Field Value
Num5046
Date Lundi 2 mai 1994
Ymd19940502
Hms00:00:00
Author  
Url BicamumpakaBonnAfp2mai1994.pdf
Fsize74022
UptitleRwanda Ouganda
TitleLe ministre rwandais des AE accuse le président ougandais et les rebelles
Quoted personBicamumpaka, Jérôme
Quoted placeBonn
Keywordattentat6avril94
Newspaper/SourceAFP
Public recordsmmas
French translation 
TypeDépêche d'agence
LanguageFR
CitationBONN, 2 mai - Les rebelles du Front patriotique rwandais (FPR) et surtout le président de l'Ouganda voisin sont à blâmer pour le bain de sang au Rwanda, a affirmé lundi à Bonn le ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire rwandais.

Au cours d'une conférence de presse, Jérôme Bicamumpaka a accusé le président ougandais Yoweri Museveni d'avoir provoqué tous les problèmes rwandais et affirmé que la mort du président Museveni entraînerait la fin de ceux-ci.

M. Bicamumpaka a dit que les rebelles du FPR jouissaient d'un important soutien de l'Ouganda, et estimé qu'il s'agissait d'un plan concocté par le président Museveni pour installer une fédération ethnique comprenant le Burundi et l'est du Zaïre pour asseoir son propre régime.

Le ministre, qui effectue une tournée pour obtenir un soutien diplomatique au régime hutu de Kigali, a affirmé qu'on ne pouvait parler de génocide ou de massacres dirigés par un groupe ethnique contre l'autre, puisque les Hutus et les Tutsis étaient victimes de violences.

Il a également affirmé que le nombre de 100.000 à 200.000 morts était "très exagéré" et le résultat d'un "campagne de désinformation" tendait à donner l'impression que les Hutus tuaient les Tutsis. Il n'a voulu citer le chiffre que de "quelques dizaines de milliers" de morts.

Il a accusé le FPR à majorité tutsie d'avoir abattu l'avion emprunté par le président Juvenal Habyarimana le 6 avril et d'avoir lancé les meurtres de civils qui ont suivi. Il a estimé à 30.000 hommes les troupes fraiches arrivées d'Ouganda pour rejoindre les rebelles.

Mais il a insisté sur le fait que son gouvernement était attaché à la paix au dialogue et à l'accord de partage du pouvoir que le gouvernement du président Habyarimana avait signé à Arusha, en Tanzanie, avec les rebelles.

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