans les quartiers, ils s’adonnent à la traque et à l’assassinat de
leurs voisins. L’efficacité et la rapidité du massacre systématique des hommes, des femmes et
des enfants tutsi rendent compte de la préparation minutieuse des tueries.
Envisager l’histoire et la mémoire du génocide des Tutsi implique une confrontation avec la
réalité humaine et matérielle des massacres.
L’exposition débute par un temps consacré aux « idées reçues » où sont reprises et expliquées
quelques notions souvent entendues sur cet événement : la lecture « ethnique » de la réalité
rwandaise, le « double génocide ». Les panneaux sont organisés en trois parties : Comprendre
l’événement, Entrer dans l’événement, Vivre avec l’événement. S'y ajoute un panneau sur le
génocide vu à travers le regard des enfants. En effet, prendre au sérieux le récit des enfants
rescapés, c’est voir le génocide autrement, à partir du basculement de l’enfance dans un
monde adulte devenu impuissant à la protéger.
Le Mémorial de la Shoah
Ouvert depuis 2005, le Mémorial de la Shoah est aujourd’hui l’institution de référence en
Europe sur l’histoire de la Shoah. Il intègre le Mémorial du martyr juif inconnu, dont les
façades, le parvis et la crypte ont été conservés, et le Centre de documentation juive
contemporaine (CDJC), créé en 1943 par Isaac Schneersohn.
Le Mémorial de la Shoah propose des activités adaptées à tous les âges et à toutes les
sensibilités : visites guidées, expositions temporaires, cycles de rencontres, colloques… Pour
les scolaires, des ateliers pédagogiques, des parcours en partenariat avec des institutions
culturelles, ou encore des voyages d’études sont mis en place. Le Mémorial organise aussi des
formations pour les enseignants et différents corps de métier aussi différents que celui des
gardiens de la paix, des journalistes…

RWANDA

L’INTERVENTION PLASTIQUE

« LES FEMMES DEBOUT » de Bruce CLARKE
« Depuis le vingtième siècle, et au contraire des guerres précédentes, les civils sont devenus
les victimes principales dans les conflits armés. Au Rwanda, les femmes, au-delà de leur statut
de civiles, ont subi un acharnement sadique en raison de leur genre. Le génocide n’a fait
qu’exacerber les inégalités entre les femmes et les hommes.
Durant cette période, les femmes ont été victimes de violences physiques, sexuelles et mentales. Le viol a touché entre 300 000 et 500 000 femmes et plus de 66 % d’entre elles ont en suite été testées positives au VIH1. C’est le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)
qui a prononcé la première condamnation pour l’utilisation du viol comme arme de guerre dans
le génocide contre les Tutsi. L’utilisation de la violence massive contre les femmes tutsies visait
en effet à annihiler le groupe ethnique dans son ensemble en s’en prenant à la source de la
vie. Si les femmes furent des victimes particulièrement touchées par la politique génocidaire,
elles se révélèrent des actrices essentielles de la reconstruction et de la transmission de la mémoire post-génocide.
A la fin du génocide, les femmes représentaient 70 % de la population survivante. C’est alors
le début d’un long processus de résilience, de réconciliation et de reconstruction nationale dans
lequel les femmes, grâce à leur volonté et leur détermination, vont jouer un rôle prépondérant.
Seules à la tête de leur famille, les femmes se sont mobilisées dans des associations pour s’en traider, adopter des orphelin·e·s ou encore réhabiliter les réfugié·e·s.
Au cœur de la société rwandaise, les femmes “debout” résistent à toute forme de déshumanisation, elles (re)tissent dans la dignité les liens perdus, elles sont les fers-de-lance du re lèvement du pays, notamment en créant l’association des veuves du génocide d’avril (AVEGA)
ainsi que les médiatrices de la mémoire qui se transmet aux générations futures. Voilà pourquoi en 2024 la lumière est mise sur les Femmes debout ».
BRUCE CLARKE
Plasticien et photographe, Bruce Clarke est né en 1959 à Londres. Il réside depuis le début des
années 90 en France. C’est aux Beaux-Arts de l’Université de Leeds, dans les années quatrevingt, qu’il est initié au mouvement Art & Language animé par Michael Baldwin, David
Bainbridge, Terry Atkinson, Harold Hurrell. Son œuvre traite de l’histoire contemporaine, de
l’écriture et de la transmission de cette histoire pour stimuler une réflexion sur le monde
contemporain et ses représentations. Résolument ancrée dans un courant de figuration
critique, sa recherche plastique intègre les codes pour mieux les retourner contre les appareils
de pouvoir et d’injustice.
D'origine sud-africaine par ses parents, il était très tôt engagé politiquement et artistiquement
pour le changement en Afrique du Sud. Il était un des responsables du la Rencontre Nationale
contre l’Apartheid (mouvement anti-apartheid en France). Parallèlement il suit l’évolution de la
guerre au Rwanda et des signes avant-coureurs du génocide. Après un reportage
photographique effectué quelques semaines après le génocide en 1994, il décide de proposer
la création sur un site proche de Kigali, Le Jardin de la mémoire, un mémorial artistique en
forme d’installation monumentale, projet réalisé depuis 2000 avec le concours des familles ou

