Author-card of document number 29419

Num
29419
Date
Dimanche 15 mai 1994
Ymd
Hms
20:00:00
Author
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File
Size
20294
Uptitle
Journal de 20 heures
Title
Au Rwanda nombreux sont les témoins de véritables tueries entre ethnies. On parle de 200 000 et même de 500 000 morts en quelques semaines seulement
Subtitle
Pour la seule ville de Kigali qui comptait il y a six semaines encore 350 000 habitants, 60 000 corps sans vie ont été recensés.
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ONU
Abstract
- In Rwanda many are the witnesses of real killings between ethnic groups. We are talking about 200,000 and even 500,000 deaths in just a few weeks. For the city of Kigali alone, which six weeks ago still had 350,000 inhabitants, 60,000 lifeless bodies have been identified and buried in mass graves outside.

- Even today in Kigali, government forces launched an offensive against rebel positions.

- The Pope once again called for an end to the genocide in Rwanda.

- Despite the urgency, the Security Council postponed until next week the adoption of a resolution by which the international community could finally give itself the means to put an end to this tragedy.

- Bernard Kouchner, who went to Kigali, sounded the alarm: "[We must] try to give a little hope to those who are still threatened because the massacres continue".
Source
TF1
Public records
INA
Type
Transcription d'une émission de télévision
Language
FR
Citation
[Claire Chazal :] Les scènes terribles se multiplient au Rwanda. Nombreux sont les témoins de véritables tueries entre ethnies. On parle de 200 000 et même de 500 000 morts en quelques semaines seulement. Aujourd'hui encore à Kigali, les forces gouvernementales ont lancé une offensive contre les positions des rebelles. Le Pape a à nouveau appelé à la fin du génocide au Rwanda. Marine Jacquemin.

[Marine Jacquemin :] Ils ont entre 15 et 25 ans mais déjà une longue expérience des armes et de la guerre. Ces jeunes miliciens incohérents, inconscients et souvent ivres ont aussi le sens de la démonstration [la scène montre un jeune milicien ou soldat tirant un obus devant un groupe de miliciens]. Surtout lorsqu'ils ont un public attentif et inspiré. L'obus tombera au hasard dans Kigali, dont les rues quasi désertes sont totalement ravagées.

Pour cette seule ville, qui comptait il y a six semaines encore 350 000 habitants, 60 000 corps sans vie ont été recensés puis enterrés dans des charniers à l'extérieur. Un chiffre invraisemblable, qui selon plusieurs organisations humanitaires indiquerait que celui de 200 000 morts pourrait être largement corrigé à la hausse [diffusion d'images de chaos et de massacres].

Malgré l'urgence, le Conseil de sécurité a reporté à la semaine prochaine l'adoption d'une résolution par laquelle la communauté internationale pourrait enfin se donner les moyens de mettre fin à cette tragédie. Bernard Kouchner, qui s'est rendu à Kigali, tire la sonnette d'alarme [on voit Bernard Kouchner assister à une réunion en présence notamment du colonel Bagosora et du général Dallaire].

[Bernard Kouchner : "[…] essayer de donner un peu d'espoir à ceux qui doivent être protégés, ceux qui n'ont pas été tués. Ici, dans cet hôtel, dans le stade, les orphelins. Ceux qui sont encore menacés car les massacres continuent".]

Et pour ceux qui attendent effectivement la délivrance, le temps est important. Un jour de retard est un jour de trop [gros plans sur une vieille femme couchée et sur un homme dont le visage est figé].
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