Author-card of document number 30182

Num
30182
Date
Samedi 16 avril 1994
Ymd
Hms
19:00:00
Size
20227
Uptitle
Journal de 19 heures
Title
Les Occidentaux abandonnent Kigali jonchée de cadavres où les massacres n'ont jamais cessé. Premières victimes de ces horreurs, les civils tutsi
Subtitle
Le FPR serait prêt à discuter d'un éventuel cessez-le-feu avec l'armée rwandaise à condition que les massacres cessent sur tout le territoire.
Quoted place
Keyword
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Abstract
- In Rwanda, while the civil war continues to make thousands of victims, the representatives of the army and the rebels seem to want to conclude a ceasefire. The situation in Kigali is all the more dramatic there as the Belgian blue helmets are packing up.

- In a few hours Rwanda will be on its own: the last foreign nationals are leaving Kigali. The departure of the 450 Belgian blue helmets is imminent. Brussels is doing everything possible to ensure that its men are evacuated as quickly as possible before the airport runways are destroyed.

- Westerners abandon Kigali strewn with corpses where the massacres have never ceased. First victims of these horrors, Tutsi civilians. Tutsi constitute the overwhelming majority of the rebel soldiers of the Rwandan Patriotic Front. Thus, more than a thousand Tutsi civilians were massacred in a church 40 kilometers from Kigali under the eyes of this Belgian national. The Belgian national: "They closed the door of the church and then with grenades, rifles and submachine guns, they began to kill, to massacre everything. From half past six in the morning until evening".

- Fragile glimmer of hope as fighting continues in Kigali: under the aegis of the United Nations, the Rwandan Patriotic Front would be ready to discuss a possible ceasefire with the Rwandan army. Provided that the massacres cease throughout the territory. Provided that the Rwandan presidential guard, accused of having initiated these massacres, is put out of harm's way.
Source
Public records
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Language
FR
Citation
[Catherine Matausch :] Alors un…, un même sentiment d'abandon, au Rwanda : tandis que la guerre civile continue de faire des milliers de victimes, les représentants de l'armée et les rebelles semblent vouloir conclure un cessez-le-feu. La situation à Kigali y est d'autant plus dramatique que les Casques bleus belges sont en train de plier bagages. Francine Raymond.

[Francine Raymond :] Dans quelques heures le Rwanda sera livré à lui-même [une incrustation "Kigali (Rwanda), hier [15 avril]" s'affiche à l'écran] : les derniers ressortissants étrangers quittent Kigali [on voit un convoi de véhicules militaires belges sillonner les rues de Kigali, passant notamment devant un barrage]. Le départ des 450 Casques bleus belges est imminent. Bruxelles met tout en œuvre pour que ses hommes soient évacués au plus vite avant que les pistes de l'aéroport ne soient détruites [on voit des civils et des militaires embarquer dans un avion gros-porteur].

Les Occidentaux abandonnent Kigali jonchée de cadavres où les massacres n'ont jamais cessé [diffusion d'une scène de massacre]. Premières victimes de ces horreurs, les civils tutsi. Les Tutsi constituent l'écrasante majorité des soldats rebelles du Front patriotique rwandais. Ainsi, plus d'un millier de civils tutsi ont été massacrés dans une église à 40 kilomètres de Kigali sous les yeux de ce ressortissant belge.

[Le ressortissant belge [il s'exprime en français mais ses propos sont repris de façon plus audible] : "Ils sont allés vers l'église. Ils ont commencé avec les grenades, les fusils-mitrailleurs. Après, ils sont entrés à l'intérieur. Ils ont fermé la porte de l'église et puis à la grenade et au fusil et à la mitraillette, ils ont commencé à tuer, à tout massacrer. De 6 heures et demie du matin jusqu'au soir".]

Fragile lueur d'espoir alors que les combats se poursuivent toujours à Kigali : sous l'égide des Nations unies, le Front patriotique rwandais serait prêt à discuter d'un éventuel cessez-le-feu avec l'armée rwandaise [diffusion d'images montrant des soldats des FAR en train de tirer à l'arme lourde]. À condition que les massacres cessent sur tout le territoire. À condition que la garde présidentielle rwandaise, accusée d'avoir initiée ces massacres, soit mise hors d'état de nuire [gros plan sur un homme blessé à la tête et aux membres].

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