des proches des victimes et soutenu par la société civile, les institutions rwandaises et
l’UNESCO. Egalement au Rwanda, il a travaillé sur un projet pour la 20 ème commémoration du
génocide en 2014, les Hommes debout : www.uprightmen.org. Ce projet a aussi été réalisé
ailleurs dans le monde dans une vingtaine d’expositions (Genève, Lausanne, Bruxelles, Paris,
Ouidah, Montréal etc.). Elle est pérennisée maintenant à Bruxelles.
Artiste en résidence invité par le Conseil Général de Guadeloupe, il a réalisé l’exposition
Fragments d’une Histoire de Demain sur le lien entre l’esclavage, le colonialisme et la
mondialisation. Collaborateur du Fest’Africa à Lille pour le projet Rwanda : Écrire, filmer,
peindre par devoir de mémoire, il travaille avec l’Afrika Cultural Centre de Johannesburg et
anime des ateliers d’arts plastiques en Afrique du Sud, Ethiopie, Rwanda, Bénin, Tanzanie,
Zambie et en France.
Il a fait paraître Dominations aux éditions Homnisphères (2006) et Fantômes de la Mer aux
éditons ARTCO (2016). Le livre Fantômes de la Mer documente un projet artistique qui rend
hommage aux réfugiés économiques et politiques victimes du trafic humain
transméditerranéen.
En tant que photographe, il publie des reportages sur l’Afrique du Sud, la reconstruction du
Rwanda, le retour des réfugiés libériens et la Palestine.
En 2022, Bruce Clarke a été invité à exposer dans les deux Capitales européennes de la
Culture, Esch au Luxembourg et Kaunas en Lituanie.

RWANDA
Vue générique

Le Rwanda, la République du Rwanda, surnommé le « pays des mille collines », est un pays
d'Afrique de l'Est qui s’étend sur 26 338 km2 dans la région des Grands Lacs. Il partage des
frontières avec, au nord, l'Ouganda, à l'est, la Tanzanie, au sud, le Burundi, et à l'ouest,
la république démocratique du Congo. Sa capitale Kigali est située au centre du pays.
Le célèbre Parc national des volcans abrite des gorilles de montagnes et des singes dorés. Le
mont Karisimbi culmine à 4 507 mètres d'altitude. Quatre autres volcans sont recouverts de
forêts. Au sud-ouest, le parc national de Nyungwe est pourvu d'une forêt tropicale primaire où
vivent de nombreux chimpanzés.
Le Rwanda est divisé en quatre provinces subdivisées en trente districts et ces derniers en 416
secteurs. La ville de Kigali, capitale du Pays a un statut particulier. Elle est dirigée par un maire
et composée de trois districts.
Le Rwanda est le pays le plus densément peuplé d'Afrique continentale (430 habitants
par km2). La population a dépassé les 12 millions d’habitants. Trois habitants sur cinq ont
moins de 25 ans (statistiques de 2014).
L'économie du Rwanda est principalement marquée par l’importance de l'agriculture (40 % du
PIB, 87 % de l'activité nationale, les terres arables représentent près de 50 % de la superficie
du pays), une croissance annuelle de plus de 7 %.
La forte croissance économique du Rwanda s’est accompagnée d’une amélioration significative
des conditions de vie : le taux de mortalité infantile a baissé de deux tiers et le pays a presque
atteint l’objectif d’éducation primaire universelle. Le Rwanda a beaucoup progressé dans
l'accès aux services et dans les indicateurs de développement humain en donnant la priorité
aux politiques publiques et aux initiatives endogènes. Le taux de pauvreté a fortement baissé
ces dernières années.
Paul Kagamé est élu Président de la République le 25 août 2003, réélu en 2010 et en 2017.
Plus de 60 % des députés sont des femmes, ainsi qu'une très forte proportion de sénateurs et
de ministres. Ces chiffres font du Rwanda le pays dont la participation des femmes au pouvoir
politique est la plus forte au monde.
Le Rwanda est membre de l'Organisation des Nations Unies (ONU), de l'Union africaine (UA),
depuis juin 2007, de la Communauté d'Afrique de l'Est, de l'Organisation internationale de la
francophonie (OIF), et depuis 2009 du Commonwealth.

