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Num
29875
Date
Samedi 16 avril 1994
Ymd
Author
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File
Size
6098550
Uptitle
Journal de 20 heures [1/2] [1:37]
Title
Après le départ des Casques bleus belges, les massacres ont repris au Rwanda
Subtitle
Les corps qui jonchent le sol témoignent de la violence qui régit les rapports entre Tutsi et Hutu.
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Abstract
- The war in Rwanda: the Security Council tries to negotiate a truce between the government forces and the rebels. In the meantime, after the departure of the Belgian and French blue helmets, the fighting, or more precisely the massacres, resumed there.

- In Kigali, the ceasefire that the United Nations is trying to wrest from the belligerents in the civil war is only a decoy: it is with heavy weapons that they are fighting over control of the 'airport.

- Simultaneously, in the streets where the last Belgian soldiers are patrolling, the bodies that litter the ground testify to the violence that governs the relationship between Tutsi and Hutu. The killings continue.

- Testimony of a priest based 40 kilometers from the capital. Danko Litrick: "Yesterday [April 15] at 6:30 a.m. they forced the doors of the church, of the enclosure, of our house. They broke everything down and entered with bombs, grenades, guns and afterwards with the machetes. And we saw the dead around us!".

- Pressed and asked to leave, the 400 Belgian blue helmets still present in Rwanda are busy because at any moment the runway at Kigali airport risks being destroyed, pinning the soldiers to the ground. "They would then be trapped like rats in the face of growing anti-belgian sentiment". The formula is signed Willy Claes, Belgian Minister for Foreign Affairs.
Source
Public records
INA
Type
Journal télévisé
Language
FR
Citation
[Bruno Masure :] Autre dossier dramatique : la guerre au Rwanda. Le Conseil de sécurité tente de négocier une trêve entre les forces gouvernementales et les rebelles. En attendant, après le départ des Casques bleus belges et français, les combats, ou plus précisément les massacres, ont repris là-bas. Patrice Romedenne.

[Patrice Romedenne :] À Kigali, le cessez-le-feu que les Nations unies tentent d'arracher aux belligérants de la guerre civile n'est qu'un leurre : c'est à l'arme lourde que l'on se dispute le contrôle de l'aéroport [on voit des soldats des FAR en train de tirer à l'arme lourde au bord d'une route de Kigali].

Simultanément, dans les rues où patrouillent les derniers soldats belges [on voit un véhicule avec des soldats passer devant un barrage improvisé], les corps qui jonchent le sol témoignent de la violence qui régit les rapports entre Tutsi et Hutu. Les massacres continuent [on voit une rangée de corps massacrés allongés sur le sol]. Témoignage d'un prêtre basé à 40 kilomètres de la capitale.

[Danko Litrick, "Prêtre" : - "Et hier [15 avril] à 6 heures et demi, ils ont forcé tous les portes [sic], entrés dedans". - Patrice Romedenne : - "Les portes de l'église ?". Danko Litrick : - "De l'église, de l'enclos, de notre maison. Tout c'était…, parce que c'était clôturé. Ils ont enfoncé tout et ils sont entrés dedans avec bombes, grenades, fu…, fusils et tout ça. Et après avec les machettes. [Plan de coupe] Et…, nous…, nous avons vu les gens, les morts…, autour de nous ! Tout, tout ! Et…, vous avez, devant notre porte !".]

Pressés et priés de quitter les lieux, les 400 Casques bleus belges encore présents au Rwanda s'activent car à tout moment la piste de l'aéroport de Kigali risque d'être détruite, clouant les soldats au sol [on voit des militaires belges à l'aéroport de Kigali]. "Ils seraient alors pris au piège comme des rats face au sentiment anti-belge qui va croissant". La formule est signée Willy Claes, ministre belge des Affaires étrangères.
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