Author-card of document number 29693

Num
29693
Date
Dimanche 12 juin 1994
Ymd
Hms
20:00:00
Size
21090
Uptitle
Journal de 20 heures
Title
Au Rwanda de très violents combats ont secoué la capitale aujourd'hui. Le gouvernement a dû fuir sous la pression des rebelles. Les massacres se multiplient, les enfants en sont souvent les victimes
Subtitle
Le secrétaire général des Nations unies s'est déclaré prêt à intervenir militairement s'il disposait sur place de blindés.
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ONU
Abstract
- In Rwanda very violent fighting shook the capital today. The government had to flee under pressure from the rebels. The massacres are increasing, children are often the victims. The Secretary-General of the United Nations has declared himself ready to intervene militarily if he has armored vehicles on site.

- During the last 48 hours, the main victims of this merciless war have been children. Hutu militiamen have in fact invaded orphanages run by priests and have carried out real massacres.

- At this very moment, the center of Kigali, still in the hands of government forces, is the scene of heavy bombing. Shells fell only meters from the hospital.

- The rebels of the Rwandan Patriotic Front are tightening their grip around the town of Gitarama, where the provisional government had taken refuge. Faced with the fighting, part of the government fled the city to go to Gisenyi, the ethnic capital of the majority Hutu.

- According to Major Jean-Guy Plante, UN spokesperson, "There are approximately between 9 and 12,000 refugees who are under the direct protection of the United Nations who should be evacuated".

- The Swiss refused today by referendum to provide peacekeepers to the UN for peacekeeping operations. The project planned to place 600 soldiers at the disposal of the United Nations. It was rejected by 57% of the population.
Source
TF1
Public records
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Language
FR
Citation
[Claire Chazal :] Au Rwanda de très violents combats ont secoué la capitale aujourd'hui. Le gouvernement a dû fuir sous la pression des rebelles. Les massacres se multiplient, les enfants en sont souvent les victimes. Le secrétaire général des Nations unies s'est déclaré prêt à intervenir militairement s'il disposait sur place de blindés. Ghislaine Laurent.

[Ghislaine Laurent :] Une guerre sans merci [on voit à l'image une route jonchée de cadavres]. Les principales victimes de ces dernières 48 heures ont été des enfants [une incrustation "Juin 1994" s'affiche à l'écran]. Les miliciens hutu ont en effet envahi des orphelinats tenus par des prêtres et se sont livrés à de véritables massacres. C'est ainsi que dans l'ensemble du pays des centaines de milliers d'orphelins vivent dans la terreur [on voit de nombreux enfants dans un orphelinat].

En ce moment-même, le centre de Kigali, toujours aux mains des forces gouvernementales, est le théâtre de violents bombardements. Des obus sont tombés à quelques mètres seulement de l'hôpital [on entend des bruit d'obus et on voit un nuage de fumée au milieu de la ville de Kigali].

De plus, les rebelles du Front patriotique rwandais resserrent leur étau autour de la ville de Gitarama, où s'était réfugié le gouvernement provisoire. Face aux combats, une partie du gouvernement a fui la ville pour se rendre à Gisenyi, capitale ethnique de la majorité hutu [diffusion d'une carte du Rwanda avec indication des villes de Kigali, Gitarama et Gisenyi].

Dans ce pays à feu et à sang, la tâche des missions humanitaires est particulièrement difficile. Difficile également, la mission des Casques bleus [diffusion d'images de massacres].

["Kigali (Rwanda), par téléphone, Major Jean-Guy Plante, Porte-parole O.N.U." [en raison de la mauvaise communication, ses propos sont sous-titrés] : "Il y a environ entre 9 et 12 000 réfugiés qui sont sous la protection directe des Nations unies. Et ces gens-là, nous…, nous les protégeons 24 heures par jour. Nous savons pertinemment que les gens sont très en danger. Et, euh…, il faudrait évacuer ces gens-là".]

Des renforts pourraient se rendre sur place prochainement. Le secrétaire de l'ONU vient en effet de déclarer que les forces des Nations unies sont prêtes à intervenir rapidement. Cela à une condition : que les Casques bleus puissent se déplacer avec des blindés en raison, bien sûr, de la barbarie qui règne chaque jour davantage dans ce pays [on voit des blindés de l'ONU sillonnant Kigali puis des Casques bleus].

[Claire Chazal :] Les Suisses ont quant à eux refusé aujourd'hui par référendum de fournir des Casques bleus à l'ONU pour des opérations de maintien de la paix. Le projet prévoyait de mettre à la disposition des Nations unies 600 soldats. Il a été rejeté par 57 % de la population.

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