RWANDA
Repères historiques
1885 : partage de l’Afrique entre puissances européennes. Attribution du Rwanda à l’Empire
allemand.
1900 : fondation de la première mission catholique par les Pères Blancs à Save, dans le Sud
du pays.
1918 : le Rwanda passe sous occupation belge, mandat accordé par la Société des Nations
(SDN).
1930-1932 : commencement d’une politique d’épuration et de remodelage des pouvoirs
coutumiers. Le Mwami (roi) est déposé car opposé à l’Eglise et remplacé par son fils MUTARA
III RUDAHIGWA, converti au catholicisme.
1931 : introduction de la carte d’identité mentionnant l’ethnie.
1946 : passage du Ruanda-Urundi sous le statut de la Tutelle belge au nom de l’ONU.
1954 : Grégoire KAYIBANDA, ancien séminariste, est nommé rédacteur en chef du Journal
Kinyamateka, édité par les Pères Blancs. Le roi MUTARA III affirme ses orientations
nationalistes (à replacer dans le contexte africain de la revendication d’indépendance).
1955 : Mgr. PERRAUDIN, Père Blanc suisse, est nommé Vicaire Apostolique de Kabgayi puis
Archeveque de Kigali, avec Grégoire KAYIBANDA comme secrétaire particulier.
1957 : publication du Manifeste des Bahutu avec l’aide de missionnaires catholiques. Le Tutsi y
est désigné comme une race étrangère. Aide des Pères Blancs et du Mouvement ouvrier
chrétien belge à la « révolution hutu ».
1959 : KAYIBANDA fonde le Parmehutu, parti du mouvement de l’émancipation des Hutu.
25 juillet : mort suspecte du Roi à Bujumbura.
28 juillet : intronisation de KIGERI V, dernier roi du Rwanda.
La Toussaint Rwandaise : premiers massacres de Tutsi (20 000 morts) ; leurs biens sont
pillés, leurs maisons brûlées. Exil vers les pays limitrophes. Regroupement des rescapés dans
des camps dans le Sud-Est du pays. Début de la « Révolution sociale », lancée, appuyée et
supervisée par l’Eglise, l’armée et l’administration coloniale.
1961 : 28 janvier, coup d’état. Proclamation de la République par KAYIBA NDA. Elections
et victoire du PARMEHUTU. Nouvelle flambée de violence anti-Tutsi, massacre et exode de
milliers de Tutsi.
1962 : 1er juillet, indépendance de la République rwandaise. Premiers raids de réfugiés Tutsi
entraînant des représailles massives sur la population civile tutsie. Des milliers de morts en
présence de l’armée coloniale belge. L’appartenance ethnique devient un élément
déterminant de la vie sociale : accès à l’emploi, à l’éducation, aux postes
administratifs.
1963 : orchestration du « petit génocide » de Gikongoro par KAYIBANDA. Plusieurs dizaines de
milliers de victimes. Fuite de 200 000 Tutsi vers l’Ouganda, le Zaïre, le Burundi. « Massacre le
plus horrible et le plus systématique depuis l’extermination des Juifs par les Nazis », déclarera
le philosophe Bertrand RUSSEL.

1965 : élection de KAYIBANDA qui revendique 98% des suffrages. Monopolisation du pouvoir
par le Parmehutu. Armée et police réservées exclusivement aux Hutu, particulièrement à ceux
du Sud du pays. Présence de nombreux Hutu du Nord dans l’armée, cependant.
1973
Février. Nouvelle vague de persécutions anti- Tutsi : pogroms sanglants, expulsion des
Tutsi de l’administration, de l’éducation. Epuration ethnique des élèves du secondaire et des
étudiants de l’Université.
Fin juillet. Coup d’Etat militaire d’un Hutu du Nord, Juvénal HABYARIMANA. Assassinat
de plus de 50 membres de l’administration et du gouvernement.
1974 : mort de KAYIBANDA, abandonné de tous. HABYARIMANA reprend à son compte la
politique ethnique de son prédécesseur, mais en favorisant cette fois les Hutu du Nord.
1975 : signature d’un accord d’assistance
HABYARIMANA : fourniture d’armes par la France.

