Fiche du document numéro 153

Num
153
Date
Mercredi 18 mai 1994
Amj
Auteur
Fichier
Taille
80695
Pages
2
Titre
Conseil restreint. Situation au Rwanda
Source
Fonds d'archives
FM
Type
Procès-verbal de réunion
Langue
Citation
CONFIDENTIEL DEFENSE

Mercredi 18 Mai 1994

SITUATION AU RWANDA

Participaient à ce conseil restreint, présidé par le
Président de la République

M. BALLADUR Premier ministre
M. LEOTARD Ministre d'Etat, ministre de la défense
M. JUPPE Ministre des affaires étrangères

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

M. VEDRINE Secrétaire général
Général QUESNOT Chef de l'état-major particulier
M. DELAYE Conseil

CABINET DU PREMIER MINISTRE

M.BAZIRE Directuer du cabinet

Général COURTHIEU Chef du cabinet militaire

SECRETARIAT GENERAL DE LA DEFENSE NATIONALE

Général LERCHE Secrétaire général

MINISTERE DE LA COOPERATION

M.POUILLEUTE Directeur du cabinet

MINISTERE DE LA DEFENSE

Amiral LANXADE Chef d‘état-major des armées
Général RANNOU Chef du cabinet militaire

SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT

M.DENOIX DE SAINT MARC Secrétaire général

- 000 -

SECRETARIAT
Colonel BENTEGEAT Etat-major particulier

CONFIDENTIEL DEFENSE



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CONFIDENTIEL DEFENSE

RWANDA

MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

Je ne reviendrai pas sur le renforcement de notre aide
humanitaire et sur notre action diplomatique qui ont été étudiés
hier avec le ministre de la Coopération et le ministre de la
Santé.

La question qui se pose aujourd'hui est celle de notre
participation à la MINUAR.

Il s'agit d'une force de 5.500 hommes à vocation
essentiellement humanitaire qui sera commandée par un Général
canadien.

Le Canada et l'Australie ont déjà manifesté leur
intention d'y participer, mais l'essentiel des contingents doit
être africain. Les Sénégalais, notamment, ont été pressentis.

Jusqu'ici le Secrétaire Général n'a pas demandé de
participation française à l'exception d'une aide logistique au
contingent sénégalais, essentiellement des camions. Notre
réponse est naturellement favorable.

Faut-il aller au-delà ? La question est posée. Nous
aurons des objections très fortes du F.P.R. et nos soldats
seront directement menacés. Cet élément est à prendre en
considération pour définir avec combien d'hommes et sous quelle
forme nous sommes décidés à participer.

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le ministère de la Coopération a-t-il quelque chose à
ajouter ?

DIRECTEUR DE CABINET DU MINISTRE DE LA COOPERATION

Rien de plus que ce qui a été dit par M. Juppé

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Premier Ministre

PREMIER MINISTRE

Je vous en ai parlé directement, Monsieur le Président.

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Je vous remercie. La séance est levée.



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