militaire

entre

Giscard

d’ESTAING

et

1976 : Mgr. NSENGIYUMVA, archevêque de Kigali, entre au Comité Central du Mouvement
Révolutionnaire National pour le Développement (MRND) , le nouveau parti unique. Il sera forcé
d’en démissionner lors de la visite de Jean-Paul II au Rwanda en 1990.
1979 : création, au Kenya, de la Rwandese National Union (RANU), futur Front Patriotique
Rwandais (FPR) en 1987.
1981 : engagement de nombreux jeunes réfugiés Tutsi dans la rébellion de Museveni en
Ouganda.
1982 : Jean-Christophe MITTERRAND, fils du Président, est nommé à la Cellule francoafricaine de l’Elysée qu’il dirigera peu après et jusqu’en 1992. Ce dernier entretiendra de
nombreuses relations avec des chefs d’état africains et leurs enfants, dont Jean-Pierre
HABYARIMANA. Le président rwandais refoule à la frontière 80 000 Tutsi expulsés d’Ouganda
par Milton OBOTE. Forte mortalité dans les rangs de ces réfugiés affamés.
1983 : HABYARIMANA est réélu avec 99,8% des voix. Refus d’accueillir les réfugiés Tutsi.
Naissance d’une opposition démocratique forte. Amplification de la crise : multiplication des
arrestations d’opposants Hutu du Sud.
1990 : Erik ORSENNA rédige pour François MITTERRAND le « Discours de la Baule ». Il en
dénoncera plus tard la politique africaine. L’opposition armée du FPR appuie l’opposition
sudiste et démocratique.
1er octobre : attaque du FPR depuis l’Ouganda.
4 octobre : intervention française (opération Noroît) sur décision de François
MITTERRAND. 150 hommes du Régiment Etranger des Parachutistes (REP) sont envoyés au
front, suivis des Belges et des Zaïrois. François MITTERRAND ajoute ensuite 450 hommes. Les
3000 Zaïrois sont renvoyés chez eux à cause des nombreuses exactions qu’ils commettent.
Nuit du 4 au 5 octobre : simulation d’une attaque sur Kigali avec le concours des
militaires français.
5 octobre : discours d’HABYARIMANA expliquant que l’ennemi avait attaqué la
capitale : état de siège, couvre-feu intégral, appel à la vigilance et à la délation. Arrestation de
dix milles Tutsi et d’opposants politiques Hutu.
8 octobre : massacre de civils Tutsi, les Bahima. Un millier de victimes. D’autres
massacres se poursuivront au cours des jours suivants.

Fin octobre : appui des troupes françaises repoussant le FPR en Ouganda. Début de la
guérilla. Retrait de la Belgique du Rwanda en dénonciation des crimes du régime Habyarimana.
Seules restent les troupes françaises.
Novembre : accord par la France d’un prêt de 84 millions de francs « pour le
développement », en réalité pour l’achat d’armements.
Décembre : nouveau prêt de 49 millions de francs pour la « réalisation de divers
projets ». Diffusion du texte raciste dit des « Dix commandements du Hutu » dans la revue
Kangura soutenue par la belle-famille du Président. La 4 ème de couverture est ornée d’une
photo de François MITTERRAND avec comme légende : « Les vrais amis, on les rencontre dans
les difficultés ».
1991-1992 : se produisent divers événements dans lesquels sont impliqués les militaires
français. Reconnaissance du multipartisme, manifestations populaires contre le gouvernement.
Cessez- le- feu.
Mai 1992 : création des milices Interahamwe.
Juillet 1992 : Déplacement de près d’un million de personnes en raison des combats dans le
Nord.
Fin août : massacre de Tutsi dans la région de Kibuye (Ouest du pays). « Couverture » par le
Crédit Lyonnais d’un contrat égyptien de 6 millions de dollars de fourniture d’armes au
Rwanda. Livraison pour 86 millions de dollars d’armes par an par une manufacture d’armes
sud-africaine.
Novembre : HABYARIMANA parle des « Accords d’Arusha » comme d’un « chiffon de papier ».
Léon MUGESERA, membre du MRND, prône la liquidation des Tutsi.
Janvier 1993 : nouvelle offensive du FPR arrêtée aux portes de Kigali grâce à l’appui français.
Deux compagnies françaises sont envoyées au Rwanda. Massacre de Tutsi dans le Nord du
pays. Enquête internationale sur les massacres. Jean CARBONNARE, membre de cette
commission, affirme avoir vu des instructeurs français dans le camp où l’on « amenait des
civils par camions entiers. Ils étaient torturés et tués ». Dénonciation par la Commission des
pratiques de génocide au Rwanda et de la responsabilité au plus haut niveau des autorités
rwandaises.
Février 1993 : Paul BARRIL est engagé par le Ministre rwandais de la Défense.
28 février : visite du ministre de la Coopération, Marcel DEBARGE, à Kigali. Appel à un front
commun contre le FPR. Habyarimana appelle alors la population à la « défense civile du
pays ».
Mars 1993 : enquête internationale sur les massacres. Jean CARBONNARE, membre de cette
commission, affirme avoir vu des instructeurs français dans le camp où l’on « amenait des
civils par camions entiers. Ils étaient torturés et tués ». Dénonciation par la Commission des
pratiques de génocide au Rwanda et de la responsabilité au plus haut niveau des autorités
rwandaises.
4 août 1993 : signature des « Accords d’Arusha » :
- mise en place d’un état de droit sous la responsabilité d’un gouvernement de transition à
base élargie
- retour des réfugiés rwandais.
- constitution d’une armée nationale de transition intégrant FAR et APR.
Début des émissions racistes à la Radiotélévision des Mille Collines (RTLM).

Décembre 1993 : retrait des troupes françaises. Mise en place de la MINUAR. Le 27
décembre, la MINUAR compte 1 260 hommes
21 janvier 1994 : interception par la MINUAR à Kigali d’un avion-cargo qui avait chargé à
Châteauroux des armes pour le FAR. Blocage des accords d’Arusha : la faction présidentielle
extrémiste refuse de mettre en place un gouvernement de transition élargi au FPR.
Mars 1994 : la MINUAR compte 2508 hommes.
4 avril : le colonel BAGOSORA déclare que les accords d’Arusha « n’offrent aucune garantie »
et parle « d’exterminer tous les Tutsi ».
6 avril, 20h30 : l’avion ramenant d’Arusha le président Habyarimana et le président du
Burundi, Dar-Es-Salam, est abattu à Kigali. Les tueries commencent aussitôt.
9 avril 1994 : Opération Amaryllis. La France envoie des troupes à Kigali, ainsi que la
Belgique, pour évacuer les expatriés. Evacuation de Madame HABYARIMANA et des membres
éminents de sa famille. Le Ministère de la Coopération, sur ordre de François MITTERRAND, lui
remet un chèque de 200 000 francs pour ses frais personnels. Le Gouvernement intérimaire se
constitue à l’Ambassade de France et au Ministère de la Défense sous la houlette de
l’Ambassadeur de France et du Colonel BAGOSORA.
21 avril 1994 : le Conseil de Sécurité vote la réduction de la force de la MINUAR à 450
hommes. Le génocide peut se poursuivre.
Fin juin 1994 : Opération Turquoise. La France prend le contrôle d’une partie du territoire
Rwandais sous prétexte de sauver les Tutsi. Cette opération permettra en fait d’exfiltrer
nombre de génocidaires qui pourront s’enfuir par le Zaïre. Afflux de deux millions d’Hutu au
Zaïre. Début de l’épidémie de choléra qui va émouvoir le monde entier et passer sous silence
le génocide de plus d’un million de Tutsi.
28 juin 1994 : le rapporteur spécial de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU, René
DEGNI-SEGUI, établit dans son rapport d’enquête au Rwanda que les massacres ont été
planifiés. Il conclut que les massacres des Tutsi sont un génocide.
21 août 1994 : fin de l’Opération Turquoise. Les FAR se réorganisent avec l’aide de MOBUTU.
Environ 500 militaires français sont au Zaïre jusqu’à la fin septembre.
4 octobre 1994 : la commission d’experts formée par la résolution 935 du 1 er juillet 1994 du
Conseil de Sécurité conclut, à l’instar de DEGNI-SEGUI, qu’il y a eu génocide des Tutsi.
8 novembre 1994 : adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 955 instituant le
Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) pour juger les personnes présumées
responsables d’actes de génocide ou d’autres violations graves du droit international
humanitaire commis sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais présumés
responsables de tels actes ou violations commis sur le territoire d’états voisins, entre le 1 er
janvier et le 31 décembre 1994.
C’est dans ce contexte historique qu’a été mis, en 1994, un point final à l’extermination
systématique des Tutsi, au génocide des Tutsi, accompagnés dans leur mort par de nombreux
Hutu démocrates. Le génocide des Tutsi n’est pas le résultat d’une révolte spontanée de la
population, mais bien celui d’un plan mûrement réfléchi et élaboré.
Cet historique montre assez le rôle qu’ont pu jouer, dans un passé lointain, la puissance
coloniale et l’Eglise représentée par les Pères Blancs (surtout les Pères Blancs belges
néerlandophones), et dans un passé plus récent, l’Eglise encore et certaines puissances
occidentales, dont la France. Sans parler bien sûr de la faillite de l’ONU et donc de toute la
communauté internationale.

Les médias eux-mêmes n’ont pas rempli leur rôle à l’occasion de ces événements dramatiques.
Ils se sont comportés, le plus souvent, comme une caisse de résonance des positions officielles
alors qu’ils auraient dû, comme c’est leur mission, porter un regard critique sur ces
événements. Le Journal Le Monde, dans ce domaine, s’est particulièrement distingué. Pendant
plusieurs semaines, nous avons été soumis à la plus totale désinformation.

RWANDA

Caractéristiques du génocide
La déshumanisation est au cœur de tout processus génocidaire. Primo LEVI, rescapé
d’Auschwitz explique que « la victime doit être dégradée afin que le meurtrier sente moins le
poids de sa faute ». Pendant des années, le Tutsi est qualifié d’ « Inienzi », de « cancrelat ».
On peut donc l’écraser sans se poser de problème de conscience.

-

élimination systématique des Tutsi : hommes, femmes, enfants, bébés,
vieillards… génocide planifié.
les lieux traditionnels de refuge : les églises en particulier sont devenues les
lieux de massacres systématiques.
extrême cruauté : utilisation des outils comme la machette, le gourdin clouté, la
hache, les pierres… Cette cruauté fait souvent le lit du négationnisme. En effet, une
telle cruauté est indicible, incroyable. « Ce n’est pas possible… ». Et ces
négationnistes sont nombreux en France ; ils ont des amis français, belges…

« L’immensité même des crimes connus donne aux meurtriers, qui proclament
leur innocence à grand renfort de mensonges, l’assurance d’être crus plus
volontiers que les victimes », écrivait Hannah ARENDT

-

le viol utilisé comme arme du génocide : beaucoup de femmes sont maintenant
sidéennes.
participation d’un nombre très important de génocidaires, ce qui permet de
« diluer » la responsabilité.
participation de femmes, souvent éduquées, qui ont tué, incité au viol et au
meurtre.
participation d’enfants : exemple de ce jeune de 9 ans arrêté en 1999 pour avoir
tué un bébé de 3 ans. Il avoue avoir tué, avant, plusieurs autres enfants : « Il y en
a que j’ai immergé dans de l’eau chaude. Il y en a à qui j’ai enfoncé un couteau
dans le sexe. Il y a un autre bébé que j’ai achevé par un couteau sur le cou. » En
1994, ce garçon âgé de 4 ans avait suivi son père, génocidaire en prison, et assisté
au meurtre systématique des Tutsi et aux tortures infligées avant de tuer.

La thèse du double génocide est très souvent reprise par les révisionnistes. Cela permet de
renvoyer dos à dos les deux groupes que l’on considère comme responsables, sur le même
rang. Le FPR a commis des crimes de guerre, c’est incontestable. En 1945, en France, les
vainqueurs avaient aussi des crimes à se reprocher : ça ne change rien à la réalité de la
Shoah.
On retrouve aussi cette idée dans les propos effarants de Jean D’ORMESSON : « La leçon de
cette tragédie, c’est que les hommes sont tous coupables et tous innocents ». Il avait parlé
avant, en juillet 1994 de « massacres grandioses dans des paysages sublimes ». Voilà
comment on peut traiter un sujet aussi dramatique.

RWANDA

LE COLLECTIF DES PARTIES CIVILES POUR LE RWANDA

Le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR) est une association à but non lucratif,
créée par deux Rémois, Alain et Dafroza Gauthier. Elle a été déclarée en Sous-préfecture de
Reims en novembre 2001.
Son objet : « Soutenir moralement et financièrement tous ceux qui, dans le cadre du génocide
perpétré au Rwanda en 1994, porteraient plainte contre les personnes soupçonnées d’avoir
participé au génocide des Tutsi du Rwanda et présentes sur le sol français. Le CPCR se porte
partie civile contre les personnes soupçonnées d’avoir participé au génocide et apporte son
aide à toute action visant à préserver la mémoire des victimes ».
Depuis sa création, le CPCR n’a cessé de préparer des plaintes à l’encontre des personnes
soupçonnées d’avoir participé au génocide des Tutsi et vivant en France.
Ce crime des crimes étant imprescriptible, tous ceux qui se sont rendus coupables d’un tel
forfait doivent être jugés. Seule la justice rendra aux victimes et aux rescapés leur dignité,
seule la justice permettra aux bourreaux de réintégrer la communauté des hommes.
Après plus de 20 ans d’immobilisme, la France a commencé à juger les personnes soupçonnées
d’avoir participé au génocide et qui ont trouvé asile sur son territoire. De nombreuses
informations judiciaires sont en cours grâce aux plaintes déposées par le CPCR.
Mars 2014, Pascal SIMBIKANGWA, ancien capitaine de l’armée rwandaise a été condamné à 25
ans de prison pour « crime de génocide » et pour « complicité de crimes contre l’humanité ».
Après appel, sa peine a été confirmée en 2016.
Juillet 2016, Octavien NGENZI et Tito BARAHIRA ont été condamnés à la réclusion criminelle à
perpétuité pour « crime de génocide » et pour « crime contre l’humanité ». Après appel, les
peines ont été confirmées en 2018.
Décembre 2021, Claude MUHAYIMANA a été condamné à 14 années de réclusion criminelle
pour « complicité de génocide » et « complicité de crime contre l’humanité ». Il a fait appel.
Juillet 2022, Laurent BUCYIBARUTA a été condamné à 20 années de réclusion criminelle pour
« complicité de génocide » et « complicité de crime contre l’humanité ». Il a fait appel mais est
décédé avant d’avoir été rejugé.
Juillet 2023, Philippe HATEGEKIMANA/MANIER a été condamné à la réclusion criminelle à
perpétuité pour « génocide, complicité de génocide, crimes contre l’humanité, complicité de
crimes contre l’humanité et participation à une entente en vue de la préparation des crimes de
génocide et autres crimes contre l’humanité. »
Décembre 2023, Sosthène MUNYEMANA a été condamné à 24 années de réclusion criminelle
pour « génocide et crime contre l’humanité et la contribution à la préparation de ces crimes ».
En octobre 2024 se tiendra le procès du docteur Eugène RWAMUCYO.
« La justice, pas la vengeance »
Smon Wisenthal

RWANDA
BIBLIOGRAPHIE NON-EXHAUSTIVE
sur le génocide des Tutsi du Rwanda

ANCEL Guillaume « Rwanda, la fin du silence : témoignage d'un officier français » - Editions
Les Belles Lettres, coll. « Mémoires de Guerre » - 2018
BOUCHACAR BORIS DIOP « Murambi, le livre des ossements » Editions Zulma - 2014
BRAECKMAN Colette « Rwanda, histoire d'un génocide » - Editions Fayard - 1994
CHRETIEN Jean-Pierre (dir.), Jean-François DUPAQUIER, Marcel KABANDA et Joseph
NGARAMBE – « Rwanda : Les médias du génocide » - Editions Paris, Karthala - 1995
DES FORGES Alison « Aucun témoin ne doit survivre. Le génocide au Rwanda » - Editions
Human Rights Watch/FIDH, Karthala - 1999
DE SAINT-EXUPERY Patrick « Complices de l'Inavouable, la France au Rwanda » - Editions
Les Arènes - 2009
DE SAINT-EXUPERY Patrick « La Traversée» - Editions Les Arènes - 2021
DUCLERT Vincent « La France face au génocide des Tutsi. Le grand scandale de la VIème
République » - Edition Tallandier - 2024
DUPAQUIER Jean-François « L’Agenda du génocide. Le témoignage de Richard Mugenzi exespion rwandais » - Editions Karthala, Paris – 2010
FAYE Gaël « Petit Pays » - Roman - Editions Grasset - Prix Goncourt des Lycéens 2016
FRANCHE Dominique « Rwanda. Généalogie d’un génocide » - Edition Les petits libres –
1997
GILLET Eric et JADOUL André, avocats au Barreau de Bruxelles, Rapport de deux missions
effectuées au Rwanda du 9 au 17 janvier et du 2 au 5 février 1992.
GOUTEUX Jean-Paul « La nuit rwandaise. L’implication française dans le dernier génocide du
siècle » - Edition L’Esprit Frappeur – 2002
GOUTEUX Jean-Paul « Un génocide secret d'état » - Editions L'Esprit frappeur - 2009
GUICHAOUA André « Rwanda 1994. Les politiques du génocide à Butare » - Editions
Karthala, Paris - 2005
HATZFELD Jean « Dans le nu de la vie. Récits des marais rwandais » - Editions Seuil – 2002
HATZFELD Jean « Une saison de machettes » - Editions Seuil – 2003
HATZFELD Jean « La Stratégie des antilopes » - Editions Seuil – 2007
HATZFELD Jean « La Stratégie des antilopes » - Editions Seuil – 2007
HATZFELD Jean « Un papa de sang » - Editions Gallimard - 2015

Human Rights Watch « Aucun témoin ne doit survivre. Le génocide au Rwanda » - Editions
Karthala – 1999
LARCHER Laurent « Rwanda, ils parlent » - Edition Seuil – 2019
LARCHER Laurent « Papa, qu’est-ce qu’on a fait au Rwanda » - Edition Seuil – 2024
MALAGARDIS Maria « Sur la Piste des tueurs rwandais » - Editions Flammarion - 2012
MEHDII BA « Un génocide français » - Editions L'Esprit frappeur – 1997
MELVERN Linda « Complicités de génocide - Comment le monde a trahi le Rwanda » Editions Karthala – 2010
MOREL Jacques « La France au cœur du génocide des Tutsi » - Editions L'Esprit Frappeur 2010
MUKASONGA Scholastique « Notre-Dame du Nil » - Editions NRF - Prix Renaudot 2012
PRUNIER Gérard « Rwanda : le génocide » - Editions Dagorno - 1998
REVERIEN RURANGWA « Génocidé » - Editions Presses de la Renaissance - 2006
SEHENE Benjamin « Le piège ethnique » - Editions Dagorno – 2000
TERNON Yves « L'innocence des victimes : au siècle des génocides » - Editions Desclée de
Brouver – 2001
UMUBYOYI Beata « Le convoi » - Editions Flammarion - 2023
Bandes dessinées

STASSEN Jean-Philippe « Déogratias » - Editions Dupuis – 2000
DE SAINT-EXUPERY Patrick et Hippolyte « La fantaisie des dieux » - Editions Les Arènes 2014
DEBOMY Frédéric et PROST Emmanuel « Le génocide des Ttutsi du Rwanda » - Editions
Full Stop - 2019
ZRIBI Thomas et ROUDEAU Damien « Rwanda, à la poursuite des génocidaires » - Editions
Les Escales/Steinks - 2023

RWANDA
FILMOGRAPHIE

UNE REPUBLIQUE DEVENUE FOLLE - RWANDA 1894-1994
De Luc HEUSCH – 1996 - 1 h 15
TUEZ-LES TOUS
De Raphaël GLUCKSMANN, David HAZAN, Pierre MEZERETTE – 2004 - 97 mn
SHOOTING DOGS
De Michaël CATON JONES - 2005 – 1 h 54
SOMETIMES IN APRIL
De Raoul PECK – 2005 – 2 h 20
LA GRANDE TRAQUE : DES TUEURS PARMI NOUS ?
De Manolo D'ARTHUYS – 2011 - 1 h 12
PETIT PAYS
D’Eric BARBIER – 2022 - 1 h 53
RWANDA, le silence des mots
De Gaël FAYE et Michaël SZTANKE – 2022 - 60 mn
RWANDA, A LA POURSUITE DES GENOCIDAIRES
De Thomas ZRIBI et Stéphane JOBERT – 2023 – 60 mn

RWANDA

Vidéos sur You tube
https://www.youtube.com/watch?v=7K8jqbuEw4E : Alain Duhamel (avec certains propos
discutables). Procès SIMBIKANGWA - 2014 – 3 mn 07
https://www.youtube.com/watch?v=MWf4LwWkg2Y&t=20s :
GAUTHIER – 2 mn 03

interview

Dafroza

et

Alain

https://www.youtube.com/watch?v=TbqFo5A321Q : interview Dafroza et Alain GAUTHIER du
13/03/2014 - 7 mn 37
https://www.youtube.com/watch?v=Jjt-gvZ-AL0 : en Anglais - 9 mn 06
https://www.youtube.com/watch?v=ftXxttLcrbo : 3/02/2018 BFMTV -1 mn 25
https://www.youtube.com/watch?v=-zgng3Iiieo : ouverture du procès SIMBIKANGWA – 1 mn
41
https://www.youtube.com/watch?v=lJoNKrY44-s : interview de Dafroza GAUTHIER sur LCI - 9
mn
https://www.youtube.com/watch?v=reKCQxQ3NLI : interview de Dafroza et Alain GAUTHIER –
4/02/2014 – 2 mn 34
https://www.youtube.com/watch?v=qWiRV9TW3kA : déclassification des archives – 7/04/2015
- Réactions d’Alain GAUTHIER – 5 mn 16
https://www.youtube.com/watch?v=7_bXW-Xbric : verdict SIMBIKANGWA 2014 - 1 mn 59

ITELE – 14/03/

https://www.youtube.com/watch?v=If56CtzrQ4c : procès en appel de NGENZI et BARAHIRA –
2/05/2018 – AFRICANEWS – 1 mn 42
https://www.youtube.com/watch?v=9-nhuaYgpb4 : « Gaël FAYE soutient le CPCR dont il est
membre » – 1 mn 02
https://www.youtube.com/watch?v=D7P3qQJxF_w : United Nations Development Programme,
Rwanda 20 ans après – 1 mn 34
https://www.youtube.com/watch?v=ogpyG9VKIUQ. Création de l'ACPCR « Les Amis du CPCR
au Rwanda » – 2 mn 02
https://www.youtube.com/watch?v=NQfcBm5Tr3Y. Rapport TREVIDIC : « les Rwandais de
France s'expriment » - 2012 - 9 mn 26
https://www.youtube.com/watch?v=m7pQfCMNr3Q
CNEWS - 4/02/2014 – 1 mn 23

:

ouverture

procès

SIMBIKANGWA

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